Actualités locales
Garoua, Douala, Dschang et Maroua sous haute surveillance avant le verdict du Conseil constitutionnel
Les autorités administratives ont pris plusieurs mesures le mercredi 21 octobre 2025, veille du contentieux post-électoral visant à réduire la tenue des manifestations dans des centres urbains.
De Douala à Maroua en passant par Dschang et Garoua, les autorités administratives ont pris des mesures pour renforcer la sécurité à la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle du 12 octobre 2025.
L’objectif est d’empêcher que les manifestations de contestation des résultats du Conseil constitutionnel s’amplifient ou dégénèrent. Surtout que l’atmosphère reste tendue depuis la clôture du vote le 12 octobre. Les manifestations ont déjà lieu dans les villes comme Garoua, Douala, Dschang ou Yaoundé.
Dans la ville de Garoua, considérée comme l’épicentre des tensions, une enseignante a perdu la vie le mardi 21 octobre au cours des manifestations. Ses funérailles ont eu lieu selon la tradition musulmane.
Dans cette ville, le préfet de la Bénoué, Oumarou Haman Wabi, interdit, dans un arrêté, la circulation des motocyclettes tous les jours de 20 heures à 05 heures jusqu’à nouvel ordre.
Dans la même ville où des coups de feu ont été entendus hier dans la zone de Sodecoton, le recteur de l’université de Garoua, Boubakari Oumarou, suspend les cours du mercredi 22 octobre au vendredi 24 octobre 2025.
Ces deux jours sont consacrés au règlement du contentieux post-électoral et à la proclamation des résultats du scrutin à Yaoundé la capitale. Au cours de ce moment, dans d’autres villes stratégiques, les autorités édictent des mesures de sécurité similaires à celles de Garoua.
À Maroua, ville voisine de Garoua située dans la région de l’Extrême-Nord, le préfet du Diamaré interdit la circulation des motocycles et les manifestations de rue dans la ville le jeudi 23 octobre dès 06 heures.
À Dschang dans le département de la Menoua, région de l’Ouest, le préfet interdit la circulation des motos le jeudi 23 octobre 2023 à partir de 06 heures. À l’université éponyme, le recteur a décidé de la suspension des enseignements.
À Douala dans la région du Littoral, le préfet Sylyac Marie Mvogo a pris un arrêté interdisant la circulation des mototaxis dans plusieurs quartiers de la ville le mercredi 22 octobre de 6 heures à 18 heures.
Il en sera de même le jour de la proclamation des résultats du scrutin présidentiel et le jour de la prestation de serment du président déclaré élu.
Les quartiers concernés sont Deido, Ndokotti, New-Bell, Marché central, Yassa, Akwa-Nord, Bonamoussadi, Mbanya, New-Deido, Kotto, Nyalla, Makepe, Bepanda, New-Town, Nkolbong, Japoma et Mbangue.
L’autorité administrative précise que ces mesures visent à permettre un meilleur maillage sécuritaire dans la ville de Douala.
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Actualités locales
quatre corps rapatriés à Port-Gentil après le naufrage d’une plateforme pétrolière

Les corps de quatre victimes du naufrage de la plateforme pétrolière Prospector 5, survenu le 24 octobre au large de Mayumba, dans le sud-ouest du Gabon, ont été accueillis mardi au nouveau port de Port-Gentil, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver une cinquième personne toujours portée disparue, a rapporté l’Agence gabonaise de presse (AGP).
Les quatre dépouilles ont été réceptionnées en présence du ministre gabonais du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, et du ministre de la Justice, Augustin Emane, ainsi que des autorités administratives et judiciaires locales.
« Je tiens à renouveler les condoléances du gouvernement et de toute la nation aux familles éplorées. Nous sommes là pour recevoir les corps récupérés, accompagner les familles et faire preuve de transparence sur la suite des opérations », a déclaré M. Kondja.
Selon le ministre, les dépouilles seront acheminées vers la structure funéraire GASEPGA, à Kassaï, avant leur remise aux familles. Les autorités ont également annoncé des mesures d’accompagnement des proches des victimes.
La plateforme Prospector 5, appartenant à Borr Drilling et exploitée pour le compte de BW Energy Gabon SA, avait sombré avec 115 personnes à bord, dont 110 ont été secourues.
