Actualités locales
«le ministre Tchiroma devrait faire son mea-culpa»

Le militant du RPDC Simon Metsengue pense que le président du FSNC Issa Tchiroma, ferait mieux de reconnaître qu’il n’a pas été un digne fils du septentrion.
Pour le militant du RDPC Simon Metsengue, le leader du FSNC Issa Tchiroma n’a pas à remonter les bretelles au président de l’Assemblée nationale Cavaye Yéguié Djibril. Car il a bien été aux affaires. Si le septentrion n’est donc pas développé, il est en partie responsable.
«Le ministre Tchiroma est très mal placé pour faire une telle lettre, pour quelqu’un qui a fait 20 ans au pouvoir. Il a eu des postes stratégiques. 1992 – 1996 il est ministre des transports. Et vous savez, au cours de ce mandat un drame irréparable s’est produit : le crash de l’avion Camair, 71 morts. Il est sorti du gouvernement. Il est revenu en 2009 après avoir été aux côtés du président et même du RDPC pour soutenir la révision constitutionnelle de 2008. Entre 2009 et 2019, il a été ministre de la Communication. Il est passé de ministre de la communication à ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle. Alors vous prenez donc ce schéma et vous mettez à côté ce qu’il a écrit, vous comprenez très bien qu’il se moque du septentrion. Il se moque du septentrion. Je crois qu’il devrait faire son mea-culpa qu’il a échoué d’être un digne représentant de cette partie du pays. Il a même été député. Vous le saviez… Tchiroma est mal placé pour faire ce type de reproches au président de l’Assemblée nationale, pour la simple raison que le PAN a rempli et il remplit pleinement ses fonctions de président de l’Assemblée nationale», a déclaré le militant du RDPC sur le plateau de l’émission Le Club de Bnews 1.
Rappelons que le candidat Issa Tchiroma dans sa lettre adressée au président de l’Assemblée nationale Cavaye Yéguié Djibril pour dresser l’état du sous-développement du septentrion, qui a pourtant de nombreuses élites aux affaires. Réagissant à ladite lettre, le Directeur de publication Guibaï Gatama a salué la franchise de son compatriote.
«Je viens de parcourir la belle lettre de Tchiroma à Cavaye Yeguie Djibril. Elle m’a inspiré ces interrogations : sommes-nous, filles et fils du Grand-Nord, responsables de notre situation actuelle ? Oui. À quelques exceptions près, notre responsabilité est bel et bien collective. Mais avons-nous la possibilité de renverser la vapeur ? Bien sûr que oui. Tout dépend de nous : de notre lucidité politique, de l’engagement des jeunes, de notre capacité à manœuvrer et de notre détermination à reconquérir le pouvoir par des voies démocratiques. Aujourd’hui ou demain», a-t-il écrit.
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Actualités locales
le silence de Chantal Biya après son passage à Miss Cameroun fait polémique

La présence de la Première dame Chantal Biya au concours de beauté Miss Cameroun 2026, samedi 19 septembre 2026 — une initiative visant à soutenir les jeunes femmes —, a suscité des interrogations quant à l’intérêt qu’elle porte réellement aux femmes camerounaises ordinaires, compte tenu du silence assourdissant qu’elle a observé face à la récente recrudescence des féminicides.
Elle a assisté au concours vêtue de ses tenues somptueuses habituelles, accompagnée de sa fille Brenda Biya, et a vu Maellys Ngo Mboui être couronnée.
Si sa présence à cet événement ne pose pas problème en soi, son silence des dernières semaines, alors que les cas de féminicides montaient en flèche, a suscité des critiques remettant en question sa réelle préoccupation pour les épreuves que traversent les femmes au Cameroun.
Au moins dix femmes ont été tuées par leur compagnon entre fin août et début septembre 2026 seulement, alors que la dernière prise de parole publique de Chantal Biya sur le sujet remonte au mois de mars, à l’occasion de son message pour la Journée des droits des femmes.
Malgré l’indignation actuelle de la société civile et la détresse des familles touchées, la Première dame semble imperturbable.
Dans un pays où la culture du silence est considérée comme un facteur clé alimentant les violences fondées sur le genre, le silence de Chantal Biya sur les féminicides ne fait, selon ses détracteurs, que banaliser ces violences.
Sa récente apparition au concours Miss Cameroun pour soutenir les femmes — alors qu’elle a omis de soutenir celles en détresse — n’est pas passée inaperçue. Le père jésuite Ludovic Lado, connu pour ses prises de position, a exprimé son point de vue sur les réseaux sociaux.
Il a laissé entendre que la Première dame ne soutient les femmes que de manière sélective, privilégiant les événements mondains comme les concours de beauté plutôt que de défendre la justice pour les dizaines de femmes tuées par leur conjoint.
« C’est ce genre de choses qui mobilise Chantou… Pas les féminicides ni les infanticides. Ce n’est pas son problème !!! Quel pays !!! Quel régime !!! », a-t-il écrit.
« Chantou » est le surnom affectueux que certains Camerounais donnent à Chantal Biya, épouse de Paul Biya, le président le plus âgé au monde.
En plus de trente ans de mariage, Chantal Biya s’est parfaitement fondue dans la culture du silence du président Biya, s’abstenant presque totalement de commenter les questions nationales ou d’interagir avec les citoyens ordinaires. Bien qu’elle dirige une organisation caritative ayant aidé des milliers de femmes, de personnes en situation de handicap et d’enfants, de nombreux citoyens attendaient de sa part un engagement plus marqué face aux problèmes rencontrés par les femmes ordinaires du pays.
Au-delà des féminicides, les femmes continuent de subir des discriminations généralisées, notamment en matière de propriété foncière et immobilière ainsi que d’accès à l’éducation ; elles sont également les plus durement touchées par les conflits armés qui sévissent dans les régions anglophones et dans l’Extrême-Nord.
Pourtant, Chantal Biya a rarement manifesté de l’empathie à l’égard de ces femmes. Ses détracteurs soulignent au contraire qu’elle apparaît souvent dans des tenues extrêmement élégantes et extravagantes, en contraste frappant avec la réalité vécue par des millions de femmes dans un pays où environ 37 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
Parallèlement, la crise des féminicides ne faiblit pas. Selon les données gouvernementales, plus de 60 femmes ont été tuées par leur partenaire intime depuis le début de l’année, dont au moins 50 cas recensés rien qu’entre janvier et avril. Le gouvernement a annoncé qu’un projet de loi visant à faire du féminicide une infraction pénale distincte était en cours de finalisation et devrait être soumis au Parlement en novembre.
Pour les familles des victimes et les organisations de la société civile, le fait que la Première dame assiste à un concours de beauté tout en gardant le silence sur les meurtres de femmes dans le pays renforce l’impression que les autorités sont déconnectées des souffrances des Camerounais ordinaires.
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Douanes : 111,1 milliards de FCFA de recettes visés en septembre 2026

