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Access Bank Cameroun célèbre octobre comme le mois de la santé : un moment de compassion et d’action

(ACCESS BANK) – Fidèle à son engagement en faveur du bien-être des communautés et de la sensibilisation inclusive à la santé, Access Bank Cameroun a consacré le mois d’octobre au Mois de la Santé, mettant un accent particulier sur la santé des femmes, à travers des actions de prévention, d’éducation et de sensibilisation autour du cancer du sein et du bien-être mental.
Organisée en collaboration avec Access Women Network (AWN) et le W Initiative, cette série d’activités illustre la volonté constante de la Banque de promouvoir une société plus saine et plus bienveillante.
Marche pour la vie, marche pour l’espoir
Pour lancer le mois, Access Bank Cameroon, en partenariat avec le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), a organisé une marche symbolique « Pink October Walk », rassemblant employés, clients, partenaires et membres de la communauté en solidarité avec les femmes touchées par le cancer du sein.
Cet événement était bien plus qu’une simple marche : c’était une démonstration de solidarité et d’espoir, où chaque pas symbolisait le courage, la compassion et la force collective.
Le Directeur Général d’Access Bank Cameroon, Ellis Nzo Asu, a réaffirmé l’engagement de la Banque envers le bien-être communautaire :
« À Access Bank, nous reconnaissons que la santé de nos communautés est essentielle à leur prospérité. Notre engagement va bien au-delà des services bancaires, il s’agit d’autonomiser les individus, en particulier les femmes, afin qu’ils prennent en main leur santé et inspirent une action collective pour une nation en santé. »
Une participante, survivante du cancer du sein, a également partagé son témoignage émouvant, un moment qui a profondément touché l’assistance :
« Lorsque j’ai entendu le mot “cancer” pour la première fois, j’ai cru que mon histoire prenait fin. Mais le dépistage précoce m’a offert une seconde chance. Aujourd’hui, je ne suis pas une victime, mais une survivante, la preuve que la sensibilisation et l’action rapide sauvent des vies. »
Dépistage gratuit et sensibilisation sur le cancer
Poursuivant sur cette lancée, Access Bank a transformé son plaidoyer en action concrète. En partenariat avec le Cameroon Oncology Center (COC), la Banque a organisé des dépistages gratuits du cancer du sein et du col de l’utérus, accompagnés de séances éducatives ayant rassemblé plus de 200 femmes issues de diverses communautés.
L’atmosphère était marquée par un mélange d’apprentissage et de soulagement, les participantes acquérant des connaissances essentielles sur la prévention et le dépistage précoce.
Le Dr Mossé, Directeur Médical du COC, a souligné l’importance du dépistage précoce :
« Le cancer du sein ne fait aucune distinction. Plus il est détecté tôt, meilleures sont les chances de survie. L’éducation et le dépistage régulier demeurent nos meilleures armes. »
Du rose au bleu : étendre la compassion à la santé des hommes
Alors que le mois d’octobre touchait à sa fin, Access Bank Cameroon a décidé de prolonger son engagement. La Banque a étendu sa campagne de dons “Pink Donation Drive” à travers le mois de novembre, passant du “rose” au “bleu” pour soutenir la sensibilisation au cancer de la prostate.
Cette transition du Pink October vers le Blue November symbolise une approche inclusive, reconnaissant que les femmes comme les hommes méritent un égal accès à l’éducation sanitaire et à la prévention.
Les individus et partenaires généreux sont encouragés à contribuer en se rendant dans toutes les agences Access Bank à travers le pays, où des points de collecte de dons sont disponibles.
Journée mondiale de la santé mentale : combattre la lutte invisible
Au milieu de ce Mois de la Santé, Access Bank a également porté son attention sur un enjeu tout aussi crucial mais souvent négligé : la santé mentale.
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, Access Bank Cameroun a collaboré avec la Daniel Muna Memorial Clinic pour mener une campagne de sensibilisation sur le bien-être mental en milieu professionnel.
Lors d’une interview exclusive, le Dr Tamanjong Eric, médecin du travail, a rappelé l’importance du soutien psychologique :
« Les troubles mentaux peuvent toucher tout le monde. Il est essentiel de consulter un professionnel dès que le besoin se fait sentir. »
À travers cette initiative, Access Bank a encouragé le dialogue ouvert et l’auto-conscience, réaffirmant son engagement pour la santé mentale de ses employés et de la communauté en général.
