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l’univers carcéral camerounais absent du débat politique

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l’univers carcéral camerounais absent du débat politique
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Alors que la campagne présidentielle s’acheve, un silence troublant persiste : celui des prisons camerounaises. Dans un pays où le discours politique abonde sur la corruption, la mal gouvernance, la sécurité, le chômage des jeunes, le fédéralisme, la condition carcérale reste un angle mort du débat public.

Quelques chiffres

Les prisons du Cameroun sont surpeuplées selon la Commission des droits de l’homme du Cameroun (CDHC) dans une déclaration publiée le 25 avril 2025. Le nombre de détenus ne cesse d’augmenter soit 30606 détenus en 2019 contre 37150 en 2024 pour une capacité de moins de 30 000 places. Dans certaines maisons d’arrêt, la surpopulation dépasse les 400% avec 1000 détenus pour un seul gardien. Des hommes, des femmes et des mineurs s’entassent dans des locaux insalubres en même le sol souvent sans accès suffisant à l’eau, aux soins où à la justice. Pourtant, cette réalité n’apparait pas dans les programmes des candidats à la magistrature suprême.

Un sujet impopulaire

Pourquoi ce silence des acteurs politique précisément des douze à la course pour le séjour à étoudi ? parce que parler des prisons, c’est aborder les marges, les échecs du système, les visages qu’on préfère ne pas voire pourtant ils existent. Dans un contexte électoral, évoquer les droits des détenus est souvent perçu comme un risque politique. Les candidats préfèrent s’afficher auprès des forces de sécurité que des prisonniers. Pourtant, une démocratie se mesure aussi à la manière dont elle traite celles et ceux qu’elle a privé de liberté et qui demeurent les enfants de la république. Parler des prisons ne signifie pas prôner la faiblesse face à la délinquance ou au crime, mais beaucoup plus de revendiquer la dignité face à la loi. Les candidats à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 ont raté une fois encore le coach sur cette question. Ils auraient gagné et fait la différence en inscrivant la reforme pénitentiaire quelque part dans leur projet.

Des réalités humaines

Derrière les barreaux, il y’a des vies suspendues : de jeunes prévenus qui attendent leur procès depuis des mois, voir des années, des hommes qui se battent pour un mandat (un bout de matelas). Certains développent des talents artistiques, spirituels ou artisanaux ignorés du grand public. D’autres sortent de prison sans accompagnement, condamnés à la récidive par manque de réinsertion. L’univers carcéral est une micro-société oubliée, reflet des fractures et des injustices dont souffrent le Cameroun. Les mesures pour révolutionner et mettre au standard la prison camerounaise ne sont pas « électoralement vendeuses » certes, mais elles sont moralement nécessaires et urgentes.

Jean Jules LEMB

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250 milliards de FCFA investis, mais l’autoroute peine toujours à être rentable

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250 milliards de FCFA investis, mais l’autoroute peine toujours à être rentable
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Le modèle économique de l’une des infrastructures les plus emblématiques du désenclavement portuaire camerounais continue de vaciller.

Selon l’édition de ce lundi du quotidien L’Économie, China Harbour Engineering Company (CHEC), à travers sa filiale d’exploitation Kribi Highway Management (KHM), reste prise dans une situation financière tendue sur l’autoroute Kribi-Lolabé, quatre ans après son ouverture à la circulation.

Longue de 38,5 kilomètres et reliée par une bretelle de 4,9 kilomètres à la route nationale nᵒ 7, cette voie construite pour desservir le port en eau profonde de Kribi avait coûté 250 milliards de FCFA, financés à 85 % par un prêt de la China Eximbank et à 15 % par CHEC elle-même. Depuis sa mise en service le 29 juillet 2022, le trafic n’a jamais atteint le niveau nécessaire pour couvrir les charges d’exploitation prévues dans le montage contractuel.

Les recettes du péage de Mbeka’a, plusieurs fois pointées du doigt lors des réunions du Comité de suivi du partenariat public-privé, sont demeurées durablement inférieures aux loyers réclamés par KHM au titre de la maintenance courante. L’État camerounais a d’ailleurs déjà dû verser des dizaines de milliards de FCFA à l’exploitant chinois pour compenser une partie des investissements consentis.

D’après L’Économie, des discussions autour d’une révision du contrat signé en décembre 2020 se poursuivent actuellement entre les deux parties, sans qu’une issue n’ait encore été trouvée. Le rendement de l’infrastructure resterait, selon le journal, en deçà des hypothèses qui avaient justifié l’accord entre l’État et l’entreprise chinoise.

