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ImpACT exige des enquêtes indépendantes au Cameroun

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ImpACT exige des enquêtes indépendantes au Cameroun
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ImpACT International, un think tank international basé à Londres et spécialisé dans les politiques des droits humains, a exhorté les Nations Unies, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et l’Union africaine, le Président de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, à intervenir d’urgence et à mobiliser les mécanismes internationaux afin de garantir des enquêtes indépendantes, la responsabilité des auteurs de violations et la protection des défenseurs des droits humains dans la crise post-électorale au Cameroun.

Dans un communiqué publié jeudi et largement diffusé sur les réseaux sociaux, le think tank londonien a exprimé sa vive inquiétude face à l’escalade de la violence et aux arrestations massives au Cameroun suite à l’élection contestée du 12 octobre 2025.

L’organisation a déclaré que les meurtres signalés de plus de 50 civils, la détention généralisée de manifestants pacifiques, y compris des mineurs, et les allégations de torture constituent de graves violations des droits humains fondamentaux et menacent les fondements mêmes de la démocratie camerounaise.

ImpACT International exhorte le Président Biya à mettre immédiatement fin à toute répression violente, à libérer les personnes détenues illégalement et à s’engager dans de véritables efforts de réconciliation.

L’urgence des réformes institutionnelles, ont-ils déclaré, est indéniable.

L’organisation internationale a affirmé sans détour que des processus électoraux transparents, le respect des libertés de réunion et d’expression, ainsi qu’une solide indépendance du pouvoir judiciaire sont essentiels pour prévenir une nouvelle détérioration de la gouvernance démocratique.

En l’absence d’une reddition de comptes crédible et d’un dialogue politique, le groupe a déploré que le cycle de violence et de répression s’aggrave, avec des conséquences désastreuses pour la stabilité du Cameroun et les droits de ses citoyens.

« ImpACT International souligne la nécessité d’une approche holistique combinant les efforts locaux, régionaux et internationaux pour rétablir la paix et faire respecter les droits humains au Cameroun », a déclaré l’organisation, précisant : « Nous sommes prêts à soutenir des conseils politiques fondés sur des données probantes et des initiatives de renforcement des capacités visant des réformes démocratiques durables.»

« La situation exige une action rapide, des réformes concrètes et un engagement sans faille de toutes les parties prenantes en faveur de la justice afin de protéger des vies et de redonner espoir à l’avenir du Cameroun », a ajouté le groupe.

Créé en 2014, ImpACT International pour les politiques des droits humains est un groupe de réflexion non gouvernemental basé à Londres, au Royaume-Uni. Le groupe s’intéresse aux politiques à l’intersection des États et des entreprises.

Impact International assure un suivi et fournit des conseils techniques en matière de droits humains aux gouvernements, aux organismes internationaux, aux institutions nationales et aux grandes entreprises.

Cette organisation mondiale œuvre à la mise en œuvre d’une culture des droits humains au sein des institutions influentes, tant publiques que privées, aux niveaux national et international.

Impact International s’efforce de remplir sa mission grâce à une approche de l’innovation politique fondée sur des données probantes, où les atteintes aux droits sont évaluées de manière globale et traitées de façon constructive, dans le cadre d’un dialogue avec les institutions conseillées.

Impact International travaille avec les institutions exécutives, législatives et judiciaires des États afin de garantir l’intégration des principes des droits humains dans la planification et la mise en œuvre de leurs politiques publiques et étrangères. L’organisation privilégie les partenariats avec ces institutions pour établir des réglementations du travail justes et équitables, des accords commerciaux respectueux des droits humains et des mécanismes efficaces d’accès à l’assistance juridique.

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Import-substitution : le Cameroun accroît ses importations de poisson (+29 %) et de lait en poudre (+8 %) en 2025

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Import-substitution : le Cameroun accroît ses importations de poisson (+29 %) et de lait en poudre (+8 %) en 2025
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun a importé 267 601 tonnes de poissons et crustacés en 2025, contre 207 408 tonnes un an plus tôt, selon les données provisoires de l’Institut national de la statistique (INS). La hausse atteint 29 %, tandis que la facture bondit de 37,8 %, à 231,3 milliards de FCFA. Pour le lait en poudre ou concentré, les achats extérieurs progressent de 8 %, de 16 555 à 17 880 tonnes. Leur coût recule toutefois de 1,2 %, à 32,8 milliards de FCFA (INS).

