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le silence du RDPC n’est pas une faiblesse, mais une leçon de maturité politique

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le silence du RDPC n’est pas une faiblesse, mais une leçon de maturité politique
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Selon le communicant du parti au pouvoir, ceux qui s’étonnent de ne pas voir de scènes de liesse dans les bastions du RDPC devraient se rappeler que la dignité ne s’exhibe pas toujours en fanfare.

Dans une tribune, André Luther Meka explique pourquoi depuis le scrutin présidentiel du 12 octobre 2025 l’on observe un certain silence dans le camp du parti au pouvoir, le RDPC. Pour lui, « le silence peut être plus éloquent que le vacarme. Et l’attente sereine, plus puissante que la frénésie ».

« LORSQUE LES INSTITUTIONS AURONT PARLÉ

Il est regrettable que certains continuent de confondre silence avec absence, et retenue avec faiblesse. Les partisans du président Paul Biya ne sont nullement aphones. Ils sont simplement fidèles à une tradition républicaine qui respecte les institutions habilitées à proclamer les résultats des élections présidentielles. Leur calme n’est pas une défaite, mais une posture de maturité politique.

Contrairement à ceux qui s’agitent sur les réseaux sociaux, croyant que les likes et les hashtags font office de suffrage universel, les soutiens du président Biya savent que la légitimité électorale ne se décrète pas dans l’euphorie virtuelle. Ils ne se laissent pas distraire par les manipulations numériques ni par les mises en scène tapageuses qui confondent agitation et vitalité démocratique.

Ils sont habitués aux cycles électoraux, aux tentatives de déstabilisation, aux cris d’orfraie qui surgissent à chaque scrutin. Et ils savent que l’heure de l’exultation viendra, au moment opportun, lorsque les institutions auront parlé, lorsque la République aura tranché. Car dans une démocratie digne de ce nom, ce n’est pas la rue ni la toile qui décide, mais le peuple souverain à travers les urnes et les organes compétents.

Ceux qui s’étonnent de ne pas voir de scènes de liesse dans les bastions du RDPC devraient se rappeler que la dignité ne s’exhibe pas toujours en fanfare. Le silence peut être plus éloquent que le vacarme. Et l’attente sereine, plus puissante que la frénésie.

Le peuple camerounais est vigilant. Il ne se laissera pas berner par les coups fourrés ni par les incantations de ceux qui rêvent de chaos. La République est debout. Et elle passera. No pasaran, en effet ».

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Yaoundé Cœur de ville : le carrefour Elig-Edzoa retiré du projet, 7 milliards de plus pour Mvan et Elig-Effa

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Yaoundé Cœur de ville : le carrefour Elig-Edzoa retiré du projet, 7 milliards de plus pour Mvan et Elig-Effa
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(Investir au Cameroun) – Le carrefour Elig-Edzoa ne fera finalement pas partie des aménagements structurants du projet Yaoundé Cœur de ville. Selon des responsables de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) approchés par Investir au Cameroun, son retrait résulte de contraintes budgétaires apparues après l’appel d’offres, notamment sous l’effet de la hausse du coût des travaux prévus à Mvan et Elig-Effa.

Dans la convention de financement du 4 février 2022, expliquent ces responsables, 9,5 milliards de FCFA étaient prévus pour Elig-Edzoa, contre 15,2 milliards pour Mvan et 13,6 milliards pour Elig-Effa. L’enveloppe affectée aux trois carrefours atteignait ainsi 38,3 milliards de FCFA.

Mais à l’ouverture des offres, le 24 septembre 2024, l’offre de l’entreprise qualifiée et évaluée la moins-disante dépassait d’environ 25 % les montants inscrits dans la convention, selon les mêmes sources. La CUY a alors décidé de réduire le périmètre des travaux pour rester dans les ressources disponibles.

Les aménagements maintenus à Mvan et Elig-Effa, avec les gares routières de Mvan et Messa, mobilisent désormais environ 35,8 milliards de FCFA, contre 28,8 milliards initialement prévus pour les deux carrefours. L’écart atteint ainsi 7 milliards de FCFA, soit une hausse de 24,3 %.

Rapporté aux 9,5 milliards initialement réservés à Elig-Edzoa, ce surcoût représente près des trois quarts de cette enveloppe. Il explique en grande partie le retrait du troisième carrefour du programme, même si les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’affectation précise des 2,5 milliards de FCFA restants.

