Actualités locales
Le Cameroun pressenti pour accueillir la future base de données criminelles régionale de la Cemac

Ce projet vise à renforcer la coopération entre les forces de sécurité des États membres en vue d’une lutte plus efficace contre le grand banditisme, le terrorisme et les réseaux criminels transnationaux, des menaces qui pèsent lourdement sur la stabilité et la sécurité de la sous-région.
Le Cameroun est reconnu pour ses pairs de la Cemac pour son dynamisme économique et son efficacité sur le plan sécuritaire. Toutes choses qui contribuent à le placer en tête des préférences pour abriter sur son sol, plusieurs sièges d’institutions régionales.
En effet, le Cameroun demeure le principal moteur économique de la Cemac, qui regroupe six États membres : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad. Selon la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), le pays dirigé par Paul Biya a pesé 42,1 % dans le PIB nominal des six pays de la Cemac au cours de l’année 2024.
Cette contribution est en hausse de 1 % en glissement annuel, d’après les données contenues dans le rapport annuel 2024 de la banque centrale. Le Cameroun abrite par ailleurs plusieurs institutions communautaires clés, dont la BEAC et la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), situées à Yaoundé. Ce poids économique confère au pays un rôle central dans la stabilité financière et l’intégration régionale.
Le président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), Baltasar Engonga Edjo’o, a adressé, le 29 octobre 2025, une lettre de félicitations au chef de l’État camerounais, Paul Biya, à la suite de sa réélection à la tête du pays.
Dans cette correspondance, le responsable équato-guinéen adresse les «plus vives et chaleureuses félicitations» de l’institution communautaire, soulignant que cette réélection traduit «la confiance réinvestie» par les Camerounais en leur président pour faire face aux défis du pays et le «conduire vers une émergence durable».
Baltasar Engonga Edjo’o a également réaffirmé la disponibilité de la Commission de la Cemac à continuer à œuvrer aux côtés du Cameroun pour «l’accélération de l’intégration régionale en Afrique centrale», considérée comme le «seul gage du développement économique harmonieux et inclusif» de cet espace communautaire.
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Actualités locales
sécurité, violences, pluies… les menaces qui planent sur les élèves

À trois jours de la rentrée scolaire au Cameroun, plusieurs menaces pèsent sur la communauté éducative et augmentent les risques chez les élèves, les enseignants et même les parents.
Moins de 72 heures séparent les élèves de la rentrée scolaire comptant pour l’année 2026-2027. Le chrono tourne. Les préparatifs vivent les derniers instants. Malgré la note salée, les parents apprêtent le nécessaire pour les enfants : cahiers, livres, cartables, tenues de classe, frais exigibles, produits alimentaires… Les responsables d’établissements s’assurent d’un cadre propre, agréable. Ils dressent des emplois de temps. Répartissent des enseignants. Tout est fait pour un démarrage sans fausse note le 7 septembre 2026.
Mais l’environnement sécuritaire alimente des incertitudes. Dans les régions en crise, la menace crée la peur. À l’Extrême-Nord, les groupes armés Boko Haram continuent d’attaquer. Ils sèment la mort. Enlèvent les enfants, les jeunes et les adultes. Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les groupes armés séparatistes ne renoncent pas aux hostilités. Ils n’abandonnent pas en totalité le projet d’empêcher les enfants d’aller à l’école.
Après avoir lancé un mot d’ordre de confinement à la période de la rentrée scolaire, certains se ravisent. Ils reconnaissent, un peu tard, l’importance de l’éducation pour leurs enfants et la nécessité de les laisser acquérir l’instruction comme les autres enfants du pays. Le rétropédalage ne rassure pas néanmoins. Les coups de feu font du bruit dans la zone ces derniers temps. La rentrée scolaire sera sous haute sécurité.
Dans les grandes villes de ces trois régions et des sept autres, un autre risque plane : la violence sur les enfants. Elle se présente sous plusieurs formes : enlèvement, traite, viol, maltraitance, agressions, meurtre… Tout petits, adolescents, jeunes, y sont exposés. Aucun espace ne rassure plus en totalité. Même les établissements scolaires, les lieux de culte, le voisinage n’inspirent plus la confiance et la sérénité d’antan. Il faut garder un œil ouvert. Et ce n’est pas tout.
Les prévisions météorologiques ne rassurent pas non plus. Les trois prochains mois, les pluies torrentielles peuvent causer des inondations et des éboulements. Dans les régions septentrionales, certaines zones peuvent être plus affectées que d’autres. Des autorités prennent des mesures pour pallier les inondations des classes. Le volume des eaux de ruissellement en cas de fortes pluies pouvant emporter des enfants est à prendre en considération partout. Sans oublier les risques sanitaires du fait des pluies et des vents violents.
Enfin, la violence et la dépravation des mœurs en milieu scolaire ne sont pas résolues. Elles étaient juste en vacances. C’est aussi la rentrée des deux phénomènes si le dispositif de lutte n’est pas renforcé. Il concerne le démantèlement des réseaux de circulation et de distribution de la drogue et des produits psychotropes. Il mêle aussi la mise en quarantaine des consommateurs et dealers, la sensibilisation permanente des élèves, la promotion de l’éthique, de la morale et du civisme.
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Cohésion sociale et unité nationale

