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dans les régions anglophones, les Camerounais voteront encore sous la menace des armes

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dans les régions anglophones, les Camerounais voteront encore sous la menace des armes
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Les deux régions anglophones du Cameroun connaissent depuis 2016 l’éclatement d’une crise (communément appelée « crise anglophone »), qui s’est transformée en une lutte séparatiste armée pour l’indépendance.

Cette lutte pour un État indépendant, l’« Ambazonie », englobant les régions actuelles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NO/SO), anciennement le Cameroun méridional britannique, a, à bien des égards, conféré à Paul Biya, chef de l’État camerounais depuis 1982, une emprise solide sur les enjeux politiques. Cette situation s’explique par l’apathie croissante des électeurs et la peur suscitée par les combattants séparatistes armés lors des élections.

Jusqu’en 2023, les sept sénateurs élus du Nord-Ouest étaient issus de l’opposition, notamment du Front social-démocrate (SDF). La dynamique a changé depuis la victoire du SDF en 2018, qui a rompu le statu quo en disposant d’un électorat majoritairement composé du parti au pouvoir.

Au niveau municipal, l’opposition a été complètement balayée du Sud-Ouest avec la chute du SDF à Tiko, Kumba I, II et III en 2020. Dans le Nord-Ouest, berceau du multipartisme, l’opposition n’a pu conserver qu’une seule commune, Bamenda III.

Le Parlement n’entend que les voix réfractaires des honorables Njong Everistus et Wainachi Honourine, respectivement des circonscriptions de Njinikom/Fundong et de Belo/Bum, membres du SDF du Nord-Ouest.

Depuis la crise, les élections organisées par le gouvernement dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ont été marquées par des fusillades, des meurtres, des pillages et le confinement imposé par les séparatistes. Le quotidien britannique The Guardian a rapporté, après la septième victoire de Biya, que le taux de participation dans ces régions n’était que de 10 % par rapport aux années précédentes de stabilité.

Il a également imputé la position indécise du principal parti d’opposition anglophone, le SDF, au boycott imposé par les séparatistes et à la ville morte. La plateforme d’information internationale a également fait le point sur la façon dont l’élection présidentielle de 2018, le 7 octobre, a été entachée par une interdiction imposée par les séparatistes et accueillie par des coups de feu sporadiques tout au long de la journée.

Cela a profondément effrayé la population, dont un grand nombre avait déjà fui les régions avant le jour du scrutin, et plusieurs milliers d’autres se sont réfugiés au Nigéria. Les statistiques du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont montré que plus de 20 000 réfugiés camerounais avaient fui au Nigéria en 2018 en raison des violences armées dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Le climat tendu au moment du scrutin de 2018 a conduit à la réduction de plus de 2 300 bureaux de vote dans le Nord-Ouest à seulement 74 centres de vote. Cette mesure a non seulement éloigné les centres de vote désignés de la majeure partie de la population, mais a également accru les risques d’accès.

Le nombre total de personnes, militaires, civils et séparatistes armés, ayant perdu la vie lors des élections ce jour-là n’a pas été documenté. Biya a toutefois remporté une large victoire. Les hauts fonctionnaires de ces régions ont fait appel à la sécurité militaire pour accéder aux bureaux de vote et voter.

Les élections dans ces régions se sont déroulées sans aucune surveillance extérieure, voire sans surveillance, ce qui a ouvert la voie à de possibles manipulations et fraudes.

Le 12 octobre 2025, les Camerounais se dirigeront à nouveau vers les deuxièmes élections générales, les régions anglophones étant en proie à des tensions politiques. Paul Biya, 92 ans, briguera un huitième mandat après 43 ans à la tête de l’État.

Avec le retour d’un calme relatif dans certaines régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la probabilité, selon les experts, que l’opposition renverse l’hégémonie du RDPC, entretenue par l’attitude d’exclusion des chefs de guerre séparatistes, qui perdure encore.

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le Sénat valide la réforme constitutionnelle prolongeant le mandat de Mnangagwa jusqu’en 2030

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le Sénat valide la réforme constitutionnelle prolongeant le mandat de Mnangagwa jusqu’en 2030
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Au Zimbabwe, le Sénat a adopté mercredi une réforme constitutionnelle qui prolonge de deux ans le mandat du président Emmerson Mnangagwa. Le texte modifie également le mode d’élection du chef de l’État et des députés.

Après l’approbation de l’Assemblée nationale le 18 juin, le Sénat du Zimbabwe a adopté à une large majorité la réforme constitutionnelle portée par le parti au pouvoir, le Zanu-PF. Selon la présidente du Sénat, Mabel Chinamona, 75 sénateurs ont voté en faveur du texte contre seulement quatre opposants.

