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« Si tout était normal dans notre parcours, on serait déjà qualifiés »

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« Si tout était normal dans notre parcours, on serait déjà qualifiés »
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Le sélectionneur belge des Lions Indomptables monte au créneau et dénonce un sabotage orchestré qui empêcherait le Cameroun d’être déjà qualifié pour le Mondial 2026.

Un coach excédé par les interférences

Marc Brys ne mâche plus ses mots. Après le match contre l’Île Maurice mercredi dernier, comptant pour la 9e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, le technicien belge a dénoncé avec véhémence ce qu’il considère comme une obstruction systématique à son travail.

« Moi, je sais qui je veux. Je donne toujours les noms sur le banc. D’après la FIFA, c’est le coach principal qui décide en priorité qui est sur le banc. C’est très clair », a martelé Brys, visiblement agacé par la situation qui perdure depuis plusieurs mois.

L’affaire Mununga : symbole d’un conflit larvé

Au cœur du différend : l’absence de Joachim Mununga, son assistant, que Brys souhaitait avoir à ses côtés sur le banc de touche. Le sélectionneur avait pourtant soumis sa liste au commissaire du match, incluant son adjoint de confiance. Mais comme à l’accoutumée ces derniers mois, c’est la liste proposée par la Fécafoot de Samuel Eto’o Fils qui a été validée, reléguant celle de Brys aux oubliettes.

Un scénario qui se répète et qui fait sortir de ses gonds l’entraîneur des Lions Indomptables.

Des accusations graves de sabotage

Mais Brys va plus loin dans ses déclarations. Il n’hésite pas à pointer du doigt une volonté délibérée de nuire aux performances de l’équipe nationale : « Dans certains groupes, ce n’est pas clair. Ils préfèrent que le Cameroun soit en difficulté. »

Selon le technicien, sans ces perturbations, la qualification pour le Mondial 2026 serait déjà acquise : « L’organisation près de nous fait toujours des choses pour perturber, saboter les choses. Si tout était normal dans notre parcours, on serait déjà qualifiés. »

Des propos explosifs qui révèlent l’ampleur du malaise entre le sélectionneur et la Fédération camerounaise de football.

Un conflit qui menace les ambitions camerounaises

Ce bras de fer entre Marc Brys et la Fécafoot risque de compromettre les ambitions du Cameroun sur la scène internationale. Alors que les Lions Indomptables devraient concentrer toutes leurs énergies sur le terrain, ces querelles internes sapent la cohésion et la sérénité nécessaires à la performance.

La question se pose désormais : qui sortira vainqueur de ce duel ? Et surtout, le football camerounais ne risque-t-il pas d’être le grand perdant de cette guerre d’ego ?

Une chose est certaine : Marc Brys, fidèle à sa réputation de « dur à cuire », ne compte pas baisser les bras de sitôt.

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04 journalistes incarcérés pour soupçon de vol des lunettes d’Alamine Ousmane Mey

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Quatre journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue le 16 septembre 2026 à Yaoundé avant d’être libérés le 21 septembre 2026, à la suite d’une suspicion de vol des lunettes du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey.

L’affaire de l’interpellation des quatre journalistes à Yaoundé s’est close le 21 septembre 2026 par leur libération sans poursuites, après qu’il a été établi que les lunettes égarées du ministre se trouvaient en réalité dans son propre véhicule.

Il s’agit notamment de François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform Plus), Solange Djuikam (Univers Info) et Pierre Mouchili (Le Procès International).

Ils ont été interpellés le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé lors de la clôture des journées de la BID présidée par le ministre Alamine Ousmane Mey, avant d’être soupçonnés du vol de ses lunettes.

Malgré la découverte rapide de l’accessoire dans le véhicule personnel du ministre, la détention a été prolongée pour « intrusion non autorisée » avant leur libération après cinq jours.

Le SPIC et la Redhac ont qualifié cette détention d’abusive et d’arbitraire. La communication du ministre a toutefois précisé qu’aucune plainte n’avait été déposée, tandis que l’affaire a relancé les débats sur la liberté de la presse au Cameroun.

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l’élection de Geremi Njitap contestée devant la justice

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L’élection de Geremi Njitap à la présidence du Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC) est désormais contestée devant la justice. Joslain Leonel Mayebi, membre du syndicat depuis 15 ans, a saisi les juridictions compétentes pour demander l’annulation de l’Assemblée générale élective tenue le 2 septembre 2026 à Douala.

À l’issue de cette assemblée, l’ancien international camerounais Geremi Njitap a été élu à la tête du SYNAFOC. Mais le scrutin est aujourd’hui au cœur d’un contentieux. Mayebi, soutenu par plusieurs délégués régionaux, dénonce notamment des irrégularités dans le processus électoral ainsi que leur exclusion du vote.

Dans un communiqué, Joslain Leonel Mayebi fait état de « violations répétées de nos statuts », d’« atteintes graves à notre liberté syndicale » et d’une « manipulation programmée du corps électoral ». Il affirme également vouloir engager une « bataille judiciaire ferme et résolue » pour obtenir le respect des règles régissant le fonctionnement du syndicat.

Les plaignants invoquent notamment le principe juridique Fraus omnia corrumpit, selon lequel la fraude corrompt tout. Avec l’appui du cabinet AKKUM AKKUM & Associates LLP, ils demandent à la justice d’examiner les conditions dans lesquelles l’Assemblée générale élective s’est déroulée et de se prononcer sur sa conformité aux statuts du SYNAFOC.

L’élection de Geremi Njitap se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer judiciaire. La suite de la procédure devra déterminer si les griefs soulevés par Joslain Leonel Mayebi et les autres contestataires sont fondés et quelles conséquences pourraient en découler pour le scrutin du 2 septembre.

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Samuel Eto’o visé par une plainte au Tribunal criminel spécial

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Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o Fils, est visé par une plainte déposée au Tribunal criminel spécial (TCS). L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACAC), dirigée par Abdouraman Ahmadou Baba, affirme avoir saisi cette juridiction au sujet d’allégations de détournement de fonds.

Selon l’ACAC, cette plainte met en cause la gestion financière de la FECAFOOT et vise directement son président. L’association demande ainsi à la justice de se pencher sur les faits qu’elle dénonce et d’en déterminer la réalité ainsi que les éventuelles responsabilités.

Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du football camerounais. Elle vient ajouter un nouveau volet judiciaire aux nombreux différends qui opposent depuis plusieurs années certains acteurs du football à la direction de la FECAFOOT.

À ce stade, les faits dénoncés par l’ACAC constituent des allégations. Leur réalité, leur qualification juridique et les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités judiciaires compétentes.

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