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Soupçons de malversations : Chanas Assurances confirme l’ouverture d’une procédure judiciaire

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Soupçons de malversations : Chanas Assurances confirme l’ouverture d’une procédure judiciaire
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(Investir au Cameroun) – Dans un communiqué publié le 3 septembre, Chanas Assurances S.A., filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), a pris la parole pour répondre aux rumeurs circulant ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Celles-ci évoquaient l’interpellation d’anciens dirigeants et collaborateurs de la société, ainsi que des « audits contradictoires » qui auraient révélé la disparition présumée de plusieurs milliards de FCFA.

La compagnie reconnaît qu’« une procédure judiciaire est en cours », tout en précisant qu’elle ne peut, pour l’instant, fournir davantage de détails. Elle assure néanmoins que ses activités « se poursuivent normalement » sous la conduite de l’équipe de direction actuelle.

Cette communication intervient dans un contexte de transition à la tête de l’entreprise. Le 20 août 2025, le conseil d’administration a nommé Bibiane Francine Mbia directrice générale par intérim, en remplacement d’Henri Théodore Bayouak, évincé après seulement onze mois de mandat. Ancienne directrice technique, Mme Mbia a désormais la charge de piloter l’assureur camerounais.

Avec ce changement, Chanas Assurances affirme placer « l’éthique, la responsabilité et la transparence » au cœur de sa stratégie. Depuis 2020, la société est engagée dans un processus de redressement, appuyé par un apport financier de 2,3 milliards de FCFA de la SNH, qui a porté son capital social à 6 milliards de FCFA. Pour l’exercice 2025, l’assureur vise une croissance d’environ 10 % de son chiffre d’affaires comme de son résultat net.

AM

Lire aussi:

Chanas Assurances : Théodore Bayouak déchargé, Bibiane Francine Mbia prend l’intérim à la direction générale

09-12-2024 – Chanas Assurances vise une hausse de 10% du chiffre d’affaires et du bénéfice en 2025, avec ses nouveaux dirigeants

17-04-2023 - Assurances non-vie : Axa, Activa, Chanas et Saar dominent le marché au Cameroun à fin 2022
13-03-2023 - Finance : la CNPS investit près d’un milliard de FCFA pour rejoindre la SNH dans le capital de Chanas Assurances Vie

05-08-2014 – L’assureur camerounais Chanas au bord du gouffre

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BRT de Douala : 820 millions FCFA pour intégrer les motos-taxis au futur réseau

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BRT de Douala : 820 millions FCFA pour intégrer les motos-taxis au futur réseau
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(Investir au Cameroun) – Le Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD), qui porte la mise en place du futur réseau de Bus Rapid Transit (BRT) dans la capitale économique, prévoit une enveloppe d’environ 820 millions de FCFA TTC pour l’aménagement d’aires de stationnement dédiées aux motos-taxis. Selon les données du projet, ce financement doit permettre de réaliser 12 points de stationnement le long du tracé du BRT.

Derrière cette enveloppe, relativement limitée au regard du coût global du PMUD, estimé à 335,3 milliards de FCFA, se joue pourtant un enjeu central : l’intégration des motos-taxis dans le futur système de transport de masse de Douala. Les études du projet indiquent que ces engins assurent 61% des déplacements quotidiens dans la ville, soit plus de la moitié de la mobilité urbaine.

Les motos-taxis, variable clé du futur BRT

Pour les responsables du PMUD, il ne s’agit donc pas seulement de construire un réseau de bus rapides. L’enjeu est aussi d’organiser les modes de transport déjà massivement utilisés par les populations, afin d’éviter que le futur BRT ne fonctionne à côté de la réalité urbaine.

« À Douala, les motos-taxis constituent un maillon essentiel du transport urbain. Toutefois, leur mode de fonctionnement actuel, souvent marqué par une occupation désordonnée de l’espace public, pose des défis en matière de sécurité routière, de fluidité du trafic et d’aménagement urbain », explique l’unité de coordination du projet.

L’aménagement de ces aires vise ainsi à répondre à une double contrainte. D’une part, les motos-taxis peuvent jouer un rôle de rabattement vers les futurs corridors du BRT, notamment dans les quartiers où les bus ne pourront pas desservir directement toutes les zones d’habitation. D’autre part, leur stationnement anarchique aux abords des carrefours, des marchés et des grands axes contribue aujourd’hui à l’encombrement de la chaussée et à l’insécurité routière.

C’est dans cette logique qu’un atelier de consultation a été organisé le 18 juin dernier à Douala avec les conducteurs et syndicats de motos-taxis. Les échanges ont porté sur le design conceptuel des futurs points de stationnement, leur capacité d’accueil, leur localisation et leur intégration dans l’environnement urbain. Selon le PMUD, l’objectif est de mettre en place des aires de stationnement modernes, accessibles et mieux intégrées au fonctionnement de la ville.