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Actualités locales
Plaidoyer de Shanda Tonme auprès du premier ministre pour un traitement valorisant de la diaspora
Dans une lettre au chef du gouvernement, ce dernier évoque les sommes que nos compatriotes sont obligés de débourser pour obtenir un visa d’entrer au […]
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Actualités locales
Blériot Nyemeck, Cabral Libii et Armand Okol au cœur d’une polémique

L’affaire Liyeplimal revient au centre du débat public au Cameroun.
Dans une tribune signée Oscar Njiki, les responsabilités de plusieurs personnalités ayant soutenu cette plateforme d’investissement controversée sont remises en discussion, notamment celles de Pierre Blériot Paulin Nyemeck, de Cabral Libii et d’Armand Okol.
Lire la tribune d’Oscar Njiki :
Liyeplimal : Pierre Blériot Paulin Nyemeck et Cabral Libii
Il y a deux manières de se tromper.
La première, humaine, consiste à se tromper puis à réparer. La seconde, plus commune, consiste à se tromper puis à se taire.
Dans l’affaire Liyeplimal, cette ligne de partage a un nom : Blériot Nyemeck d’un côté, Cabral Libii et Armand Okol de l’autre.
Parlons d’abord de l’homme qu’on attaque, car il le mérite.
Blériot Nyemeck a soutenu Liyeplimal. Il l’a dit, il l’a assumé, il n’a jamais cherché à réécrire l’histoire. Mais à l’instant où l’illusion s’est effondrée, où les cartes Visa ne passaient plus et où les larmes des souscripteurs ont commencé à couler, il a fait ce que les hommes d’honneur font : il a ouvert son portefeuille, et il a remboursé.
Pas un discours. Pas une pirouette. Un acte.
Toutes les personnes passées par son canal, dit-il, ont été remboursées. Et le plus beau, dans cette affaire bruyante, c’est le silence. Aucune de ses recrues ne vient sur la place publique dire : « Blériot m’a volé ». Ce silence est son bilan. Il est propre. Il est quitte. Il est responsable.
C’est ce qu’on appelle la probité. Pas celle qu’on déclame dans les meetings, mais celle qu’on exerce quand ça coûte.
Maintenant, tournons le regard vers l’autre bord.
Cabral Libii et Armand Okol. Eux aussi ont soutenu le projet. Eux aussi ont convaincu, avec le talent qu’on leur connaît, des Camerounais à y mettre leurs économies, leurs tontines, leurs espoirs. On a les vidéos. On a les audios. Le projet était « fiable », « révolutionnaire », « l’avenir ».
Puis l’arnaque a été démasquée. Et là, rideau.
Plus rien. Le silence total. Un silence si épais qu’il en devient complice.
Pas un franc remboursé. Pas un mot de compassion. Pas un début de réparation. On s’est réfugié derrière le confort feutré de l’immunité parlementaire, un permis d’escroquer sans rendre de comptes.
Et – car il faut une dose d’audace qui frise le génie – c’est ce camp-là, avec ses militants à la gâchette facile, qui a le toupet de traiter Blériot Nyemeck de voleur.
Il faut le dire sans ambages, avec l’élégance qui nous reste.
Si Cabral Libii, qui aspire à la plus haute fonction de l’État, avait eu un début d’inconscience, il aurait pu plaider l’ignorance. Oui, l’ignorance se plaide. Tout le monde peut se faire avoir par un système de Ponzi bien emballé.
Mais l’ignorance ne se plaide qu’à une condition : qu’on adopte, après coup, l’attitude de Blériot Nyemeck. Qu’on répare. Qu’on rembourse ceux qui vous ont écouté parce qu’ils croyaient en votre parole.
Ne pas le faire, c’est s’enfermer dans un dilemme mortel pour un homme d’État.
Ou bien vous n’avez pas vu l’arnaque venir. Et c’est un aveu terrible de manque de discernement. Comment confier les caisses d’un pays de 28 millions d’habitants à quelqu’un qui n’a pas su voir qu’une promesse de 400% de rendement par an était une escroquerie ?
Ou bien vous l’avez vue. Et vous l’avez accompagnée. Et là, ce n’est plus du manque de discernement. C’est de la complicité.
Dans les deux cas, vous êtes disqualifié pour diriger le Cameroun.
Blériot Nyemeck a choisi la responsabilité. Les autres ont choisi le silence.
Et le silence, quand on a conduit des gens vers le gouffre, n’est jamais innocent.
OSCAR NJIKI
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