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Gestion : le PAD à l’ère de la renationalisation des activités

C ’est l’une des réformes majeures impulsées par l’actuel top management du Port Autonome de Douala : la nationalisation des activités. Et, celle-ci n’a toujours pas été un long fleuve tranquille. On en veut pour preuve, l’éviction du consortium Bolloré-Maersk du terminal à conteneurs, en décembre 2020 et contentieux judiciaire qui s’en est suivi. En effet, après 15 ans de concession du terminal à conteneurs, par le couple Bolloré-Maersk, à travers Douala International Terminal (DIT), le PAD a repris cette activité à travers la Régie du terminal à conteneurs (RTC) pour poursuivre les activités de DIT, non sans avoir réquisitionné au passage les près de 400 employés de cet opérateur.
Dans la même mouvance, dans le but d’autonomiser le dragage du port qui grevait considérablement les caisses de l’entreprise, soit environ 156 milliards FCFA en 10 ans, le PAD la Régie Déléguée du Dragage (RDD), a acquis de nouveaux équipements inaugurés, le 13 octobre 2020, par le Premier ministre Joseph Dion Ngute. Et, la drague aspiratrice de 3000 m3 de puits, baptisée Monts Mandara, propriété du PAD est entrée en action dans le chenal, principale autoroute du Port de Douala-Bonaberi, pour des travaux d’entretien de cet espace qui permet l’accès aisé des navires sur les quais du port.
« Avec la reprise en main du dragage par le PAD, le Cameroun retrouve sa pleine souveraineté sur la principale autoroute d’accès du Port de Douala-Bonaberi. Audelà de la réduction drastique des coûts de cette activité, et la fin du chantage permanent exercé par les multinationales qui étaient chargées du dragage, le PAD voudrait en faire une activité génératrice de revenus pour l’entreprise à travers la location de ses équipements et l’exploitation des sédiments issus du dragage », précise l’autorité portuaire de Douala.
Et comme le rappelait le DG du PAD, Cyrus Ngo’o, « L’activité de dragage est tenue par des Camerounais. Leur engagement permet au PAD de faire des économies de près de 9 milliards de FCFA par an, là où les multinationales faisaient dépenser plus de 10 milliards de FCFA par an au PAD, et cela pendant 15 ans ».
QUID DE LA SÉCURITÉ ET DU PESAGE
Afin de sécuriser le port, le PAD a également créé Douala Port Security (DPS). Cette régie chargée de la sécurisation de l’espace portuaire, qui a recruté plusieurs centaines de jeunes, qui ont par la suite été formés avec le concours d’une unité d’élite de l’armée camerounaise. « Hier poreux et dangereux à certains égards, le port de Douala-Bonabéri est devenu sinon le port le plus sûr de la côte ouest-africaine, du moins parmi les plus sûrs », se satisfait Cyrus Ngo’o. Les activités de remorquage des navires ont également été reprises par le PAD, à travers une régie dédiée. Quant aux activités de lamanage (amarrage des navires), elles ont également été nationalisées, puisqu’elles ont été confiées à Fako Shipping and Transport Company, une entreprise basée dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, qui a créé une société de projet de droit camerounais, baptisée Douala Mooring Company (DMC).
Pour sa part, Douala Port Weighing Services S.A.S. (DPWS), filiale de Business Facilities Corporation Group S.A. (BFC GROUP S.A.), une unité opérationnelle de droit camerounais a été créée en 2019, à l’occasion du transfert de la compétence de pesage au groupe suscité, en vue de mettre à la disposition des décideurs, des informations relatives à la quantité de matières entrant et sortant du port de Douala, et aussi de préserver le patrimoine routier et ferroviaire du domaine public portuaire de Douala-Bonabéri.
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Lutte contre le blanchiment des capitaux : Ces mesures préconisées par Cyrano Tchekouo

Le juriste/écrivain pense que le Cameroun doit exiger davantage aux professionnels de la finance et des professions libérales (banques, notaires, comptables) de signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes.
Depuis le 23 juin 2023, le Cameroun est inscrit sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Malgré la batterie de mesures prises pour en sortir, le pays a toujours du mal à mettre en œuvre un dispositif institutionnel et légal efficace de lutte contre le blanchiment de financements du terrorisme et la prolifération des armes pour satisfaire aux exigences du GAFI.
Après l’inscription du pays sur ladite liste, les pouvoirs publics ont créé en octobre 2023, le Comité de coordination regroupant en son sein, des représentants de l’Etat et des ordres professionnels (banques, notaires, avocats, assureurs) et chargé de piloter les politiques nationales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.
Malheureusement, toutes ces mesures se sont avérées insuffisantes pour sortir le pays de cette liste. Dans une tribune récemment publiée, Cyrano Tchekouo, juriste/écrivain donne quelques pistes de solutions pour aider le Cameroun.
Le juriste précise tout d’abord que le GAFI n’étant pas une juridiction, aucune sanction officielle n’est infligée aux pays inscrits sur cette liste grise du GAFI. Toutefois rappelle l’écrivain, le fait d’être publié peur avoir des conséquences tant politiques qu’économiques.
Comme solutions, Cyrano Tchekouo propose aux gouvernement de renforcer les pouvoirs de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et de la Commission nationale anticorruption (CONAC) en leur permettant de prononcer des sanctions financières ne serait-ce qu’à titre conservatoire, afin de ne pas se limiter uniquement aux simples déclarations de soupçons.
Le juriste préconise également de promouvoir davantage la culture de ka digitalisation afin de limiter la circulation de l’argent liquide et contrôler les transferts de fonds internationaux. En outre, il faut exiger davantage aux professionnels de la finance et des professions libérales (banques, notaires, comptables) de signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes. A ces mesures s’ajoute le renforcement de la surveillance des frontières afin de limiter le flux de transactions suspectes et douteuses.
Pour mémoire, le GAFI publie trois fois par an, un document intitulé «Déclaration publique du GAFI», dans lequel il présente les Etats considérés comme étant à haut risque et/ou non coopératifs en raison des lacunes stratégiques dans leur dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Ainsi, de nouveaux pays sont ajoutés, tandis que d’autres sont retirés une fois leur plan d’action achevé. Il s’agit en effet des pays considérés comme « juridictions sous surveillance » c’est-à-dire qu’après analyse des mesures prises par le pays, le GAFI conclut à l’existence de carences stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme.
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Secteur bancaire : Le bilan de General Bank of Cameroon progresse de 10% au premier semestre 2026

