Actualités locales
le Conseil constitutionnel face au verdict du peuple
Le Conseil constitutionnel, juge du contentieux électoral à l’élection présidentielle, entre en jeu le 22 octobre. Mais la plus haute juridiction électorale a marqué l’histoire avec des formules arrêtées qui l’éloignent de la confiance de certains acteurs politiques et du peuple.
Le processus électoral relatif au scrutin présidentiel du 12 octobre 2025 aborde le dernier tournant avec l’entrée en matière du Conseil constitutionnel. Le président de ladite instance créée par la révision constitutionnelle de 1996 et qui fonctionne depuis février 2018 annonce l’audience du règlement du contentieux électoral pour le mercredi 22 octobre.
Ce jour-là, le sage Clément Atangana et les 10 membres du conseil examineront la dizaine de requêtes introduites au lendemain de la clôture du vote, par des candidats ou des partis politiques. Lesquels requièrent entre autres l’annulation totale du scrutin en raison de multiples irrégularités qualifiées de graves.
Au terme de l’audience, le collège des conseillers chargé de connaitre du contentieux de l’élection présidentielle va rendre les décisions irrévocables avant de passer à l’étape de la proclamation des résultats du scrutin.
Mais, depuis son entrée en matière en février 2018, la juridiction électorale a marqué l’opinion en prenant des décisions pour la plupart défavorables à l’opposition.
La formule épicée « irrecevable » brandie pour rejeter les recours à l’occasion du contentieux post-électoral lié à la présidentielle d’octobre 2018, reste acquise comme la conclusion de presque toutes les audiences du conseil.
Vient s’y ajouter, la formule « rejetée » souvent prononcée lors des audiences relatives au contentieux pré-électoral, comme ce fut le cas les 4 et 5 août dernier avec le rejet définitif de la candidature de Maurice Kamto, principal opposant, portée par le Manidem.
La dernière formule, celle par laquelle l’organe se déclare « incompétent » contribue elle aussi à peindre le bilan de son premier septennat aux couleurs peu reluisantes.
Les trois formules faisant du Conseil le juge qui rejette presque toutes les requêtes visant l’alternance au profit de la continuité du régime de 1982, n’inspirent pas confiance auprès des acteurs politiques.
Au terme du scrutin du 12 octobre, le FSNC et son candidat Issa Tchiroma Bakary, dénonçant pourtant la fraude électorale massive, n’a pas trouvé utile de saisir le Conseil constitutionnel pour une raison évidente : « la décision est connue d’avance ».
Le candidat n’a pas attendu le verdict du président du conseil pour annoncer sa victoire et tient à la défendre contre vents et marrées. Ce qui contribue aussi à renforcer les soupçons de partialité de la haute institution.
En effet, si pour la plupart des cas le Conseil constitutionnel peine à établir sa crédibilité, c’est en raison de ses décisions. Mais pas seulement.
Le mode de désignation des membres en est une autre et pas la moindre. Le président de la République désigne trois membres, y compris le président, le président de l’Assemblée nationale en désigne trois, le président du Sénat trois, et le Conseil supérieur de la magistrature présidé par le chef de l’État en désigne deux. Tous sont nommés par décret présidentiel pour un mandat de six ans renouvelable.
Les personnalités nommées sont issues des sphères judiciaires, politiques ou universitaires ayant pour la plupart, un lien historique parfois étroit avec le Rdpc. Cependant, l’instance reste incontournable, bien malgré tout.
Depuis quelques jours, de nombreux appels vont en direction de cette instance, seule compétente, pour qu’elle dise la vérité telle que sortie des urnes. Mais, semble-t-il, tout dépendra du travail effectué en amont par les commissions locales, départementales et la commission nationale de recensement des votes qui vient d’achever ses travaux.
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Jean-Blaise Gwet interpelle sur les richesses du Cameroun : son plaidoyer pour une meilleure gestion de l’or, du pétrole et du diamant

Excellence Jean-Blaise Gwet, président national du MPCC, appelle à une meilleure gestion des ressources naturelles du Cameroun et à une redistribution plus équitable des richesses nationales.
Jean-Blaise Gwet évoque la gestion des ressources naturelles du Cameroun lors d’une prise de parole publique
Le Cameroun est souvent présenté comme un pays riche en ressources naturelles. Pourtant, cette abondance ne se reflète pas toujours dans le quotidien de nombreux citoyens. C’est précisément sur ce constat que s’est exprimé Jean-Blaise Gwet, président national du MPCC, à travers une intervention consacrée à la gestion des richesses du pays.
Jean-Blaise Gwet relance le débat sur les ressources naturelles du Cameroun
Or, diamant, pétrole, gaz, minerais et autres richesses du sous-sol camerounais. Ces ressources constituent depuis plusieurs années un sujet sensible dans le débat public. Elles alimentent régulièrement les discussions sur le développement économique, la gouvernance et le partage des revenus issus de leur exploitation.
Dans une récente intervention, Jean-Blaise Gwet a livré un message centré sur ce qu’il considère comme l’un des principaux défis du Cameroun : faire en sorte que les richesses nationales profitent davantage à la population.
