Actualités locales
Samuel Eto’o trace sa route vers un second mandat, au risque d’un chaos annoncé

À mesure que s’approche l’échéance du 29 novembre, Samuel Eto’o avance ses pions dans la bataille pour la présidence de la Fécafoot.
Présidents des ligues régionales acquis à sa cause, proches promus parmi les futurs électeurs, manœuvres statutaires savamment orchestrées : l’ancien capitaine des Lions indomptables semble avoir verrouillé le terrain politique du football camerounais. Mais derrière cette démonstration de force se profile une élection sous haute tension, minée par les accusations d’irrégularités et le spectre d’une annulation pure et simple.
Le 21 août dernier, le ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi avait pourtant tiré la sonnette d’alarme. Dans une correspondance adressée au président de la Fécafoot, il enjoignait à l’instance de surseoir au lancement du processus électoral, qu’il jugeait « sujet à de vives tensions susceptibles d’engendrer des troubles à l’ordre public sportif ». Une intervention motivée par une série de griefs : suspension jugée arbitraire de certains candidats, remplacement de bureaux élus par des comités provisoires, exclusion de clubs du corps électoral, ou encore modification controversée des statuts de la fédération en novembre 2024.
Ce toilettage institutionnel, censé moderniser la gouvernance, a en réalité ouvert la porte à toutes les interprétations. En élargissant les critères d’éligibilité, il permet désormais à Samuel Eto’o – condamné en Espagne pour fraude fiscale – de se représenter, alors que les précédents textes l’auraient d’office disqualifié. Une révision taillée sur mesure, selon ses détracteurs, pour prolonger son règne à la tête du football camerounais.
Face aux injonctions du ministère, la Fécafoot a choisi la voie de la confrontation. Pour ses soutiens, il s’agit d’une affirmation d’autonomie vis-à-vis de l’État, une manière d’émanciper la fédération des tutelles politiques. Pour ses opposants, c’est une fuite en avant dangereuse, qui pourrait précipiter la fédération dans une nouvelle crise institutionnelle.
À l’heure où les camps s’organisent, l’élection s’annonce sans véritable suspense. Si le processus suit son cours, Samuel Eto’o devrait être reconduit sans difficulté apparente. Mais cette victoire, obtenue dans un climat de défiance et de contestation, risque d’avoir un goût amer. Car au-delà du résultat, c’est la légitimité même du scrutin qui est en jeu — et, avec elle, l’avenir d’un football camerounais déjà fragilisé par les divisions internes et la méfiance envers ses dirigeants.
En s’imposant coûte que coûte, Samuel Eto’o semble prêt à gagner la bataille. Mais au risque, peut-être, de perdre la guerre de la confiance.
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l’élection de Geremi Njitap contestée devant la justice
L’élection de Geremi Njitap à la présidence du Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC) est désormais contestée devant la justice. Joslain Leonel Mayebi, membre du syndicat depuis 15 ans, a saisi les juridictions compétentes pour demander l’annulation de l’Assemblée générale élective tenue le 2 septembre 2026 à Douala.
À l’issue de cette assemblée, l’ancien international camerounais Geremi Njitap a été élu à la tête du SYNAFOC. Mais le scrutin est aujourd’hui au cœur d’un contentieux. Mayebi, soutenu par plusieurs délégués régionaux, dénonce notamment des irrégularités dans le processus électoral ainsi que leur exclusion du vote.
Dans un communiqué, Joslain Leonel Mayebi fait état de « violations répétées de nos statuts », d’« atteintes graves à notre liberté syndicale » et d’une « manipulation programmée du corps électoral ». Il affirme également vouloir engager une « bataille judiciaire ferme et résolue » pour obtenir le respect des règles régissant le fonctionnement du syndicat.
Les plaignants invoquent notamment le principe juridique Fraus omnia corrumpit, selon lequel la fraude corrompt tout. Avec l’appui du cabinet AKKUM AKKUM & Associates LLP, ils demandent à la justice d’examiner les conditions dans lesquelles l’Assemblée générale élective s’est déroulée et de se prononcer sur sa conformité aux statuts du SYNAFOC.
L’élection de Geremi Njitap se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer judiciaire. La suite de la procédure devra déterminer si les griefs soulevés par Joslain Leonel Mayebi et les autres contestataires sont fondés et quelles conséquences pourraient en découler pour le scrutin du 2 septembre.
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Samuel Eto’o visé par une plainte au Tribunal criminel spécial
Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o Fils, est visé par une plainte déposée au Tribunal criminel spécial (TCS). L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACAC), dirigée par Abdouraman Ahmadou Baba, affirme avoir saisi cette juridiction au sujet d’allégations de détournement de fonds.
Selon l’ACAC, cette plainte met en cause la gestion financière de la FECAFOOT et vise directement son président. L’association demande ainsi à la justice de se pencher sur les faits qu’elle dénonce et d’en déterminer la réalité ainsi que les éventuelles responsabilités.
Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du football camerounais. Elle vient ajouter un nouveau volet judiciaire aux nombreux différends qui opposent depuis plusieurs années certains acteurs du football à la direction de la FECAFOOT.
À ce stade, les faits dénoncés par l’ACAC constituent des allégations. Leur réalité, leur qualification juridique et les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités judiciaires compétentes.
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Le SPIC exige réparation de la part de Alamine Ousmane Mey

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) via son président national Thierry Eba dans une déclaration publiée ce mardi 22 septembre 2026 demande réparation du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), suite aux dommages graves subis par les quatre journalistes gardés à vue dans des conditions dégradantes et déshumanisantes pendant près d’une semaine dans les geôles du commissariat central no1 à Yaoundé.
Par ailleurs le président du SPIC se réserve le droit d’engager des actions judiciaires au cas où les résultats des différents examens produits sur François Essomba, Igor Gwet Bibey, Solange Djuikam et Pierre Mouchili ne donnent aucune suite favorable.
Le SPIC appelle, dès ce mardi, 22 septembre 2026 et ce jusqu’à nouvel ordre, tous les professionnels des médias à boycotter, systématiquement, tous les événements organisés par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). L’organisation syndicale réitère ses vives préoccupations quant à l’état de santé de ces quatre journalistes détenus arbitrairement dans des geôles sans respect des conditions d’hygiène et des normes prescrites en la matière au regard du Droit international.
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