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Yaoundé-Kribi : la route où l’on compte les trous et les milliards perdus

Départ de Yaoundé en fin d’après-midi, à 16h30 précises, depuis la gare routière de Mvan. A l’agence de voyages Transcam, « VIP complet », m’annonce-t-on au guichet. Je me rabats donc sur un bus standard, direction la côte. L’option la plus courte – passer par Ebolowa et Akom 2 – est vite écartée. La route promise en 2011 par le président Paul Biya lors du Comice agropastoral d’Ebolowa n’a toujours pas vu le jour. Ce détour s’avérerait impraticable. Reste donc la Nationale 3 jusqu’à Édéa, puis la Nationale 7 vers Kribi. À l’intérieur, les passagers prennent place avec leurs sacs, vivres, et casques audio vissés sur les oreilles. Les discussions se font discrètes. Peut-être savent-ils déjà ce qui nous attend.
Sortir de Yaoundé ne prend pas longtemps. Mais rapidement, la route se transforme. Le tronçon Yaoundé-Édéa, qui fait partie de l’axe vital reliant la capitale politique à Douala, n’a plus rien de la vitrine qu’un pays en route vers l’« émergence » aimerait montrer. « Champ de mines », l’expression me traverse l’esprit à chaque cahot. Les nids de poule, profonds et alignés comme les impacts d’un bombardement, obligent le conducteur à ralentir ou à slalomer. Parfois, l’évitement est impossible. Le bus s’engouffre dans un trou puis, un autre, et encore un autre, dans une sorte de valse rythmée, ou le partenaire est le dossier d’un siège auquel s’agrippe fortement chaque passager.
Plus de deux heures plus tard, halte à Pouma, dans la Sanaga-Maritime. L’aire de repos et ses échoppes neuves, offrent toilettes, brochettes, grillades, alcools et boissons chaudes, sous un ciel qui nous arrose de fines goutes de pluie. C’est ici que la route se rappelle qu’elle est aussi un lieu de théâtre. En effet, plus loin, un incident inattendu nous cloue sur place. Un automobiliste bloque la circulation, garé en travers de la route, accusant un camion de lui avoir endommagé son véhicule. Il refuse de bouger tant qu’un constat n’est pas établi. Au téléphone, il réclame la venue d’un tiers pour « assister » la scène. Les phares des véhicules forment un théâtre improvisé dans ce coin perdu, jusqu’à ce qu’il se décide, enfin, à libérer la voie. Résultat, il est déjà plus de 22h quand nous atteignons Édéa. Le plus dur est pourtant à venir.
LA NATIONALE 7 : DU NID DE POULE AU CRATÈRE
Le tronçon Édéa-Kribi – 110,05 km officiellement – est une expérience en soi. Ici, le mot « nid de poule » ne suffit plus. Il s’agit de véritables cratères, capables de faire tanguer un autocar de plus quarante places comme une chaloupe sur une mère agitée. Parfois, le conducteur marque un temps d’arrêt, observant l’obstacle comme un joueur d’échecs jauge une position difficile. Quand il se décide à passer, l’inclinaison du bus est telle que les passagers sursautent, agrippant leur siège.
À l’arrière, un groupe d’Ivoiriens, embarqués à Yaoundé, commente bruyamment la situation. « C’est ça la route pour une ville touristique ? » lance l’un. Son voisin renchérit, puis tous deux se rabattent sur leur dialecte, ponctué de rires sonores, en découvrant que certains les écoutent. Peut-être un réflexe de prudence.
A Nomayos, un contrôle mixte police-gendarmerie avait tenté de leur soutirer quelques billets, malgré des papiers en règle. Ont-ils cédé ? Mystère, mais l’un d’eux pestait encore : « Quel type de gendarme on met comme ça en route ! » Ils descendent avant Kribi, à environ 35 kilomètres. Le bus poursuit son avancée au ralenti. Minuit quarante-cinq : nous arrivons enfin.
UN AXE STRATÉGIQUE EN LAMBEAUX
Cette route n’est pas seulement l’accès privilégié aux plages et aux hôtels de Kribi, c’est un corridor économique vital. Le port autonome de Kribi, devenu un hub régional, dépend largement de cet axe pour l’acheminement des marchandises. Pourtant, son état est un frein majeur à la fluidité et à la sécurité du trafic. Conscients de la situation, les pouvoirs publics ont multiplié les interventions d’urgence. En septembre 2024, le ministère des Travaux publics a attribué à l’entreprise camerounaise Somaf un marché de 3,5 milliards de FCFA pour traiter en urgence les points critiques de la Nationale 7. « Dès vendredi 13 septembre, il faudra attaquer avec la grave concassée 0/31,5 compacté », a prescrit le Mintp.
