Actualités locales
L’empreinte de Manuella Bekombo sur la carrière de Karl Etta Eyong


Karl Etta Eyong n’a jamais oublié d’où il vient. Avant d’être un joueur reconnu pour sa vision du jeu et sa détermination, il était surtout un enfant fasciné par les exploits de sa tante, Manuella Bekombo, alors attaquante vedette de l’équipe féminine du Cameroun. C’est elle qui a allumé la flamme du football en lui — et surtout, qui a convaincu la famille de le laisser poursuivre ce rêve malgré des moyens limités.
« Je dois beaucoup à ma tante », confie Etta Eyong avec émotion. « C’était un vrai plaisir de la voir jouer, marquer des buts et fêter ça avec ses amies. Grâce à elle, j’ai compris ce que c’était que d’avoir des coéquipières qu’on adore. Au tennis, on est seul face à un adversaire de l’autre côté du filet. Au football, on a une famille et on tisse des amitiés pour la vie. C’est donc grâce à ma tante que j’ai développé ma passion pour le football. »
S’il semblait destiné à suivre les traces de Manuella Bekombo en attaque, Etta Eyong a choisi une autre voie : celle du milieu de terrain. Doté d’un sens du placement, d’une endurance et d’une lecture du jeu remarquables, il a su transformer son héritage familial en force créatrice.
Mais son ascension n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. Originaire d’un milieu modeste, il a dû faire preuve d’une détermination sans faille pour franchir chaque étape.
« Arriver là où je suis aujourd’hui a été un véritable défi », raconte-t-il. « Nous n’avions pas beaucoup d’argent et je devais me rendre à l’entraînement dans une autre ville, à une dizaine de kilomètres de chez moi. Je n’avais pas toujours quelqu’un pour me ramener à la maison, alors il m’arrivait de rentrer à pied ou de partager le vélo d’un ami. Mais j’ai toujours cru en moi et je disais à mes parents : Ne vous inquiétez pas, je vais y arriver ! »
Aujourd’hui, Karl Etta Eyong incarne cette nouvelle génération de footballeurs camerounais forgés par la persévérance et la passion. Son histoire, à la fois familiale et personnelle, est celle d’un rêve bâti sur l’admiration, la résilience et la foi en ses propres capacités.
Et si chaque passe qu’il délivre aujourd’hui sur le terrain semble si juste, c’est peut-être parce qu’au fond, il joue toujours un peu pour elle — pour la tante qui a cru en lui avant tout le monde.
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Actualités locales
le Cameroun réunit le Tchad, le Nigeria et la RCA pour renforcer la riposte sanitaire transfrontalière

« Les épidémies ne s’arrêtent pas aux frontières, notre réponse non plus. » C’est en substance le message porté par le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, à l’ouverture, ce lundi 2 novembre 2026 à Douala, d’une réunion transfrontalière de trois jours. Elle rassemble le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et la République centrafricaine autour d’un même objectif : coordonner la lutte contre le choléra, la maladie à virus Ebola et la Mpox dans le bassin du lac Tchad.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au 30 octobre 2026, le Cameroun comptait 3 103 cas de choléra, dont 94 décès. Le Tchad en dénombrait 1 431, la RCA 784, et le Nigeria 73 416. Autant dire que nul ne peut se croire à l’abri.
Le virus Ebola Bundibugyo gagne du terrain, avec un cas importé confirmé au Nigeria. La Mpox, elle, reste un sujet de vigilance. Pour le ministre, les frontières doivent cesser d’être des points de fragilité et devenir des espaces de veille sanitaire partagée. Cela suppose d’harmoniser les dispositifs de surveillance, de transmettre sans délai les alertes et les données épidémiologiques, et de mettre en commun les moyens de détection et de prise en charge.
D’ici la clôture, les délégations doivent adopter une feuille de route commune, désigner des points focaux joignables 24h/24 et bâtir un plan d’action conjoint, avec des échéances et des financements précis.
Pour le Dr MANAOUDA Malachie, la solidarité entre les États doit devenir le meilleur rempart contre les épidémies.
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24 équipes, 24 victimes, Kylian Mbappé a déjà marqué contre toutes les équipes de Liga
Kylian Mbappé continue d’affoler les compteurs en Espagne. En trouvant une nouvelle fois le chemin des filets face au Racing de Santander (3-0), dimanche après-midi, […]
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le SNJC rend hommage à Martinez Zogo

Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes/ 9 cas sur 10 de meurtres de journalistes restent non résolus à l’échelle mondiale, soit un taux d’impunité d’environ 85 à 90 %.
Ce lundi 2 novembre 2026 est la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2013, cette date rend hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français assassinés au Mali le 2 novembre 2013. Le bilan humain fait état de plus de 1700 journalistes qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions entre 2006 et 2024 et les violences, intimidations et assassinats persistent à travers le monde entier.
Face à cet état de choses, l’urgence de l’appel de la justice s’impose avec une acuité singulière. La Fédération internationale des journalistes (Fij) insiste, en effet, sur la nécessité de poursuivre non seulement les exécutants, mais aussi les commanditaires de ces crimes pour que la justice soit pleinement rendue.
De nombreux cas d’assassinat de journalistes au Cameroun, mais toujours pas de coupables. Des familles qui n’ont jamais fait le deuil. Des âmes sans repos. Des familles et descendances brisées. C’est le cas de Martinez Zogo, ancien chef de chaîne d’Amplitude FM, dont le corps sans vie avait été retrouvé en état de dégradation le 22 janvier 2023 à Ebogo 3, une banlieue de la ville de Yaoundé. Le procès est toujours pendant au tribunal militaire de Yaoundé. 17 coaccusés sont devant la barre, dont un homme d’affaires, un journaliste, l’ancien patron de la Dgre et des agents de ce service de contre-espionnage.
Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), branche régionale du Centre, lance, ce jour, sa campagne nationale de sensibilisation dénommée « Non à l’impunité ! ». Cette corporation syndicale invite la presse nationale et internationale à son hommage à Martinez Zogo et à tous les journalistes camerounais disparus. Ce sera au siège d’Amplitude FM, chaîne urbaine dans laquelle a exercé le défunt. Cet hommage s’inscrit dans la 13ᵉ édition de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes que l’Unesco place, cette année, sous le thème « Les menaces évoluent. L’impunité demeure ».
Serge Aimé BIKOI
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