De la prévention du cancer du sein à la promotion du bien-être mental, le Mois de la Santé d’Access Bank a combiné éducation, autonomisation et empathie, illustrant la conviction de la Banque que la croissance durable commence par des communautés en bonne santé.
À propos d’Access Bank Cameroon Plc
Access Bank Cameroon Plc est une banque commerciale à service complet, spécialisée dans la banque de gros, de détail, digitale et de proximité. Agréée le 3 février 2022 et officiellement opérationnelle depuis le 23 mai 2022 depuis son siège d’Akwa, Douala, la Banque est fière de contribuer au développement économique du Cameroun, carrefour stratégique des affaires en Afrique centrale.
En tant que filiale du Groupe Access Bank, la Banque est animée par une vision ambitieuse : devenir la banque africaine la plus respectée au monde la passerelle de l’Afrique vers le monde. À travers des solutions financières sur mesure, Access Bank Cameroon aide les entreprises à atteindre des objectifs financiers plus grands, facilite les paiements internationaux, le financement du commerce international, et octroie des prêts aux entreprises grâce à son réseau mondial et sa présence dans les principaux corridors du commerce international.
Avec un accent particulier sur les PME, les entreprises dirigées par des femmes et l’innovation portée par les jeunes, la Banque soutient le renforcement des capacités en créativité, en éducation financière et en entrepreneuriat. Sa stratégie d’inclusion financière offre un accompagnement personnalisé pour les particuliers et entreprises de toutes tailles, comprenant l’accès au financement, le mentorat, les programmes de développement commercial, le soutien à l’accès au marché et la promotion du commerce international.
Access Bank Cameroon dessert actuellement plus de 18 007 clients entreprises, particuliers et commerçants et dispose de cinq agences à Douala et Yaoundé :
- Akwa
- Bonamoussadi
- Bonaberi
- Marché Central
- Intendance
Access Bank Cameroon Plc est une fière filiale du Groupe Access Bank, une banque commerciale leader opérant sur trois continents, dans 24 pays, et servant plus de 52 millions de clients. Le Groupe possède des filiales en Afrique subsaharienne et au Royaume-Uni, ainsi qu’une succursale à Dubaï (Émirats arabes unis), en France, et des bureaux de représentation en Chine, au Liban et en Inde et Hongkong.

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le MRC accusé d’avoir financé une campagne destinée « à détruire Samuel Eto’o »

Le président de la Fecafoot a relayé, ce vendredi 18 septembre 2026, une interview de son soutien Salomon Beas, ancien militant du MRC, dans laquelle ce dernier accuse son ex-parti d’avoir financé des influenceurs pour « salir » l’image du patron du football camerounais. Une sortie qui intervient en pleine tempête financière autour d’un virement russe de plus de 500 000 euros.
Depuis son compte Facebook officiel, Samuel Eto’o a partagé une vidéo accompagnée d’un texte virulent. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) y fustige sans le nommer un groupe d’individus qui, selon lui, « détruisent méthodiquement » le Cameroun « au profit de » destinataires qu’il affirme connaître, sans les citer.
Mais la véritable cible de cette sortie est ailleurs. La vidéo en question est une interview de Salomon Beas, ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), le parti de Maurice Kamto, et soutien revendiqué d’Eto’o. Dans cet entretien accordé à un plateau de télévision, Beas affirme avoir assisté, de l’intérieur du MRC, à des réunions « au directoire » destinées « à détruire Samuel Eto’o ». Il accuse nommément son ancien parti d’avoir « payé des influenceurs sur la toile à l’effet de salir son image et sa réputation ».
« Son seul péché, c’était d’avoir dit qu’il soutient Paul Biya »
Salomon Beas, qui a publiquement quitté le MRC et pris ses distances avec la formation de Maurice Kamto au cours de l’année 2026, livre un récit précis. Selon lui, le grief du MRC envers Samuel Eto’o remonterait à 2018, lorsque l’ancien capitaine des Lions Indomptables avait choisi de soutenir la candidature de Paul Biya à l’élection présidentielle. « Son seul péché, c’était d’avoir dit qu’il soutient le président Paul Biya », déclare-t-il dans la vidéo, assumant ses propos : « Je le dis et je l’assume. »
Une déclaration qui n’a rien d’anodin dans un pays où le MRC, principal parti d’opposition, n’a jamais reconnu les résultats du scrutin de 2018. Maurice Kamto, pourtant, n’a jamais attaqué personnellement Eto’o. En février 2025, le leader du MRC avait même salué en l’ancien footballeur un « joueur de talent, de génie », une « icône absolue » du football camerounais.