Objectif, rendre la circulation praticable en attendant la réhabilitation complète. Ce n’était pas la première fois. En janvier 2022, l’entreprise française Razel avait déjà mené un chantier d’entretien sur 105 km pour près de 2 milliards de FCFA. En deux ans, l’État aura dépensé environ 5,2 milliards pour maintenir cette route en vie. Une rustine sur un pneu usé jusqu’à la corde.
LE GRAND CHANTIER EN ATTENTE
Pourtant, un projet de réhabilitation est bel et bien sur les rails… du moins sur le papier. Le 24 février 2025, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a lancé un appel d’offres international pour sélectionner les entreprises qui reconstruiront la route. Les offres devaient être déposées au plus tard le 30 avril 2025. Pas d’envoi électronique : les candidats doivent déposer physiquement leur dossier, accompagné d’une garantie d’un milliard de FCFA pour le lot 1 (Carrefour Édéa/Kribi – Pont de Bivouba, 57 km) ou de 1,35 milliard pour le lot 2 (Pont de Bivouba – Kribi, 53,05 km, incluant un échangeur au carrefour de l’autoroute Kribi-Lolabé). Les critères sont stricts. Expérience avérée dans les chaussées au Béton bitumineux à module élevé (BBME) avec géogrilles de renforcement, capacité technique à recycler et réutiliser les couches existantes. Chaque lot doit être exécuté en 24 mois.
UN PROJET AUX FINANCEMENTS FRACTIONNÉS
La réhabilitation de l’axe Édéa-Kribi s’inscrit dans le cadre du projet d’aménagement des routes de désenclavement de la zone industrielle et portuaire de Kribi (Parzik). Coût global : 141,27 milliards de FCFA (215,69 millions d’euros). Déjà, une première tranche de 114 millions d’euros (74,7 milliards de FCFA) est acquise.
La seconde, environ 26 milliards de FCFA (39,629 millions d’euros), attend encore d’être décaissée. Le 14 janvier 2025, le président Paul Biya a signé un décret autorisant le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, à signer un accord de prêt avec la Banque africaine de développement (BAD) pour cette tranche, approuvée par le Conseil d’administration de la BAD… depuis le 22 juin 2022. Quatre ans après l’annonce du projet, la patience reste de mise. Le Programme d’investissement prioritaire 2024 mentionne un démarrage en 2023, mais le chantier n’a toujours pas commencé.
LE RETOUR : MÊME COMBAT
Après deux jours à Kribi pour suivre la caravane du Minfi, il est temps de rentrer. Cette fois, un bus affrété spécialement nous ramène. L’ambiance est plus animée. Discussions, éclats de rire, partages de photos. Mais la route, elle, reste la même. Les files interminables de camions près de la station de pesage, les ralentissements forcés, les cratères évités de justesse… autant d’obstacles qui retardent notre arrivée à Yaoundé à plus d’une heure du matin, pour un départ peu après 19h. Ce voyage, au-delà des kilomètres avalés, est un condensé des contradictions camerounaises.
Des ambitions de hub maritime et touristique, un port moderne flambant neuf, mais desservi par une route qui oblige les autocars à « réfléchir » avant chaque trou. En attendant les 141 milliards de FCFA promis pour la réhabilitation, l’État colmate à coups de milliards chaque saison des pluies. Au fond, cette route raconte une histoire que connaissent bien les voyageurs d’Afrique centrale, celle d’infrastructures essentielles, usées avant même d’être remplacées, et dont la réparation tarde, faute d’un alignement parfait entre financement, procédures et volonté politique.
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Rhône : à 108 ans, une femme victime d’un cambriolage à Villeurbanne

Une femme de 108 ans a été retrouvée en état de choc et partiellement dénudée à son domicile de Villeurbanne, dans le Rhône. Une enquête a été ouverte pour vol par effraction et agression sexuelle après la découverte de la centenaire par son auxiliaire de vie.
Une centenaire retrouvée en état de choc
Les faits se sont produits vendredi 7 août, à Villeurbanne, près de Lyon. Aux alentours de 10h30, l’auxiliaire de vie de la victime s’est présentée à son domicile pour effectuer des soins.
Sur place, elle a découvert la femme de 108 ans sur son canapé, partiellement dénudée et visiblement très choquée. Face à cette situation, les secours ont rapidement été alertés.
La centenaire a été conduite à l’hôpital afin d’y subir des examens médicaux et différentes analyses. Son état a également conduit les autorités à envisager la possibilité d’une agression sexuelle.
« Une enquête pour vol par effraction et agression sexuelle, compte tenu de son état de nudité au moment de sa découverte, est diligentée par le parquet de Lyon », a indiqué le ministère public au Figaro.
À ce stade, les enquêteurs doivent encore établir précisément ce qui s’est passé dans le logement.
Une fenêtre forcée et des parfums volés
Les premières constatations orientent les investigations vers un cambriolage. Plusieurs individus auraient pénétré dans l’appartement après avoir forcé une fenêtre située dans la cuisine.
Une fois à l’intérieur, les suspects auraient fouillé plusieurs pièces du domicile. Des bouteilles de parfum auraient notamment été dérobées.
