Actualités locales
Sous les feux des critiques, Nourane Foster lance un appel à l’unité nationale

La député du PCRN annonce également son retour à l’Assemblée nationale après le boycott de la première journée de la session parlementaire de novembre 2025 en guise de soutient au mot d’ordre de villes mortes lancé par Issa Tchiroma Bakary.
Dans une tribune, Nourane Foster appelle les camerounais à une union du cœur, du pardon, de la vérité et de la reconstruction. « Être intègre et républicain, c’est avoir la force de mettre le doigt sur un problème, non pas pour diviser, mais pour trouver les solutions qui peuvent le résoudre. Et c’est ce que je crois avoir fait », écrit-elle.
« Je retourne à L’Assemblée Nationale des ce jour pour continuer à exercer le mandat que vous m’avez confié et tant que j’ai votre soutien je garderai la tète haute », annonce Nourane Foster.
« Appel à l’Unité Nationale
Camerounaises, Camerounais,
Frères et sœurs de toutes nos régions, de toutes nos origines,
Le moment est venu pour nous, en tant que nation, de regarder notre pays en face, et de pleurer ensemble toutes les vies perdues, toutes les douleurs tues, toutes les blessures laissées par les injustices, les violences, les divisions, les exclusions et les frustrations.
Nous avons vu des familles endeuillées, des commerces détruits, des rêves brisés, des jeunes désespérés, les leaders muselés.
Mais au milieu de cette douleur, une vérité demeure : nous sommes un seul peuple et nous avons un destin commun.
Aujourd’hui, je lance un appel solennel à l’Union Nationale.
Non pas une union de façade, mais une union du cœur, du pardon, de la vérité et de la reconstruction.
Que chaque Camerounaise, chaque Camerounais, où qu’il se trouve, se sente inclus, écouté et respecté dans cette maison commune qu’est le Cameroun.
Je nous invite à faire ensemble notre deuil, secher nos larmes, penser les blessures. Nous devons nous souvenir avec compassion, et à rebâtir avec espoir.
Car aucun pays ne peut se relever sans reconnaître sa douleur, ni avancer sans guérir ses plaies.
Et rappelons-le : la République, c’est aussi le courage de parler quand ça ne va pas.
Être intègre et républicain, c’est avoir la force de mettre le doigt sur un problème, non pas pour diviser, mais pour trouver les solutions qui peuvent le résoudre. Et c’est ce que je crois avoir fait.
Selon moi, la seule voie durable pour panser nos blessures et reconstruire notre nation, c’est le dialogue — un dialogue sincère, franc et véritablement inclusif. Oui INCLUSIF , NOUS DEVONS BATIR LE PAYS ENSEMBLE, ENSEMBLE AVEC LA DIASPORA , ENSEMBLE AVEC TOUS LES OUBLIÉS , LES JEUNES ET SURTOUT LES FEMMES.
Nous devons transformer nos larmes en force, notre colère en courage, et notre souffrance en solidarité.
C’est ainsi que nous honorerons nos morts, et que nous donnerons un sens à leur sacrifice.
Je crois au Cameroun.
Je crois en sa jeunesse, en sa foi, en sa lumière.
Je crois qu’ensemble, unis dans la vérité, le courage et la paix, nous pouvons écrire la plus belle page de notre histoire.
Que Dieu bénisse le Cameroun.
Que la paix revienne ,
Que l’économie redécolle et que l’espérance renaisse dans chaque cœur.
Je suis Députée aujourd’hui non pas par la volonté d’un lobby mais par la seule volonté du peuple.
Et ce peule là , je ne trahirai jamais .
Je retourne à L’Assemblée Nationale des ce jour pour continuer à exercer le mandat que vous m’avez confié et tant que j’ai votre soutien je garderai la tète haute.
Nourane Foster 2.0
Un Choix Audacieux à Wouri Est
La Force de la jeunesse Camerounaise
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Actualités locales
le SNJC dénonce l’impunité des assassinats de journalistes et réclame justice

