Actualités locales
Atanga Nji détermine la ligne rouge à ne pas franchir
Le ministre de l’Administration territoriale était devant la presse ce dimanche 12 octobre 2025, après la fin du vote.
Au Cameroun, l’heure est actuellement au dépouillement dans les différents bureaux de vote. Près de 8 millions des camerounais étaient attendus aux urnes pour élire leur prochain président de la République pour les 7 prochaines années. Alors que l’heure est actuellement au dépouillement dans les bureaux de vote, le ministre de l’Administration territoriale vient de donner une conférence de presse à Yaoundé où, il revient sur la publication des résultats.
« Jusqu’à hier soir, des autorités administratives ont présenté au Minat des indices concordants faisant état de tentatives, par certains candidats, de publier les résultats de l’élection présidentielle en utilisant des plateformes et des applications illégales qui ne sont pas prévues par la réglementation en vigueur. Je profite de l’occasion pour réitérer ma mise en garde à l’endroit des candidats qui seraient tentés par cette activité criminelle, d’y mettre un terme avant qu’il ne soit trop tard. Car c’est la ligne rouge à ne pas franchir », clame Paul Atanga Nji.
« L’administration passera à l’offensive pour mettre un terme à ce processus qui consiste à fabriquer de faux résultats des élections. Les contrevenants, quel que soit leur statut politique ou leur rang social, feront face à la rigueur de la loi, sans la moindre complaisance », a-t-il poursuivi.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Électricité : vers une renégociation des contrats de KPDC et DPDC après le rachat annoncé des actifs de Globeleq
(Investir au Cameroun) – Le rachat envisagé des participations de Globeleq dans les centrales thermiques de Kribi et de Dibamba pourrait ouvrir un nouveau chantier pour l’État camerounais : la renégociation des contrats de KPDC et DPDC, avec à la clé une baisse attendue d’environ 3 milliards de FCFA par mois de la charge supportée par l’ex-ENEO, devenue Socadel.
C’est ce qui ressort du plan de restructuration élaboré en mars 2026 par le ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee). Selon ce document, les contrats liant le distributeur d’électricité aux deux producteurs indépendants pèsent près de 8 milliards de FCFA par mois. L’objectif affiché est double : réduire cette charge contractuelle et revoir l’exploitation des deux actifs pour abaisser leur coût global.
Deux centrales clés dans le viseur
Les discussions autour d’une sortie de Globeleq du marché camerounais ont franchi un cap. Selon des sources concordantes, des négociations formelles ont été ouvertes début mars entre le gouvernement et des représentants du groupe en vue d’une cession amiable de la centrale à gaz de Kribi, d’une capacité de 216 MW, et de la centrale au fioul lourd de Dibamba, d’une capacité de 88 MW.
Détenues à 56 % par Globeleq Cameroun et à 44 % par l’État du Cameroun, ces deux infrastructures représentent plus de 20 % des capacités du Réseau interconnecté sud, qui alimente notamment Douala, Yaoundé et la zone industrialo-portuaire de Kribi. Leur contrôle dépasse donc le simple enjeu capitalistique : il touche directement à la sécurité d’approvisionnement du principal bassin de consommation du pays.
Le nœud du dossier : la facture contractuelle
Le cœur de l’opération se trouve dans la structure de coûts. D’après le plan du MINEE, l’ex-ENEO supporte une charge de capacité d’environ 8 milliards de FCFA par mois au titre des contrats conclus avec KPDC et DPDC.
Dans le scénario étudié par les pouvoirs publics, le rachat des parts de Globeleq ouvrirait la voie à une renégociation de ces contrats. Gain espéré : environ 3 milliards de FCFA par mois. Le même document évoque également une optimisation, voire une extension des capacités de production des deux centrales, avec l’ambition de réduire plus largement le coût supporté par le système électrique.
Autrement dit, l’État ne viserait pas seulement une reprise d’actifs, mais aussi une révision en profondeur du modèle économique qui encadre leur exploitation.
Une séquence cohérente avec la reprise d’ENEO
Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de reprise en main du secteur. Après le rachat des parts d’Actis dans ENEO pour un montant estimé à environ 78 milliards de FCFA, l’éventuelle acquisition des actifs de Globeleq renforcerait la présence de l’État dans la production, après le transport déjà largement structuré autour de la Sonatrel et la gestion des barrages assurée par EDC.
Vu sous cet angle, le dossier Globeleq apparaît comme une étape supplémentaire dans la recomposition du paysage électrique camerounais, avec une remontée progressive du contrôle public sur les maillons stratégiques de la chaîne.
Préemption en 2025, négociations en 2026
L’intérêt de Yaoundé pour Kribi et Dibamba ne date pas d’hier. Le 5 juillet 2025, l’État avait activé son droit de préemption pour empêcher la cession de ces actifs à un tiers. À l’époque, le britannique Savannah Energy, déjà engagé dans le développement du complexe hydroélectrique et solaire de Bini à Warak, s’intéressait à leur reprise.
Le dossier est donc passé d’une logique défensive — empêcher la sortie des actifs vers un investisseur tiers — à une logique offensive : reprendre la main, puis tenter d’alléger une facture jugée trop lourde.
Reste une question centrale : à quel prix ? Ni la valorisation des actifs détenus par Globeleq ni le calendrier de finalisation des négociations n’ont été rendus publics.
Dans un contexte déjà marqué par l’effort financier consenti pour reprendre ENEO, l’État devra démontrer qu’il peut absorber une nouvelle opération de cette ampleur sans fragiliser davantage les équilibres du secteur. Car au-delà de l’intérêt stratégique de Kribi et Dibamba, c’est la soutenabilité financière de toute la restructuration électrique qui se joue en arrière-plan.
