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Projet aurifère Aracari : le britannique BWA engage 1 milliard FCFA pour acquérir 70 % des permis

(Investir au Cameroun) – La société britannique d’investissement minier et d’exploration BWA a annoncé la signature d’un accord contraignant avec Aurum Discovery Holdings Ltd et Global Acquisitions SARL, pour l’acquisition d’une participation majoritaire dans Aracari Resources Ltd, détenteur du projet aurifère Aracari, situé dans le nord du Cameroun. Cette opération permettra à BWA de monter progressivement jusqu’à 70 % du capital de la société de projet, renforçant ainsi sa présence dans un district aurifère encore émergent.
Portefeuille prometteur
Le projet Aracari couvre trois permis d’exploration — Bandjoukri Ouest, Bandjoukri Centre et Tcholliré Nord — sur une superficie de 1 268 km². Si l’exploration en est encore au stade préliminaire, BWA met en avant le potentiel géologique de la zone, proche du permis Mbe et du prospect MB01 exploités par Oriole Resources PLC, « où des intersections aurifères remarquables ont été récemment mises en évidence dont 6,15 m à 19,67 g/t », selon le communiqué.
Pour Jonathan Wearing, président de BWA, « Aracari représente une excellente opportunité d’élargir et de diversifier le portefeuille de BWA au Cameroun et reflète les efforts continus de la société pour développer le secteur des ressources naturelles du pays ». Barry Stoffell, PDG d’Aurum Discovery, estime également que l’accord constitue « une base solide pour le succès futur de l’exploration », soulignant que les résultats positifs du projet voisin Mbe renforcent la confiance dans ce district aurifère.
Investissements progressifs
L’accord repose sur une montée en puissance graduelle de BWA au capital d’Aracari : une phase de due diligence de 90 jours (25 000 €), suivie d’un premier investissement de 100 000 € pour 10 % de participation. Une deuxième étape de 400 000 € permettra d’atteindre 51 %, offrant le contrôle opérationnel, avant un apport supplémentaire de 1 million € pour franchir le seuil de 70 %. L’opération est assortie d’une redevance nette de fonderie de 0,5 %. BWA dispose de deux ans pour franchir le cap des 51 % et de deux années supplémentaires pour atteindre les 70 %.
Un pari stratégique sur le Cameroun
Attribués en 2021 après un ciblage collaboratif entre Aurum Discovery et Explorers33 Consulting SARL, les permis Aracari ont déjà révélé des structures géologiques favorables, une activité artisanale soutenue et des échantillons titrant jusqu’à 8 g/t. Autant d’éléments qui justifient l’intérêt de BWA, déjà présente au Cameroun avec cinq permis de recherche dans les régions du Sud (Dehane) et du Centre (Nkoteng), couvrant 1 421 km².
En misant sur Aracari, BWA ne se contente pas d’élargir son portefeuille : la société se positionne dans une logique de premier entrant sur un district aurifère en devenir, où l’artisanat minier témoigne d’un potentiel sous-exploité. Pour le Cameroun, encore en quête d’investissements structurants dans son secteur minier, cet accord illustre l’intérêt croissant des juniors étrangères pour un marché longtemps dominé par l’informel.
Avec l’acquisition progressive de 70 % d’Aracari, BWA confirme son ambition de devenir un acteur clé de l’exploration aurifère au Cameroun, tout en envoyant un signal au marché : le sous-sol camerounais reste largement ouvert aux capitaux et expertises étrangères, dans un secteur appelé à jouer un rôle croissant dans la diversification économique du pays.
Amina Malloum
Lire aussi:
26-05-2020 – Le groupe britannique BWA Resources décroche deux permis d’exploration minière au Cameroun
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50 féminicides en 4 mois, deux lois attendues… le Parlement face à ses responsabilités en novembre

La session de novembre 2026 du Parlement camerounais s’annonce comme une session de vérité. Va-t-elle enfin doter le Cameroun d’un Code des personnes et de la famille et d’une loi contre les féminicides ?
Le panorama africain comparé de la LEFE au 30 septembre 2026 : 24 pays africains disposent d’un Code de la famille, 38 d’une loi spécifique contre les violences faites aux femmes. Le Cameroun n’a ni l’un ni l’autre.
Pour les Codes : Tunisie 1956, Sénégal 1972, Côte d’Ivoire 1983, Algérie 1984/2005, Burkina 1989 et nouveau Code 1er septembre 2025, Bénin 2004, Maroc 2004, Mali 2011, Togo 1980/2012, RDC 1987/2016, Rwanda 2016. Pour les lois VFF : Afrique du Sud 1998, Centrafrique 2006, Ghana 2007, Rwanda 2008, Ouganda 2010, Bénin 2012, Burkina 2015, Côte d’Ivoire 2021, Gabon 2021, Congo 2022 Loi Mouébara.
Le Cameroun, avec le Tchad et la Guinée équatoriale, est dans le dernier carré.
Pourtant les alertes se multiplient. 50 féminicides en 4 mois, 8 femmes tuées en 8 jours en août. Le projet de loi spécifique VBG du gouvernement, validé en 2024, est toujours dans les services du Premier ministre depuis juin 2026.
La LEFE met sur la table une Proposition de Loi portant Code des Personnes et de la Famille. Article 3 : respect culture sous réserve Constitution, ordre public, dignité, égalité, intérêt supérieur de l’enfant. 20 ans minimum mariage sans dispense, reconnaissance viol conjugal, protection logement familial, éloignement conjoint violent, égalité direction famille, reconnaissance contribution non monétaire, obligation reconnaissance enfant par père, articulation avec loi 2024/016 sur l’état civil.
“NOUS NE DEMANDONS PAS UNE MINUTE DE SILENCE DE PLUS. DEUX TEXTES. UN BUDGET. DES DÉLAIS. DES COMPTES.”
Trois options pour novembre : voter la proposition LEFE, accélérer le projet gouvernemental bloqué, ou renvoyer encore.
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Management : Nadine Tinen prépare le lancement d’un nouveau club APM à Douala en 2027

(Investir au Cameroun) – L’Association Progrès du Management (APM) a annoncé, le 21 octobre 2026 à Douala, la création d’un nouveau club destiné aux dirigeants d’entreprises. La structure, dont les activités devraient démarrer en janvier 2027, sera conduite par Nadine Tinen, ancienne directrice générale de PwC Afrique francophone subsaharienne et actuelle dirigeante du cabinet de conseil VINKA.
« Notre action prioritaire consistera à rassembler les dirigeants, à identifier les besoins urgents de leurs entreprises et à faire venir des experts pour renforcer les compétences de leurs dirigeants », a expliqué Nadine Tinen.
Le futur club entend notamment développer le codéveloppement, une méthode de travail qui permet à un chef d’entreprise de soumettre une difficulté de gestion ou une décision à d’autres dirigeants. Ces derniers partagent leurs expériences et proposent des pistes de réflexion, dans un cadre confidentiel.
Fondée en 1987 à l’initiative de Pierre Bellon, fondateur du groupe français Sodexo, l’APM organise des rencontres entre dirigeants autour de problématiques managériales. Ses clubs réunissent généralement entre 20 et 25 membres, sélectionnés par cooptation. Ils associent des interventions d’experts à des échanges entre chefs d’entreprise.
Gouvernance et transmission des entreprises familiales
Au Cameroun, l’association dispose déjà d’une expérience dans l’accompagnement des dirigeants. En novembre 2019, elle avait annoncé le lancement du club Ubuntu à Douala, issu du club pionnier Suellaba. À cette époque, Ubuntu était présenté par l’APM elle-même comme son deuxième club dans le pays. Le décompte des structures existantes devra donc être clarifié à l’occasion de la nouvelle implantation.
Selon Olivier Baman, directeur général d’Alios Finance Cameroun et président du club Ubuntu, les rencontres organisées par l’association ont notamment porté sur la gouvernance, les relations avec les conseils d’administration et la transmission des entreprises familiales. Il affirme que les échanges ont bénéficié à plus de 200 chefs d’entreprise camerounais. L’intelligence artificielle figure également parmi les sujets abordés.
Cette offre s’adresse à un public relativement restreint. L’APM exige notamment que les candidats exercent des responsabilités de direction dans une entreprise de plus de dix salariés et soient acceptés par les membres du club.
Sur son site officiel, l’association propose une formule destinée notamment aux clubs africains, à partir de 4 030 euros hors taxes, soit environ 2,64 millions de FCFA, pour dix rencontres annuelles. Ce montant constitue un tarif de référence proposé par l’APM, et non un tarif confirmé pour le nouveau club de Douala.
Selon l’Annuaire statistique 2025 du ministère des PME, le Cameroun compte 472 208 petites et moyennes entreprises. L’association entend contribuer à l’amélioration des pratiques de gestion, mais son modèle de clubs à effectifs limités cible une fraction de ce tissu entrepreneurial.
Le nombre d’adhérents attendus dans le nouveau club, ses conditions financières locales et son programme détaillé pour 2027 n’ont pas encore été établis dans les informations consultées.
Frédéric Nonos
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