567 000 euros russes sur un compte personnel au Qatar
Ce n’est pas la première fois que Salomon Beas évoque ces accusations. Il les avait déjà formulées publiquement quelques mois plus tôt, sans que la vidéo ne bénéficie d’une aussi large diffusion. Sa rediffusion par Samuel Eto’o, ce vendredi, donne à ses déclarations une portée considérable et intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le président de la Fecafoot.
Ce dernier fait en effet face, depuis le 10 septembre, à des révélations de The Times et de L’Équipe selon lesquelles il aurait reçu sur un compte personnel ouvert à la Qatar National Bank de Doha, non pas les quelque 500 000 euros évoqués initialement, mais bien 567 570 euros versés par la Fédération russe de football après le match amical Cameroun-Russie du 12 octobre 2023. Deux virements distincts (455 056 euros puis 112 514 euros) dont d’anciens dirigeants de la Fecafoot affirment n’avoir jamais retrouvé la trace dans les comptes officiels de l’instance.
L’entourage d’Eto’o justifie ces transferts par des contraintes techniques : l’absence de numéro fiscal américain (TIN) de la Fecafoot, puis les sanctions internationales contre la Russie, qui auraient empêché la fédération camerounaise de disposer d’un compte en devises convertibles. Samuel Eto’o aurait été « mandaté » par le comité d’urgence pour servir d’intermédiaire. Des explications que ses détracteurs jugent insuffisantes, d’autant qu’aucun document comptable ou bancaire ne prouve, à ce jour, le reversement des fonds vers la Fecafoot.
Le silence de la Fifa, « interprété comme un soutien politique »
Guibai Gatama, ancien membre du comité exécutif de la Fecafoot écarté sous la présidence d’Eto’o, affirme que la commission d’éthique de la FIFA a été saisie « il y a plus d’un an » : sans réponse à ce jour. Un silence que les accusateurs d’Eto’o interprètent comme une protection institutionnelle, alors que le président de la Fecafoot est l’un des rares dirigeants au monde à soutenir ouvertement Gianni Infantino, en quête d’un nouveau mandat à la tête de la FIFA en 2027, et son projet controversé de commercialisation des droits de la Coupe du monde.
Le timing interpelle : c’est précisément après avoir pris publiquement la défense d’Infantino, fin août, que Samuel Eto’o a vu ressurgir ces accusations. « Il a suffi que je prenne la parole pour défendre nos intérêts, les intérêts de l’Afrique, pour qu’ils soient tous de sortie », a-t-il écrit sur Facebook le 11 septembre, dénonçant « les mêmes attaques, les mêmes éléments de langage, relayés presque simultanément ».
L’ACFAC réclame une enquête urgente
L’affaire a pris une nouvelle dimension lundi 15 septembre. L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACFAC) a publiquement appelé le gouvernement camerounais à ouvrir « urgemment » une enquête sur la gestion de la Fecafoot. Se fondant sur la « gravité des accusations » et la « notoriété internationale » d’Eto’o, l’association a annoncé son intention de déposer plainte contre le président de la Fecafoot devant les tribunaux camerounais, et contre la Fédération russe devant la justice russe.
Contactés par plusieurs médias internationaux, ni Samuel Eto’o ni la Fecafoot n’ont répondu aux sollicitations. À ce jour, aucune procédure judiciaire n’a été formellement engagée au Cameroun.
La séquence est révélatrice d’une double offensive : celle d’Eto’o, qui tente de retourner l’accusation en désignant le MRC comme l’instigateur d’une cabale, et celle de ses adversaires, qui l’accusent d’avoir détourné des fonds destinés au football camerounais. Entre les deux, une constante : Maurice Kamto, cité malgré lui dans une guerre qui ne dit pas son nom.