Au total, ces deux postes ont absorbé 264,1 milliards de FCFA en 2025, contre 201 milliards en 2024, soit une hausse de 31,4 % calculée à partir des données de l’INS. Ce rebond intervient alors que le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah), déployé sur la période 2024-2026, doit accroître l’offre locale et réduire la dépendance aux importations (Minader).

Des volumes importés repartis à la hausse

La poussée est d’abord halieutique. Près de la totalité des volumes recensés par l’INS correspond à des poissons de mer congelés : 267 259 tonnes, pour 230,9 milliards de FCFA. La valeur moyenne à l’importation ressort à environ 864 FCFA le kilogramme, contre 809 FCFA en 2024, soit une progression de 6,8 %. L’augmentation simultanée des quantités et de cette valeur unitaire explique l’envolée plus rapide de la facture.

La situation est différente pour le lait. Le périmètre « lait et dérivés, œufs et miel » ne permet pas d’isoler correctement le produit visé. La ligne pertinente est celle du lait en poudre ou concentré. Son volume augmente, mais sa valeur moyenne à l’importation baisse d’environ 8,5 %, à 1 832 FCFA le kilogramme. Cette évolution a contenu la facture malgré la hausse des tonnages. Elle interdit surtout de présenter indistinctement les importations de « lait » comme ayant augmenté à la fois en volume et en valeur.

Des objectifs désormais très éloignés

Selon le bilan 2025 présenté par le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), la production nationale est estimée à 183 286 tonnes de lait et 249 083 tonnes de poisson. Ces niveaux ne progressent respectivement que de 1,5 % et 1,2 % par rapport aux chiffres 2024 repris dans le même document.

Rapportée aux objectifs assignés à l’horizon 2026 — 351 900 tonnes de lait et 602 500 tonnes de poisson —, la production 2025 ne représente que 52,1 % de la cible laitière et 41,3 % de la cible halieutique. Il manquerait donc 168 614 tonnes de lait et 353 417 tonnes de poisson. Atteindre ces objectifs en une seule année supposerait des bonds respectifs de 92 % et 142 %. À périmètre statistique constant, un tel rattrapage paraît hors de portée au regard des rythmes observés.

Ce constat mesure un écart, mais il ne démontre pas à lui seul pourquoi la production progresse peu. Les contraintes peuvent également relever du coût des aliments, de l’accès aux alevins et aux géniteurs, du financement des exploitations, des infrastructures de conservation, de la logistique ou de la capacité des projets à produire des effets dans les délais.

L’exécution physique reste le point de vigilance

Le bilan du Minepia fait néanmoins apparaître un important décalage de mise en œuvre. En 2025, le Piisah aurait affiché un taux d’ordonnancement de 87 %, pour un taux d’exécution physique de 30,18 %. La composante laitière aurait atteint 40,56 %. Ces indicateurs doivent être lus avec prudence : l’ordonnancement est une étape administrative de la dépense et ne vaut ni décaissement effectif ni réalisation sur le terrain.

Pour 2026, le même bilan fait état d’une enveloppe de 12,5 milliards de FCFA, ordonnancée à 76,93 %, mais d’un taux d’exécution physique encore nul à la date de présentation pour les six organismes concernés : Sodepa, Lanavet, CDEN, CDENO, Midepecam et CDPM. Le chiffre signale un retard de matérialisation des activités comptabilisées ; il ne permet pas, sans calendrier détaillé des projets, d’en faire la cause directe du rebond des importations observé en 2025.

Le gouvernement tente désormais d’accélérer. Le Minepia et la Banque camerounaise des PME ont annoncé en août 2026 une enveloppe supplémentaire de 6,5 milliards de FCFA en faveur des filières bovine, laitière et halieutique (Minepia, BC-PME). Son impact dépendra de la rapidité des décaissements, de la sélection des bénéficiaires et de la capacité des investissements financés à augmenter effectivement les volumes commercialisés.

