Actualités locales
Filières agropastorales : un plaidoyer pour améliorer la formation privée des jeunes entrepreneurs

(Investir au Cameroun) – Le Collectif des promoteurs et promotrices des centres privés de formation professionnelle agropastorale a présenté, le 24 septembre à Yaoundé, un document de plaidoyer destiné au gouvernement. L’objectif est de renforcer les conditions de certification et d’insertion des jeunes dans le secteur agropastoral, afin d’en faire un levier stratégique de création d’emplois et de richesses au Cameroun.
Parmi les principales recommandations, les centres de formation proposent que l’État leur accorde des subventions, avec un budget spécifique comparable à celui de l’enseignement secondaire. Ils plaident également pour la simplification de l’octroi des agréments – notamment par la suppression de l’obligation de renouvellement – ainsi que pour l’homologation et la certification des formations et des formateurs.
Les acteurs du secteur suggèrent aussi la mise en place d’un programme national d’insertion des jeunes formés, accompagné de mesures facilitant leur accès au foncier, au crédit et aux intrants agricoles. Ils demandent enfin le renforcement de la reconnaissance nationale des curricula et certifications délivrés par les centres privés.
À titre plus spécifique, des propositions détaillées ont été transmises aux ministères compétents : Emploi et Formation professionnelle, Cadastre et Domaines, Décentralisation, Petites et Moyennes entreprises, ainsi qu’Agriculture et Développement rural.
Recevant officiellement le document, Gabriel Mbairobe, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a estimé qu’il arrive à « point nommé », rappelant que « l’agriculture et l’élevage occupent une place stratégique dans notre économie. Ils représentent non seulement les principaux leviers de croissance et de sécurité alimentaire, mais également ces secteurs sont porteurs d’emplois pour les couches vulnérables que sont les jeunes et les femmes ».
Les chiffres officiels confirment cette importance : selon les données du gouvernement, « le secteur agricole au sens large, avec l’élevage et la pêche, constitue 48 % des créations d’emplois, devant le tertiaire et le secondaire ».
L’élaboration de ce document de plaidoyer a bénéficié de l’appui technique du Projet d’appui au développement rural III (PADER III). Ce programme, lancé en janvier 2025 pour s’achever en décembre 2027, est mis en œuvre dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. Il est financé à hauteur de 6,5 milliards FCFA par le gouvernement allemand à travers la GIZ.
Ludovic Amara
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Actualités locales
Nourane Foster raconte sa rencontre bouleversante avec Jacques Bertrand Mang et sa mère

La députée Nourane Foster a raconté une visite effectuée en prison auprès de Jacques Bertrand Mang, livrant un témoignage marqué par l’échange avec le détenu et par l’émotion de sa rencontre avec sa mère.
Dans un compte rendu publié après sa visite, l’élue du Parti socialiste camerounais (PSG) affirme avoir découvert, derrière les murs de la prison, « un Camerounais conscient, lucide et rigoureux », qu’elle décrit comme « un homme moralement debout » malgré l’épreuve qu’il traverse.
Selon Nourane Foster, les deux ont longuement échangé sur la situation carcérale de Jacques Bertrand Mang, le fond de son dossier, les faits qui lui sont reprochés ainsi que ses perspectives d’avenir.
La députée dit également avoir abordé avec lui la situation d’une partie de la jeunesse camerounaise, qu’elle présente comme désireuse de trouver sa place dans la société, d’être entendue et de conserver l’espoir.
Lire le compte rendu de Nourane Foster :
« Ce jour, j’ai rencontré Jacques Bertrand Mang.
Derrière les murs de la prison, je n’ai pas simplement vu un détenu. J’ai rencontré un Camerounais conscient, lucide et rigoureux. J’ai vu un homme moralement debout, malgré l’épreuve qu’il traverse.
Pendant plusieurs minutes, nous avons échangé avec beaucoup de profondeur sur sa situation carcérale, sur le fond de son dossier, sur ce qui lui est reproché, mais aussi sur l’avenir. Son avenir, bien sûr, mais au-delà du sien, celui de toute une jeunesse camerounaise qui cherche sa place, qui veut être entendue et qui refuse de renoncer à l’espérance.
Et puis, le hasard a donné à cette visite un visage encore plus humain.
Sa maman était là.
Jacques Bertrand Mang m’a présentée à sa mère biologique. Cette maman pour qui le chemin de la prison est presque devenu un quotidien. Une mère courageuse, présente, qui continue d’accompagner son fils lorsque les jours sont difficiles et que les portes semblent se refermer.
À un moment, l’émotion l’a gagnée. Ses yeux se sont remplis de larmes. Je les ai essuyées en lui demandant simplement de tenir bon.
Parce qu’une mère qui souffre pour son enfant porte une douleur que les mots racontent difficilement.
Ma journée s’achève, mais notre combat continue.
Je tenais à vous faire ce compte rendu parce que je ne me suis pas rendue en prison pour mon propre compte.
J’y suis allée pour vous.
J’y suis allée en votre nom.
J’y suis allée pour vous représenter.
Et tant que ma voix pourra porter les préoccupations des Camerounais , je continuerai à aller là où il faut aller, à écouter ceux qu’il faut écouter et à défendre, avec responsabilité et humanité, ce qui doit l’être.
Je vous aime
Hon. Nourane Foster 2.0
Députée PSG
Présidente Nationale des Femmes du PSG »
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Incitations à l’interdiction de la convention du MRC : le parti appelle ses militants au calme
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) affirme avoir rempli toutes les formalités légales pour la tenue de sa Convention extraordinaire, prévue le 17 […]
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Yaoundé accueille tout un Salon du 26 au 28 novembre 2026 avec près de 20 000 visiteurs attendus

