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Jean De Dieu Momo charge Issa Tchiroma

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Jean De Dieu Momo charge Issa Tchiroma
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Après l’annonce de la stratégie de Issa Tchiroma Bakary pour démontrer qu’il a gagné l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, Jean De Dieu Momo a fait une sortie pour crier à la manipulation.

Jean De Dieu Momo tente de démontrer que la stratégie du candidat du FSNC n’en est pas une. « Ce n’est pas de la stratégie, c’est de la désinformation. Et elle ne saurait servir de base à une quelconque légitimité populaire ou à une mobilisation citoyenne. Les élections se gagnent dans les urnes, pas dans les pirouettes statistiques », écrit l’allié de Paul Biya.

A l’attention de l’équipe de Monsieur Issa Tchiroma Bakary.

La règle de Wilfredo Pareto : Quand Issa Tchiroma Travestit la Règle de Pareto : Une Tromperie Scientifique Déguisée en Stratégie Politique
La politique, plus que tout autre domaine, aime s’habiller de science lorsqu’elle manque de preuves tangibles. C’est précisément ce que tente de faire Issa Tchiroma en invoquant la célèbre règle de Pareto, pour justifier une victoire électorale qu’il ne parvient pas à démontrer par les voies les plus crédibles, à savoir les procès-verbaux issus des urnes.

Mais avant d’aller plus loin, qu’est-ce que la règle de Pareto ?

La règle de Pareto, aussi appelée principe des 80/20, est une observation empirique établie par l’économiste italien Vilfredo Pareto, selon laquelle 80 % des effets proviennent de 20 % des causes. À l’origine, Pareto observait que 80 % des terres en Italie étaient détenues par 20 % de la population. Cette loi s’est popularisée dans les domaines du management, de l’économie ou encore de l’ingénierie qualité, avec des déclinaisons comme : 80 % des ventes proviennent de 20 % des clients ; 80 % des problèmes viennent de 20 % des causes ; 80 % des profits viennent de 20 % des produits.

Cependant, il ne s’agit en aucun cas d’une règle mathématique stricte car elle ne repose sur aucune preuve universelle. Les chiffres ne sont pas immuables ; ils peuvent varier. On observe parfois du 70/30, du 90/10… C’est donc une règle empirique, une tendance générale, et non un modèle prédictif ou une loi absolue applicable à toutes les situations — encore moins à une élection présidentielle.

Voici par exemple une mauvaise utilisation : Monsieur Issa Tchiroma prétend que 18 départements concentrent 80 % de l’électorat et le reste 20% soit 40 Départements.

Dans un tour de passe-passe pseudo-scientifique, Issa Tchiroma tente de transposer la règle de Pareto au domaine électoral. Il affirme ainsi que 80 % des électeurs proviennent de 18 départements clés sur 58, et que remporter ces 18 suffirait à garantir une victoire nationale.

Sauf que là, nous passons déjà de 80/20 à 58/18, ce qui montre une adaptation approximative, voire abusive, du principe originel. Le chiffre de 18 départements, correspondant à un peu moins de 31 % du total, ne correspond ni à la lettre ni à l’esprit de la règle de Pareto. Mais plus grave encore, ces départements ne lui sont même pas acquis.

Prenons quelques exemples précis pour illustrer cette imposture :

Le Noun, que Tchiroma semble inclure dans ses 18 départements stratégiques, est un bastion historique de l’UDC, autrefois dirigé par Adamou Ndam Njoya et aujourd’hui représenté par son épouse Tomaino Ndam Njoya. C’est un département hautement disputé entre l’UDC et le RDPC. Y revendiquer une victoire assurée relève du fantasme.

La Lékié et le Centre, eux aussi prétendument acquis, sont réputés être des fiefs du RDPC, avec une emprise politique et administrative profondément ancrée. Prétendre y avoir gagné sans preuves tangibles est tout simplement mathématiquement invraisemblable.

