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Cacao et café : le CICC et GS1 Cameroun s’allient pour préparer le RDUE

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Cacao et café : le CICC et GS1 Cameroun s’allient pour préparer le RDUE
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(Investir au Cameroun) – Le 9 octobre 2025, le secrétaire exécutif du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), Omer Maledy, et Fabris Ekeu, directeur général de GS1 Cameroun, filiale locale de l’organisation mondiale GS1 spécialisée dans les standards de codes-barres, ont signé un protocole d’entente visant à accélérer la mise en conformité des filières cacao et café camerounaises avec le Règlement de l’Union européenne sur la déforestation (RDUE).

Cette législation interdit les exportations vers l’Europe de produits agricoles et forestiers — cacao, café, caoutchouc, huile de palme, soja, bœuf et bois — issus de zones déboisées. Le protocole signé garantit une traçabilité complète et la conformité des filières camerounaises, plaçant le pays à l’avant-garde d’un commerce durable et transparent, aligné avec les exigences européennes.

Grâce au travail de cartographie géographique mené par le CICC, producteurs, coopératives et exportateurs peuvent désormais intégrer leurs données de localisation avec les numéros d’emplacement mondial GS1, assurant la standardisation et l’interopérabilité directe avec les data pools européens.

Chaque lot peut aussi se voir attribuer un code de conteneur GS1, permettant de retracer l’origine et la composition même en cas de mélange. Selon Fabris Ekeu, ces données seront automatiquement synchronisées, incluant les attributs RDUE tels que l’origine, les coordonnées GPS et le DDS ID, vers le réseau mondial interconnecté du CICC et des plateformes européennes.

Sécuriser l’accès aux marchés

Pour les signataires, ce système renforce la fiabilité des données, garantit l’interopérabilité totale avec les systèmes européens, réduit les coûts de conformité et sécurise l’accès au marché international.

Le 15 juillet 2025, à l’occasion du Forum national sur la mise en conformité avec le RDUE à Yaoundé, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, avait précisé que 99% des bassins de production du cacao et du café au Cameroun sont déjà couverts par des dispositifs de géolocalisation et de traçabilité.

Initialement prévue pour le 1er janvier 2025, puis reportée au 1er janvier 2026, l’entrée en vigueur du RDUE pourrait finalement intervenir le 1er janvier 2027. Dans une lettre datée du 23 septembre 2025, la commissaire européenne à l’Environnement, Jessika Roswall, a justifié ce nouveau report par l’incapacité de la plateforme informatique à absorber l’important volume de données attendu.

Ce délai supplémentaire offre au Cameroun un temps précieux pour préparer les filières caoutchouc, huile de palme, soja, bœuf et bois à la conformité RDUE. La mise en conformité du cacao et du café est cruciale, ces produits étant majoritairement destinés à l’Europe. Selon les données officielles, le pays, cinquième producteur mondial de cacao, exporte 78% de sa production de cacao et 87% de son café vers l’Union européenne.

Frédéric Nonos

Lire aussi :

03-10-2025 – Loi anti-déforestation : l’UE envisage un nouveau report, une aubaine pour permettre au Cameroun de mieux se préparer

16-07-2025 - Cacao-café : 99 % des bassins déjà traçables, le Cameroun se dit prêt pour les nouvelles exigences du marché européen

25-06-2025 - Cacao/café : 2,6 milliards de FCFA pour aider le Cameroun à s’adapter à la norme anti-déforestation de l’UE

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Assurances : Area remplace Chanas sur les contrats dommages et maladie de la Sonatrel, pour près d’un milliard de FCFA

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Assurances : Area remplace Chanas sur les contrats dommages et maladie de la Sonatrel, pour près d’un milliard de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Area Assurances a remporté un deuxième marché d’assurance auprès de la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel) en 2026. Le 17 septembre, l’entreprise publique lui a attribué la couverture maladie de son personnel pour 475,17 millions de FCFA TTC sur douze mois. Avec la police globale dommages obtenue en mai pour 515,49 millions, les deux contrats attribués à Area totalisent 990,66 millions de FCFA.

Ce montant est pratiquement identique aux 990 millions de FCFA attribués en 2025 à Chanas Assurances pour ces deux catégories de couverture. Mais cette stabilité globale masque des évolutions opposées. La globale dommages passe de 500 millions à 515,49 millions de FCFA, soit une hausse de 3,1 %, tandis que l’assurance maladie recule de 490 millions à 475,17 millions, soit une baisse de 3 %. Au total, l’écart entre les deux exercices se limite à 660 456 FCFA, soit 0,07 %.

Cette comparaison porte toutefois sur les montants attribués. Elle ne permet pas d’affirmer que les garanties, les plafonds de remboursement ou le nombre de bénéficiaires sont strictement identiques entre 2025 et 2026.

Sur le marché d’assurance maladie, Area a obtenu une note finale de 97,6/100, contre 88,89/100 pour Zenithe Assurances. Cette dernière proposait 495,49 millions de FCFA, soit 20,32 millions de plus qu’Area. Chanas, créditée de 73/100, a été disqualifiée, la Sonatrel faisant état d’une ACF non conforme et d’une note technique inférieure au seuil de 80/100 prévu par le dossier d’appel d’offres.

L’offre d’Area se situe par ailleurs presque exactement au plancher financier autorisé. Pour un coût prévisionnel de 500 millions de FCFA, le dossier d’appel d’offres prévoyait l’élimination de toute proposition inférieure à 95 % de cette enveloppe, soit 475 millions. Avec 475 174 193 FCFA, Area dépasse ce seuil de seulement 174 193 FCFA.

