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Denis Emilien Atangana félicite Paul Biya pour sa réélection pour un 8e mandat

Le président du Front des démocrates du Cameroun (FDC) a adressé une lettre de félicitations au président réélu, Paul Biya, à l’issue du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025.
Paul Biya vient d’être proclamé vainqueur de l’élection présidentielle 2025 par le Conseil constitutionnel. « Je saisis cette solennelle circonstance pour vous assurer de notre disponibilité citoyenne et républicaine à œuvrer à la consolidation et à la promotion de la paix et du vivre ensemble, mais aussi du développement et du progrès auxquels nos concitoyens ont légitimement droit », a écrit Denis Emilien Atangana dans sa lettre de félicitations.
Le Conseil constitutionnel a proclamé la victoire de Paul Biya à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) a recueilli 53,66% des voix loin devant son concurrent direct, Issa Tchiroma Bakary, crédité de 35,19% des suffrages. À 92 ans, le président sortant Paul Biya est réélu pour un 8e mandat.
Arrivé 3e, Cabral Libii, l’un des plus jeunes candidats est crédité de 3,41%, devant l’ancien Premier ministre Bello Bouba Maigari, 4e avec 2,45% des suffrages exprimés. Classé 6e, Joshua Osih, candidat du SDF est crédité de 1,21%.
Au cours de l’audience, les membres du Conseil constitutionnel ont proclamé les résultats par régions. Paul Biya est arrivé en tête dans plusieurs régions telles que sa région natale le Sud, le Nord-Ouest et Extrême-Nord, le Centre et l’Est entre autres. Ces résultats qui viennent de confirmer les grandes tendances sont rejetés par Issa Tchiroma Bakary, candidat du FSNC et porté par l’Union pour le Changement.


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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel

(Investir au Cameroun) – Le contentieux entre Magil Construction Corporation et Razel s’étend désormais directement à l’État du Cameroun. Magil a introduit le 9 février 2026 devant la Cour d’appel de Paris un second recours en annulation contre la sentence arbitrale qui l’a condamnée à verser environ 35 millions de dollars canadiens à Razel-BEC et Razel Cameroun. Contrairement au premier recours, dirigé contre les deux sociétés Razel, cette procédure vise la République du Cameroun.
Le différend porte sur des contrats liés à trois chantiers au Cameroun : la réhabilitation et l’extension du stade de la Réunification de Bépanda à Douala, la pénétrante Est de Douala avec le second pont sur la Dibamba, et le complexe sportif d’Olembé à Yaoundé.
Enregistrée sous le numéro RG 26/02492, cette procédure s’ajoute au recours formé par Magil le 9 septembre 2025 contre Razel-BEC et Razel Cameroun, sous le numéro RG 25/15626. Les deux actions concernent la même sentence, rendue le 18 août 2025 sous l’égide de la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI).
Dans une ordonnance du 18 juin 2026, la Cour d’appel de Paris a refusé de joindre les deux procédures. Magil demandait leur regroupement en soutenant qu’elles concernaient la même sentence, reposaient sur les mêmes faits et rapports contractuels et mobilisaient les mêmes moyens d’annulation.
Au cœur du contentieux figure la place de l’État camerounais dans les contrats à l’origine du différend. Selon l’ordonnance, Magil soutient qu’elle n’est pas partie aux clauses compromissoires sur lesquelles le tribunal arbitral a statué et que le Cameroun serait, lui, lié par ces clauses, soit comme signataire, soit par extension.
Le Cameroun revendique sa qualité de tiers
La particularité du second recours tient au fait que la République du Cameroun n’était pas partie à l’arbitrage ayant abouti à la sentence du 18 août 2025. Cette procédure opposait Magil aux seules sociétés Razel.
Devant la justice française, le Cameroun ne s’est pas opposé à la demande de jonction. Dans un courrier du 28 mai 2026, l’État a indiqué partager, « à ce stade », la position de Magil et s’associer à sa demande.
Il a toutefois annoncé qu’il entendait faire reconnaître sa qualité de tiers aux procédures d’annulation et demander la fixation d’une audience d’incident. L’ordonnance indique également que Magil avait pris acte de l’intention du Cameroun de soulever un incident d’irrecevabilité du recours formé à son égard.
Cette question a contribué au maintien des deux affaires séparées. La magistrate chargée de la mise en état relève que le second recours soulève des questions juridiques propres, notamment l’incident annoncé par le Cameroun sur sa qualité de tiers. Elle constate également que les sociétés Razel ne sont pas parties au second recours et qu’elles ne consentent pas à la jonction. La demande de Magil a donc été rejetée.
L’exécution de la sentence suspendue au Québec
Le contentieux se déroule parallèlement au Canada. Razel-BEC et Razel Cameroun ont saisi la Cour supérieure du Québec le 16 septembre 2025 pour obtenir la reconnaissance et l’exécution de la sentence arbitrale, qui condamne Magil à leur verser environ 35 millions de dollars canadiens.
Le 7 avril 2026, la juridiction québécoise a suspendu cette procédure à la demande de Magil jusqu’au jugement final de la Cour d’appel de Paris, ou d’une juridiction supérieure compétente, sur la demande d’annulation. Elle a en contrepartie ordonné à Magil de constituer un cautionnement de 3,5 millions de dollars canadiens et de le maintenir pendant la durée du sursis.
L’ordonnance parisienne du 18 juin ne statue ni sur la validité de la sentence ni sur les arguments de fond de Magil. Elle tranche uniquement la demande de jonction. La sentence du 18 août 2025 fait donc toujours l’objet de deux procédures distinctes à Paris : l’une entre Magil et les sociétés Razel, l’autre dirigée contre la République du Cameroun, qui revendique sa qualité de tiers.
Amina Malloum
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