Depuis le 15 juillet dernier, l’entreprise est guidée par trois valeurs fondamentales impulsées par son nouveau directeur général, Victor Noumoue.
Depuis la mi-juillet 2026, General Bank of Cameroon a un nouveau directeur général, Victor Noumoue. Il a été nommé le 15 juillet dernier, à la suite de la clôture du rachat de Société générale par l’Etat du Cameroun. Dans une interview accordée au journal l’Economie, le banquier évoque trois valeurs fondamentales qui vont diriger son action.
D’abord, l’intégrité et la transparence. Pour le nouveau directeur général de General Bank of Cameroon, la conformité rigoureuse, l’éthique et la probité ne sont pas négociables parce qu’elles garantissent selon lui, la sécurité de l’institution et la confiance des parties prenantes de la banque.
Ensuite, la banque entend renforcer la proximité, l’écoute avec sa clientèle et ses partenaires, afin de construire des relations durables. Enfin, il est question pour l’actuel staff de mettre l’accent sur l’orientation de sa clientèle et la culture du résultat. «Nous devons cultiver une agilité de tous les instants pour anticiper les besoins du marché, innover et viser l’excellence opérationnelle au quotidien» indique Victor Noumoue dans les colonnes du journal l’Economie.
Performances
Au premier semestre 2026, le bilan de General Bank of Cameroon affichait une progression de 10% par rapport à fin décembre 2025 avec un produit net bancaire en hausse de 7,2%, tandis que le résultat net affiche une croissance de 6,8% par rapport à juin 2025. Les fonds nets de l’entreprise atteignent le chiffre de 138 milliards FCFA au 31 mars 2026.
«Ce niveau exceptionnel de capitalisation n’est pas qu’un simple chiffre, il est le témoignage d’une gestion financière, d’une rigueur absolue et le reflet indéniable d’une institution en très grande forme financière. De plus, sur le plan réglementaire, les ratios prudentiels de SG Cameroon ne se contentent pas de respecter les normes COBAC (Commission bancaire de l’Afrique Centrale Ndlr). Ils les surpassent, démontrant une prudence et une solidité bien au-delà des attentes» se targue Victor Noumoue.
La feuille de route de l’entreprise s’articule autour de plusieurs axes prioritaires. L’intensification du dynamisme commercial avec pour objectif de se positionner comme acteur majeur de financement en accompagnant les projets à valeur.
«Nous continuerons également à assurer une qualité de service irréprochable à nos clients. Nous sommes dans un marché bancaire en mutation, la différence se fera par la satisfaction et la proximité que nous avons avec nos clients à travers des parcours plus simples, plus rapides et davantage digitalisés» indique le directeur général de General Bank of Cameroon.
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Miss Cameroun 2026: Maellys NGO Mboui succède à Audrey Moutongo

La femme la plus belle du Cameroun est connue depuis cette nuit. Il s’agit de Maellys Ngo Mboui. Âgée de 20 ans, celle qui succède à Audrey Moutongo (il s’agit de l’ex première dauphine qui avait succédé à Josiane Golonga, élue en mai et destituée après une brouille avec le Comité Miss Cameroon (Comica), le 25 février 2025. C’est une confirmation pour celle qui avait déjà été élue Miss Cameroon diaspora en mars dernier. Franco-Camerounaise, Maellys Ngo Mboui est originaire de la région du Nord-Ouest.
Maellys Ngo Mboui est étudiante en Économie-gestion et Mathématiques-Informatiques, en France. Le jury est donc allé trouver la plus belle femme du Cameroun hors du territoire national.
Miss Cameroon 2026 est porteuse d’un projet baptisé Cameroonian girls in stem. Lequel vise à encourager et former les jeunes filles à devenir des leaders dans l’innovation et la cyberdéfense, des actrices de la transformation sociale et des ambassadrices culturelles du Cameroun.
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