Actualités locales
Me Sikati : « ce n’est pas la responsabilité de Maurice Kamto de départager Bello et Tchiroma »


Pour ce militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), le candidat unique de l’opposition pour la présidentielle du 12 octobre 2025 dans notre pays, doit avoir une base électorale très solide.
De l’avis de Me Sikati, Il n’est pas de la responsabilité de Maurice Kamto de départager les deux poids lourds politiques du septentrion. «Le candidat unique de l’opposition doit avoir une base électorale solide. Vu sous cet angle de pragmatisme politique, le candidat unique de l’opposition ne peut être que soit BELLO Bouba Maigari de l’Undp, soit Issa Tchiroma Bakary du FSNC», clame-t-il dans une récente sortie.
«Alors Grands frères Bello et Issa, malgré les doutes qui animent certains compatriotes, le peuple Camerounais dans son écrasante majorité est disposé à prendre le risque de vous suivre. Le peuple vous convie à un sursaut d’orgueil. Faîtes tous les deux preuves d’humilité. Faites taire vos égos et éventuelles rancœurs. Pensez d’abord aux souffrances des populations Camerounaises en général et à celles du grand Nord en particulier. Parlez-vous directement. Si la communication est difficile entre vous, que les élites du grand Nord favorables au changement interviennent pour arbitrer et trouver le candidat consensuel entre vous deux», ajoute-t-il.
«Que des propositions politiques concrètes soient faites à chacun de vous pour sa participation à la gouvernance après l’élection. Si vous êtes sincères dans vos démarches respectives, laissez vos égos et ambitions personnelles, et parlez-vous sincèrement en pensant d’abord au mal que 7 années de gouvernance supplémentaire du régime BIYA fera au peuple Camerounais. Vous ne pouvez pas tout mettre sur la tête de Maurice Kamto qui a déjà accepté de faire sa part. Alors, faites aussi votre part. Trouvez-nous ce candidat consensuel», poursuit celui-ci.
«Maurice KAMTO n’a pas les moyens encore moins les repères pour choisir d’autorité un candidat entre les deux poids lourds du septentrion que vous êtes. Encore que même s’il le faisait, ça manquerait d’efficacité et contribuerait à créer des frustrations et fissures dans notre camp et par conséquent des divisions auprès des électeurs du changement, toute chose qui profitera au candidat du RDPC. Grands frères BELLO BOUBA MAIGARI, ISSA TCHIROMA BAKARY, élites du SEPTENTRION, le peuple vous regarde. Nous attendons de voir la fumée blanche», conclut Me Sikati.
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Martin Camus Mimb fracasse le Classico OM-PSG

Le journaliste et commentateur sportif camerounais Martin Camus Mimb s’en prend vivement à la rivalité entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain, souvent présentée comme le « Classico » du football français.
Dans une tribune publiée sur ses réseaux sociaux, il estime que cette appellation ne correspond plus, selon lui, à la réalité sportive actuelle et appelle à « arrêter la comédie ».
Pour Martin Camus Mimb, le « Classico » français serait avant tout une construction médiatique apparue dans les années 1980, notamment autour de la montée en puissance de Canal+. Il rappelle qu’avant l’émergence de la rivalité entre Marseille et Paris, d’autres affiches occupaient une place centrale dans le football français, citant notamment Marseille-Bordeaux et les confrontations entre Saint-Étienne et Reims.
Lire la tribune de Martin Camus Mimb :
« IL FAUT ARRÊTER LA COMÉDIE !
Cette histoire de Classico français est une vaste arnaque émotionnelle. Marseille a accepté depuis des années sa soumission face au PSG, et il faut s’inventer un Nouveau Centre d’intérêt pour pimenter la Ligue 1. Parce que ce qu’on appelle en France Classico est bien une invention du milieu des années 80 pour promouvoir Canal+, qui faisait ses premiers pas dans le paysage. Parce qu’avant, Marseille # Bordeaux était le match référence, pour le jeu c’est sûr, mais davantage sur la grosse gueule de deux présidents fougueux : Claude Bez et Bernard Tapie.
Comme avant il y avait aussi les Saint-Étienne-Reims et ainsi de suite. Il faut à la France une nouvelle invention digne d’intérêt. Marseille n’y est plus, en dehors de ses souvenirs qui ont pris de la poussière comme Reims, Saint-Étienne ou Bordeaux et du CARDIO de ses supporters résiliants comme nous autres. On ne peut pas faire un Classico avec d’authentiques inconnus au bataillon des footballeurs de haut niveau. Et résister pour prendre le moins de buts face au PSG est devenu le seul intérêt d’un match totalement inutile.
