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accueil triomphal pour Gabriel Mbairobé, ministre par intérim du Tourisme

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accueil triomphal pour Gabriel Mbairobé, ministre par intérim du Tourisme
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Garoua était en liesse cette fin de matinée du samedi 8 août 2025. L’artiste-musicien Bouba Bello bien connu des milieux culturels de la ville a mis « le feu » sur les planches d’entrée de jeu pour accueillir Gabriel Mbairobé.

D’après Cameroon Tribune, la ville déroulait ainsi le tapis rouge pour la première fois ce fils de Garoua depuis sa désignation la semaine dernière comme ministre du Tourisme et des Loisirs par intérim. Mais, lit-on, c’est sous sa casquette de ministre de l’Agriculture que ce membre du gouvernement séjourne dans le chef-lieu de la région du Nord. Il est venu remettre les diplômes à 208 techniciens supérieurs, techniciens d’agriculture et conseillers de gestion en eau.

La cérémonie s’est déroulée au campus de l’ETA à Poukloukou, un quartier de Garoua. Ces professionnels sont issus de l’Ecole d’agriculture de Garoua et de l’Institut supérieur Yerima Dewa (ISYD). Le Minader a saisi l’occasion pour célébrer un exemple parlant du partenariat pulic-privé dans le domaine de la formation. Il a demandé aux jeunes professionnels de se mettre au service de l’agriculture de deuxième génération qui a comme promoteur le chef de l’Etat, Paul Biya.

En plus de son poste de ministre de l’Agriculture et du développement rural, Gabriel Mbairobé assure, depuis le 7 août 2025, l’intérim comme ministre du Tourisme et des loisirs après la démission de Bello Bouba Maigari du gouvernement.

Gabriel Mbairobe est né le 2 janvier 1958 à Garoua, il est ministre de l’Agriculture et du Développement rural au Cameroun. Alors qu’il vient de terminer ses études supérieures à l’Ecole Supérieure Polytechnique de Yaoundé, d’où il sortira en tant qu’ingénieur en Electromécanique, il est recruté à la Société de Développement du Coton du Cameroun (Sodecoton) le 9 janvier 1984. C’est ainsi qu’il va évoluer, tour à tour entant qu’adjoint d’usine, chef d’usine égrainage de Mayo-Ngalké, Guider, Maroua, Garoua, chef d’huilerie de Garoua, chef de division des huileries de 2014 à mai 2018.

Par ailleurs, le natif de Maroua, chef-lieu de la région de l’Extrême-Nord, a pour autres défis de rendre agriculture de seconde génération plus effective et plus rentable et compétitive, intensifier la production locale, donner les moyens incitatifs aux agriculteurs afin d’accroître leur production et restructurer les grandes entreprises agricoles notamment Sodecao et Sodecoton pour qu’elle devienne ses véritable chaîne d’accompagnement.

Depuis lors, il a été directeur des industries. Spécialiste en montage des usines égraineuses, Gabriel est considéré comme étant celui qui a accompagné la plupart des projets d’installation des nouvelles usines dans cette société d’Etat. Parallèlement à ses activités professionnelles, cet homme de 63 ans s’est lancé en politique très jeune. Il a été Président du comité de base de Roumde Adjia dans les ânées 1990, élu conseiller municipal à la commune de Garoua 1er en 2013 et aussi président de sous-section de Roumde Adjia-Reyre-Petit Paris. Il est également chef de 3e degré au quartier Lakaré à Yelwa.

En 2019, il s’est vu confier le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Mais si le président de la République a jeté son dévolu sur sa personne c’est parce qu’il a des compétences pour l’accompagner dans ses projets de révolution l’agriculture camerounaise et de promotion de la transformation des matières premières locales.

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l’AFD fait le point sur « Cœur de Ville » et le projet BRT

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l’AFD fait le point sur « Cœur de Ville » et le projet BRT
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Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a accordé, ce lundi 2 novembre 2026, une audience à une délégation de l’Agence française de développement (AFD), conduite par son directeur pays, Jérôme Notebaert.

En mission au Cameroun, les échanges ont porté sur l’avancement du projet « Yaoundé Cœur de Ville » et la préparation du Bus Rapid Transit (BRT) de Yaoundé, deux chantiers majeurs de la mobilité urbaine dans la capitale.

La rencontre s’inscrit dans la continuité de la coopération entre le Cameroun et la France dans le secteur urbain. Elle a permis de faire le point sur les financements, les contraintes opérationnelles et les prochaines étapes des projets portés par le ministère, la Communauté urbaine de Yaoundé et leurs partenaires techniques et financiers.

Le projet « Yaoundé Cœur de Ville » est cofinancé par l’AFD et l’État camerounais à hauteur d’environ 48,5 milliards de FCFA, dont 43 milliards de FCFA apportés par l’AFD à travers le Contrat de désendettement et de développement (C2D) et 5,5 milliards de FCFA de contrepartie nationale.