Les données les plus récentes appellent enfin à ne pas prolonger mécaniquement la tendance de 2025. Au premier trimestre 2026, la facture des importations de poissons et crustacés a reculé de 35,5 % sur un an, à 26,8 milliards de FCFA, selon le rapport de conjoncture du CNEF. Une baisse en valeur, sur trois mois et sans série comparable de volumes et de production, ne suffit cependant pas à conclure à un succès de l’import-substitution. Celui-ci devra se vérifier simultanément dans la hausse de l’offre locale, la baisse durable des quantités importées et l’exécution physique des projets financés.

Ludovic Amara

Lire aussi:

09-04-2026 – Au Cameroun, la facture des importations de poissons congelés bondit de 38% à 230,8 milliards de FCFA en 2025

08-04-2026 – Pisciculture : Cameroun veut produire 25 000 tonnes de poisson pour desserrer l’étau des importations d’ici 2029

08-04-2026 – Au Cameroun, le déficit commercial s’aggrave en 2025 (+23%) malgré la promotion de l’import-substitution

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la desserte en eau potable perturbée le 30 août

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la desserte en eau potable perturbée le 30 août
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Les habitants de Bafoussam et de plusieurs localités voisines devront composer avec des perturbations de la distribution d’eau potable le dimanche 30 août 2026. La CAMWATER annonce l’arrêt temporaire de la station de traitement de la Metchie 1 pour des travaux sur une conduite de refoulement.

La CAMWATER, à travers sa Délégation régionale de l’Ouest, informe ses abonnés d’une interruption programmée de la station de traitement de la Metchie 1, de 6h à 18h, le dimanche 30 août.

Cette opération, liée à des travaux de soudure sur la conduite de refoulement DN 500, devrait entraîner des perturbations allant d’une baisse de pression à une interruption temporaire de la desserte dans plusieurs localités, notamment Bafoussam, Bandjoun, Baham, Bangoua, Bayangam, Bangou et Batié.

La CAMWATER recommande aux populations concernées de constituer des réserves d’eau avant le début des travaux. L’entreprise assure que ces interventions visent à réduire les pertes d’eau et à améliorer durablement la qualité de la desserte.

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Ouverture de la 2e Conférence du Bassin du Congo pour maintenir la souveraineté alimentaire et protéger la biodiversité

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Ouverture de la 2e Conférence du Bassin du Congo pour maintenir la souveraineté alimentaire et protéger la biodiversité
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YAOUNDE, 26 août (Xinhua) — La deuxième Conférence du Bassin du Congo s’est ouverte mardi à Yaoundé, la capitale camerounaise, dans l’objectif de maintenir la dynamique d’une agroécologie inclusive, de systèmes alimentaires durables, de préservation de la biodiversité et de justice climatique dans le Bassin du Congo, a rapporté la chaîne publique camerounaise CRTV.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la mobilisation régionale trois ans après le premier sommet tenu en août 2023 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC). Organisé par l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), l’évènement rassemble pendant deux jours près de 120 acteurs régionaux, représentants gouvernementaux, organisations de la société civile, agriculteurs, chercheurs et communautés autochtones issus de six pays d’Afrique centrale : le Cameroun, le Gabon, la République du Congo, la RDC, la Centrafrique et la Guinée équatoriale.

« La population de l’Afrique va doubler d’ici 2050 et il faut produire davantage, transformer nos systèmes alimentaires pour pouvoir nourrir les populations », a déclaré le ministre camerounais de l’Agriculture, Gabriel Mbaïrobé. Il a appelé à un engagement de tous les acteurs pour gagner ce défi.

Concrètement, les organisateurs veulent promouvoir des pratiques agricoles qui nourrissent les populations locales sans détruire le couvert forestier d’Afrique centrale, deuxième plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie.

A l’issue des travaux, les organisateurs prévoient l’adoption d’une déclaration qui devrait servir de boussole pour l’action régionale dans les années à venir. Fin

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