(Investir au Cameroun) – La Direction générale des douanes (DGD) du ministère des Finances vise 111,1 milliards de FCFA de recettes au cours du mois de septembre 2026, selon les objectifs assignés aux différentes circonscriptions douanières et publiés dans la newsletter de l’administration. Cette cible est supérieure de 4,4 milliards de FCFA, soit 4,1 %, aux 106,7 milliards prévus en août.
Les secteurs du Littoral I et du Sud II, qui couvrent notamment les ports de Douala-Bonabéri et de Kribi, doivent à eux seuls mobiliser 97,4 milliards de FCFA, soit 87,7 % de l’objectif national.
Douala quasiment stable, objectif relevé à Kribi
Dans le détail, 62,2 milliards de FCFA sont attendus du Littoral I, principal contributeur aux recettes douanières du pays. La cible est quasiment identique à celle d’août, fixée à 62,3 milliards de FCFA.
Pour le Sud II, la DGD fixe un objectif de 35,2 milliards de FCFA, contre 32,8 milliards en août. La cible augmente ainsi de 2,4 milliards de FCFA, soit 7,3 % en un mois.
Cette hausse intervient alors que les recettes effectivement mobilisées par le Sud II ont progressé depuis le début de l’année. Selon la DGD, cette circonscription a collecté 225,26 milliards de FCFA entre janvier et août 2026, contre 219,76 milliards sur la même période en 2025, soit une hausse de 2,5 %.
Le Littoral II doit, pour sa part, mobiliser plus de 5,8 milliards de FCFA en septembre, contre 5,5 milliards le mois précédent.
Dans le Sud-Ouest, l’objectif est porté à 4,2 milliards de FCFA, contre un peu plus de 3 milliards en août. À l’intérieur de cette enveloppe, le terminal de Cap Limboh, qui reçoit notamment des produits pétroliers, doit générer 1,1 milliard de FCFA de recettes.
La circonscription du Centre est créditée d’un objectif de 1,3 milliard de FCFA, devant le Nord, avec 932,6 millions, et l’Extrême-Nord, avec 741,8 millions. Les objectifs les plus faibles sont assignés à l’Adamaoua, avec 72 millions de FCFA, et à l’Est, avec 32,1 millions.
Une cible en hausse de 9 % sur un an
L’objectif de septembre 2026 dépasse également de 9,3 milliards de FCFA celui de septembre 2025, fixé à 101,8 milliards. La progression atteint ainsi 9,1 % en glissement annuel.
Ces montants restent toutefois des prévisions de collecte et non des recettes déjà acquises. Le premier trimestre 2026 l’a montré : la DGD a mobilisé 260,9 milliards de FCFA entre janvier et mars, soit 89,2 % des 292,4 milliards prévus. Le déficit de collecte avait atteint 31,5 milliards de FCFA, principalement sous l’effet du recul des droits de sortie sur les produits exportés.
BRM
Lire aussi :
17-09-2026 – Douanes : le secteur Sud II, qui couvre le port de Kribi, cumule 162,9 milliards de FCFA de recettes en 2026
31-08-2026 – Finances publiques : plus de 106 milliards de FCFA de recettes attendues de la douane camerounais en août 2026
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Comores : Les Lions Indomptables sont arrivés à Garoua
Partis de Yaoundé ce mardi 22 septembre, les Lions Indomptables sont arrivés à Garoua, où ils affronteront les Cœlacanthes des Comores dans le cadre de la première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027.
Au grand complet, l’équipe nationale du Cameroun a mis le cap sur Garoua, capitale régionale du Nord. À bord d’un vol Camair-Co, David Pagou et ses poulains ont atterri cet après-midi avant de prendre le bus pour rallier l’hôtel Ribadu où ils sont logés. Des supporters sont sortis nombreux pour accueillir la sélection dans une ambiance festive.
Les Lions Indomptables vont poursuivre leur préparation dans cette ville avant la rencontre prévue le 24 septembre au stade Roumdé Adja de Garoua. Pour cette première journée, Bryan Mbeumo et ses coéquipiers affronteront les Comores, une sélection qui avait fait sensation au Cameroun lors de la CAN 2021, organisée à domicile.
Pour les Lions, l’objectif est de battre les Comores pour lancer parfaitement cette campagne des éliminatoires pour la CAN 2027, prévue conjointement en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya.
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