Lancé officiellement le 11 juin 2025, le projet vise à désengorger des points névralgiques de Yaoundé et à améliorer les conditions de déplacement des usagers. Il comprend notamment la reconfiguration des carrefours Mvan et Elig-Effa, la reconstruction des gares routières de Mvan et de Messa, le réaménagement des carrefours Awae Escalier et Sous-Manguiers, ainsi que la reconstruction de terminus pour minibus et taxis à l’arrière de la trésorerie générale et du lieu-dit montée Jaco déjà opérationnelle.

Les travaux, confiés à Razel Bec Cameroun pour une durée de 30 mois, ont déjà bénéficié de décaissements successifs de l’AFD. En avril 2026, une deuxième tranche de 12 milliards de FCFA avait été débloquée, portant le total mis à disposition à 21,1 milliards de FCFA.

L’audience a également porté sur le projet de Bus Rapid Transit, appelé à structurer les déplacements dans la capitale. Le corridor envisagé doit relier Olembé, au nord, à Ahala, au sud, sur environ 22 kilomètres, avec 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés capables de transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour.

Le projet est porté avec l’appui de l’AFD, de la coopération allemande à travers la GIZ et de l’Union européenne. Il se trouve actuellement dans une phase d’études et de concertations, préalable au lancement effectif des travaux.

À l’issue de l’audience, l’accent a été mis sur la nécessité de maintenir la dynamique des chantiers, de sécuriser les emprises et de respecter les échéances contractuelles. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de mutualiser les ressources et d’approfondir le partenariat camerouno-français pour réussir ces projets ambitieux.

Pour Yaoundé, ces interventions représentent un levier important face à des flux quotidiens de déplacements estimés à près de cinq millions, dans une ville qui manque encore d’un réseau de transport public réellement structuré.

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Ebola : le Ministre de la Santé publique muscle le dispositif sanitaire à l’Aéroport de Douala

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Face à la menace persistante du virus Ebola, Manaouda Malachie a personnellement inspecté le poste de santé de l’Aéroport International de Douala ce lundi après-midi. […]

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Soja et aviculture : Agribio annonce un accord avec le turc NuNu Export pour un complexe de 4 000 hectares à Yoko

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Soja et aviculture : Agribio annonce un accord avec le turc NuNu Export pour un complexe de 4 000 hectares à Yoko
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(Investir au Cameroun) – Agribio Cameroun Sarl annonce avoir conclu un partenariat technique avec l’entreprise turque NuNu Export pour développer un complexe agro-industriel à Yoko, dans le département du Mbam-et-Kim, région du Centre. Le projet prévoit l’exploitation mécanisée de 4 000 hectares de soja et l’installation d’une huilerie-raffinerie d’une capacité annoncée de 60 tonnes par jour.

Le complexe comprendrait également une ferme avicole implantée sur 1 000 hectares, dotée de 48 bâtiments d’élevage destinés à la production de poulets et d’œufs. Une centrale solaire hybride de 2,5 mégawatts-crête est prévue pour contribuer à son alimentation électrique. Les promoteurs tablent sur la création de plus de 550 emplois permanents à terme.

L’objectif est d’associer la culture du soja à sa transformation industrielle et à l’élevage avicole. L’huilerie devrait produire de l’huile végétale et des tourteaux utilisables dans l’alimentation animale, notamment pour approvisionner les élevages du complexe. Agribio présente ce modèle intégré comme une contribution à la politique camerounaise d’import-substitution.

À ce stade, les modalités financières du projet ne sont pas précisées. Aucun montant d’investissement, financement mobilisé ou calendrier de construction et de mise en service n’a été communiqué dans les informations disponibles. Le statut foncier des superficies annoncées reste également à établir. Les capacités de production et les créations d’emplois demeurent donc des objectifs, sans indication sur leur échéance de réalisation.

Le protocole d’accord aurait été signé au Hilton Istanbul Bosphorus, en marge des rencontres d’affaires Türkiye-Cameroun organisées à Istanbul les 31 octobre et 1er novembre 2026. Agribio était représentée par son directeur général, Mohamadou Atikou Kalda, en présence de Christophe Eken, président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA), et d’Ekoko Mukete, président du Cameroon–Türkiye Business Council.

Fondée en 2014 à Istanbul par Ayhan Karakaya, selon les informations publiées sur son site internet, NuNu Export exerce notamment dans le commerce des produits agricoles, les intrants, la transformation du coton, le textile et la nutrition animale. L’entreprise revendique des activités dans plus de 25 pays. Au Cameroun, la CCIMA répertorie Mohamadou Atikou Kalda comme directeur général d’Agri Bio Cameroun, domiciliée à Maroua, et membre de sa section commerce.

L’annonce intervient alors que les organisations patronales des deux pays cherchent à développer leurs relations commerciales. Le 1er novembre 2026, en marge du sommet des dirigeants d’affaires B57+ de l’Organisation de la coopération islamique, l’Union des chambres et des bourses de Türkiye (TOBB) et la CCIMA ont signé un protocole d’accord portant création d’un Forum des chambres de commerce et d’industrie Türkiye-Cameroun. Cet accord institutionnel vise à favoriser les investissements conjoints et les coopérations de long terme entre entreprises des deux pays.

Ludovic Amara

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