Amina Malloum
Lire aussi :
16-10-2025 – Pour préparer son départ du Cameroun, Globeleq négocie la cession de ses actifs de Kribi et Dibamba à des acteurs locaux
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
les Lionnes brisées à Zanzibar, Christiane Kiki Meva demande pardon au peuple camerounais
Le rêve polonais s’est envolé dans la douleur. Les Lionnes U20 du Cameroun ne disputeront pas la prochaine Coupe du monde féminine U20 prévue en Pologne en 2026, après leur défaite à Zanzibar face à la Tanzanie, lors du match retour du 4e tour des éliminatoires.
Pourtant, tout semblait encore possible après la brillante victoire 3-1 obtenue à Yaoundé au match aller. Portées par l’espoir d’une qualification historique, les Camerounaises ont finalement sombré loin de leurs bases, laissant échapper un billet qui leur tendait les bras.
Au coup de sifflet final, la déception était immense. Sur les réseaux sociaux, la joueuse camerounaise Christiane Kiki Meva a pris la parole dans un message poignant adressé au peuple camerounais.
« À tout le peuple camerounais. Je sais que la douleur est grande. Nous avions le rêve en poche après ce magnifique 3-1 à Yaoundé, mais le football peut être d’une cruauté sans nom et Zanzibar nous l’a rappelé ce dimanche. Je vous demande pardon pour ce but qui n’est pas venu, pour ce billet pour la Pologne que nous n’avons pas pu composter. »
Dans un message chargé d’émotion, elle a également salué le soutien des supporters tout au long de la campagne qualificative.
« Chaque fille sur ce terrain a tout donné, et elle rentre à Yaoundé le cœur lourd, comme vous. Merci beaucoup à vous, peuple camerounais, pour votre soutien indéfectible. Vous n’avez jamais lâché. Même à distance, vous êtes notre force. »
Malgré cette élimination douloureuse, la joueuse appelle déjà à la résilience et à l’espoir pour l’avenir du football féminin camerounais.
« On tombe, on souffre, on se relève. Le drapeau vert-rouge-jaune volera encore plus haut. Le Cameroun ne meurt jamais. »
Cette désillusion laisse un goût amer pour toute une nation qui croyait fermement à la qualification des Lionnes U20. À Zanzibar, le rêve s’est effondré brutalement, rappelant une nouvelle fois combien le football peut être impitoyable.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Bauxite de Minim Martap : les 7 premières locomotives du Chinois CRRC attendues au Cameroun
(Investir au Cameroun) – Le projet de bauxite de Minim Martap franchit une nouvelle étape sur le front logistique. Sept locomotives fabriquées par le chinois CRRC Corporation Ltd sont attendues au port de Douala pour le compte de Camalco, la filiale camerounaise de l’australien Canyon Resources, engagée dans le développement de ce gisement situé dans l’Adamaoua.
L’annonce émane du logisticien Cosco Shipping, qui indique avoir récemment embarqué 12 locomotives à destination de l’Afrique. Sur ce lot, sept doivent être livrées au Cameroun pour alimenter le dispositif ferroviaire appelé à desservir la future mine.
Cette livraison s’inscrit dans le cadre d’un contrat plus large portant sur 22 locomotives diesel conclu entre Camalco et CRRC. L’objectif est de sécuriser la chaîne d’évacuation du minerai, alors que le projet vise une production de 10 millions de tonnes de bauxite par an.
L’enjeu est d’abord financier et opérationnel. Camalco, associée à Camrail, a déjà mobilisé 176,8 milliards de FCFA sur les 252,6 milliards de FCFA prévus pour l’acquisition du matériel ferroviaire. Autrement dit, une part majeure de l’investissement logistique a déjà été engagée, avant même la montée en puissance effective des expéditions.
Au-delà des locomotives, le schéma de transport repose aussi sur une commande initiale de 560 wagons ouverts passée auprès de l’indien Texmaco Rail & Engineering Limited. Cette commande est assortie d’une option sur 1 040 wagons supplémentaires à livrer au cours des cinq prochaines années, signe que le promoteur calibre déjà son outil ferroviaire pour une exploitation à grande échelle.
Le projet ne se limite pas à l’achat de matériel roulant. Canyon Resources doit également financer le raccordement de la mine au réseau national ainsi que la réhabilitation en urgence de plusieurs points critiques de la voie ferrée existante, afin de garantir l’acheminement du minerai jusqu’au port de Douala.
Avec l’arrivée annoncée de ces premières locomotives, le dossier Minim Martap envoie ainsi un signal d’avancement concret : après les annonces de financement et les contrats industriels, le projet entre plus visiblement dans sa phase de mise en place logistique, condition essentielle à toute future exportation.
Ludovic Amara
Lire aussi :
10-10-2025-En quête de 40% des actifs de Camrail, Camalco projette d’investir 176,8 milliards de FCFA dans le matériel ferroviaire
|
08-09-2025 - Minim Martap : Canyon veut accroître sa participation dans Camrail pour sécuriser l’évacuation de la bauxite |
07-03-2025 - Canyon prend 9,1% des parts de Camrail à 1,4 milliard de FCFA pour transporter la bauxite de Minim Martap
27-02-2025 – Bauxite de Minim Martap : l’Australien Canyon Resources projette ses premières exportations dès 2026
16-09-2024 – Bauxite de Minim-Martap : le Cameroun délivre son 4è permis d’exploitation de la mine solide à Canyon Resources
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
-
Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
-
Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation
-
Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
-
Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?
-
Actualités locales2 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
-
Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir
-
Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun
-
Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé
