Actualités locales
« Thierry Marchand : le nouveau médecin de Paul Biya… »

Dans une tribune publiée par Yanick Bezang, journaliste et président régional pour le littoral, du Syndicat national des journalistes du Cameroun, ce dernier soutient que l’ex-ambassadeur de France au Cameroun se comporte comme le médecin personnel du chef de l’Etat.
Lire ici sa sortie :
« Vendredi 30 août 2025, le palais de l’Unité a de nouveau ouvert ses portes. Paul Biya, 92 ans, a reçu en audience Thierry Marchand, ambassadeur de France arrivé en fin de mission au Cameroun. Une apparition rare, puisque la dernière du chef de l’État camerounais remontait à plusieurs mois.
À la sortie, une question directe d’un journaliste : « Dans quel état avez-vous trouvé le Président ? » Réponse sans détour de l’ambassadeur : « Je l’ai trouvé en forme, avec la parfaite maîtrise des sujets que nous avons abordés. C’est un homme conscient qui est prêt à aller en campagne dans quelques jours pour un autre mandat de 7 ans. »
Un ambassadeur qui rassure sur l’état de santé du Président Biya… On croirait presque entendre un bulletin médical improvisé. Sauf que Thierry Marchand n’est pas le médecin personnel de Paul Biya. Mais voilà : au Cameroun, les absences prolongées du chef de l’État soulèvent à chaque fois les mêmes interrogations.
Et lorsqu’il réapparaît à l’écran, ses partisans exultent comme s’ils venaient d’assister à une résurrection : « Alléluia, on a vu le président à la télé ! » Voilà à quoi est réduite une nation de plus de 28 millions d’habitants.
Souvenons-nous : en avril 2020, en pleine pandémie mondiale de Covid-19, Paul Biya avait mystérieusement disparu des radars pendant plusieurs semaines. Dans un pays où chaque jour de silence présidentiel semblait plus lourd que le précédent, les rumeurs allaient bon train.
Certains le disaient malade, d’autres… mort. Pour couper court, le Palais avait finalement diffusé des images d’une audience avec Christophe Guilhou, alors ambassadeur de France. À sa sortie, ce dernier avait déclaré : « Le Président Biya se porte bien. » Déjà à l’époque, c’était donc un diplomate étranger qui faisait office de porte-parole sanitaire du président camerounais.
Alarmant, oui, que nous soyons réduits à attendre que des chancelleries étrangères nous rassurent sur la vitalité de notre propre chef d’État. Pis, ceux qui osent poser des questions sur sa santé sont souvent pris à partie.
On se souvient encore du coup de semonce lancé par Paul Atanga Nji, Ministre de l’Administration territoriale, il y a de cela quelques mois, après qu’une chaîne américaine avait annoncé à tort la mort de Paul Biya. « Toute spéculation sur la santé du Chef de l’État relève de la désinformation et sera sanctionnée », avait-il tonné, mettant en garde les médias nationaux.
Aujourd’hui, rien n’a changé. Le Cameroun vit toujours au rythme des apparitions sporadiques de son président. Et chaque fois, ce sont les représentants étrangers qui semblent mieux informés que ses propres concitoyens. Thierry Marchand a donc pris le relais de Christophe Guilhou dans ce rôle inattendu : celui de rassurer les Camerounais, comme un médecin de substitution.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est pas à l’ambassadeur de France de délivrer un certificat médical au peuple camerounais. C’est au Président, et à lui seul, d’apparaître, de parler, de gouverner, ou à défaut, d’éclairer ses concitoyens sur son état réel. En attendant, les Camerounais se contentent de rumeurs, de spéculations et… des diagnostics improvisés des diplomates de passage.
Yanick Bezang»
NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.
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Actualités locales
12 000 policiers déployés dans les zones en crise sécuritaire entre 2016 et 2026

