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Paul Biya n’exerce plus la fonction présidentielle

Et pourtant jusqu’à récemment, il y a encore deux mois, il exerçait une fonction de ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi dans le gouvernement du président Paul Biya.
Mais aujourd’hui candidat, Issa Tchiroma Bakary, en campagne électorale pour l’élection présidentielle, dit à qui veut l’entendre, que le président Paul Biya n’exerce plus la fonction présidentielle.
« Paul Biya n’exerce plus la fonction présidentielle », a indiqué Issa Tchiroma Bakary, candidat à l’élection présidentielle investi par le Front national pour le Salut du Cameroun (Fnsc).
Issa Tchiroma s’exprimait ainsi dans une interview sur Africa News.
Le président national du Front national pour le Salut du Cameroun (Fnsc) a enregistré depuis le début de la campagne électorale de nombreux soutiens de la part d’acteurs politiques mais également de la société civile.
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Gaz du Cameroun : 57 milliards de FCFA de capital supprimés un an après le rachat de l’opérateur gazier

(Investir au Cameroun) – Gaz du Cameroun (GDC), exploitant du champ gazier de Logbaba, à Douala, a réduit son capital social de 57,03 milliards de FCFA, soit 86,4 %, un peu plus d’un an après son passage sous le contrôle de Cameroon Holdings Limited (CHL). Selon une annonce légale publiée le 9 octobre 2026, l’actionnaire unique de l’entreprise a décidé, le 25 août dernier, de ramener son capital de 66,007 milliards à 8,978 milliards de FCFA. Cette opération intervient après une acquisition qui avait également porté sur des créances d’une valeur comptable de près de 68,5 milliards de FCFA.
L’annonce légale ne précise pas le mécanisme de cette réduction de capital. Elle ne permet donc pas de déterminer si les 57,03 milliards de FCFA supprimés correspondent à l’apurement de pertes, à un remboursement à l’actionnaire ou à une autre opération comptable. Une réduction destinée à absorber des pertes antérieures n’entraîne pas nécessairement de décaissement : elle modifie le montant du capital inscrit dans les statuts pour tenir compte de pertes déjà comptabilisées. La décision intégrale de l’actionnaire unique et les comptes de GDC permettraient de préciser la nature de l’opération.
Cette restructuration intervient treize mois après le rachat indirect de GDC par Cameroon Holdings Limited, ancien créancier de sa maison mère britannique Victoria Oil & Gas (VOG). Le 29 juillet 2025, les administrateurs de VOG avaient cédé à CHL l’intégralité des actions de Bramlin Limited, société détenant 100 % de l’opérateur camerounais. Le prix de cession avait été fixé à 470 000 livres sterling, soit environ 356,4 millions de FCFA. Son règlement intégral a été confirmé dans un rapport des administrateurs déposé le 1er avril 2026 auprès du registre britannique Companies House.
Des créances de 68,5 milliards de FCFA incluses dans le rachat
La transaction de juillet 2025 ne portait pas uniquement sur les actions de Bramlin. Elle comprenait deux créances détenues par VOG, dont la valeur comptable cumulée atteignait 120,4 millions de dollars, soit environ 68,5 milliards de FCFA. La première, de 114,1 millions de dollars, concernait Bramlin ; la seconde, de 6,3 millions de dollars, soit environ 3,6 milliards de FCFA, portait directement sur Gaz du Cameroun.
Ces créances avaient été transférées à CHL dans le cadre de la cession. Leur valeur comptable était très supérieure au prix payé pour l’ensemble de la transaction, sans pour autant correspondre à des sommes nécessairement recouvrables. Le cabinet Anderson Anderson & Brown, chargé de l’évaluation des actifs, avait d’ailleurs attribué une valeur nulle aux actions de Bramlin, en tenant notamment compte des niveaux de production, des dépenses futures et des coûts anticipés de démantèlement.
L’acquisition avait permis à CHL, déjà engagée financièrement auprès de VOG, de devenir indirectement propriétaire de Gaz du Cameroun. La société britannique était placée sous administration depuis février 2023, à la suite de difficultés financières. CHL figurait parmi ses créanciers et avait obtenu la nomination de ses premiers administrateurs judiciaires.
