Actualités locales
Elimbi Lobe frappe fort : “Si j’étais Paul Biya, je dissoudrais la Fecafoot !”


Dans une sortie médiatique explosive sur le plateau de Libre Expression sur Info TV, Abel Elimbi Lobe a sévèrement critiqué la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et ses dirigeants actuels. Avec son franc-parler habituel, il a remis en question la légitimité de l’équipe dirigeante et appelé le président de la République, Paul Biya, à purement et simplement dissoudre l’instance.
Devant les journalistes et spectateurs, Abel Elimbi Lobe n’a pas mâché ses mots. Pour lui, l’idée selon laquelle seuls les anciens footballeurs devraient diriger la Fecafoot est non seulement fausse, mais dangereuse pour le développement du football camerounais. Il rappelle que les bâtisseurs historiques du football national n’étaient pas des joueurs professionnels :
« Tonye Mbock, qui a créé l’équipe nationale des Lions Indomptables, n’était pas un footballeur. Les premiers dirigeants qui ont porté notre football au niveau où il est arrivé n’étaient pas des footballeurs. »
À travers cet exemple, il fustige la tendance actuelle à « réserver » la gestion du football à ceux qui ont joué au haut niveau, alors que le management sportif requiert selon lui une compétence administrative, stratégique et organisationnelle, davantage qu’une carrière sur les terrains :
« Qui vous a dit que le management du football doit être l’affaire des footballeurs ? Les footballeurs, c’est les joueurs. Ils ont leur talent dans leurs pieds. Laissez-les jouer. »
Mais la sortie d’Elimbi Lobe a atteint un niveau encore plus virulent lorsque, évoquant la crise persistante à la Fecafoot, il a proposé la solution la plus radicale :
« Si j’étais à la place de Paul Biya, j’allais dissoudre la Fecafoot. »
Un appel fort qui résonne dans un contexte déjà tendu, où l’institution fait face à des controverses, des divisions internes, et une perte de confiance d’une partie du public.
En lançant cet appel frontal à la dissolution, Elimbi Lobe relance le débat sur la gouvernance du football camerounais, la légitimité des dirigeants, et la nécessité — ou non — d’un nouveau départ pour redonner confiance aux supporters et aux acteurs du football.
Reste désormais à savoir si cette déclaration fera réagir l’exécutif ou si elle alimentera simplement le débat public autour de l’avenir de la Fecafoot.
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Actualités locales
la Banque africaine de l’énergie officiellement créée avec un capital de 5 milliards de dollars

La Banque africaine de l’énergie (BAE) a été officiellement créée ce 31 octobre à Abuja. Dotée d’un capital de 5 milliards de dollars, elle veut financer toute la chaîne de valeur énergétique africaine et réduire la dépendance au financement extérieur.
C’est un tournant pour la souveraineté énergétique du continent. La Banque africaine de l’énergie (BAE) a été officiellement créée ce 31 octobre à Abuja, au Nigeria.
Elle est née d’un partenariat stratégique entre l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), qui regroupe 18 pays membres, et la banque d’import-export Afreximbank.
Dotée d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars, sa mission est claire : financer des projets sur l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique africaine, du pétrole au gaz, en passant par le raffinage et les infrastructures.
Pour l’Afrique, l’enjeu est majeur. Face au désengagement progressif des banques internationales du financement des énergies fossiles, le continent entend sécuriser lui-même ses investissements et valoriser ses ressources.
Avec plus de 125 milliards de barils de réserves prouvées, l’Afrique ne veut plus exporter brut et importer cher. La BAE doit permettre de financer des raffineries, des gazoducs, des centrales et des infrastructures de stockage.
C’est aussi un instrument de souveraineté financière. En mobilisant des capitaux africains pour des projets africains, la nouvelle institution veut accélérer l’industrialisation, créer de la valeur ajoutée locale et garantir l’accès à l’énergie pour plus de 600 millions d’Africains qui en sont encore privés.
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Actualités locales
Sénégal : l’Assemblée nationale rejette le budget rectificatif 2026
Nouveau revers pour le gouvernement sénégalais. L’Assemblée nationale a rejeté, ce mardi 3 novembre 2026, le projet de loi de finances rectificative (LFR) présenté par […]
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Actualités locales
après les secousses à Buéa, les autorités rassurent sur les risques d’éruption

Ce mardi 3 novembre, Bernard Okalia Bilai a présidé une séance de travail à Buea, réunissant divers services techniques, autorités administratives et municipales, ainsi que des chefs traditionnels, afin de mettre en place des stratégies d’intervention en cas d’éventualité.
Il a appelé la population de Buea et de ses environs à garder son calme et à ne pas céder à la panique, suite aux secousses ressenties dans certains quartiers de la ville le 23 octobre. Cette réunion visait non seulement à instaurer des mesures concrètes et complètes pour prévenir toute perte humaine en cas d’éruption, mais aussi à apaiser les craintes et la panique suscitées par des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant une éventuelle éruption — parfois qualifiée de manifestation des « chars » ou des « dieux ».
Bernard Okalia Bilai a précisé que le gouvernement et les autorités locales renforcent la surveillance, le mont Cameroun étant un volcan actif, d’autant plus que nous nous situons dans la période cyclique (tous les 17 à 25 ans) des éruptions de ce volcan.
Le Dr Teke Mafany, délégué régional de la Recherche scientifique pour la région du Sud-Ouest, a présenté les résultats des travaux de terrain menés dans 11 villages après les secousses, et a tenu à rassurer la population : il n’y a aucune raison de s’inquiéter.
Crainte d’une nouvelle éruption
Des habitants de plusieurs quartiers de Buea ont signalé des secousses semblables à des séismes tôt ce vendredi 23 octobre, suscitant des craintes quant à une éventuelle activité volcanique aux abords du mont Cameroun.
Les résidents de Buea Town, Moli, Bokwaongo et Soppo ont ressenti des secousses, d’une durée de 10 à 15 secondes, qui ont fait trembler les habitations et le mobilier avant de s’apaiser.
Le mont Cameroun, qui culmine à plus de 4 000 mètres d’altitude, n’est pas entré en éruption depuis 2000 ; les scientifiques le considèrent toutefois comme un volcan actif susceptible de se réveiller à tout moment.
La dernière éruption du mont Cameroun remonte à la période du 28 mai au 19 juin 2000. Au cours des 100 dernières années, sept éruptions y ont été confirmées. Les habitants ayant vécu l’éruption de 2000 se remémorent ces événements, mais les autorités assurent qu’il n’y a aucune raison de céder à la panique.
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