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Voici le programme des obsèques traditionnelles d’Ananie Rabier Bindzi
Le programme prévoit un culte à l’église évangélique du Cameroun (EEC) à Douala le 26 septembre 2026, puis d’autres cérémonies du 4 au 5 décembre […]
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« le Cameroun n’est pas condamné à l’endettement perpétuel »

Le Cameroun doit-il revoir son modèle de financement de l’économie ? Dans une tribune consacrée aux finances publiques, l’économiste Louis Marie Kakdeu alerte sur la place croissante de l’endettement dans le financement de l’État et appelle à une diversification des sources de capitaux.
Le responsable politique estime que le recours à l’emprunt est devenu trop important alors que d’autres leviers, notamment les investissements directs étrangers, l’épargne de la diaspora, le crédit au secteur productif et les partenariats public-privé, restent insuffisamment mobilisés.
Les chiffres officiels confirment l’importance des besoins de financement. Le budget camerounais pour 2026 prévoit un besoin total de 3 104,2 milliards de francs CFA, contre 2 326,5 milliards en 2025, soit une hausse de 777,5 milliards. Le gouvernement prévoit notamment 826,7 milliards de tirages sur prêts-projets, 400 milliards de titres publics régionaux, 589,7 milliards de financement bancaire intérieur et un nouvel emprunt extérieur de 1 000 milliards.
Lire la tribune de Louis Marie kakdeu :
« Cameroun : l’impasse de la dette et le mirage d’un financement exclusif par l’endettement
Le gouvernement emprunte et les fonctionnaires détournent plus de 50% de cet argent emprunté : voilà l’image de la mauvaise gouvernance du Cameroun en 2026. Entre les tournées répétées du ministre des Finances vers les places financières, et l’absence persistante d’un nouvel accord avec le FMI, le Cameroun donne l’image d’un État en quête permanente de nouveaux créanciers. Mais les chiffres racontent une histoire plus préoccupante : celle d’un modèle de financement qui repose presque exclusivement sur l’endettement, pendant que les autres leviers (IDE, croissance interne, épargne de la diaspora, marché financier régional) restent largement sous-exploités. Je fais ici le décryptage de l’impasse dans laquelle le gouvernement actuel a mis le pays.
Un ministre en tournée permanente, un FMI qui se fait attendre
Depuis l’achèvement, en juillet 2025, du programme économique et financier 2021-2025 conclu avec le FMI, le gouvernement multiplie les rencontres avec les missions du Fonds, la dernière en date ayant eu lieu ce 17 septembre 2026. Un nouveau programme tarde pourtant à se matérialiser. En parallèle, le ministre multiplie les déplacements vers les capitales financières : ces 9 et 10 septembre 2026 encore, une forte délégation s’est rendue à Marlborough House, à Londres, pour un « market sounding » organisé par le Commonwealth Enterprise and Investment Council.
Or l’absence d’accord avec le FMI n’est pas anodine. Entre 2017 et 2025, le Cameroun a reçu environ 2 600 milliards de FCFA dans le cadre de deux programmes successifs, une manne que le pays n’a pas pu mettre à profit. Pour 2027, le déficit budgétaire global est projeté à 1018 milliards de FCFA et les 300 milliards espérés du FMI n’en couvriraient que près de 30%.
Un besoin de financement qui explose
Le budget 2026 affiche un besoin de financement de 3104,2 milliards de FCFA, contre 2326,5 milliards en 2025, soit une hausse de 777,5 milliards. Pour le couvrir, le gouvernement prévoit des tirages sur prêts-projets de 826,7 milliards, une émission de titres publics régionaux de 400 milliards, et un financement bancaire intérieur de 589,7 milliards. L’essentiel des ressources projetées provient donc d’instruments de dette.
Résultat de cette accumulation : le service de la dette devrait absorber environ 17 % des recettes fiscales au cours des trois prochains exercices, limitant la flexibilité du budget. Moody’s a confirmé, le 21 août 2026, une note souveraine « Caa1 », correspondant à un risque « à haut risque », en « quasi-défaut », pointant des liquidités tendues et une dette publique en hausse. L’échéance immédiate est lourde : le pays doit affronter, en 2026, un mur de dette de 3,54 milliards de dollars, avec un remboursement des créanciers multilatéraux, bilatéraux et privés atteignant un pic historique.