Reste désormais à déterminer si la victime a été directement confrontée aux cambrioleurs et dans quelles circonstances elle s’est retrouvée dans cet état. La qualification d’agression sexuelle fait justement partie des investigations ouvertes par le parquet de Lyon.
Les enquêteurs devront notamment exploiter les éventuelles traces laissées dans le logement et tenter d’identifier les personnes susceptibles d’avoir participé aux faits. L’enquête se poursuit.
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Une jeune fille de 20 ans droguée en discothèque puis violée dans un hôtel

Dans le cadre de l’enquête sur le viol à Plaisir, deux suspects ont été interpellés la semaine dernière.
Dans la nuit du 24 au 25 juillet, une jeune fille de 20 ans s’était rendue avec trois amies à la discothèque «Le Loft Metropolis» à Rungis, dans le Val-de-Marne.
A l’intérieur de la boite de nuit, elles avaient été rejointes par quatre copains.
Après avoir consommé deux verres, la jeune femme a regagné la piste de danse puis, après, c’est le trou noir.
Elle se réveillera à 5h du matin nue, allongée aux côtés d’un inconnu, dans le lit d’une chambre de l’hôtel «Campanile» à Plaisir, dans les Yvelines.
Elle souffrait de douleurs vaginales et se souvenait avoir été contrainte de pratiquer une fellation à cet individu.
Terrifiée, la victime a quitté immédiatement l’établissement, a commandé un Uber, avant de porter plainte.
Les deux suspects ont été placés en garde à vue. Abdessatar A., déjà connu des services de police et sous OQTF, a nié les faits malgré les preuves.
Car son ADN a été retrouvé sur les vêtements de la victime et dans des prélèvements gynécologiques réalisés sur elle. Cet homme de 32 ans a été placé en détention provisoire.
Son complice Yassine T., a avoué avoir transporté la victime dans son véhicule et trouvé une chambre d’hôtel à son comparse pour que ce dernier ait des relations sexuelles avec elle.
Ce jeune homme de 27 ans, également connu des services de police, a été libéré sous contrôle judiciaire.
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Vidéo,une jeune femme de 20 ans commande une course en Uber et le chauffeur retire son caleçon pour..

Une course en VTC qui devait simplement lui permettre de rentrer chez elle a pris une tournure dramatique. À Caen, une jeune femme de 20 ans affirme avoir été violée par le chauffeur qui venait de la déposer à son domicile.
Une soirée qui vire au cauchemar à Caen
Les faits se seraient produits dans la nuit du 15 au 16 juillet 2026, à Caen, dans le Calvados.
Âgée de 20 ans, la jeune femme venait de passer la soirée avec sa petite amie. Au moment de rentrer, elle décide de prendre seule un Uber pour rejoindre son domicile.
Le trajet se déroule normalement. Le chauffeur la dépose finalement devant chez elle. Rien ne laisse alors penser que la soirée va prendre une tout autre tournure.
Quelques instants plus tard, le conducteur aurait repris contact avec elle. Il lui aurait proposé de revenir dans le véhicule pour fumer une cigarette avec lui.
La jeune femme, qui l’avait trouvé cordial pendant le trajet, accepte.
Le chauffeur VTC aurait agressé la jeune femme
Une fois installée de nouveau sur le siège passager, la situation aurait rapidement dégénéré.
Selon les éléments rapportés dans cette affaire, le chauffeur, âgé de 53 ans, se serait jeté sur la jeune femme avant de la violer.
Une scène particulièrement traumatisante pour la victime, qui venait pourtant de rentrer chez elle après une soirée ordinaire. Pourquoi serait-elle remontée dans le véhicule ? Elle aurait simplement accepté une proposition qu’elle ne pensait pas dangereuse.
Quelques heures après les faits présumés, la jeune femme s’est rendue auprès des autorités pour déposer plainte.
Le suspect placé en détention provisoire
Une enquête a rapidement été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances de cette agression présumée.
Le chauffeur, identifié comme Abdelwahab Amari, a été interpellé puis placé en garde à vue. D’après les informations rapportées, cet homme, père de trois enfants, n’était jusqu’alors pas connu des services de police.
Fin juillet 2026, il a été mis en examen pour viol et placé en détention provisoire.
Cette mise en examen ne signifie toutefois pas qu’il a été reconnu coupable. En France, toute personne mise en cause reste présumée innocente tant qu’une décision de justice définitive n’a pas établi sa culpabilité.
Sa demande de remise en liberté refusée
L’affaire connaît un nouveau développement quelques jours plus tard.
Le mardi 4 août 2026, la demande de remise en liberté formulée par le suspect a été refusée. Il reste donc détenu dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.
L’enquête devra désormais permettre de préciser les circonstances exactes de cette nuit et d’établir les responsabilités de chacun. Les investigations se poursuivent sous l’autorité de la justice.
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