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Yoomee se réinvente et investit pour accélérer la transformation digitale en Afrique Centrale

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Yoomee se réinvente et investit pour accélérer la transformation digitale en Afrique Centrale
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Douala, le 10 septembre 2025 – Dans un contexte de forte dynamique numérique, Yoomee annonce un plan d’investissement important pour les 03 prochaines années. Cette initiative ambitieuse vise à moderniser ses infrastructures, renforcer ses services et soutenir la souveraineté numérique du Cameroun. Cet investissement se traduira par une évolution de sa plateforme All-in-One (Yoomee Money) et par la construction, d’une infrastructure propre de fourniture des services de connectivité d’environ 300 sites sur l’ensemble du territoire national.

Plateforme All-in-One : une nouvelle étape vers l’inclusion

L’évolution de la plateforme de mobile money vise à offrir une solution de paiement universelle, conforme à la réglementation et aux standards BEAC/COBAC, sécurisée et interopérable avec tous les moyens de paiement (portefeuilles concurrents, cartes et réseaux bancaires, réseaux DAB) en CEMAC.

Les améliorations majeures portent sur :

  • Une expérience utilisateur simplifiée et intuitive ;
  • Un renforcement des critères de sécurité, notamment via l’intégration du e-KYC, la lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent et la cybersécurité.
  • Une intégration de tous les moyens de paiement pour garantir une interopérabilité totale dans la région CEMAC.

Selon Jacques Ndjamba, propriétaire de HTT TELECOM SA, « Notre ambition est de faire de Yoomee Money un levier clé de l’inclusion financière en région CEMAC, en offrant un porte-monnaie unique, universel, sécurisé et conforme aux normes réglementaires. Ce projet bénéficie:

  • du soutien d’investisseurs qui ont consenti à renforcer l’assise financière de l’entreprise.
  • de partenariats solides avec des acteurs mondiaux de référence dans le secteur des services financiers »

Construction d’un réseau LTE indépendant et souverain

Pour assurer une connectivité fiable et sécurisée, Yoomee procèdera également à une série d’investissements dans un réseau d’accès LTE couvrant l’ensemble du territoire national dont les villes de Douala, Yaoundé et la région du Sud-Ouest dans les 6 prochains mois.

Ce projet vise à réduire la dépendance vis-à-vis de l’opérateur CAMTEL tout en renforçant la souveraineté numérique du Cameroun.

Conjuguer résilience et ambition face aux défis posés par le partenariat Camtel

Depuis 2017, à la suite de la reprise de l’entreprise auprès des investisseurs étrangers, Yoomee, opérateur innovant dans le secteur des télécommunications, a conclu un contrat avec Camtel, société publique responsable de l’infrastructure télécom au Cameroun. Ce partenariat visait à engager Yoomee dans la réalisation d’importants investissements afin de fournir aux populations camerounaises un service de connectivité de proximité fiable, abordable et de haute qualité sur la base d’un modèle de MVNO. En contrepartie, Camtel s’était engagée à assurer la fourniture de services par nature et à des standards de qualité clairement définis.

Il est apparu que les engagements contractuels de Camtel n’ont pas été respectés. Les difficultés récurrentes dans la fourniture de services de qualité par cette dernière, telles que coupures intempestives, dégradation de la qualité, interruptions unilatérales et non notifiées, ont impacté directement les performances opérationnelles de cette jeune entreprise. Ces dysfonctionnements ont également compromis la relation de confiance avec ses clients, limité sa capacité à contribuer efficacement à la digitalisation du pays et débouché sur la mise en chômage d’une centaine de collaborateurs en août 2025.

Face à cette situation, Yoomee a été contraint de réévaluer sa stratégie opérationnelle, en orientant ses activités télécom vers le service aux entreprises et autres institutions (B2B), le temps de la reconstruction de son réseau LTE propre permettant de servir à nouveau le grand public.