Il faut savoir pour ceux qui ne regardent le foot que depuis la démocratisation de la connexion internet que Barça-Real est au-delà d’un match de football. C’est la Catalogne avec ses velléités indépendantistes, qui grogne devant la capitale impassible. C’est un match qui distille les messages politiques et le drapeau de ces velléités est affiché à l’écusson du Barça. Même si le sportif ne répond plus, il restera le politique pour faire vivre la rivalité.
Or, Marseille-PSG n’a de sens unique que lorsque la rivalité sportive est présente, comme à l’époque des Weah, Ginola, Pelé, Papin et autres. Même les médias n’arrivent plus à rien vendre d’une rivalité qui n’a plus de sens pour les gamins nés à partir de 2000. Ils n’ont jamais rien vu d’autre qu’une équipe approximative, comme un bateau sans gouvernail au Vieux Port. Inventez autre chose !
Cette comédie a trop duré.
Martin Camus MIMB »
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« sachons aimer définitivement le Cameroun »

Des conflits gelés en voie de résurgence, des guerres en cours qui perdurent, des crises sécuritaires qui s’éternisent. Sur pratiquement tous les continents, la voix des armes se fait entendre, de plus en plus fort, de plus en plus fréquemment. Tantôt dans des confrontations entre armées régulières, tantôt dans des opérations dites asymétriques, voire dans des homicides par armes à feu, ces autres guerres de basse intensité, mais de haute létalité. Pour ne parler que de ces dernières, les fusillades font plus de 200.000 morts chaque année à travers la planète.
Cette globalisation de la violence armée suscite et entretient un sentiment palpable d’insécurité permanente. Un sentiment qui peut rapidement virer à la psychose, notamment dans nos pays en proie aux méfaits d’une internationale terroriste dont la capacité de nuisance gagne en ampleur, en dépit des condamnations et autres sanctions qui se veulent unanimes.
Toujours est-il qu’attentats, attaques, tentatives de blocus et prises d’otages se multiplient. Tout ceci n’étant possible que grâce aux facilités accordées aux terroristes de pouvoir acquérir des moyens d’action dans les dimensions terrestre, aérienne, maritime, et cybernétique. Inutile de se demander par qui et pourquoi ? Nos ennemis sont entretenus par nos amis, pour notre bien.
Dans le même temps, nous observons la globalisation d’autres manifestations de l’insécurité étendue à d’autres domaines de l’activité humaine. Il en va ainsi du tissu industriel cible d’espionnage, des ressources fauniques, végétales et minérales objets de pillages, ou encore des voies et moyens de communication sabotés, détruits ou détournés, sans oublier la politique, l’éducation, ainsi que les mœurs séculaires et culturelles sujettes à toutes sortes de déformations. Autant d’atteintes, autant de violences contre des personnes, des institutions et l’environnement. Et au rythme où vont les choses, aucun pays ne semble assez puissant pour ne pas en être la cible.
Nous, citoyens camerounais, sommes d’ailleurs aux premières loges pour savoir de quoi il retourne, nous qui à notre corps défendant, devons durement livrer bataille pour survivre aux multiples agressions dont notre pays est devenu le point de convergence.
Notre pays qui consent d’énormes parts de son potentiel économique, matériel et humain pour à la fois, bloquer les conséquences de l’instabilité à ses frontières orientales, et pour étouffer les projets transnationaux de l’extrémisme obscurantiste dans son septentrion. Et sans que ce soit le moindre des périls, le Cameroun s’attèle à vider cet autre abcès que représentent les velléités séditieuses dans ses régions occidentales.
Dans cet environnement mondial devenu dangereux, le Cameroun fait de son mieux pour prévenir, endiguer et au besoin, réduire la survenue et la virulence des agressions qui le ciblent. À ce jour, les résultats de nos efforts sont plutôt satisfaisants, quoique des éruptions de violence soient encore enregistrées dans certains endroits du territoire national. Dans cette noble lutte, le soutien de nos compatriotes aux ouvriers professionnels de la défense nationale est d’une valeur inestimable.
Il reste que nous devons continuer d’exercer une vigilance de tous les instants, en chaque point du territoire national et dans tous les domaines, pour faire échec aux manœuvres d’une adversité dont nous ne devons espérer ni répit, ni pitié.
Sachons rester patriotes, sachons demeurer vigilants, sachons aimer définitivement le Cameroun. /-
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le FMI met la pression sur Gaston Eloundou Essomba

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a reçu, ce lundi 21 septembre 2026, une délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine Dieterich, cheffe de mission du FMI pour le Cameroun. Exclusivement consacrés au secteur de l’électricité, les échanges ont porté sur la production, la qualité du service, les infrastructures de transport et de distribution, les pertes techniques et commerciales, la situation financière du secteur ainsi que les perspectives d’évolution de l’offre face à une demande croissante.
