Dernières actualités
Import-Substitution : Ces projets agricoles qui tardent à donner des fruits

La dernière trouvaille du gouvernement pour sortir le Cameroun de la dépendance alimentaire est le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH). Dévoilé à Yaoundé pour la période 2024- 2026, ce programme de 1 444 milliards de FCFA ambitionne de renforcer la production nationale de riz, maïs, poisson, lait et huile de palme. L’objectif affiché est de réduire une dépendance alimentaire qui coûte chaque année plus de 800 milliards de FCFA aux finances publiques, selon l’Institut national de la statistique (INS).
En clair, il s’agit pour le Cameroun de regagner sa souveraineté alimentaire en stimulant la production et la transformation locales. Mais le PIISAH, lancé en grande pompe par le ministère de l’Économie sous la houlette d’Alamine Ousmane Mey, n’est que la pièce la plus récente d’un vaste puzzle. Avant lui, plusieurs programmes et projets agricoles ont vu le jour. Padfa II, Prodel, Pea-Jeunes, Pidma, Padmirc, Pdc_Va, ou encore le Programme national de développement du palmier à huile et de l’hévéa (PNDPHH). Leur objectif commun est de moderniser les filières agricoles et appuyer les producteurs. Sur le papier, la vision est claire. Dans la pratique, son appropriation par les populations demeure problématique.
UNE MOITIÉ DE PRODUCTEURS MAL INFORMÉS
Les résultats d’un mini-sondage réalisé en 2025 par nos confrères de Data Cameroon auprès d’une trentaine de producteurs des régions du Centre, du Littoral et de l’Ouest révèlent l’ampleur du fossé entre les politiques publiques et le terrain. La moitié des producteurs interrogés disent ignorer totalement l’existence des projets et programmes agricoles censés les accompagner. Même parmi les agricultrices informées, rares sont celles à avoir effectivement bénéficié d’un appui. « En début d’année, j’ai essayé de monter le dossier de ma société coopérative pour bénéficier d’un projet, mais notre fonds était presque vide », confie Christine Milango, épouse Ndong, responsable de la Scoopsfedi à Njombé-Penja. « C’est cela qui nous a vraiment fauchés… ».
D’autres pointent un déficit de communication. « Il y a un manque d’information. Même quand elle arrive, c’est trop tard », déplore Philomène Bertille Jabea, présidente de la Société coopérative des femmes entrepreneures du Littoral (Scfel). Sa compatriote Madeleine Nga renchérit : « Nous avons appris le lancement d’un programme de la FAO deux jours avant la clôture de l’appel à candidatures ».
DES ADMINISTRATIONS LOCALES SOUS-ÉQUIPÉES
Du côté de l’administration, le constat est tout aussi préoccupant. Les relais locaux du ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) reconnaissent leur difficulté à faire circuler l’information. « Dans les services déconcentrés comme le nôtre, certains ne savent même pas qu’il existe une délégation de l’Agriculture », admet Charles Calvin Boubouama, délégué d’arrondissement du Minader à Nikoutou.
À Njombé-Penja, Leon II Irnée Mengue, en poste depuis moins d’un an, évoque un « manque d’outils pour sensibiliser efficacement ». Il dit avoir entrepris un recensement des projets actifs dans sa circonscription, faute de base de données centralisée. Cette désorganisation complique la mise en œuvre locale des multiples initiatives du Minader, dont certaines — comme le Projet d’appui au développement des filières agricoles (Padfa) ou le Programme de promotion de l’entrepreneuriat agropastoral des jeunes (Pea-Jeunes) — ont déjà livré des résultats, mais peinent à s’ancrer durablement dans les territoires. Pour 2025, le gouvernement a promis d’intensifier son effort budgétaire.
Le 14 août 2025, Alamine Ousmane Mey a signé avec sept structures publiques des conventions de transfert de 13,55 milliards de FCFA destinés à la production agropastorale et halieutique. Dans le détail, 9,2 milliards iront à la Banque camerounaise des PME (BCPME) pour soutenir les opérateurs privés des filières ciblées, tandis que 4,3 milliards seront distribués à l’Unvda, à la Sodepa, à l’IRAD, à l’Office céréalier et aux projets Viva-Logone et Viva-Bénoué.
Ces fonds s’inscrivent dans le cadre du PIISAH, qui prévoit de sécuriser 1,4 million d’hectares de terres agricoles et d’investir 1 208 milliards de FCFA dans les infrastructures rurales (barrages, routes, électrification). Mais ces montants colossaux n’ont pas encore produit l’effet d’entraînement espéré. Les observateurs évoquent des résultats « mitigés » lors de la première année d’implémentation du PIISAH en 2024, malgré une mobilisation de 248,49 milliards de FCFA.
LE SECTEUR PRIVÉ RESTE FRILEUX
Lors du 4ᵉ Cameroon Investment Forum tenu le 17 avril 2024 à Douala, les patrons ont exprimé leur scepticisme quant à la mise en œuvre de la politique d’import-substitution. « Pour produire localement du riz, du maïs, du poisson, du lait et de l’huile de palme, nous avons besoin d’espace, de terrain », a martelé Célestin Tawamba, président du Gecam. Il dénonce un cadre foncier instable : « Le titre foncier ne garantit rien, car il peut être révoqué par le ministre du jour au lendemain. Comment développer l’agriculture sans sécurité foncière ? ». Même son de cloche du côté de Leonel Kungaba Fongoh, PDG de Global Corporation Group, qui plaide pour « faciliter l’accès à la terre » et inciter les investisseurs étrangers à s’associer à des Camerounais. À ces obstacles s’ajoutent des difficultés de financement. « Il n’existe actuellement aucun dispositif adapté pour financer l’agriculture », déplore à nouveau Célestin Tawamba. Gwendoline Abunaw, directrice générale d’Ecobank Cameroun et présidente de l’Apeccam, a quant à elle encouragé les entrepreneurs à mieux explorer les offres de crédit existantes, tout en reconnaissant que les conditions de prêt restent souvent dissuasives pour les petits producteurs.
L’ACCÈS AU MARCHÉ
« Quand d’autres pays ont lancé des politiques d’import-substitution, ils ont pris en compte les exigences du marché », a expliqué Dr Simon François Yonga Bakalag, coordonnateur national du Centre du réseau des filières de croissance. Selon lui, il faut d’abord garantir des débouchés aux producteurs avant de stimuler la production : « Nos produits doivent répondre aux normes commerciales si nous voulons qu’ils soient vendus. » Le gouvernement ne ménage pourtant pas ses efforts.
Le Projet de l’inclusion et de l’employabilité des femmes et des jeunes (Propiej), soutenu par le PNUD et la Banque mondiale, a lancé en 2025 un appel à candidatures pour 100 projets innovants portés par des femmes et des jeunes dans le cadre du PIISAH. Les lauréats bénéficieront d’un appui financier de la BC-PME et d’un accompagnement technique pour renforcer la compétitivité de leurs entreprises. Mais ces initiatives, souvent concentrées dans les grandes villes ou les centres administratifs, peinent encore à atteindre les producteurs ruraux. « Il faut pouvoir vendre nos produits avant de démarrer la production », résume lucidement Dr Yonga Bakalag.
Avec plus de vingt programmes agricoles opérationnels sous la tutelle du Minader, le Cameroun n’a jamais autant investi dans son secteur rural. Pourtant, la fragmentation des dispositifs, le déficit de communication et la méfiance du secteur privé risquent de retarder les objectifs du PIISAH et, plus largement, la marche vers l’autosuffisance alimentaire. Les milliards engagés ne suffisent pas sans un effort accru de vulgarisation, d’information et de simplification administrative. Tant que les producteurs ne s’approprieront pas les politiques agricoles censées les soutenir, la souveraineté alimentaire restera une promesse en suspens.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Paris : deux grenades débarquent à l’église avant la messe

Une centaine de fidèles réunis pour l’office dominical, et soudain, l’évacuation. Ce dimanche 9 août, l’église Notre-Dame de la Gare, dans le XIIIe arrondissement de Paris, a vécu une matinée peu ordinaire, à cause de deux grenades apportées par une octogénaire du quartier.
Une découverte faite dans les parties communes de son immeuble
C’est aux alentours de 10h20, juste avant le début de la messe, que la scène se joue. Une femme âgée de plus de 80 ans se présente à l’église avec deux grenades, qu’elle affirme avoir trouvées un peu plus tôt dans les parties communes de son immeuble, situé dans le même arrondissement. Son intention n’était visiblement pas de menacer qui que ce soit : elle voulait simplement montrer sa découverte au curé de la paroisse, comme on porterait un objet perdu à qui de droit.
Le prêtre, confronté à une situation qu’il n’avait certainement jamais anticipée, réagit néanmoins avec sang-froid. Il écarte aussitôt les deux engins en les plaçant dans la sacristie, avant de contacter les secours sans attendre. Une décision qui, sur le moment, a sans doute évité un mouvement de panique parmi les fidèles déjà installés dans les bancs.
Une centaine de paroissiens évacués en urgence
L’alerte donnée, la police n’a pas tardé à intervenir. Environ une centaine de paroissiens ont dû quitter précipitamment l’édifice, le temps que les forces de l’ordre et les spécialistes de la préfecture de police procèdent aux vérifications d’usage sur les deux objets. La messe, elle, a été interrompue net — pas franchement le déroulé habituel d’un dimanche matin dans cette paroisse du XIIIe arrondissement.
Le secteur autour de l’église a été rapidement sécurisé le temps des opérations. Si l’épisode a de quoi surprendre par son caractère insolite, il illustre aussi un réflexe somme toute assez commun : face à un objet dont on ignore la dangerosité réelle, mieux vaut souvent se tourner vers une figure de confiance du quartier que d’improviser une solution seul chez soi. Reste à savoir comment ces deux grenades ont pu atterrir dans les parties communes d’un immeuble parisien, une question sur laquelle l’enquête devra désormais se pencher.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com
Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Entrelacs : une fillette de 3 ans meurt noyée dans une piscine

Le drame s’est produit jeudi soir à Entrelacs, en Savoie. Une fillette de 3 ans a échappé à la vigilance de ses parents alors que la famille passait ses vacances dans la région.
Les vacances ont viré au drame en quelques minutes. Jeudi 6 août, une fillette de 3 ans est morte noyée dans une piscine privée à Entrelacs, en Savoie.
Les faits se sont produits vers 22 h 30. La petite fille se trouvait avec ses parents, venus passer quelques jours de vacances dans le département.
Entrelacs : la fillette échappe à la vigilance de ses parents
Selon les premiers éléments rapportés, l’enfant a échappé à la vigilance de ses parents avant de tomber dans la piscine.
À cet âge, quelques instants peuvent suffire. La fillette a été retrouvée dans l’eau, en arrêt cardiorespiratoire.
Les secours ont rapidement été appelés et se sont rendus sur place. Malgré leur intervention, ils n’ont pas pu sauver l’enfant.
Les secours ne parviennent pas à sauver l’enfant
À leur arrivée, les secours ont pris en charge la fillette alors qu’elle se trouvait en arrêt cardiorespiratoire.
Les tentatives de réanimation n’ont malheureusement pas permis de la ranimer. Les secours n’ont finalement pu que constater son décès.
Le drame s’est déroulé dans une piscine privée, alors que la famille séjournait à Entrelacs pour les vacances.
Une noyade survenue en pleine période estivale
Les noyades accidentelles chez les jeunes enfants restent particulièrement redoutées pendant l’été. Une piscine familiale peut sembler sûre, mais un enfant de moins de 6 ans peut se retrouver en difficulté en quelques secondes.
À Entrelacs, cette soirée de vacances s’est ainsi terminée par la mort d’une petite fille de 3 ans. Les circonstances précises de sa chute dans la piscine restent à établir.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com
Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
À Royan, elle tente d’écraser son ex en voiture et appelle la police

Une femme de 32 ans est soupçonnée d’avoir volontairement foncé en voiture sur son ancien compagnon, mercredi soir à Royan (Charente-Maritime). Après les faits, elle a appelé elle-même la police avant de se retrancher chez elle.
La scène aurait pu virer au drame. Mercredi soir, vers 19 h 30, une femme de 32 ans aurait tenté d’écraser son ex-compagnon avec sa voiture, à Royan, en Charente-Maritime. L’homme, âgé de 28 ans, aurait réussi à éviter le véhicule.
Mais la soirée ne s’est pas arrêtée là.
Elle s’en prend ensuite à un ami de son ex
Après être sortie de sa voiture, la trentenaire aurait agressé un ami de son ancien compagnon. Elle lui aurait asséné un coup de tête avant de quitter les lieux.
Puis, fait plus surprenant, elle aurait elle-même composé le 17 pour prévenir les forces de l’ordre.
Selon les éléments rapportés dans la presse locale, elle aurait alors déclaré aux policiers « regretter de l’avoir raté », en parlant de son ancien compagnon.
Une phrase qui aurait immédiatement alerté les enquêteurs sur la gravité de la situation.
Elle se retranche chez elle avant son arrestation
Après son appel aux policiers, la suspecte est rentrée à son domicile. Elle s’y serait ensuite retranchée.
Les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour procéder à son interpellation. L’intervention des officiers de police judiciaire a finalement permis de l’arrêter peu avant 21 heures, soit moins de deux heures après les premiers faits.
La femme a ensuite été placée en garde à vue.
Une femme déjà connue des services de police
La suspecte était déjà connue de la police. Son passé judiciaire comporte notamment des faits de violences, d’escroquerie ainsi que des délits routiers.
Durant sa garde à vue, elle aurait toutefois minimisé les faits qui lui sont reprochés.
Reste désormais à déterminer précisément ce qui s’est passé mercredi soir. Les enquêteurs devront notamment établir les circonstances de la tentative présumée d’écrasement et les intentions de la conductrice.
Jugée pour tentative de meurtre à Saintes
La femme de 32 ans doit être jugée en comparution immédiate devant le tribunal de Saintes. Elle est poursuivie pour tentative de meurtre.
La qualification retenue par la justice repose notamment sur les éléments recueillis au cours de l’enquête. Les déclarations de la suspecte, celles de son ex-compagnon et les éventuels témoignages seront examinés dans le cadre de la procédure.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com
Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales5 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