La réduction de capital décidée en août 2026 constitue ainsi une nouvelle étape dans la réorganisation financière de l’opérateur de Logbaba. Aucun document consulté ne permet cependant d’établir si elle était prévue dans les conditions du rachat, ni si elle s’accompagne d’un réaménagement des créances acquises par CHL. Le traitement de ces créances et l’effet de la réduction sur les capitaux propres de GDC restent à documenter.
Baudouin Enama
Lire aussi :
03-09-2026 – Gaz du Cameroun passe sous le contrôle de Cameroon Holdings Limited après la cession de Bramlin
17-04-2026 – Gaz naturel : les livraisons de Gaz du Cameroun aux industriels de Douala chutent de 63 % en 2024
16-06-2023 – Hausse des prix du gaz naturel : le ministre du Commerce réitère son rappel à l’ordre à Gaz du Cameroun
22-05-2023 – Gaz du Cameroun augmente ses tarifs de 20% et accentue la pression sur les coûts de production des industriels
29-06-2023 – Prix du gaz : SABC, UCB, Chococam, Panzani, Agrocam, Sasel et SCTB engagent un bras de fer avec Gaz du Cameroun
30-08-2023 – Tarifs du gaz industriel : le ministre du Commerce s’en remet à l’arbitrage de Paul Biya, face à la défiance de GDC
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Électricité : Socadel annonce un plan d’urgence de 107 milliards de FCFA, sans détailler son financement

(Investir au Cameroun) – La Société camerounaise d’électricité (Socadel) présente un plan d’urgence de 107 milliards de FCFA pour 2026-2027 afin d’améliorer l’approvisionnement électrique et de redresser ses finances. Dans sa note d’information du 8 octobre 2026, l’ex-Eneo indique que les ressources en cours de mobilisation contribueront au programme. Elle ne précise toutefois ni les montants déjà disponibles, ni la répartition des dépenses par projet, ni le calendrier de décaissement.
Le programme prévoit la réhabilitation des groupes thermiques, la maintenance des centrales hydroélectriques, le développement du parc solaire et le renforcement des réseaux de distribution. L’entreprise veut également accélérer les raccordements industriels, réduire les pertes d’électricité et moderniser les outils de surveillance du réseau pour limiter la durée des coupures.
260 milliards recherchés, dont 150 pour refinancer la dette
Pour financer son redressement, Socadel a confié aux banques deux mandats représentant un objectif cumulé de 260 milliards de FCFA. Le premier, signé le 1er juillet avec General Bank of Cameroon, vise à mobiliser 60 milliards pour des investissements dans la production, la distribution et la commercialisation de l’électricité.
Le second mandat, signé le 31 août avec General Bank of Cameroon, Afriland First Bank et BGFIBank Cameroun, porte sur 200 milliards de FCFA. Le montage prévoit un crédit renouvelable de 50 milliards pour les besoins courants de trésorerie et un prêt de 150 milliards destiné au refinancement des dettes bancaires et fournisseurs sur des échéances plus longues. Cette dernière ligne doit donc réaménager des engagements existants : elle ne correspond pas à 150 milliards disponibles pour de nouveaux travaux.
La note du 8 octobre rappelle expressément que la signature d’un mandat« ne vaut pas mise à disposition immédiate des fonds ». Les prêts restent soumis aux autorisations de crédit, à la finalisation des contrats et aux conditions requises par les banques. Aucun montant effectivement décaissé n’est communiqué, et l’affectation de ces financements au plan de 107 milliards n’est pas chiffrée.
L’articulation avec le budget annuel reste également à préciser. Selon le communiqué du conseil d’administration du 5 juin, reproduit par Actu Cameroun, Socadel avait adopté, lors de sa réunion du 28 mai, un budget de 630 milliards de FCFA pour 2026. Celui-ci comprend 375 milliards pour les achats et le transport d’énergie et de combustible, ainsi que 74,6 milliards pour les investissements.
Le plan d’urgence couvre deux exercices. La nouvelle note n’indique pas quelle part de ses dépenses figure déjà dans le budget 2026 ni celle qui devra être financée en 2027. Les 107 milliards ne peuvent donc être présentés comme une dépense entièrement supplémentaire.