Le responsable politique estime que le potentiel économique du pays est largement suffisant pour améliorer les conditions de vie des Camerounais, à condition que les recettes issues des ressources naturelles soient gérées de manière plus efficace.
Une déclaration axée sur le partage des richesses nationales
Au cœur de son intervention, Jean-Blaise Gwet défend l’idée que les ressources du Cameroun appartiennent à l’ensemble de la nation.
Il déclare ainsi :
« Nos biens appartiennent à chaque Camerounais. Il est temps de redresser les richesses de la nation pour que chaque citoyen puisse enfin en bénéficier ! »
À travers cette affirmation, le président national du MPCC insiste sur la nécessité de revoir les mécanismes de gestion des revenus provenant notamment de l’exploitation de l’or, du diamant, du pétrole et des autres ressources minières.
Cette déclaration intervient dans un contexte où les questions de gouvernance économique occupent une place importante dans le débat politique camerounais.
Or, diamant et pétrole : des secteurs stratégiques pour l’économie camerounaise
Le Cameroun dispose d’importantes ressources naturelles réparties sur plusieurs régions du territoire. Le pétrole demeure l’une des principales sources de recettes d’exportation du pays, tandis que l’exploitation artisanale et industrielle de l’or connaît une progression depuis plusieurs années.
Les gisements de diamant, de fer, de bauxite, de cobalt, de nickel, de calcaire et d’autres minerais renforcent également le potentiel économique du pays.
Pour de nombreux économistes, ces richesses pourraient constituer un véritable levier de développement si leur exploitation s’accompagne d’investissements durables dans les infrastructures, l’éducation, la santé et l’emploi.
C’est justement ce point que met en avant Jean-Blaise Gwet lorsqu’il évoque la nécessité d’une réorganisation des recettes publiques.
Le chômage des jeunes au centre de son message
Au-delà des ressources minières, le président national du MPCC aborde également la question du chômage des jeunes.
Pour lui, les revenus générés par les ressources naturelles devraient contribuer davantage à la création d’emplois et au financement de projets capables d’offrir des perspectives à une jeunesse confrontée à un marché du travail souvent difficile.
Cette problématique revient régulièrement dans les débats économiques au Cameroun. Malgré les nombreux programmes publics, une partie importante des jeunes continue de rechercher des opportunités d’insertion professionnelle ou de création d’entreprise.
Jean-Blaise Gwet estime qu’une meilleure utilisation des recettes nationales pourrait participer à réduire cette situation.
Une critique de la gestion des finances publiques
Dans son intervention, le dirigeant politique évoque également les détournements de fonds comme un frein au développement.
Sans entrer dans des cas précis, il considère que la bonne gouvernance constitue un élément essentiel pour permettre aux richesses du pays de bénéficier au plus grand nombre.
À y regarder de plus près, cette question dépasse largement le seul secteur minier. Elle touche l’ensemble des politiques publiques, qu’il s’agisse de la gestion budgétaire, des investissements de l’État ou encore des grands projets d’infrastructures.
Le débat sur la transparence dans la gestion des finances publiques reste d’ailleurs un sujet récurrent au Cameroun, aussi bien dans les milieux politiques que dans la société civile.
Une vision fondée sur la paix et la cohésion sociale
Jean-Blaise Gwet ne limite pas son discours aux seuls aspects économiques.
Son intervention met également l’accent sur la nécessité de préserver la paix, de renforcer la cohésion sociale et de consolider les institutions de la République.
Selon lui, le développement économique ne peut être durable sans stabilité politique ni climat de confiance entre les citoyens.
Cette approche associe ainsi la gestion des ressources naturelles à des enjeux plus larges liés à la gouvernance, à l’unité nationale et à la sécurité institutionnelle.
Pourquoi la question des ressources naturelles reste aussi sensible ?
Le débat autour de l’exploitation des richesses du sous-sol camerounais ne date pas d’hier.
Depuis plusieurs décennies, économistes, responsables politiques, organisations de la société civile et citoyens s’interrogent sur la manière dont les revenus issus du pétrole, de l’or ou encore du diamant sont utilisés pour soutenir le développement national.
Certains estiment que le potentiel économique du Cameroun demeure sous-exploité. D’autres rappellent que la valorisation des ressources naturelles dépend également des fluctuations des marchés internationaux, des investissements nécessaires à leur exploitation et des capacités industrielles du pays.
Ce qui frappe surtout, c’est que cette question revient systématiquement lors des grands débats nationaux. À chaque nouvelle prise de parole sur le sujet, les attentes restent les mêmes : davantage de transparence, une meilleure redistribution des richesses et des retombées concrètes pour les populations.
Une prise de position qui alimente le débat public
En mettant en avant les ressources naturelles comme levier de développement, Jean-Blaise Gwet replace au premier plan une thématique majeure de la vie politique camerounaise.
Son intervention invite à réfléchir au rôle que peuvent jouer les richesses minières et pétrolières dans la transformation économique du pays, mais aussi aux mécanismes susceptibles d’assurer une meilleure répartition des revenus issus de leur exploitation.
À travers son message, le président national du MPCC insiste également sur la protection des institutions de la République et des familles, estimant que ces dimensions demeurent indissociables d’une politique économique orientée vers le développement et la prospérité collective.

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