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« soyons à la hauteur des enjeux électoraux et des échéances qui s’offrent à nous »

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« soyons à la hauteur des enjeux électoraux et des échéances qui s’offrent à nous »
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Dans la tribune qui va suivre, le président de l’Alliance de Forces Progressistes (AFP) Cyrille Sam Mbaka fait une autopsie profonde sur les errements de l’opposition Camerounaise.

Lire son texte :

« Cameroun : Le précipice au bout des rivalités fratricides.

Les mêmes causes produisent les mêmes conséquences délétères. C’est fatal.

Qu’avons-nous appris des erreurs du passé? Qu’avons nous retenu de plus de 30 ans d’un parti dominateur qui exploite les faiblesses et les divisions de l’Opposition?

Le Narratif du Groupe de Douala que je défends avec force et conviction vise à éviter de tomber dans ce piège mortifère. Une fois de plus. Une fois encore, l’Opposition s’éparpille et se disperse dans une guerre de chefs dont va profiter le RDPC. Quel gâchis!

Le Narratif que je défends c’est un réarmement moral. Ramener tous les membres de l’Opposition à la concertation et au dialogue républicain. Il faut sortir des schémas de pensée stéréotypés et sclérosés. Esseulé on ne va pas bien loin.

Il faut ranger les ergots et faire taire les égos.

Pouvons-nous arriver à un vote consensuel et fédérateur? Faute de quoi, les erreurs du passé vont nous rattraper définitivement. En son temps, la Droite en France se demandait si elle était la plus bête du monde. Des disputes fratricides à n’en plus finir. Des querelles de chapelle sur l’âge du Capitaine, la virilité de l’un, la féminité de l’autre torpillaient le débat d’idées. Tout était ramené à des considérations subalternes et au rang du caniveau.

Croyez-vous que les querelles de chapelle intéressent vraiment nos compatriotes? Notre pays traverse une crise sans précédent et ce, à tous les niveaux: Politique , économique, social. Une crise existentielle avec des conflits qui n’en finissent pas. Des pertes en vies humaines, des destructions et des dépenses insensées qui obèrent l’économie du pays.

N’avons-nous pas mieux à faire que ces sempiternelles disputes de bas étages ? Essayons de relever le niveau.

Essayons de nous montrer dignes du suffrage des électeurs.

L’élection, une planche à billets.

Curieusement pour être candidat à la candidature, le prétendant aux élections présidentielles doit verser une caution. Trente(30) millions de francs cfa qu’il peut perdre s’il n’arrive pas à 10% des voix. Cela signifie que nombre de ceux qui se présentent au suffrage des urnes sont fortunés ou rentiers. L’ élection au Cameroun est-elle réservée à des candidats fortunés? C’est une question qui doit faire partie du débat. À cette caution, s’ajoute la campagne à proprement parler. Des meetings, des déplacements, des affiches… onéreux.

On ne peut pas se gargariser d’être dans un État de droit avec des suffrages réservés qu’aux possédants. La course et la compétition ne sont-elles pas biaisées? Y-a-il des Camerounais/es à part entière et des Camerounais/es entièrement à part? Cette question n’est pas anodine. Les candidats devront s’en saisir indépendamment du bilan et du passif du RDPC et des programmes des uns et des autres. La course aux élections doit être ouverte et démocratique. L’appartenance religieuse, ethnique, économique ou sociale ne doit pas être un critère sélectif.

Dans mon narratif j’exhorte tous les partis de l’Opposition à taire leurs divisions fratricides pour une cause qui les dépasse. Nos concitoyens attendent beaucoup de nous. Soyons à la hauteur des enjeux électoraux et des échéances qui s’offrent à nous.

Cyrille Sam MBAKA

Président de l’Alliance des Forces Progressistes (AFP)

Sentinelle de la République. »

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Pour Dimitri Lipoff, le sacre des Lionnes indomptables se confirme au classement FIFA

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« Et s’il appartenait au RDPC, aurait-on le même discours ? »

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La controverse autour de l’affaire impliquant le député Pierre Kwemo et un fonctionnaire relance le débat sur l’immunité parlementaire, l’égalité devant la loi et le traitement des accusations d’abus de pouvoir au Cameroun.

Dans une tribune, Alex Nguepi critique ce qu’il considère comme une indignation sélective de certains acteurs du débat public, tout en affirmant que les faits reprochés doivent être établis conformément à la loi.

L’auteur réagit aux appels à la levée de l’immunité parlementaire de Pierre Kwemo, visé par des accusations d’agression contre un fonctionnaire. Il estime que les demandes de sanctions doivent s’inscrire dans une exigence constante de justice, indépendamment de l’appartenance politique des personnes concernées.