Les investissements étrangers : un levier en recul
Le discours officiel invoque régulièrement les IDE comme relais de financement (attraits des capitaux). La réalité chiffrée dit le contraire. Le stock d’IDE du Cameroun culminait à 560 milliards de FCFA en 2022. Il est retombé à environ 473 milliards en 2026, soit seulement 1,2 % du PIB, alors que la SND30 exige d’en mobiliser 1500 milliards par an, plus de trois fois le stock actuel.
Ce recul traduit des blocages structurels identifiés par les investisseurs eux-mêmes. Une enquête de la Banque mondiale (juin 2024-février 2025 sur 615 entreprises) cite l’accès au financement comme premier obstacle (28,8 %), suivi de l’accès à l’électricité (16,8 %), de la concurrence informelle (12,9 %) et de la corruption (7,3 %). La pression fiscale effective dans le formel atteint 57 %, la plus élevée de la CEMAC. L’on voit que le ministre des Finances se spécialise dans des voyages de luxe en vue d’endetter le pays au lieu de s’affairer à améliorer le climat des affaires.
La croissance nationale : un moteur trop faible pour financer l’ambition
Le second relais théorique (croissance économique et crédit au secteur productif) peine également à jouer son rôle. La croissance s’est maintenue à 3,5 % en 2025, pour la troisième année consécutive, un rythme jugé trop modeste. Le Comité national de suivi-évaluation (CNSE), dans un rapport d’août 2026, indique qu’à quatre ans de l’échéance 2030, seuls 49,6% des besoins d’investissement de la SND30 sont satisfaits ; l’écart entre investissements attendus et réalisés (2021-2030) atteint 44 432 milliards de FCFA. Le crédit au secteur productif ne représente que 17,6 % du PIB, contre une cible de 23,2 %. Ni la croissance organique ni l’investissement privé domestique ne comblent donc le déficit de financement.
Des mécanismes alternatifs évoqués mais jamais activés
Le gouvernement reconnaît pourtant, dans son discours, la nécessité de diversifier. À Londres, le ministre a plaidé pour des financements à coûts soutenables, des garanties, des financements mixtes et le partage des risques, plutôt qu’un simple recours accru à l’endettement. Le Cameroun explorerait ainsi les Panda Bonds (marché chinois), les Samurai Bonds (marché japonais) et les Sukuk (finance islamique), mais sans montant ni calendrier précisés. Ce ne sont que des discours ! Pourtant, deux gisements restent quasiment ignorés :
● La diaspora, forte d’environ six millions de personnes, dont l’épargne pourrait alimenter des instruments dédiés, mais qui reste absente des mécanismes de mobilisation actuels.
● Le partenariat public-privé et les financements mixtes, cités comme priorité mais, rarement traduits en projets concrets, faute d’un cadre incitatif stable.
Quelles solutions réalistes ?
1. Compter prioritairement sur la croissance locale en levant les obstacles cités par les entreprises (amélioration du climat des affaires) : accès au crédit local, fiabilité électrique, lutte contre la concurrence déloyale de l’informel.
2. Structurer une offre d’investissement pour la diaspora (obligations dédiées, garanties de change, guichet spécifique) plutôt que compter sur leur mobilisation spontanée.
3. Revoir la pression fiscale sur le secteur formel, la plus élevée de la CEMAC, qui décourage l’investissement qu’elle vise à financer.
4. Accélérer les financements mixtes et garanties partagées avec les bailleurs (Banque mondiale, BAD, AFD), moins coûteux que la dette souveraine pure.
5. Concrétiser, chiffres et calendrier à l’appui, les instruments alternatifs déjà annoncés (Sukuk, obligations vertes, Panda/Samurai Bonds).
6. Renforcer la mobilisation des recettes non pétrolières, priorité identifiée par le FMI lors de sa mission Article IV de février 2026.
Nous disons que le Cameroun n’est pas condamné à l’endettement perpétuel. Mais tant que les leviers alternatifs resteront des déclarations d’intention plutôt que des programmes chiffrés et exécutés, chaque nouvelle tournée du ministre des Finances ressemblera moins à une stratégie de diversification qu’à la gestion, au jour le jour, d’une dépendance devenue structurelle.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président du SDF »
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