Cette réforme permet au président Emmerson Mnangagwa, âgé de 83 ans et au pouvoir depuis 2017, de prolonger son mandat de deux ans, jusqu’en 2030. Une fois promulguée, elle lui permettra de totaliser douze années à la tête du pays.

Le projet prévoit également la suppression de l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Désormais, le futur chef de l’État sera désigné par les parlementaires, dont le mandat sera lui aussi prolongé de deux ans.

Le gouvernement défend cette révision comme un moyen de renforcer la stabilité politique. L’opposition, en revanche, dénonce un « coup d’État constitutionnel » et affirme avoir subi des pressions et des intimidations. Son dirigeant, Tendai Biti, ancien ministre des Finances, avait notamment été arrêté en mars dernier. Le texte doit désormais être signé par le président Mnangagwa pour entrer officiellement en vigueur.

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Wave intensifie son déploiement au Cameroun

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Wave intensifie son déploiement au Cameroun
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Le spécialiste du mobile money accélère son implantation au Cameroun en privilégiant le dialogue avec les autorités publiques. Une stratégie qui traduit sa volonté de s’inscrire durablement dans le paysage financier d’Afrique centrale.

Après avoir bousculé le marché du paiement mobile en Afrique de l’Ouest avec une politique tarifaire compétitive et une offre centrée sur l’inclusion financière, Wave franchit une nouvelle étape de son développement en Afrique centrale. Le Cameroun constitue le premier marché de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), une priorité dans la stratégie d’expansion de la fintech.

Début juin, une délégation de l’entreprise conduite par sa Directrice régionale, Coura Carine Sène, et son Directeur pays Cameroun, Joël Ndjodo, a effectué une série de rencontres avec plusieurs hauts responsables des institutions camerounaises. Le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), le ministre des Postes et Télécommunications, le Directeur général de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), l’Administrateur général de GIMAC ainsi que le Directeur général des Impôts figuraient parmi les personnalités rencontrées.

Ces échanges témoignent de la volonté de Wave d’accompagner son développement dans un cadre de coopération avec les autorités monétaires et les régulateurs. Pour les acteurs des services financiers numériques, les questions de conformité réglementaire, de lutte contre le blanchiment des capitaux, de protection des données, de cybersécurité et de fiscalité sont devenues des préalables indispensables au déploiement des innovations.

Une stratégie fondée sur l’inclusion financière

Créée avec l’ambition de rendre les services financiers plus accessibles, Wave s’est imposée dans plusieurs pays d’Afrique francophone grâce à un modèle reposant sur des frais de transaction réduits, une tarification transparente et une expérience utilisateur simplifiée. Cette approche vise à démocratiser l’accès aux paiements numériques, notamment auprès des populations peu ou pas bancarisées.

L’entreprise défend une vision selon laquelle le téléphone mobile peut devenir un véritable outil d’inclusion économique, permettant aux particuliers comme aux petites entreprises d’effectuer des transferts d’argent, de régler leurs achats ou de recevoir des paiements à moindre coût.

Le Cameroun, une porte d’entrée vers l’Afrique centrale

Avec une population jeune, un taux d’utilisation élevé du téléphone mobile et un marché du mobile money en pleine croissance, le Cameroun représente un levier stratégique pour le développement des services financiers numériques dans la sous-région. Son poids économique au sein de la CEMAC en fait également un point d’ancrage pour une expansion régionale.

L’intégration au réseau GIMAC ouvre par ailleurs la voie à une meilleure interopérabilité entre les différents systèmes de paiement de la communauté. Cet enjeu est devenu central pour faciliter les transferts transfrontaliers, fluidifier les échanges commerciaux et accompagner l’intégration financière de l’Afrique centrale.

Construire une croissance durable

Dans un environnement où les exigences réglementaires se renforcent et où la concurrence entre opérateurs de mobile money s’intensifie, Wave mise sur une croissance fondée autant sur l’innovation technologique que sur la confiance des institutions et des utilisateurs.

À travers cette démarche, l’entreprise affirme sa volonté de développer au Cameroun un modèle reposant sur trois principes : l’accessibilité des services financiers, la transparence vis-à-vis des utilisateurs et une coopération étroite avec les autorités chargées de réguler l’écosystème numérique.

Cette stratégie pourrait faire du Cameroun l’un des principaux points d’appui de Wave pour poursuivre son développement en Afrique centrale, dans un contexte où les paiements numériques occupent une place croissante dans les économies africaines.