« La loi ne peut pas être un fouet pour l’opposition et un parapluie pour les puissants », écrit-il, résumant ainsi le principal argument de sa tribune.

Lire la tribune d’Alex Nguepi :

AFFAIRE KWEMO : QUAND LES DONNEURS DE LEÇONS ONT LA MÉMOIRE COURTE !

J’ai suivi avec un étonnement difficile à dissimuler certains individus réclamer la levée de l’immunité parlementaire du président Kwemo, au motif qu’il aurait agressé un fonctionnaire.

Mais dites-moi, depuis quand certains Camerounais sont-ils devenus les gardiens exclusifs de la morale et de l’État de droit ? Et surtout, depuis quand la défense des institutions est-elle devenue une affaire d’indignation à géométrie variable ?

Avez-vous réellement oublié les autres affaires, ou faites-vous simplement semblant de ne pas vous en souvenir ?

Devrais-je vous rappeler le cas de l’honorable Nourane Foster, députée du PCRN, qui avait été agressée par des hommes en tenue ? Quelles suites ont été données à cette affaire ?

Devrais-je vous rappeler les citoyens ordinaires, humiliés, brutalisés et malmenés au quotidien par certains fonctionnaires qui abusent de leur autorité, sans que l’on assiste à la même mobilisation pour réclamer des sanctions ?

Devrais-je vous rappeler ces élus qui subissent les abus de certains hommes en tenue se comportant comme si leur uniforme leur conférait un pouvoir absolu ?

Pourquoi votre indignation se réveille-t-elle avec autant de vigueur aujourd’hui, mais semble-t-elle dormir profondément lorsqu’il s’agit d’autres victimes ?

Vous brandissez les textes qui protègent les fonctionnaires. Très bien ! Mais avez-vous également le courage de rappeler que ces fonctionnaires sont soumis à la loi et que leur statut ne leur donne aucun droit de maltraiter les citoyens ?

L’État de droit ne peut pas être un principe que l’on invoque contre ses adversaires et que l’on oublie lorsqu’il faut demander des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir.

Soyons sérieux !

Je ne cautionne pas ce qui s’est passé dans l’affaire Kwemo. Si des faits répréhensibles ont été commis, ils doivent être établis et traités conformément à la loi. Mais je refuse que certains transforment cette affaire en tribunal politique, où la sévérité des jugements dépend de la couleur politique de la personne mise en cause.

Et si l’honorable Kwemo appartenait au RDPC, aurions-nous assisté au même spectacle ?

Voilà la question que les donneurs de leçons devraient avoir le courage de se poser !

Ce qui me dérange, ce n’est pas que l’on exige le respect de la loi. C’est que certains semblent découvrir l’existence de cette loi uniquement lorsqu’un responsable de l’opposition se retrouve au centre d’une controverse.

Quand un opposant est mis en cause, certains réclament immédiatement des sanctions exemplaires. Mais lorsque des citoyens dénoncent des abus commis par des agents de l’État, où sont ces mêmes voix ? Où sont ces défenseurs autoproclamés de la République ?

La loi ne peut pas être un fouet pour l’opposition et un parapluie pour les puissants !

Il est temps que nous sortions de cette hypocrisie politique qui consiste à défendre les principes uniquement lorsqu’ils servent nos intérêts.

Le Cameroun n’a pas besoin de défenseurs sélectifs de la justice. Il a besoin de citoyens capables de condamner les abus, quel que soit leur auteur, et de défendre les droits de chacun, quelle que soit son appartenance politique.

Quant à ceux qui veulent aujourd’hui faire de l’affaire Kwemo un exemple, qu’ils commencent par appliquer leurs propres exigences à toutes les situations comparables.

La justice n’est pas une affaire de camp. L’État de droit n’est pas une arme contre l’opposition. Et l’immunité parlementaire ne doit être ni un bouclier contre la justice ni un prétexte pour régler des comptes politiques.

Au Cameroun, nous devons apprendre à défendre les principes plutôt que les personnes, et à condamner les abus plutôt qu’à choisir les coupables en fonction de nos affinités politiques.

CAR LE VÉRITABLE PROBLÈME DE NOTRE PAYS N’EST PAS SEULEMENT L’INJUSTICE : C’EST AUSSI LE SILENCE COMPLICE DE CEUX QUI NE LA DÉNONCENT QUE LORSQU’ELLE FRAPPE LEURS ADVERSAIRES !

Alex Nguepi

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