Actualités locales
« Le vrai problème de l’opposition, c’est Biya »

Suite à un éditorial controversé de Jeune Afrique relayé sur RFI, le président par intérim du MRC, Mamadou Mota, est monté au créneau pour défendre l’opposition camerounaise. Il dénonce un jeu politique verrouillé et rejette la responsabilité des blocages sur le régime de Paul Biya.
L’éditorial publié par Jeune Afrique, titré sous forme de provocation — « L’opposition camerounaise est-elle la plus bête d’Afrique ? » — a suscité de vives réactions. François Soudan, directeur de la rédaction du journal, y critiquait les choix stratégiques de l’opposition, notamment la décision de Maurice Kamto de quitter le MRC pour se présenter sous l’étiquette du Manidem. Un pari qui s’est soldé par son éviction de la course présidentielle, prévue le 12 octobre prochain.
En réponse, Mamadou Mota, président par intérim du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a vivement dénoncé l’analyse de Jeune Afrique. Pour lui, il est réducteur de faire porter à l’opposition la responsabilité de son échec électoral. « Le véritable problème de l’opposition camerounaise, c’est Biya », a-t-il tranché. Il accuse le régime en place de biais électoral systémique : « Biya a saboté les éléments les plus simples de la démocratisation de notre pays ».
Le président intérimaire du MRC admet que l’union de l’opposition pourrait renforcer son poids politique, mais s’interroge sur la sincérité de certains partis : « Combien de partis sont réellement des opposants ? Beaucoup sont des créations du régime pour animer la façade politique », affirme-t-il. Il évoque également l’instrumentalisation des institutions pour empêcher toute alternance, expliquant que quelle que soit la stratégie adoptée, Maurice Kamto aurait été écarté par le pouvoir.
Il rejette également la notion de « léthargie nationale » utilisée dans l’édito pour décrire la réaction des Camerounais à l’éviction de Kamto. Pour Mota, la peur et la répression paralysent la société civile : « Le peuple veut le changement, mais face à cette machine sécuritaire, les gens choisissent l’instinct de survie. Ce silence n’est pas de l’indifférence, c’est un silence de cimetière imposé par la peur » a-t-il insisté.
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Sécurité routière : vidéo-verbalisation à l’école

À l’approche de la rentrée scolaire, le ministère des Transports renforce le dispositif de sécurité routière. Les Forces de maintien de l’ordre (FMO) se familiarisent avec la vidéo-verbalisation et les outils de radiocommunication afin d’améliorer le contrôle des infractions et la prévention des accidents.
Dans le cadre de l’intensification des opérations de sécurité routière prévue du 17 août au 30 septembre 2026, le ministère des Transports poursuit le déploiement de nouveaux outils technologiques. Une séance de travail consacrée à leur exploitation s’est tenue le 25 août au ministère des Transports, sous la conduite du Directeur des Transports routiers, Dr Mbamome Nkendong Divine, avec la participation de représentants de la DGSN et de la Gendarmerie nationale.
Les échanges ont porté sur la vidéo-verbalisation et le dispositif de radiocommunication BeSafe, présentés comme des outils d’appui aux interventions des Forces de maintien de l’ordre. Ils permettent notamment d’enregistrer, de conserver et de retracer les données relatives aux infractions constatées.
La phase pilote a principalement permis d’identifier trois catégories d’infractions : les excès de vitesse, le défaut de visite technique et le défaut d’assurance. Le contrôle en temps réel doit également faciliter l’identification des contrevenants et le suivi des récidivistes.
Les équipes ont ensuite visité le Centre de contrôle du ministère des Transports avant de se rendre sur plusieurs sites, notamment à Ahala et Mbankomo, pour tester et inspecter les installations radar.
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Atanga Nji refuse Kamto comme président du MRC

Dans une correspondance datée du 19 août 2026, adressée à Joseph Thierry Okala Ebode, ancien membre du Directoire du MRC, le ministre Paul Atanga Nji indique que son département, après examen de la contestation introduite contre le procès-verbal de cette Convention, « n’a pas jugé opportun de prendre acte des travaux » de la réunion.
Le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, refuse de prendre acte des résolutions de la convention extraordinaire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc), contestant ainsi la légitimité juridique de Maurice Kamto à la tête du parti
Cette situation s’inscrit dans un bras de fer politique et juridique complexe. À la suite de litiges internes et d’actions judiciaires menées par des membres exclus comme Thierry Okala Ebode, le ministère de l’Administration Territoriale (MINAT) s’appuie sur ces contestations pour rejeter la validité des instances dirigeantes du MRC.
Des forces de l’ordre ont d’ailleurs encerclé le siège du parti ainsi que la résidence de Maurice Kamto pour empêcher la tenue d’événements politiques.
Le changement de parti (MANIDEM)
En raison des blocages imposés par le MINAT et ELECAM, Maurice Kamto avait officiellement démissionné du MRC pour rejoindre et se présenter sous la bannière du MANIDEM (Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie).
Face à l’invalidation de sa candidature présidentielle et aux débats sur le cumul de partis, le camp de Kamto a tenté de le porter à nouveau à la tête du MRC via une convention extraordinaire. C’est précisément cette démarche que Paul Atanga Nji et l’administration territoriale refusent de reconnaître officiellement.
Malgré ces blocages administratifs, Maurice Kamto continue de revendiquer la vitalité de son leadership et maintient ses activités politiques sur le terrain.
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le pasteur Nkendjuo Jean Roger retrouvé mort en bordure de route

Selon plusieurs sources, il a été retrouvé mort ce mardi 25 août 2026, en bordure de route, aux environs de Feutap.
Scène triste à Bangangté. Le pasteur Nkendjuo Jean Roger a été retrouvé sans vie en bordure de route au quartier Fuetap à Bangangté. Les circonstances exactes de son décès font l’objet d’une enquête des autorités compétentes.
Le corps a été repéré au quartier Fuetap, à Bangangté. D’après les premiers témoignages relayés sur place, il tenait un sac de voyage à la main au moment de la découverte. Les circonstances de sa mort restent pour le moment un mystère.
L’affaire a été confiée aux forces de l’ordre et aux autorités administratives pour déterminer les causes de ce décès tragique. Nous y reviendrons.
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