Un test pour l’inclusion du transport informel

Les représentants des motos-taxis ont toutefois exprimé plusieurs préoccupations. Elles portent notamment sur la capacité réelle des stations à absorber les flux, la sécurité des conducteurs et des usagers, l’appropriation des infrastructures, la maintenance, l’entretien, la gestion des déchets, la discipline des conducteurs et les modalités de gestion future des sites.

Ces inquiétudes montrent que l’intégration des motos-taxis ne se résumera pas à la construction de parkings. Elle suppose aussi une gouvernance claire : qui exploitera les stations ? Selon quelles règles ? Avec quels mécanismes de contrôle ? Et comment éviter que ces espaces soient rapidement saturés, détournés de leur vocation initiale ou abandonnés faute d’entretien ?

Dans son ensemble, le PMUD prévoit la construction d’un réseau de 27 km de BRT, la réhabilitation de plusieurs voies urbaines, dont 12 km en phase 1 et 66 km en phase 2, ainsi qu’un développement urbain orienté autour du transport de masse. Le projet ambitionne de réduire les temps de trajet, d’améliorer la fluidité du trafic et de soutenir le dynamisme économique de Douala.

Son coût global est estimé à 335,3 milliards de FCFA. Le financement repose principalement sur la Banque mondiale, à hauteur de 261 milliards de FCFA, complété par 62,1 milliards de FCFA attendus d’un partenariat public-privé et 12,4 milliards de FCFA mobilisés par l’État à travers la mairie. Le projet est piloté par la Cellule de coordination du PMUD, placée sous la tutelle de la Communauté urbaine de Douala.

À travers les 820 millions de FCFA prévus pour les aires de stationnement des motos-taxis, le BRT de Douala aborde donc l’un de ses défis les plus sensibles : faire cohabiter un transport collectif structuré avec un secteur informel déjà dominant. Dans une ville où les motos-taxis assurent plus de la moitié des déplacements quotidiens, moderniser la mobilité sans les intégrer reviendrait à bâtir un réseau formel à côté du principal mode de déplacement des populations.

Ludovic Amara

Lire aussi :

22-06-2026-Douala : un PPP d’environ 58 milliards FCFA envisagé pour la flotte du futur BRT

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Nous envisageons un MRC sans Maurice Kamto

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Nous envisageons un MRC sans Maurice Kamto
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Selon Pierre Emmanuel Binyam, le Mrc sans Maurice Kamto c’est bien possible. Et d’ailleurs, c’est un scénario qui est déjà envisagé.

Sur le plateau de l’émission “Entretien avec … » sur la STV, Pierre Emmanuel Binyam assure que le messianisme n’est pas dans l’ADN du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc).

« Nous envisageons également un MRC sans Maurice Kamto. C’est tout naturellement une évidence », a soutenu Pierre Emmanuel Binyam.

Pour Pierre Emmanuel Binyam, il y a des gens en capacité de diriger le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) sans Maurice Kamto.

« Moi-même, je suis en capacité de diriger le Mrc », a ajouté Pierre Emmanuel Binyam.

« Il n’y a pas que Maurice Kamto qui peut gérer le Mrc, mais à l’état actuel de la situation, nous avons besoin de Maurice Kamto pour un certain nombre de choses qui nous sont propres et d’objectifs à atteindre », a souligné Pierre Emmanuel Binyam.

Par ailleurs, il rappelle que le mandat qui a été confié à Maurice Kamto est en cours et qu’il doit le terminer.

« Nous sommes nombreux à pouvoir diriger le Mrc. Le moment venu, on passera aux élections », a insisté Pierre Emmanuel Binyam.

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SRC : le recouvreur public de l’État creuse ses pertes avec un déficit de 1,97 milliard FCFA en 2025

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SRC : le recouvreur public de l’État creuse ses pertes avec un déficit de 1,97 milliard FCFA en 2025
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(Investir au Cameroun) – La Société de recouvrement des créances du Cameroun (SRC), chargée de récupérer des créances pour le compte de l’État et de certains organismes publics, peine toujours à retrouver l’équilibre financier. Selon les comptes approuvés le 23 juin 2026 par l’Assemblée générale de cette entreprise publique, l’exercice 2025 s’est soldé par une perte nette de 1,97 milliard de FCFA. Le total du bilan s’établit, lui, à 9,9 milliards de FCFA.

Ce résultat ravive les fragilités déjà relevées par la Chambre des comptes de la Cour suprême dans son audit consacré à la gestion de la SRC sur la période 2018-2022. À titre de comparaison, la perte enregistrée en 2025 équivaut à près de 93 % du déficit cumulé constaté par les magistrats financiers sur les cinq exercices audités, estimé à environ 2,1 milliards de FCFA. La comparaison est d’autant plus sensible que la dernière année couverte par cet audit, 2022, s’était déjà soldée par un déficit d’environ 1 milliard de FCFA.