44,54 milliards de FCFA d’achats soumis à appel d’offres
Sur le terrain, Socadel reconnaît des difficultés persistantes. À l’Est, elle signale un déficit prolongé de production à Lom Pangar et des dysfonctionnements des réseaux. À Bonabéri Nord et Dibombari, l’amélioration de la desserte dépend notamment du renforcement des capacités de transport à Bekoko. La note décrit aussi une rupture de stocks de matériels essentiels, antérieure à l’arrivée de la nouvelle entreprise publique, notamment pour les transformateurs et les câbles.
Six appels d’offres datés du 4 octobre et publiés le 8 octobre sur la plateforme de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP) apportent une première traduction chiffrée des besoins. Leurs coûts prévisionnels totalisent 44,54 milliards de FCFA TTC. Ils concernent les câbles, les transformateurs, les équipements de protection, les accessoires de lignes, les pièces de rechange et l’installation de 10 MW de capacités thermiques dans le réseau interconnecté Nord.
Les avis désignent le budget 2026 de Socadel comme source de financement, sans établir le rattachement de ces achats à l’enveloppe du plan d’urgence. Les soumissions sont attendues le 23 octobre. Pour les transformateurs, les délais de livraison prévus sont de cinq mois pour les équipements de distribution et de huit mois pour les autotransformateurs, à compter de la notification de l’ordre de service.
Parallèlement, la direction déclare 6,5 milliards de FCFA d’économies : 3 milliards sur les coûts de fonctionnement et 3,5 milliards sur l’assistance technique et les consultants. La note ne précise pas leur période de référence. Six audits restent en cours, sur les créances, la dette, le personnel, les stocks, les frais financiers et les contrats.
Lors de l’évaluation du 8 octobre, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a annoncé une progression des recettes mensuelles de 30 à 32 milliards de FCFA. Le ministère précise néanmoins que les factures de producteurs et du transporteur, notamment NHPC, Globeleq et Sonatrel, ne sont pas encore intégralement réglées.
Socadel demande au gouvernement le paiement mensuel des factures d’électricité des administrations et des entités publiques, la publication de nouveaux tarifs, l’optimisation des coûts d’achat d’énergie et un appui à la mobilisation de financements supplémentaires. Ces demandes accompagnent le plan d’urgence, dont les moyens restent en cours de mobilisation.
Baudouin Enama
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29-09-2026 – Électricité : 16 000 compteurs intelligents pour fiabiliser les factures des entités publiques
16-09-2026 – Électricité : l’audit 2023 d’Eneo devenue Socadel confié au groupement béninois Erudit-FCG
01-07-2026 – Électricité : Socadel mandate General Bank of Cameroon pour structurer une levée de 60 milliards FCFA
26-05-2026 – Électricité : l’État veut lever 150 milliards FCFA auprès des banques locales pour refinancer la dette de la Socadel
12-05-2026 – Socadel : une commission mixte annoncée pour trancher sur les 5% d’actions du personnel
06-05-2026 – Socadel : Antoine Ntsimi, Oumarou Hamandjoda et Basile Ekobena aux commandes dans un contexte de crise
04-05-2026 – Électricité : Eneo devient Socadel, société publique au capital de 43,9 milliards de FCFA
06-02-2024 – Électricité : jusqu’en 2026, les prix vont augmenter au Cameroun de 5% et 10% par an pour les clients industriels
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MTN Cameroon : près de 68 milliards FCFA de bénéfice en 2025, malgré une charge d’impôt multipliée par 3,7

(Investir au Cameroun) – MTN Cameroon a réalisé un bénéfice après impôt de 2,091 milliards de rands en 2025, soit environ 67,9 milliards de FCFA, contre 1,774 milliard de rands (58,8 milliards de FCFA) un an plus tôt. Selon les comptes annuels de MTN Group consultés par Investir au Cameroun, le résultat net progresse de 17,9 % en rands. Le chiffre d’affaires augmente de 21,6 %, à 13,452 milliards de rands, soit environ 436,9 milliards de FCFA.
Ces équivalents en monnaie locale sont calculés à partir des taux moyens publiés par MTN Group pour chaque exercice : 32,48 FCFA pour un rand en 2025 et 33,15 FCFA en 2024. Sur cette base, la progression du bénéfice exprimé en FCFA ressort à 15,5 %, tandis que celle du chiffre d’affaires atteint 19,1 %.