L’État du Cameroun déclare avoir recyclé dans le cadre de la lutte antiterroriste avant de déployer 12 000 fonctionnaires de police dans les zones connaissant des crises sécuritaires sur le territoire national.
D’après le rapport du comité des droits de l’homme des Nations Unies sur l’examen périodique du Cameroun des 23 et 24 octobre 2026, l’État du Cameroun a recyclé et déployé 12 000 policiers dans les régions en crise sécuritaire entre 2016 et 2026. Aussi, entre 2024 et 2025, au moins 250 personnels de la gendarmerie nationale ont bénéficié de sept sessions de formation sur le droit humanitaire. Sessions organisées dans le cadre du dialogue avec le Comité international de la Croix-Rouge.
Ainsi a déclaré la délégation camerounaise lors de l’examen périodique à Genève face au comité des Nations Unies chargé de veiller à l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Par cette délégation, l’État du Cameroun assure qu’il forme et recycle les forces de défense et de sécurité avant de les déployer. Les éléments desdites forces disposent d’une formation initiale leur permettant d’éviter de commettre des violations des droits humains dans le cadre de la lutte antiterroriste.
Ladite délégation répondait aux préoccupations du comité. En l’occurrence celles de Mme Bassim sur certaines mesures prises par l’État du Cameroun dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ainsi que sur la définition large et ambiguë des actes de terrorisme. Celle de Mme Tidjougra sur le « caractère très vague » de l’infraction liée au terrorisme au Cameroun.
La délégation camerounaise, concernant la définition et les actes terroristes, donne des précisions. Selon elle, la définition légale du terrorisme exclut des inculpations basées sur le profil ethnique, racial, politique ou religieux. Ladite définition est alignée sur la définition de plusieurs instruments internationaux et régionaux et sur plusieurs résolutions du Conseil de sécurité, précise-t-elle.
Par ailleurs, l’État du Cameroun souligne que la loi de 2014 sur la répression du terrorisme est de portée générale et ne vise pas à réprimer les discours critiques à l’encontre du gouvernement. Elle rejette les allégations non fondées selon lesquelles cette loi a été utilisée en violation du Pacte contre les journalistes et les avocats.
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Ntimbane Bomo appelle à ignorer les « distractions médiatiques » pour se concentrer sur la vérité des urnes
Le paysage politique camerounais est de nouveau secoué par une prise de parole incisive. Christian Ntimbane Bomo, Président Exécutif du Parti HÉRITAGE, a publié une […]
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un présumé kidnappeur d’enfants échappe à la vindicte populaire

Tension extrême et soulagement partagé ce lundi 26 octobre 2026 au cœur de la ville de Sangmélima, la capitale du Dja-et-Lobo.
Un coup de filet décisif des forces de l’ordre a permis de mettre la main sur le nommé « Charly », un cultivateur de piment soupçonné d’être le cerveau d’un ténébreux réseau de kidnapping local. Bilan express de cette opération éclair : trois enfants sains et saufs, tirés à temps des mains de leur bourreau présumé.
Une foule survoltée, les forces de l’ordre sous pression
Très vite, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre au marché central de Sangmélima, où le suspect a été dans un premier temps exfiltré et placé sous très haute protection policière. Sur place, une foule furieuse et survoltée s’est rapidement massée, bien décidée à en découdre et à rendre une justice expéditive.
Face à cette menace imminente de vindicte populaire, le sous-préfet de l’arrondissement de Sangmélima et les commandants des forces de maintien de l’ordre (FMO) se sont déployés d’urgence sur les lieux. Grâce à un dialogue ferme et stratégique avec les populations en colère, les autorités sont parvenues à calmer les esprits et à exfiltrer le suspect en toute sécurité vers une cellule hautement sécurisée.
Le calme est désormais revenu, mais l’affaire ne fait que commencer. Une enquête minutieuse a été immédiatement ouverte sous la supervision des autorités administratives et judiciaires pour faire toute la lumière sur ce réseau, établir d’éventuelles complicités et déterminer le mobile exact du suspect.
Les trois enfants remis en sécurité, dont l’origine n’est pas encore déterminée, font actuellement l’objet d’une prise en charge.
Dossier à suivre. Plus de détails dans nos prochaines éditions.
Source : 237 Elites
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