Réunie à Yaoundé sous la présidence d’Edoua Gilbert Didier, l’Assemblée générale a décidé d’affecter l’intégralité de la perte 2025 au poste « report à nouveau ». Dans son communiqué final, elle a également exprimé ses « regrets face aux entraves constantes dans l’exercice du mandat de recouvrement » de la SRC. Cette formule ouvre une question centrale: quels acteurs, quelles procédures ou quels blocages institutionnels freinent concrètement l’exécution du mandat confié à cette société publique?

Une structure de coûts qui pèse sur l’activité

L’audit de la Chambre des comptes avait déjà mis en évidence une situation financière durablement dégradée. Sur la période 2018-2022, la SRC a enregistré trois exercices déficitaires sur cinq. Les magistrats financiers attribuent une partie importante de cette contre-performance au poids des charges de personnel, qui absorbaient l’essentiel des revenus générés par l’entreprise.

Entre 2018 et 2022, les dépenses de personnel ont représenté en moyenne 86 % du produit net bancaire, indicateur retenu par l’audit pour apprécier les revenus de l’activité. Certaines années, ces charges ont même dépassé les produits réalisés. En 2020, année marquée par la crise sanitaire, les frais de personnel ont atteint 1,4 milliard de FCFA, contre 1,3 milliard de FCFA de produit net bancaire, soit un ratio de 112 %. Le même déséquilibre s’est reproduit en 2022, avec 1,86 milliard de FCFA de charges de personnel pour 1,82 milliard de FCFA de produit net bancaire, soit un ratio de 102 %.

Ce modèle apparaît difficilement soutenable pour une société dont les revenus dépendent principalement des commissions perçues sur les créances effectivement recouvrées. Lorsque l’activité de recouvrement ralentit, ou lorsqu’elle se heurte à des blocages, la SRC conserve une structure de charges lourde qui fragilise mécaniquement ses comptes.

La Chambre des comptes a également pointé un déséquilibre dans la répartition des effectifs. Au 31 mars 2024, la SRC comptait 168 agents, mais seulement 18 étaient directement affectés aux activités de recouvrement, soit 10,7 % de l’effectif total. Pour une entreprise dont la mission première est précisément de récupérer les créances publiques et parapubliques, cette répartition pose une question de productivité interne, d’efficacité opérationnelle et d’alignement des ressources humaines sur le cœur de métier.

Le paradoxe d’un recouvreur public déficitaire

La perte de 2025 ne peut donc pas être lue comme un simple accident comptable. Elle remet en lumière une contradiction plus profonde: la SRC dispose d’un mandat stratégique dans l’écosystème des finances publiques, mais son organisation, sa structure de charges et les obstacles évoqués par son Assemblée générale limitent sa capacité à produire les résultats attendus.

La société est censée contribuer à l’assainissement financier de l’État en récupérant des créances parfois anciennes, difficiles à mobiliser ou juridiquement complexes. Mais les performances relevées par l’audit 2018-2022, puis la perte enregistrée en 2025, montrent que ce mandat reste difficile à convertir en recettes suffisantes pour couvrir durablement les charges de fonctionnement.

La mention des « entraves constantes » formulée par l’Assemblée générale mérite, à ce titre, d’être clarifiée. Ces obstacles proviennent-ils de débiteurs publics récalcitrants, de procédures judiciaires longues, de résistances administratives, de dossiers insuffisamment documentés ou de limites propres à l’organisation interne de la SRC ? En l’absence de précisions, cette expression souligne davantage l’ampleur du problème qu’elle ne l’explique.

Pour l’État, l’enjeu dépasse la seule situation financière de la SRC. Il touche à la capacité des administrations publiques à récupérer les ressources qui leur sont dues, dans un contexte où la mobilisation des recettes internes reste une priorité budgétaire. Une société de recouvrement déficitaire, faiblement dotée en personnel directement affecté à son cœur de métier et grevée par des charges importantes, risque de devenir un maillon faible plutôt qu’un instrument d’assainissement financier.

La publication des comptes 2025 confirme ainsi que les fragilités relevées par la Chambre des comptes n’ont pas encore donné lieu à un redressement visible. Le problème n’est plus seulement de constater les pertes. Il est désormais de savoir si la SRC peut être réorganisée autour de sa mission première: recouvrer effectivement les créances, réorienter ses moyens vers les activités opérationnelles et restaurer la crédibilité financière d’un outil public conçu pour rapporter de l’argent à l’État, non pour accumuler les déficits.

Amina Malloum

Lire aussi:

16-02-2026 – SRC : jusqu’à 112 % du revenu net absorbé par la masse salariale, pour un résultat déficitaire de 2,1 milliards de FCFA

10-02-2026 – SRC : 14,2 milliards de FCFA non reversés au Trésor public, selon la Chambre des comptes

27-01-2026 – La SRC s’arrime aux standards internationaux de protection de la fortune publique

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