Et même si, par pure hypothèse d’école, on lui concédait une victoire hypothétique dans un département comme la Menoua, cela ne suffirait pas. Car trois départements stratégiques parmi les 18 sur lesquels il fonde ses prétentions ne peuvent être considérés comme remportés. Cela ramène son total hypothétique à 15 départements sur 58, ce qui représente environ 25 % du total. Nous sommes donc bien loin des 80 % d’électeurs nécessaires pour prétendre à une victoire nationale, même selon ses propres calculs.

Ce qui est en réalité frappant, c’est que M. Tchiroma, faute d’avoir les procès-verbaux électoraux pour appuyer sa thèse, cherche désespérément une légitimité scientifique à travers une règle qu’il comprend mal et applique encore plus mal.

Il fait dire à la règle de Pareto ce qu’elle ne dit pas, et en déforme les principes pour servir une stratégie politique bancale. En cela, il ne démontre ni rigueur intellectuelle ni sincérité. Pire encore, il tente de mobiliser la jeunesse en la poussant dans la rue sur la base d’une victoire présumée, mal argumentée et sans fondement réel.

La règle de Pareto est un outil d’analyse intéressant dans bien des domaines. Mais dans le contexte d’une élection présidentielle, elle ne remplace ni les bulletins de vote ni les procès-verbaux. Et lorsqu’elle est mal utilisée, comme le fait Issa Tchiroma, elle devient un instrument de manipulation plutôt qu’un outil de compréhension.

Il est donc temps d’appeler les choses par leur nom : ce n’est pas de la stratégie, c’est de la désinformation. Et elle ne saurait servir de base à une quelconque légitimité populaire ou à une mobilisation citoyenne. Les élections se gagnent dans les urnes, pas dans les pirouettes statistiques.

Yaoundé le 19 octobre 2025.
Dr Momo Jean de Dieu
Président National du Paddec

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le Camerounais devra encore patienter avant ses débuts

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le Camerounais devra encore patienter avant ses débuts
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Le transfert de Carlos Baleba à Manchester United se rapproche à grands pas, mais l’international camerounais devra encore prendre son mal en patience avant de fouler la pelouse sous ses nouvelles couleurs.

Après avoir passé sa visite médicale, le milieu de terrain de 22 ans doit désormais finaliser son arrivée chez les Red Devils avec la signature d’un contrat de cinq ans. Mais son intégration à l’équipe de Michael Carrick ne sera pas immédiate. Baleba poursuit sa convalescence après une blessure aux ligaments de la cheville contractée durant la pré-saison avec Brighton.

D’après les informations de Sky Sports, rapportées par Fabrizio Romano, le Camerounais est attendu sur les terrains vers la mi-septembre, à condition que sa récupération se déroule comme prévu. Cette échéance pourrait lui permettre de viser un retour pour certaines rencontres importantes, notamment face à Manchester City ou Fulham.

Mais son premier match officiel avec Manchester United pourrait finalement être repoussé au mois d’octobre. La trêve internationale qui suivra son retour devrait offrir au joueur un délai supplémentaire pour retrouver l’intégralité de ses capacités physiques et s’adapter progressivement à son nouvel environnement.

Du côté de Manchester United, aucune précipitation n’est envisagée. Le club souhaite éviter tout risque de rechute et entend laisser à Baleba le temps nécessaire pour terminer correctement sa rééducation. Un choix logique pour un joueur appelé à jouer un rôle important dans une saison particulièrement chargée.

Entre la Premier League, la Ligue des champions et les coupes nationales, les Red Devils auront besoin d’un effectif solide sur la durée. Pour Baleba, l’objectif est donc clair : revenir à 100 % avant de prendre pleinement part au projet mancunien.

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l’AVC devient la première cause de décès chez les femmes

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l’AVC devient la première cause de décès chez les femmes
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Les maladies cérébrovasculaires tuent le plus les femmes au Cameroun avec 9,0% des décès, suivies des affections périnatales à 7,0% et du diabète à 4,7%, selon les dernières données du ministère de la Santé.

C’est une réalité alarmante pour la santé féminine. Au Cameroun, l’accident vasculaire cérébral, AVC, est désormais la première cause initiale de décès chez les femmes.

Selon les chiffres publiés dans un graphique «Top 10 des causes initiales chez les femmes», issus de la source « MINSANTE, DHIS2/ICD-11 – Cause of Death-2025 / ANACoD3 », la « Maladie cérébrovasculaire » représente à elle seule «9.0% » des cas.

