Actualités locales
Paul Biya m’est apparu comme un homme d’Etat qui tient véritablement les manches du pays
Le président de la République, Son Excellence Paul Biya, a reçu en audience, le 29 août 2025, l’ambassadeur de France au Cameroun, S. E. Thierry Marchand, en fin de séjour.
Le chef de l’État s’est entretenu très longuement avec son hôte, et cette audience d’une heure et demie de temps, a été l’occasion de faire le point sur l’état et la qualité de la relation entre le Cameroun et la France tout au long des trois (03) années passées au Cameroun par le diplomate français, aujourd’hui en fin de séjour.
Nommé ambassadeur de France au Cameroun, le 15 septembre 2022, S. E. Thierry Marchand a pris fonction à Yaoundé, le 4 octobre 2022, quelques mois après la dernière visite du président Emmanuel MACRON au Cameroun (25 – 26 juillet 2022), au cours de laquelle, beaucoup de sujets de coopération entre le Cameroun et la France avaient été mis sur la table.
C’est donc avec une feuille de route claire et précise sur l’action que l’ambassade de France devait conduire que le diplomate venu au Palais de l’Unité faire ses adieux au Chef de l’État a démarré sa mission en terre camerounaise.
Trois (03) ans après, il a su saisir l’opportunité de cette rencontre avec le Président de la République, pour passer en revue les différents sujets de coopération, avec au terme de cette évaluation globale, un constat marquant, rapporté par l’Ambassadeur Thierry Marchand, au sortir de l’audience avec le Chef de l’État : « Nous avons pu constater ensemble que la relation de coopération entre la France et le Cameroun ne s’est pas affaiblie au cours de ces trois (03) années. Qu’elle s’est au contraire un peu renforcée dans beaucoup de sujets. Et, surtout, qu’elle s’est un tout petit peu transformée. »
Au moment de quitter le Cameroun, l’ambassadeur Marchand a indiqué l’option prise par son pays, pour raviver et consolider la coopération historique avec le Cameroun, « (…), toute l’ambition de la France c’est d’arriver à construire avec le Cameroun une relation neuve. Une relation qui soit adaptée au XXIᵉ siècle. une relation qui soit adaptée aux grands enjeux de la Communauté des Nations aujourd’hui. »
S’agissant justement de la relation entre les deux pays, S. E. Thierry MARCHAND l’a souligné avec force,
« (…). Le Cameroun et la France sont engagés aujourd’hui, côte à côte, dans une grande confiance. D’abord, entre les chefs d’État eux-mêmes, et ensuite, entre nos deux peuples, qui sont capables, je pense, de pouvoir continuer à renforcer cette relation de confiance pour les prochaines décennies. »
« Le président Paul Biya… un homme d’État aux affaires, qui tient les manches du pays, prêt pour la campagne présidentielle, en vue d’un nouveau mandat. »
En réponse à la question de la presse relative à son regard sur le chef de l’État, avec qui il venait de s’entretenir, Thierry MARCHAND a été sans détour : « Le Président de la République m’est apparu comme un homme d’État qui est aux affaires, et qui tient véritablement les manches du pays, et qui va s’engager dans une campagne présidentielle pour un nouveau mandat. »
Avant d’ajouter : « J’ai rencontré le Président de la République il y a un an et demi, ici, au Palais de l’Unité. Aujourd’hui, je l’ai retrouvé exactement dans le même état d’esprit, et, avec la même attitude. C’est-à-dire conscient, et extrêmement informé de la réalité des sujets que nous avons abordés, dans leur grande diversité. J’ai eu beaucoup de plaisir à pouvoir échanger avec lui sur une très grande variété de sujets, à travers lesquels nous avons une forme de capacité d’échanges extrêmement riches, à la fois pour la France, et pour le Cameroun. »
PRC.cm
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Actualités locales
Un exploit historique en tant qu’entraîneur