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CFAO Mobility livre une flotte de bus à Touristique Express et EasyGo pour tenir la distance

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CFAO Mobility livre une flotte de bus à Touristique Express et EasyGo pour tenir la distance
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(CFAO) – Pionnier de la distribution de véhicules en Afrique et acteur global de la mobilité, CFAO Mobility a livré ce 22 juin 2026 à Douala 12 nouveaux bus King Long à Touristique Express et à son partenaire Easy Go by Easy Ride. Opérant le plus grand réseau multimarque de véhicules neufs, le groupe confirme avec cette livraison son ambition : offrir les solutions de mobilité les plus efficientes au plus grand nombre. La cérémonie s’est tenue en présence de BGFI Bank Cameroun, partenaire financier du projet à hauteur d’environ 1,3 milliard FCFA. Avec ces nouveaux véhicules, ce sont 18 bus au total qui auront été financés par la banque pour soutenir le programme de renouvellement et d’extension de la flotte engagé par les deux opérateurs.

Une demande sans cesse croissante

Au Cameroun, le transport interurbain par bus reste indispensable au déplacement de milliers de voyageurs chaque jour. Face à une demande en hausse constante, Touristique Express et EasyGo by EasyRide ont engagé un programme de modernisation de leur flotte. CFAO Mobility intervient comme fournisseur officiel des véhicules, avec pour mission de livrer un matériel conçu pour résister aux contraintes locales.

«Nous avons travaillé avec Touristique Express pour définir un bus qui ne soit pas juste un modèle de série. Il a été modifié pour répondre aux obligations spécifiques du transport interurbain au Cameroun», explique Joel EYIDI, Directeur Commercial Equipment.

Des King Long adaptés aux routes et à l’usage intensif

Les 12 bus livrés sont des King Long de 47 à 68 places, climatisés, équipés de sièges confortables, de mini frigos et de ports USB, avec et sans toilettes. Une configuration pensée pour les longs trajets et les conditions d’exploitation extrêmes.

L’usage est en effet intensif : chaque bus parcourt en moyenne 30 000 km par mois. «Pour donner un ordre d’idée, c’est l’équivalent de ce qu’une voiture personnelle parcourt en 2 ou 3 ans. Un camion de transport international fait environ 10 000 km par mois. Nos bus roulent donc trois fois plus», détaille Joel EYIDI. Une intensité qui exige un matériel robuste et parfaitement adapté.

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Pour CFAO Mobility, la livraison n’est qu’une étape. L’entreprise a mis en place une organisation dédiée au suivi de la flotte, avec un service client dédié à cette mission. «Notre rôle ne s’arrête pas à la livraison. Nous suivons chaque bus chaque mois. Nous analysons les données, nous formons les chauffeurs et nous ajustons les usages avec l’accord du client», détaille Joel Eyidi.

Cet accompagnement est d’autant plus stratégique que Touristique Express, assure une couverture nationale avec un ancrage fort vers le nord du pays.

«Nous n’avons pas acheté seulement des bus. Nous avons acheté un service. Les techniciens de CFAO sont prêts à intervenir à toute heure pour assurer la maintenance. C’est ça qui fait la différence», témoigne M. Mohamadou Abdoulaye, Directeur Général de Touristique Express.

BGFI Bank : financer les infrastructures essentielles du Cameroun

Partenaire financier de cette synergie, BGFI Bank Cameroun réaffirme son engagement à soutenir les infrastructures et services essentiels au développement du pays.

«Notre ambition est de contribuer au développement des infrastructures et services essentiels pour le Cameroun. Nous voulons promouvoir l’innovation et l’excellence dans le secteur du transport, et créer un impact positif et durable sur les communautés», déclare M. Abakal Mahamat, Administrateur Directeur Général de BGFI Bank Cameroun.

Pour Touristique Express et EasyGo, l’alliance vise à offrir une solution de transport continue. «Cette coopération nous permet d’assurer une continuité du service, de chez le passager jusqu’à sa destination finale. Nous visons plus de performance, plus de sécurité et plus de confort», souligne M. Mohamadou Abdoulaye.

Fournisseur de ce dispositif et partenaire technique de cette synergie entre Touristique Express, EasyGo et BGFI Bank Cameroun, CFAO Mobility entend poursuivre son engagement. L’objectif : accompagner les opérateurs vers des véhicules toujours plus performants, fiables et adaptés aux exigences du transport interurbain. Une vision qui place le confort et la sécurité du passager au centre de la performance, pour des déplacements qui tiennent la distance.

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