Actualités locales
Quand l’état se plie face à la Fecafoot : une humiliation nationale
Le spectacle offert à Bertoua ces derniers jours dépasse le simple cadre sportif. En moins de 24 heures, le sous-préfet de Bertoua 1er a interdit puis autorisé l’organisation des Assemblées Générales Électives des Ligues Départementales de Football de l’Est et de l’Adamaoua. Une volte-face qui traduit non pas la souplesse de l’administration, mais l’humiliation d’un État désarmé face à une fédération sportive.
Lire l’analyse de Shance Lion :
La non autorisation de ces Assemblées Générales Electives reposait sur une lettre du Ministre des Sports du 21 Août dernier, que le Sous-préfet a utilisé comme argument en disant:
《J’ai l’honneur de vous faire connaître que malgré une étude bienveillante de votre dossier, il ne m’a pas été possible de vous délivrer le Récépissé de Déclaration de Manifestation Publique sollicité.
En effet, vous êtes certainement sans ignorer qu’en date du 21 Aout 2025, Monsieur le Ministre des Sports et de l’Education Physique a saisi le Président de la Fédération Camerounaise de Football à l’effet d’attirer son attention sur les nombreux manquements et les dérives que décrient une multitude d’acteurs du football quant au processus que l’înstitution dont vous êtes le Secrétaire Général dans la Région de l’Est entend lancer. Par la même occasion, le membre du Gouvernement suggérait de surseoir au lancement dudit processus.
Y faisant suite et étant entendu que pour l’heure aucune évolution n’a été observé, il serait inopportun que nous vous délivrions un Récépissé de Déclaration de Manifestation Publique, au risque de susciter un soulèvement de certains acteurs du football exclus et par ricochet être à l’origine des troubles à l’ordre public dans notre ressort de compétence.》
Sauf que le 5 septembre, soit moins de 24h plus tard, le même sous-préfet a levé ladite interdiction .
《est levée à compter de la date de signature de la présente Décision l’interdiction de l’organisation des Assemblées Générales Electives des Ligues Départementales de Football des Régions de l’Est et de l’Adamaoua projeté par la Ligue Régionale de Football de l’Est sur toute l’étendue de l’Arrondissement de Bertoua 1er》
L’autorité de l’État repose sur la cohérence et la constance de ses décisions. Or, lorsqu’un représentant de l’administration locale se dédit en si peu de temps, la perception qui s’impose est celle d’un gouvernement affaibli, influençable, incapable de défendre la légalité républicaine. C’est une défaite symbolique, mais lourde de conséquences.
Derrière ce théâtre se cache un nom : Mon Nyandom. Un homme dont l’ombre plane sur les hautes sphères, au point que plusieurs responsables politiques seraient prêts à rompre les rangs pour le protéger. La rumeur est glaçante : Mon Nyandom aurait menacé de faire tomber avec lui certains ministres en révélant des dossiers compromettants. Résultat : le gouvernement lui-même devient prisonnier de ses propres compromissions.
L’affaire dépasse donc le football. Elle met à nu une vérité dérangeante : au Cameroun, certains responsables privilégient leurs intérêts personnels et leur survie politique au détriment de l’État. Quand le Président d’une fédération peut dicter sa loi à des autorités administratives, c’est le signe que l’État est miné de l’intérieur.
Les conséquences sont claires :
- L’autorité de l’État est sapée, car ses représentants apparaissent comme faibles et manipulés.
- La crédibilité du gouvernement est entamée, tant aux yeux des citoyens que des partenaires extérieurs.
- Le système politique se fragilise, rongé par la peur du chantage et par la trahison de ses propres serviteurs.
Ce bras de fer n’est pas seulement un conflit entre le gouvernement et la FECAFOOT. C’est un miroir tendu à la République : jusqu’où ira la compromission ? À quel moment l’État retrouvera-t-il la force de défendre sa souveraineté face aux influences occultes ?
Car si le football devient le terrain où l’État se fait dicter la loi, qu’adviendra-t-il demain des autres secteurs vitaux ?
NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.
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Actualités locales
l’artiste Longue Longue en situation irrégulière en France
L’artiste camerounais Longue Longue se trouve actuellement en rétention administrative en France (au Centre de Rétention Administrative de Geispolsheim, près de Strasbourg), sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).
Une mobilisation est en cours pour tenter de bloquer son expulsion imminente vers le Cameroun. Selon plusieurs observateurs, il s’agit d’une situation critique. Les autorités françaises ont procédé à son interpellation, ce qui le place dans une procédure d’éloignement. Ses avocats tentent de faire valoir le droit d’asile en s’appuyant sur les actes de torture dont l’artiste a été victime au Cameroun.
Les images de ces violences, largement partagées, servent d’argument principal pour prouver qu’un retour forcé l’exposerait à des traitements inhumains ou dégradants. Le sort de l’artiste dépend de l’examen de son recours par les juridictions administratives françaises et de la décision d’un juge.
Lire le Focus de Christian Ntimbane Bomo :
LONGUE LONGUE, VICTIME !
La détention administrative en vue de son éloignement de France de l’artiste LONGUE LONGUE révèle une fois de plus l’état des libertés et droits d’expression et d’opinion au Cameroun.
Elle permet de se poser la seule question : » Pourquoi LONGUE LONGUE a peur de retourner au Cameroun ? »
La réponse coule de source. Il a peur d’être arrêté, torturé ou embastillé à cause de ses prises de position contre le régime, comme André Blaise Essama, Patrick Mengue ( pour une simple blague jugée de mauvais goût),Anicet Ekane, Parfait Mbvoum, Djeukam Tchameni, Bibou Nissack, Alain Fogue , Aladji Louckman, ….
Un artiste camerounais de renommée mondiale, ambassadeur de la diplomatie culturelle de notre pays , humilié à l’étranger, parce qu’il veut se battre pour ne pas revenir dans son pays où, tout peut lui arriver.
Voilà à quoi , ces camerounais libres sont réduits : Fuir , fuir ou chanter les louanges ou se taire !
Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HÉRITAGE
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le goût du pouvoir ou l’art du reniement selon Diomaye Faye
L’alliance entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a à peine fêté ses deux ans. Le limogeage récent de ce dernier, largement commenté et perçu comme un véritable coup de force politique, marque un tournant décisif dans la stratégie présidentielle. Dès ses premiers mois au pouvoir, Diomaye Faye, séduit par l’exercice de l’autorité suprême, semble avoir opté pour une émancipation vis-à-vis d’un homme jugé trop influent, tout en cherchant à se rapprocher de Paris pour sécuriser un éventuel second quinquennat.
Ousmane Sonko n’a pourtant pas été un simple figurant dans la campagne présidentielle de 2024. Véritable stratège et leader d’influence, il a joué un rôle décisif dans la victoire de Diomaye Faye, en portant haut les thèmes de la souveraineté nationale et d’une rupture franche avec « le système ».
Mais quelques mois seulement après leur arrivée aux affaires, le président a infléchi sa ligne. Les promesses de rupture avec l’ancien régime et de réorientation radicale de la politique sénégalaise se sont évaporées, au grand dam de ses partisans les plus fidèles.
La Journée nationale du dialogue comme aveu de reniement
Un événement récent a cristallisé les critiques : la Journée nationale du dialogue, organisée au palais présidentiel. Loin de réunir les forces vives du changement, Faye a convié des figures éminentes de l’ancienne garde, précisément celles avec lesquelles il avait juré de ne jamais transiger.
Parmi les invités de marque figurait Amadou Ba, proche collaborateur de l’ex-président Macky Sall, ancien candidat du pouvoir déchu en 2024 et aujourd’hui chef de l’opposition. Une scène à la fois symbolique et cinglante pour ceux qui croyaient en l’avènement d’une nouvelle ère.
Une trahison méthodique des engagements
Ces gestes successifs ne trompent plus : la « rupture » promise n’aura jamais lieu. En se rapprochant des cadres de l’ancien système et en se tournant vers Paris pour garantir son avenir politique, Diomaye Faye brise méthodiquement les espoirs de renouveau portés par ses électeurs.
À mesure qu’il s’éloigne de ses alliés de la première heure, le président apparaît désormais comme un chef d’État pragmatique, prêt à sacrifier ses idéaux pour consolider son assise et viser un second quinquennat. Un pari qui pourrait bien lui aliéner celles et ceux qui ont fait de lui le plus jeune président de l’histoire du Sénégal.
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Collision mortelle à Dschang : un moto-taximan décède
Un terrible accident de la circulation a causé la mort d’une personne à Dschang, dans la région de l’Ouest du Cameroun.
Les faits ont eu lieu au quartier foto lieu dit dépôt kadji, le mardi 21 mai dernier. La victime est décédée dans des circonstances extrêmement violentes.
En effet, c’est un peu avant la fin de l’après-midi que les sapeurs pompiers du Centre de secours de Dschang ont été alerté pour un accident de la circulation.
À l’arrivée des secouristes, le constat effectué a permis d’établir que l’accident a impliqué un moto taximan et un véhicule de transport.
La collision frontale n’a laissé aucune chance au moto-taximan. La victime est âgée d’une quarantaine d’années environs.
Les sapeurs pompiers du centre de secours de Dschang ont procédé à la récupération du corps sans vie et à son conditionnement.
Avant de quitter les lieux, ils ont procédé au nettoyage de la chaussée.
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