Se réinventer pour demain

Malgré ces défis, Yoomee demeure résolument engagée dans sa mission. Depuis sa reprise en 2016 auprès d’actionnaires étrangers, l’entreprise a investi plus de 40 milliards de CFA afin de rendre la connectivité accessible et abordable au Cameroun. La détermination de l’entreprise à accompagner le développement économique et social du pays, à contribuer au renforcement de l’écosystème numérique national et à garantir une connectivité fiable à l’ensemble des citoyens reste intacte. C’est dans ce cadre que Yoomee a lancé cet important plan stratégique, résolument positionné sur l’indépendance stratégique et la souveraineté numérique. Ce projet ambitieux témoigne de la volonté ferme de l’entreprise d’assurer une infrastructure de qualité, durable et autonome, à la hauteur des enjeux de la transformation numérique du Cameroun.

Pour plus d’informations :

business@eventifyagency.com

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Jacques Fame Ndongo au cœur d’une polémique grammaticale après son discours à Ebolowa

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Jacques Fame Ndongo au cœur d’une polémique grammaticale après son discours à Ebolowa
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Le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre d’État de l’Enseignement supérieur, a commis une bourde grammaticale lors des Jeux universitaires d’Ebolowa. Il a classé « n’eussent été »au « subjonctif imparfait » alors qu’il s’agit du « plus-que-parfait du subjonctif ». Une erreur que relève Darren Lambo Ebelle, Professeur de lettres, qui dénonce « l’ostentation du savoir » au détriment de la rigueur.

La vidéo a fait le tour des réseaux. Le 6 août 2026 à Ebolowa, le Pr. Jacques Fame Ndongo, « ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur et Chancelier des Ordres académiques », a livré un discours fleuve. Verbe haut, synonymes en série. Le style était là. La grammaire, non.

Dans sa chronique, Darren Lambo Ebelle pointe du doigt une faute lourde : « vous avez catégorisé « n’eussent été » comme relevant du subjonctif imparfait. Cette assertion appelle une rectification d’ordre grammatical. »

L’erreur : confondre les temps

Selon le professeur, diplômé de l’ENS de Yaoundé : « Eussent été » constitue une forme verbale périphrastique et composée. Elle procède de la combinaison de deux éléments : premièrement L’auxiliaire avoir conjugué à l’imparfait du subjonctif : que j’eusse, qu’ils eussent ; Ensuite le participe passé du verbe être : été. » Et de conclure : « En conséquence, « n’eussent été » relève du plus-que-parfait du subjonctif du verbe être. C’est le temps de la concordance requis dans la protase […] des conditionnelles irréelles de type 3. »

L’imparfait du subjonctif de « être », lui, donne : « que je fusse, que tu fusses, qu’il fût, que nous fussions, que vous fussiez, qu’ils fussent. La forme « fussent été » est inexistante en français. » Réf. : Grevisse, Le Bon Usage, 16ᵉ éd.

Leçon de déontologie

Au-delà de la faute, c’est la posture qui pose problème. Pour Darren Lambo Ebelle, « En sciences de l’information et de la communication, un axiome s’impose : « la responsabilité éditoriale et politique d’un texte incombe à son auteur, et non à son scripteur. »»

Le ministre ne peut donc se cacher derrière un conseiller. « La secrétaire assure la dactylographie et la mise en forme. Le ministre, lui, endosse la paternité intellectuelle du discours.»

Le professeur rappelle enfin un principe de mesure : « À votre niveau d’excellence, Monsieur le Ministre d’État, la forme la plus accomplie de la correction est la « correction silencieuse ». Relire, amender, réécrire. » Et il cite Lincoln pour conclure : « Il vaut mieux se taire et passer pour un sot que de parler et de lever tous les doutes à ce sujet. »

La grandeur, dit-il, « ne réside pas dans l’ostentation du savoir, mais dans la délicatesse et la bienveillance avec lesquelles on le transmet. »

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