En deuxième position, les «Affections survenant au cours de la période périnatale» avec «7.0% », un indicateur qui pèse lourd sur la mortalité néonatale liée à la mère.

Le trio de tête est complété par les maladies métaboliques : «Diabète sucré» à «4.7%» et «Troubles endocriniens » à «4.3%».

Les maladies infectieuses restent pourtant meurtrières. Le «Paludisme» cause «4.1%» des décès féminins et le «VIH» « 3.8%».

Le classement se poursuit avec la «Néphrite et néphrose » à «3.3%», les «Infections des voies respiratoires inférieures » à «3.2%», la «Maladie hypertensive» à «3.1%» et enfin les «Affections maternelles» à « 2.8%».

Des données qui interpellent sur l’urgence de la prévention des maladies non transmissibles chez les femmes.

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Féminicides au Cameroun : Lettre de Vincent Fouda

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Féminicides au Cameroun : Lettre de Vincent Fouda
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Dans sa lettre, l’universitaire demande au président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, de prendre position sur cette triste actualité qui touche à la dignité de la femme.

Lire ici sa lettre :

Lettre ouverte à Monseigneur Andrew Nkea

Président de la Conférence des Évêques du Cameroun

Houston le 08/24/2026

Monseigneur, cher Père Évêque,

Êtes-vous au courant de tous ces féminicides ? Ces vies de femmes arrachées dans le silence, dans le champ même de l’amour ? 143 vies supprimées par la violence folle des hommes comme vous et moi. L’Église, Mère et Maîtresse, ne peut se taire quand la chair du Christ est meurtrie dans ses filles.

L’option préférentielle pour les pauvres, rappelée par Sollicitudo Rei Socialis et Evangelii Gaudium, ne concerne pas seulement la misère matérielle : elle embrasse aussi la souffrance morale, la violence intime, la peur quotidienne. Saint Jean Paul II écrivait : « La dignité de la femme est un reflet de la dignité du Christ lui-même » (Mulieris Dignitatem, 1988). Et Benoît XVI ajoutait dans Caritas in Veritate : « La charité sans vérité devient sentimentalisme ». Or, le silence devant le meurtre des femmes est un sentimentalisme coupable.

Les Pères de l’Église nous ont enseigné que la parole est un acte de charité. Saint Ambroise disait : « Celui qui se tait devant l’injustice devient complice du mal ». Saint Augustin, dans ses Confessions, voyait dans la femme une image de la sagesse divine : « La femme est mémoire et fécondité ». Saint Jean Chrysostome, lui, rappelait que « l’amour véritable ne frappe pas, il se sacrifie ».

Et que dire des Docteurs mystiques ? Sainte Thérèse d’Avila, dans Le Château intérieur, nous enseigne que la femme est le lieu où Dieu se fait demeure. Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein) écrivait : « L’âme féminine est appelée à porter le monde dans la compassion ». Ces paroles sont aujourd’hui des cris.

Monseigneur, parlez. Parlez pour celles que l’on a fait taire. Parlez pour celles dont le sang crie depuis la terre. Parlez pour que la Conférence des Évêques du Cameroun proclame, dans la lumière de l’Évangile, que l’amour ne tue pas.

Ma famille et moi, par la modicité de nos moyens, vous faisons un virement de cinquante mille francs CFA pour demander à la Conférence des Évêques une célébration eucharistique en mémoire de ces femmes victimes de la violence des hommes dans le champ de l’amour. Que cette messe soit un signe de conversion, un appel à la conscience, un acte de réparation.

Car, comme le rappelle Gaudium et Spes : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, surtout des pauvres et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ. »

Monseigneur, que votre voix s’élève. Qu’elle soit celle du pasteur qui ne fuit pas devant le loup. Qu’elle soit celle du père qui protège ses filles. Qu’elle soit celle du prophète qui rappelle que la vie est sacrée.

Recevez, Monseigneur, l’expression de mon profond respect et de ma prière.

Prof Vincent Sosthène Fouda

sos.fouda@gmail.com

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