Prévu au palais des congrès, le Salon de la finance numérique (Safinum) se présente comme la réponse opérationnelle du Comité national économique et financier (CNEF) aux limites constatées de la transformation digitale du secteur financier camerounais. Les grandes articulations de cet important événement ont été dévoilées ce 07 octobre 2026, au cours d’une conférence de lancement présidée par le directeur national adjoint de la BEAC, Cho Asafor.
Organisé autour du thème « Promouvoir la fintech pour accélérer l’inclusion financière », la toute première édition du Salon de la finance numérique apparaît comme un cadre idéal pour, soutenir l’écosystème entrepreneurial des services financiers numériques, former le capital humain requis pour piloter la transformation, et instaurer la confiance numérique auprès des usagers. À terme, il est question d’accélérer l’adoption des fintechs, de faciliter l’accès au financement pour l’innovation et de promouvoir des services sûrs et inclusifs, c’est à dire de la vendeuse de rue payée par mobile money à l’industriel opérant en ligne.
Le rendez-vous financier de 03 jours va rassembler un éventail de participants. Parmi eux, on cite, des startuppeurs, innovateurs, banques commerciales, établissements financiers, fintechs, agences étatiques, ministères, opérateurs de paiement, régulateurs, partenaires techniques et financiers. Le comité national économique et financier (CNEF) qui est l’initiateur de l’événement table à ce jour sur 20 000 visiteurs et 54 exposants qui présenteront solutions, produits et services.
Le programme établi combine conférences thématiques (intelligence artificielle et éthique, open banking, blockchain et actifs numériques, cybersécurité, avenir de la finance digitale au Cameroun) et formats pratiques. Cinq tables rondes vont structurer la réflexion stratégique, tandis que le hackathon « Innovate Finance » réunira développeurs, designers et experts pour concevoir des prototypes répondant à des besoins concrets des banques et entreprises. Le pitch elevator, quant à lui, offrira aux porteurs de projets trois minutes pour convaincre investisseurs et mentors, avec à la clé financement, mentorat et accès à un réseau professionnel.
Au bout du compte, des résultats tangibles sont attendus par les organisateurs. Il s’agit notamment d’établir des partenariats public-privé, engagements d’investissement, feuille de route pour des structures d’accompagnement pérennes, et prototypes prêts à être incubés. Sur le plan social, l’objectif est une hausse mesurable de l’inclusion financière via des services plus accessibles et sécurisés.
Pour rappel, le premier Salon de la finance numérique (Safinum) est né de la volonté de traduire en actions concrètes les recommandations formulées par le CNEF lors des premières journées scientifiques sur l’économie numérique organisées à Yaoundé en juin 2024. Ces travaux ont diagnostiqué une digitalisation timide du secteur (déficit d’accompagnement, difficulté d’accès au capital pour les start-up, faible adoption des outils numériques par une partie de la population) et recommandé la mise en place d’un cadre propice aux synergies entre acteurs publics, privés et innovateurs. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, président du CNEF, porte ce projet comme une priorité stratégique pour accélérer l’inclusion financière.
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