Le ministre était entouré de ses proches collaborateurs, notamment du Secrétaire général du MINEE, ainsi que de plusieurs responsables des structures techniques intervenant dans le secteur de l’électricité. Face à la délégation du FMI, ils ont apporté des éléments de réponse aux différentes préoccupations soulevées sur la situation actuelle et les perspectives du secteur électrique camerounais.
Sur la qualité du service, le ministre a reconnu la persistance des interruptions de fourniture, tout en relevant une tendance à leur réduction grâce aux investissements engagés. Les actions menées concernent notamment la maintenance du réseau de transport, le renforcement des capacités de transformation dans plusieurs postes et la sécurisation progressive du réseau de distribution.
Une attention particulière est également accordée au remplacement des supports en bois, dont la dégradation constitue l’une des causes des interruptions de service. Sur environ 1,5 million de supports en bois présents sur le réseau, une première phase, mise en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale, porte sur le remplacement de 50 000 supports par des poteaux en béton dans les dix régions. La priorité est accordée aux lignes d’ossature, qui portent les équipements essentiels à l’alimentation des populations.
NACHTIGAL ET LE TRANSPORT DE L’ÉNERGIE AU CŒUR DES ÉCHANGES
La situation de la centrale hydroélectrique de Nachtigal a occupé une place importante dans les discussions. Le ministre a expliqué que les équipements de production sont opérationnels, mais que la centrale reste confrontée à une contrainte liée à la disponibilité de la ressource en eau. Les conditions hydrologiques ne permettent donc pas, à certaines périodes, de mobiliser simultanément toute la puissance installée.
Cette situation met en évidence le poids du risque hydrologique dans l’équilibre du système électrique national, alors même que les besoins en énergie continuent de progresser.
Les échanges ont également permis de faire le point sur les infrastructures de transport destinées à acheminer davantage d’électricité vers les principaux pôles de consommation. L’énergie produite à Nachtigal est déjà évacuée vers Yaoundé. L’un des enjeux majeurs consiste désormais à renforcer le corridor permettant de transporter davantage d’énergie vers Douala et son important bassin industriel.
Plusieurs ouvrages constituant ce corridor sont à des niveaux avancés de réalisation. Selon les indications données au cours de l’audience, les entreprises mobilisées sur les différents chantiers ont été invitées à accélérer leur exécution, avec pour objectif de disposer de l’ensemble du corridor d’évacuation de l’énergie vers Douala avant la fin de l’année 2026.
La question des pertes techniques et commerciales a également été examinée. Leur réduction demeure un enjeu important pour l’équilibre du secteur. Elle passe notamment par la modernisation des réseaux, l’amélioration de la maintenance des infrastructures et le renforcement de la lutte contre la fraude.
ANTICIPER UNE DEMANDE D’ÉLECTRICITÉ EN FORTE CROISSANCE
L’évolution de l’équilibre entre l’offre et la demande a constitué l’autre axe majeur des discussions. Les projections présentées au cours de l’audience font ressortir une progression soutenue des besoins en électricité, portée à la fois par la croissance naturelle de la consommation et par l’augmentation de la demande industrielle.
Face à cette évolution, le Gouvernement travaille sur plusieurs solutions à court et moyen termes. Parmi celles évoquées figure un programme solaire d’urgence de 200 MW, destiné à apporter rapidement des capacités supplémentaires au système électrique. Des opérations de maintenance et de remise à niveau de certaines installations existantes sont également envisagées afin de récupérer des capacités de production disponibles.
Le ministre a par ailleurs évoqué les perspectives d’augmentation de la production électrique à Kribi, en tirant parti de la disponibilité du gaz pour renforcer les capacités de la centrale existante. Ces solutions doivent permettre de répondre aux besoins les plus immédiats, en attendant l’entrée en service de nouveaux ouvrages structurants de production.
À travers ces différentes mesures, le gouvernement entend sécuriser progressivement l’approvisionnement électrique du pays et anticiper l’accroissement des besoins des ménages comme des entreprises. Pour le MINEE, l’enjeu dépasse la seule disponibilité de l’électricité : il s’agit également de disposer d’une offre énergétique suffisante et fiable pour accompagner l’industrialisation et la transformation de l’économie camerounaise.
L’audience avec la mission du FMI aura ainsi permis de présenter de manière détaillée les contraintes auxquelles reste confronté le secteur électrique, les investissements en cours et les solutions envisagées pour améliorer durablement la qualité du service et renforcer l’offre nationale d’électricité.
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