Selon les responsables de la CUY contactés, les coûts supplémentaires proviennent notamment de contraintes techniques apparues ou précisées après les études réalisées entre 2020 et 2022. À Mvan, des remblais rocheux ont notamment été nécessaires pour traiter le sous-sol marécageux de la future gare routière. Le projet doit également prendre en charge le déplacement de réseaux de Camwater, Eneo, Camtel et Orange, ainsi que d’installations relevant de la DGSN et du ministère de l’Administration territoriale, dont la configuration a évolué depuis les études initiales.

Le retrait d’Elig-Edzoa modifie ainsi le périmètre du projet présenté au lancement de la procédure de passation des marchés. L’appel d’offres international publié en mai 2024 portait encore sur l’aménagement des trois carrefours de Mvan, Elig-Effa et Elig-Edzoa, ainsi que sur les gares routières de Mvan et Messa.

Yaoundé Cœur de ville est financé principalement par la France, à travers l’Agence française de développement (AFD), dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D). L’État camerounais a obtenu ces ressources avant de les rétrocéder à la Communauté urbaine de Yaoundé, maître d’ouvrage du projet. Les marchés bénéficient également d’une contribution financière de l’État.

Le programme vise notamment à restructurer plusieurs nœuds de circulation de la capitale, moderniser les gares routières, améliorer les cheminements piétons et renforcer la sécurité routière. Les travaux de Mvan et Elig-Effa ont été officiellement lancés en juin 2025.

Ludovic Amara

Lire aussi:

18-09-2025 – Yaoundé Cœur de ville : les fonds sécurisés, le maire rassure sur la réalisation des travaux au-delà de la Présidentielle

09-10-2023 - Mobilité urbaine à Yaoundé : lancement des travaux d’un projet de 54,7 milliards FCFA annoncé en 2024

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le gouverneur du Littoral promet toute la lumière sur ce drame

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Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a rendu visite ce 22 septembre, à la famille de la petite Ozanne Moukoko Essoe, élève de 5e A au collège De La Salle, décédée le 18 septembre dans des conditions non encore élucidées.

La première autorité de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’est rendu au domicile de l’élève Ozanne Moukoko Essoe. Inscrite en classe de 5e A au collège De La Salle, l’élève âgée de 11 ans, avait été retrouvée inconsciente dans les toilettes de son école.

Conduite d’urgence à l’hôpital Laquintinie de Douala, elle a été déclarée morte quelque temps après. Cinq jours après ce drame, le gouverneur de la région s’est rendu auprès de ses parents pour leur exprimer les compassions de l’État.

À l’occasion, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a indiqué que des enquêtes sont en cours pour déterminer les circonstances et les causes exactes du décès. Il a assuré que les éventuelles responsabilités seront établies, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’établissement.

Selon Cameroon Tribune, le père de l’élève affirme que sa fille aurait subi une agression sexuelle et demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Il souhaite également que l’établissement apporte des éclaircissements sur les circonstances du drame, rapporte le média. Lundi, de nombreux parents d’élèves ont manifesté leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de mutisme de l’administration face à ce drame.

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04 journalistes incarcérés pour soupçon de vol des lunettes d’Alamine Ousmane Mey

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Quatre journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue le 16 septembre 2026 à Yaoundé avant d’être libérés le 21 septembre 2026, à la suite d’une suspicion de vol des lunettes du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey.

L’affaire de l’interpellation des quatre journalistes à Yaoundé s’est close le 21 septembre 2026 par leur libération sans poursuites, après qu’il a été établi que les lunettes égarées du ministre se trouvaient en réalité dans son propre véhicule.

Il s’agit notamment de François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform Plus), Solange Djuikam (Univers Info) et Pierre Mouchili (Le Procès International).

Ils ont été interpellés le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé lors de la clôture des journées de la BID présidée par le ministre Alamine Ousmane Mey, avant d’être soupçonnés du vol de ses lunettes.

Malgré la découverte rapide de l’accessoire dans le véhicule personnel du ministre, la détention a été prolongée pour « intrusion non autorisée » avant leur libération après cinq jours.

Le SPIC et la Redhac ont qualifié cette détention d’abusive et d’arbitraire. La communication du ministre a toutefois précisé qu’aucune plainte n’avait été déposée, tandis que l’affaire a relancé les débats sur la liberté de la presse au Cameroun.

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