Un an après l’autre, les portes de la Ligue des champions s’ouvrent aux techniciens africains. Mais cette fois, un homme vient de franchir une frontière symbolique. Yaya Touré est devenu le premier entraîneur africain à conduire un club jusqu’à la phase de groupes de la prestigieuse compétition européenne. Une première qui donne une autre dimension à la reconversion de l’ancien milieu de terrain ivoirien.
Une première qui dépasse le simple résultat
Il y a des qualifications qui valent plus que les trois points ou qu’un passage au tour suivant. Celle obtenue par Yaya Touré avec le Slovan Bratislava appartient à cette catégorie. En venant à bout de Celje, les Slovaques se sont imposés 2-1 au match retour et 3-2 sur l’ensemble des deux rencontres. Un résultat qui offre au technicien ivoirien bien davantage qu’un billet pour la suite de la compétition : une place dans l’histoire.
Car avant lui, aucun entraîneur africain n’avait réussi à franchir tous les tours de qualification pour installer un club en phase de groupes de la Ligue des champions. Le Nigérian Ndubuisi Emmanuel Egbo avait déjà ouvert une brèche en 2020 avec le KF Tirana, devenant le premier technicien africain à diriger une équipe dans la compétition. Mais son parcours s’était arrêté lors des qualifications.
Touré, lui, vient de franchir l’obstacle qui manquait encore à cette histoire.
De la légende du terrain à un nouveau défi
Cette réussite prend une saveur particulière lorsqu’on regarde le parcours de Yaya Touré. L’Ivoirien n’arrive pas sur un banc comme un technicien anonyme. Son nom appartient déjà à l’histoire du football européen. Passé notamment par le FC Barcelone et Manchester City, il a connu les plus grandes soirées continentales comme joueur.
Le voilà désormais de l’autre côté de la ligne de touche.
Cette transition n’était pourtant pas gagnée d’avance. Être une grande figure du vestiaire ne garantit rien une fois assis sur le banc. La connaissance du haut niveau doit se transformer en choix tactiques, en gestion des hommes, en capacité à maintenir une équipe sous pression. La qualification du Slovan Bratislava constitue donc un premier signal particulièrement fort.
Elle montre surtout que Touré n’est pas venu chercher un simple rôle honorifique dans sa nouvelle carrière.
Une qualification qui change déjà son statut
Pour une première expérience comme entraîneur principal, difficile de rêver meilleure vitrine. La Ligue des champions expose immédiatement un technicien à un niveau d’exigence hors norme. Chaque décision est scrutée, chaque erreur peut coûter cher, tandis que les adversaires disposent souvent de moyens supérieurs.
Le Slovan Bratislava aura désormais l’occasion de mesurer son projet à ce qui se fait de mieux en Europe. Pour Touré, cette campagne sera autant un défi sportif qu’un examen grandeur nature.
C’est là que commence réellement son histoire sur les bancs. La qualification est un exploit, mais elle ne doit pas devenir une fin en soi. Le plus difficile sera désormais de confirmer.
L’Afrique des bancs attend aussi son grand tournant
L’exploit de Yaya Touré possède enfin une portée qui dépasse son propre parcours. Pendant longtemps, les anciens grands joueurs africains ont davantage été attendus comme des ambassadeurs, des consultants ou des adjoints que comme de véritables patrons techniques capables de s’imposer au plus haut niveau européen.
Touré vient bousculer cette perception.
Son parcours pourrait inspirer une nouvelle génération d’anciens internationaux africains désireux de se lancer dans le métier d’entraîneur. La question n’est plus seulement de savoir si les techniciens africains peuvent atteindre les grands bancs européens, mais s’ils peuvent y construire une véritable légitimité.
Le premier chapitre est désormais écrit. Et il porte la signature de Yaya Touré.
Une histoire à poursuivre
Cette qualification restera quoi qu’il arrive une étape majeure de sa carrière d’entraîneur. Mais elle ouvre surtout une question passionnante : jusqu’où Yaya Touré peut-il aller ?
L’ancien maestro de Manchester City a déjà réussi là où aucun technicien africain n’était allé avant lui. Il lui reste maintenant à démontrer que cette première historique n’est pas un coup d’éclat, mais le début d’une véritable aventure sur les bancs du football européen.
Yaya Touré est entré dans l’histoire. À lui, désormais, d’écrire la suite.
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Actualités locales
Jean-Pierre Bekolo pose la question qui dérange sur la responsabilité de l’État

Le cinéaste camerounais Jean-Pierre Bekolo appelle à ne pas réduire les féminicides à un simple phénomène de société et invite à replacer la responsabilité de l’État, de la police et de la justice au centre du débat sur les violences faites aux femmes.
Dans une tribune consacrée aux meurtres de femmes, Jean-Pierre Bekolo estime que la multiplication des références aux « féminicides » peut conduire à diluer la question de la responsabilité institutionnelle.
« FÉMINICIDE : ATTENTION À NE PAS DÉPOLITISER LE CRIME
À force de parler des « féminicides » comme d’un phénomène de société, ne risque-t-on pas de faire disparaître ceux qui ont la responsabilité de maintenir l’ordre dans la société ?
Une femme assassinée est d’abord victime d’un meurtre, donc d’un crime.
Et face au crime, une société organisée doit d’abord vérifier si ses institutions fonctionnent : police, justice, parquet, services sociaux, dispositifs de protection.
Le meurtre peut avoir des causes sociales. Mais sa prévention et sa répression relèvent aussi d’une responsabilité politique et institutionnelle.
Il revient à l’État de prévenir les meurtres liés aux violences sexistes, de poursuivre leurs auteurs et de rendre compte de ses défaillances lorsqu’il n’a pas protégé une victime pourtant connue comme étant en danger.
La catégorie « féminicide » permet-elle toujours de mieux comprendre et combattre le crime, ou peut-elle parfois déplacer la responsabilité du terrain politique et institutionnel vers celui, beaucoup plus vague, de « la société » ? »
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un prêtre camerounais retrouvé mort dans sa chambre en Italie

Il s’agit du père François Emmanuel Boock, prêtre du diocèse d’Ezeka. Son corps sans vie a été retrouvé dans sa chambre à Vérone, en Italie ce jeudi 27 août 2026.
Diocèse d’Eseka en deuil. Actu Cameroun apprend l’annonce du décès de l’abbé François Emmanuel Boock, prêtre du diocèse d’Ezeka retrouvé sans vie ce jeudi 27 août 2026 dans sa chambre à Vérone, en Italie.
Difficile pour le moment de connaitre les circonstances de son décès. Dans un avis de décès signé par l’abbé Legeo Pascal Bitjocka, chancelier du diocèse d’Eseka, l’on apprend que Mgr François Achille Eyabi, évêque du diocèse éponyme invite tout le peuple de Dieu à prier pour le repos éternel de l’abbé François Emmanuel.
Le diocèse d’Éséka est une circonscription ecclésiastique de l’Église catholique au Cameroun, située dans la région du Centre et le département du Nyong-et-Kéllé.
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