Ce dossier illustre les tensions récurrentes qui accompagnent les grands financements chinois d’infrastructures en Afrique centrale, où le décalage entre projections de trafic et réalité économique locale fragilise régulièrement l’équilibre financier des concessions autoroutières.

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un réseau de faux sites de réservation aurait escroqué plus de 50 millions FCFA

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Deux hommes ont été interpellés à Yaoundé les 8 et 11 septembre par les éléments de la Première Région de Gendarmerie. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans un réseau de fraude en ligne ayant soutiré plus de 50 millions de FCFA à plusieurs victimes.

La cybercriminalité prend une nouvelle forme à Yaoundé. Deux suspects, dont Patrick S., 33 ans, alias « Le Suspendu », ont été interpellés par la Première Région de Gendarmerie dans le cadre d’une enquête sur un vaste réseau de fraude en ligne.

Selon les enquêteurs, les suspects utilisaient de faux sites de vente et de réservation de billets de voyage, conçus pour reproduire l’apparence de plateformes d’agences connues. Après un premier paiement, les victimes étaient contactées par téléphone et incitées à effectuer certaines manipulations permettant aux fraudeurs d’accéder à leurs fonds.

L’enquête a été ouverte à la suite de la plainte d’une fonctionnaire ayant déclaré avoir perdu 230 000 FCFA. Les investigations ont ensuite permis d’établir un préjudice global dépassant 50 millions de FCFA.

Un troisième suspect, également recherché dans le cadre de cette affaire, demeure en fuite. Les deux personnes interpellées devraient être présentées devant la justice pour la suite de la procédure.

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Martin Camus Mimb fracasse le Classico OM-PSG

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Martin Camus Mimb fracasse le Classico OM-PSG
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Le journaliste et commentateur sportif camerounais Martin Camus Mimb s’en prend vivement à la rivalité entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain, souvent présentée comme le « Classico » du football français.

Dans une tribune publiée sur ses réseaux sociaux, il estime que cette appellation ne correspond plus, selon lui, à la réalité sportive actuelle et appelle à « arrêter la comédie ».

Pour Martin Camus Mimb, le « Classico » français serait avant tout une construction médiatique apparue dans les années 1980, notamment autour de la montée en puissance de Canal+. Il rappelle qu’avant l’émergence de la rivalité entre Marseille et Paris, d’autres affiches occupaient une place centrale dans le football français, citant notamment Marseille-Bordeaux et les confrontations entre Saint-Étienne et Reims.

Lire la tribune de Martin Camus Mimb :

« IL FAUT ARRÊTER LA COMÉDIE !

Cette histoire de Classico français est une vaste arnaque émotionnelle. Marseille a accepté depuis des années sa soumission face au PSG, et il faut s’inventer un Nouveau Centre d’intérêt pour pimenter la Ligue 1. Parce que ce qu’on appelle en France Classico est bien une invention du milieu des années 80 pour promouvoir Canal+, qui faisait ses premiers pas dans le paysage. Parce qu’avant, Marseille # Bordeaux était le match référence, pour le jeu c’est sûr, mais davantage sur la grosse gueule de deux présidents fougueux : Claude Bez et Bernard Tapie.

Comme avant il y avait aussi les Saint-Étienne-Reims et ainsi de suite. Il faut à la France une nouvelle invention digne d’intérêt. Marseille n’y est plus, en dehors de ses souvenirs qui ont pris de la poussière comme Reims, Saint-Étienne ou Bordeaux et du CARDIO de ses supporters résiliants comme nous autres. On ne peut pas faire un Classico avec d’authentiques inconnus au bataillon des footballeurs de haut niveau. Et résister pour prendre le moins de buts face au PSG est devenu le seul intérêt d’un match totalement inutile.

Il faut savoir pour ceux qui ne regardent le foot que depuis la démocratisation de la connexion internet que Barça-Real est au-delà d’un match de football. C’est la Catalogne avec ses velléités indépendantistes, qui grogne devant la capitale impassible. C’est un match qui distille les messages politiques et le drapeau de ces velléités est affiché à l’écusson du Barça. Même si le sportif ne répond plus, il restera le politique pour faire vivre la rivalité.

Or, Marseille-PSG n’a de sens unique que lorsque la rivalité sportive est présente, comme à l’époque des Weah, Ginola, Pelé, Papin et autres. Même les médias n’arrivent plus à rien vendre d’une rivalité qui n’a plus de sens pour les gamins nés à partir de 2000. Ils n’ont jamais rien vu d’autre qu’une équipe approximative, comme un bateau sans gouvernail au Vieux Port. Inventez autre chose !

Cette comédie a trop duré.

Martin Camus MIMB »

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