Un basculement amorcé sur la globale dommages

Area avait déjà remplacé Chanas quelques mois plus tôt sur la police globale dommages. Le 26 mai 2026, la Sonatrel lui a attribué ce contrat pour 515 486 263 FCFA TTC sur douze mois. Activa Assurances, deuxième, proposait 530 054 755 FCFA, soit 14,57 millions de plus. Chanas avait été disqualifiée en raison d’un certificat ISO 9001:2015 non accompagné de l’accréditation en cours de validité de l’organisme certificateur. NSIA et Zenithe n’avaient pas atteint le seuil technique requis.

En 2025, Chanas détenait encore les deux contrats : 500 millions de FCFA pour la globale dommages et 490 millions pour l’assurance maladie. Les deux attributions de 2026 transfèrent ainsi à Area des marchés totalisant 990,66 millions de FCFA, contre 990 millions pour Chanas un an plus tôt.

Area Assurances est agréée depuis septembre 2007 dans les branches incendie, accidents, risques divers et transport. La compagnie, basée à Douala et dirigée par Martial Sojio, indique disposer de 11 bureaux directs et de 10 agents généraux.

Baudouin Enama

Lire aussi :

08-09-2026 – Assurances : le Minfi avertit 20 sociétés de courtage pour manquements à la réglementation

10-08-2026 – Chanas Assurances veut porter son capital à 13,27 milliards de FCFA, dont 3,33 milliards à souscrire en numéraire

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Or de Mbe : Oriole cède une redevance pour 686 millions de FCFA après la hausse des ressources à 1,66 million d’onces

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Or de Mbe : Oriole cède une redevance pour 686 millions de FCFA après la hausse des ressources à 1,66 million d’onces
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(Investir au Cameroun) – La société minière britannique Oriole Resources renforce ses moyens financiers pour poursuivre ses activités au Cameroun, où son projet aurifère de Mbe, dans l’Adamaoua, compte désormais 1,66 million d’onces de ressources inférées. Le 18 septembre 2026, l’entreprise cotée sur l’AIM de Londres a annoncé la vente à Ardent Metals LLC-FZ de sa redevance de 1,2 % sur le projet Muratdere, en Turquie, pour 1,2 million USD, soit environ 685,6 millions de FCFA. Selon son directeur général, Martin Rosser, ces fonds pourront soutenir les activités du groupe au Cameroun.

Oriole ne recevra toutefois pas immédiatement la totalité de cette somme. L’entreprise a déjà encaissé 400 000 USD, soit environ 228,5 millions de FCFA. Deux autres paiements du même montant sont prévus au plus tard les 19 mars et 19 septembre 2027. Près de 457 millions de FCFA restent donc à percevoir. La société ne précise pas la part qui ira directement à Mbe.

Cette opération intervient alors que le projet situé à l’ouest de Ngaoundéré a changé d’échelle. L’estimation publiée le 23 juillet 2026 par le cabinet indépendant Forge International fait état de 50,6 millions de tonnes de roche minéralisée contenant en moyenne 1,02 gramme d’or par tonne. Cela représente 1,66 million d’onces, soit environ 51,6 tonnes d’or.

Oriole ne détient toutefois que 50 % de Mbe, aux côtés de BCM International. Rapportée à cette participation, sa quote-part correspond à environ 830 000 onces, soit 25,8 tonnes d’or.

De 870 000 à 1,66 million d’onces en neuf mois

La première estimation formelle de ressources, publiée le 21 octobre 2025, attribuait 870 000 onces à la zone MB01-S. En avril 2026, l’identification de 360 000 onces à MB01-N a porté le total du projet à 1,23 million d’onces. Trois mois plus tard, de nouveaux forages ont relevé MB01-S à 1,30 million d’onces. Avec MB01-N, Mbe atteint désormais 1,66 million d’onces.

Les zones aurifères ne sont pas encore entièrement délimitées. Oriole estime qu’elles pourraient, à terme, renfermer« plusieurs millions d’onces ». Mais l’estimation officiellement publiée demeure de 1,66 million d’onces.

Une ressource, pas encore une réserve exploitable

Ce chiffre ne signifie pas qu’Oriole dispose déjà de 1,66 million d’onces d’or prêtes à être extraites. L’ensemble est classé dans la catégorie des ressources « inférées », le niveau de confiance le moins élevé dans l’estimation d’une ressource minérale.

Les travaux indiquent la quantité probable d’or dans le sous-sol, mais il reste à démontrer quelle partie pourra être extraite de manière rentable. Des forages et des études supplémentaires seront nécessaires avant qu’une partie des ressources puisse éventuellement devenir une réserve minière.

Mbe se distingue ainsi de Bibemi, l’autre projet aurifère camerounais d’Oriole. Bibemi ne compte que 460 000 onces de ressources, mais il est plus avancé : des études métallurgiques et une première évaluation économique y ont déjà été réalisées, et Oriole a déposé une demande de permis d’exploitation.

Oriole et BCM devront financer la suite des travaux

BCM International a acquis 50 % de Mbe après avoir notamment financé 4 millions USD de travaux d’exploration, soit environ 2,29 milliards de FCFA. Depuis juin 2026, les deux partenaires détiennent chacun la moitié du projet et doivent contribuer aux nouvelles dépenses pour conserver leur participation.

La vente de la redevance de Muratdere apporte donc à Oriole une nouvelle source de financement. Mais sur les quelque 685,6 millions de FCFA attendus, seuls 228,5 millions ont été encaissés à ce jour. Les prochains travaux devront déterminer si la ressource peut encore augmenter et quelle part de l’or identifié pourrait, à terme, être exploitée de manière rentable.

Baudouin Enama

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Sénégal : Sadio Mané lance un vaste projet de 11,7 milliards de FCFA – Réactions des camerounais

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Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a présidé, ce samedi 19 septembre 2026, à Bambali, à la cérémonie de lancement de SM10, un projet […]

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