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) s’indigne contre l’assassinat des journalistes et professionnels des médias au Cameroun ces dernières années en appelant différents intervenants à faire cesser l’impunité qui continue de régner.
L’exercice de la profession de journaliste et d’autres professions connexes expose les professionnels à divers dangers au Cameroun. Outre des menaces passagères, des menaces persistantes, des atteintes à l’intégrité physique ou morale et bien d’autres maux dont ils sont victimes, des professionnels vont jusqu’à perdre leur vie. Dans le monde, 15 journalistes ont été tués en 2026 dans le cadre de l’exercice de leur profession.
Au Cameroun ces dernières années, les décès de Bibi Ngota, de Jules Koum Koum, de Samuel Wazizi, d’Ernestine Quandie, d’Anye Nde Nsoh, de Becky Jeme Iyabo et de Martinez Zogo continuent d’interroger. Les circonstances de ces décès ne sont pas toutes clairement élucidées, les responsabilités ne sont pas non plus établies. Le Syndicat condamne toutes les atteintes à la vie, à l’intégrité physique et morale, à la liberté et à la dignité des journalistes. « Aucun désaccord éditorial, aucune critique, aucune enquête journalistique ne saurait justifier la violence ou la répression ».
Au-delà de cette condamnation, le SNJC se penche avec regret sur la problématique du règne de l’impunité. Les questions soulevées sont multiples : « Qui a commandité le meurtre ? Qui a planifié le crime ? Qui en est véritablement responsable ? », s’interroge le SNJC en montrant que les responsables sont des maillons d’une chaîne. Le syndicat s’indigne ainsi contre une réalité difficile à accepter : l’impunité des crimes commis contre les journalistes et les professionnels des médias. On doit pourtant y mettre fin.
Pour l’organisation, « l’impunité est une responsabilité universelle. Y mettre fin signifie tenir les personnes qui ordonnent l’assassinat de journalistes responsables de leurs crimes et les traduire en justice ». Face à un crime contre ces professionnels, la vérité, la justice indépendante, impartiale et diligente ainsi que la réparation appropriée constituent des droits pour les familles, pour l’opinion. Alors que le pays n’a pas encore atteint ce niveau de protection des journalistes et de sanction de ceux qui les menacent et les tuent, le syndicat interpelle divers acteurs.
D’abord les autorités judiciaires pour la conduite accélérée des procédures, la transparence et l’impartialité. Ensuite les pouvoirs publics pour garantir la sécurité des journalistes et la création d’un environnement favorable à l’exercice libre et indépendant du journalisme. Les forces de défense et de sécurité, afin de respecter les droits des journalistes, s’abstenir de toute intimidation, violence ou entrave à leur travail. Les responsables politiques et administratifs pour qu’ils renoncent aux discours de haine, aux menaces et aux campagnes de stigmatisation contre les professionnels des médias.
Enfin les institutions nationales et internationales de défense des droits humains pour qu’elles suivent les affaires de crimes commis contre les journalistes au Cameroun et contribuent à la lutte contre l’impunité.
À l’occasion de la 13ᵉ journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes le 2 novembre 2026, le SNJC recommande aux journalistes de renforcer leur solidarité. De documenter les menaces et les agressions dont ils sont victimes et d’utiliser tous les mécanismes disponibles pour signaler les atteintes à leur sécurité.
L’édition 2026 de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes est : « Les menaces évoluent, l’impunité demeure ».
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Actualités locales
Gasoil : le coût d’importation atteint 984 FCFA/litre, le soutien de l’État approche 440 FCFA en novembre

(Investir au Cameroun) – Le coût d’importation du gasoil au Cameroun atteint 984,46 FCFA le litre en novembre 2026, contre 974,93 FCFA en octobre, selon la nouvelle structure des prix de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH). Cette hausse de 9,53 FCFA porte la ligne « soutien/remboursement État » à 439,83 FCFA par litre, contre 430,30 FCFA un mois auparavant. Le prix réglementé à la pompe reste fixé à 828 FCFA à Douala. Le seul coût d’importation dépasse ainsi de 156,46 FCFA le montant payé par le consommateur.
L’augmentation du soutien est plus prononcée pour le pétrole lampant. La compensation unitaire inscrite dans la structure tarifaire atteint 722,34 FCFA le litre en novembre, contre 660,09 FCFA en octobre, soit une progression de 62,25 FCFA (+9,4 %). Le coût d’importation de ce produit ressort à 912,93 FCFA, pour un prix de détail maintenu à 350 FCFA. À l’inverse, le super enregistre une légère baisse de son coût d’importation, de 702,60 à 701,82 FCFA le litre. Son soutien unitaire recule également, de 205,76 à 204,98 FCFA, tandis que son prix à la pompe demeure fixé à 840 FCFA.
Pour le gasoil, le renchérissement ralentit nettement après plusieurs mois de hausse. Entre septembre et octobre, son coût d’importation avait augmenté de 114,83 FCFA, soit 13,4 %, contre seulement 0,98 % entre octobre et novembre. Mais depuis juillet, où il s’établissait à 653,85 FCFA, il a progressé de 330,61 FCFA (+50,6 %). Sur la même période, le soutien inscrit dans la structure tarifaire est passé de 109,22 à 439,83 FCFA par litre, soit une augmentation identique de 330,61 FCFA.
Cette évolution intervient alors que le gouvernement fait face à une augmentation de la charge liée au maintien des prix administrés. Dans un entretien publié le 14 octobre parInvestir au Cameroun, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, avait évalué à 57 milliards de FCFA le soutien aux carburants pour le seul mois de septembre 2026, sans préciser le statut comptable de cette somme. Le Fonds monétaire international (FMI) avait également averti, le 1er octobre, que les importantes subventions aux carburants contribueraient à une nouvelle dégradation du solde budgétaire camerounais en 2026.
Les montants unitaires de novembre ne permettent toutefois pas de déterminer la dépense effectivement supportée par les finances publiques. La ligne « soutien/remboursement État » correspond à un ajustement dans la formule tarifaire. Le calcul de la charge budgétaire dépend notamment des volumes concernés, des compensations reconnues et des paiements réellement exécutés.
La structure applicable du 1er au 30 novembre 2026 au dépôt de Douala-Bonabéri détaille le mécanisme. Pour le gasoil, le prix du produit importé s’établit à 848,53 FCFA le litre. Après intégration des droits de douane, de la TVA, des autres prélèvements et des frais liés au service d’importation, son coût atteint 984,46 FCFA. La structure ajoute notamment la marge de l’importateur avant de faire intervenir le soutien de 439,83 FCFA, qui contribue à ramener le prix d’entrée au dépôt de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) à 565,37 FCFA TTC.
Le prix final de 828 FCFA intègre ensuite les prélèvements et les charges de distribution. Parmi ces postes figurent notamment 65 FCFA par litre de taxe spéciale sur les produits pétroliers, 54,50 FCFA au titre de la péréquation transport, 47,88 FCFA de soutien à la raffinerie et 22,50 FCFA destinés à la modernisation des infrastructures. Ces composantes restent inscrites dans la structure malgré la hausse du coût d’importation.
Baudouin Enama
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