«Du rôle et de la place de l’armée dans une démocratie. La question s’était posée en son temps, avec une acuité certaine. Nous étions au lendemain de la disparition du Bloc de l’Est. Pour les États-nations, il s’agissait alors de redéfinir le positionnement des machines de guerre jadis idéologisées, dans un environnement institutionnalisant désormais la pluralité et la diversité des opinions politiques», souligne le capitaine de Vaisseau Atonfack Guemo.
Lire ici son éditorial de ce samedi 29 août 2026 dans l’émission Honneur et fidélité :
Car, après de très nombreuses décennies de mutisme presque total autant sur leurs activités que sur leurs points de vue en tant que citoyens à part entière, les militaires auraient pu se laisser aller à la répression de la critique, à défaut de se mêler à la joute idéologique partisane florissante. Toutes ces attitudes, faut-il le rappeler, sont en flagrante contradiction avec les principes cardinaux qui déterminent la nature même de l’armée.
Ce sont notamment, la neutralité politique qui permet de rester au service de l’ensemble des citoyens, peu importe le parti au pouvoir ; la subordination au pouvoir civil, à travers l’obéissance aux dirigeants élus par le peuple, dirigeants qui seuls affectent des missions à l’armée, la plus prégnante desdites missions étant, et c’est le troisième principe cardinal, de protéger les frontières, l’intégrité du territoire et la population face aux menaces extérieures.
Hormis la guerre, l’armée peut venir en appui aux forces de sécurité intérieure en cas de crise grave, de terrorisme, comme c’est actuellement le cas dans certains endroits du territoire national, ou de catastrophes et sinistres, à l’instar des tragédies du Lac Nyos, de la digue de Maga, ou encore de l’incendie géant du quartier Nsam à Yaoundé. Les armées en démocratie participent aux opérations internationales de paix, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies ou d’organisations régionales.
En tant qu’acteur de poids dans le domaine de la sécurité éminemment transversal, l’armée camerounaise, pour ne parler que de notre valeureuse armée, prend une part active à l’essor socioéconomique de notre pays. Sur assignation expresse de l’autorité politique constitutionnellement établie, notre armée ouvre des voies de communication, accueille des patients dans ses structures sanitaires, éduque la jeunesse dans les écoles des casernes, et intervient même, toujours sur commande, de manière ponctuelle et dans l’intérêt général, au profit d’entités parapubliques, voire privées.
La raison de toutes ces attitudes, opérations et actions réside ailleurs que dans le partisanisme ou la recherche du gain matériel. Sous les ordres de l’autorité civile, la neutralité politique de l’armée favorise et surtout, sécurise le plein épanouissement sociopolitique du peuple souverain. La défense du territoire national et la construction des précurseurs de développement favorisent quant à elles, l’essor économique du pays. Une façon de maximiser les bénéfices découlant des lourds investissements consentis dans l’équipement de notre armée.
Enfin, troisième considération et non des moindres : l’armée camerounaise en démocratie, c’est l’assurance pour chaque citoyen de chacune de nos tribalités, de se reconnaître sous l’uniforme des défenseurs de la patrie. Notre armée est ainsi un puissant ferment de la cohésion sociale, d’où son titre largement mérité de Creuset de l’Unité Nationale. Ceci, bien longtemps avant l’arrivée du vent de l’Est. /-
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Obsèques du Général Ezo’o Mvondo Simon

Décédé le 14 juillet 2026 des suites de maladie, le Général de Brigade Ezo’o Mvondo Simon a reçu un dernier hommage ce 3 septembre à Yaoundé. Ses obsèques se poursuivent avec les honneurs de la Nation avant son inhumation prévue le 5 septembre dans son village natal.
La levée de corps du Général de Brigade Ezo’o Mvondo Simon s’est déroulée ce jeudi 3 septembre 2026 au service de Thanatopraxie de l’Hôpital Général de Yaoundé. La cérémonie s’est tenue dans une atmosphère empreinte de solennité et d’émotion, en présence de sa famille, de membres du Gouvernement, de hauts responsables militaires et administratifs ainsi que de nombreux proches.
Le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, représentant personnel du Chef de l’État, a pris part à cet hommage rendu à l’ancien Commandant de la Région militaire terrestre n°1.
Les honneurs de la Nation lui seront rendus ce 4 septembre au Quartier Général, avant son inhumation le 5 septembre à Essam Esse, son village natal dans le département du Dja-et-Lobo, région du Sud.
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