La croissance des ventes ne s’est toutefois pas traduite par une amélioration de la marge nette. Celle-ci est passée de 16 % en 2024 à 15,5 % en 2025. Les états financiers font apparaître une forte augmentation de la charge d’impôt sur le résultat, passée de 487 millions à 1,814 milliard de rands, soit respectivement 16,1 milliards et 58,9 milliards de FCFA aux taux moyens des exercices concernés.
Le résultat avant impôt a pourtant progressé de 2,261 milliards à 3,905 milliards de rands, une hausse de 72,7 %. La charge d’impôt comptabilisée a ainsi absorbé une part plus importante de ce résultat. Les informations financières publiées pour MTN Cameroon ne permettent pas d’identifier précisément les causes de cette évolution fiscale.
La data génère près de 200 milliards de FCFA
L’activité data a généré 6,137 milliards de rands en 2025, soit environ 199,3 milliards de FCFA. Ses revenus augmentent de 34,3 % en rands par rapport à 2024. Cette activité fournit désormais 45,6 % du chiffre d’affaires de MTN Cameroon.
Les revenus de la fintech atteignent pour leur part 2,567 milliards de rands, soit environ 83,4 milliards de FCFA, en progression de 21 %. Cette rubrique ne se limite pas aux services financiers mobiles : dans sa classification, MTN y intègre également XtraTime, son service d’avance de crédit téléphonique.
Ensemble, la data et la fintech ont produit 8,704 milliards de rands de revenus, soit environ 282,7 milliards de FCFA. Ces deux activités représentent ainsi près de 64,7 % du chiffre d’affaires de la filiale camerounaise.
À l’inverse, le segment digital, qui comprend notamment les contenus à valeur ajoutée, les services rich media, le commerce électronique et la publicité mobile, a enregistré un recul de 44,8 %. Ses revenus sont passés de 203 millions de rands en 2024 à 112 millions en 2025, soit environ 3,6 milliards de FCFA pour ce dernier exercice.
Les comptes de MTN Group apportent également des précisions sur la répartition du bénéfice. Les intérêts minoritaires représentent 20 % du capital de MTN Cameroon et se voient attribuer 418 millions de rands du résultat 2025, soit environ 13,6 milliards de FCFA. Les dividendes attribuables à ces actionnaires minoritaires atteignent 36 millions de rands, l’équivalent d’environ 1,17 milliard de FCFA. Cette distribution est distincte de leur quote-part du bénéfice.
Orange : des bénéfices publiés, mais des exercices à rapprocher
Les dernières données financières disponibles dans les comptes 2025 d’Orange Middle East and Africa font apparaître un chiffre d’affaires hors taxes de 315,99 milliards de FCFA et un bénéfice de 30,04 milliards pour Orange Cameroun.
Rapporté au chiffre d’affaires, ce bénéfice correspond à une marge nette de 9,5 %, contre 15,5 % pour MTN Cameroon en 2025. La comparaison reste néanmoins limitée : le tableau d’Orange présente les données du dernier exercice clos de sa participation camerounaise, sans en préciser explicitement l’année. Il ne permet donc pas d’établir un classement de rentabilité entre les deux opérateurs au titre du seul exercice 2025.
Le même document fait état de 9,958 millions d’euros de dividendes, soit environ 6,53 milliards de FCFA, encaissés par Orange Middle East and Africa au cours de l’exercice 2025 au titre de sa participation de 25,60 % dans Orange Cameroun. Cette information renseigne sur les distributions reçues par l’actionnaire, sans préciser l’exercice auquel se rattachent les bénéfices distribués.
Sur le marché de la téléphonie mobile, les dernières données détaillées de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) portent sur 2024. Orange Cameroun concentrait alors 50,08 % des revenus mobiles documentés, devant MTN Cameroon à 47,26 % et Camtel à 2,67 %. Ces parts concernent le seul chiffre d’affaires de la téléphonie mobile et excluent les données de Viettel Cameroun (Nexttel), non transmises au régulateur pour cet exercice.
Amina Malloum
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