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Luc Perry Wandji : « ne me demandez plus jamais de « »venir marcher au pays » »

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Luc Perry Wandji : « ne me demandez plus jamais de « »venir marcher au pays » »
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Luc Perry Wandji : « ne me demandez plus jamais de « »venir marcher au pays » »

Le journaliste camerounais vivant aujourd’hui aux Etats-Unis, parle de son combat au 237 (Cameroun), ceci avant de surfer sur d’autres cieux.

Lire ici sa sortie :

Ne me demandez plus jamais de « »venir marcher au pays »

Avant tout, je précise que je n’ai jamais demandé à quelqu’un de marcher. Je ne suis le directeur de conscience de personne. Chacun fait ce qu’il veut.

……………..

Sur cette photo, je marche droit, vers un des véhicules du GMI, rempli de policiers, qui venaient d’être appelés en renfort, pour disperser la foule immense qui n’arrêtait pas de noircir l’entrée principale de l’hôpital Laquintini de Douala.

Fougueux, je me dirige vers les éléments du commandant Aldjim (Je ne me souviens plus de son nom exact. – Marcous Mandeki Mboumbang II me le rappelera en commentaire- Il était le patron du GMI à Douala).

Les policiers ont beau braquer leurs armes vers moi, je continue d’avancer, seul, droit vers eux; criant haut, et de plus en plus fort : 《laissez-nous marcher!!》, 《Nous voulons simplement marcher !!》《Laissez-nous !》.

Arrêté et conduit dans les services régionaux de la police du Littoral, je fus libéré au bout de plusieurs heures: je ne dirai rien de ce que j’y ai vécu, de peur de prêter le flanc à ceux qui, sur Facebook, ont l’art de cracher sur les misères des autres.

Les événements que je viens de restituer, se déroulent en Mars 2016. C’était l’affaire Koumatekel. Je m’indignais alors contre l’injustice faite à cette jeune dame de 31 ans, et, contre les manquements de notre système de santé.

Je fais ce témoignage, parce qu’en revoyant cette image que gardait secrètement mon épouse, j’ai été traversé par un brin d’émotion. À ceux qui l’ouvrent sans cesse large, pour nous demander de 《venir au pays marcher); parce que nous dénonçons la dictature du président Biya,

Je rappelle, à toutes fins utiles, que:

  • J’étais dans la rue en Février 2008.
  • J’y étais pour Monique Koumatekel (et tant d’autres fois) en 2016. Tout jentrepreneur que je fus [déja] et Directeur de l’information d’une chaîne de télévision de la ville de Douala.
  • Depuis 2015, je n’ai eu de cesse de dénoncer les injustices de la dictature de Paul Biya. Même quand, par la force des choses, et je l’espère, de mon talent, je suis devenu un cadre de la télévision nationale.

Je n’en parle presque jamais (par pudeur, dignité, et respect de la réputation et des familles de certains de mes bourreaux), mais il faut bien savoir que dans cette quête obstinée de justice, j’ai sacrifié une carrière qu’on disait prometteuse -et je n’en suis pas peu fier- , de l’argent, ma santé, des aînés (certains sont au gouvernement et dans les institutions de la République).

À défaut de partager notre combat, ou de nous respecter, le minimum serait de ne rien enlever à nos fiers œuvres. Car, c’est notre modeste, mais précieuse, contribution à l’invention d’un Cameroun moderne et des libertés.

Par Luc Perry Wandji

Wandji

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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Dette publique : le Cameroun prépare un prêt à composante ESG de 400 milliards de FCFA

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Dette publique : le Cameroun prépare un prêt à composante ESG de 400 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun envisage de contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions de dollars, soit environ 400 milliards de FCFA, avec l’appui de plusieurs partenaires financiers internationaux. Cette opération, encore en préparation, doit compléter les 474 milliards de FCFA déjà mobilisés par l’État sur les marchés extérieurs en 2026.

L’annonce figure dans laConjoncture mensuelle de la dette publique du Camerounde juin 2026, publiée le 27 juillet par la Caisse autonome d’amortissement (CAA). Le document indique que le gouvernement« entend contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions USD ».

La CAA ne précise toutefois ni la maturité, ni le différé de remboursement, ni le taux d’intérêt envisagé. Les mentions d’une durée de quinze ans, d’une période de grâce de cinq ans et de conditions financières « compétitives » ne sont donc pas étayées par le rapport publié.

Une enveloppe équivalente à 12,5 % du besoin de financement de 2026

La loi de finances 2026 évalue le besoin global de financement du Cameroun à 3 197 milliards de FCFA, soit environ 8,8 % du produit intérieur brut. Près de 67 % de ce besoin doivent être couverts par des ressources extérieures.

À lui seul, le prêt ESG envisagé représenterait environ 12,5 % de ce besoin annuel. Il viendrait s’ajouter aux 474 milliards de FCFA mobilisés au premier trimestre 2026 dans le cadre d’un placement privé réalisé sur le marché international.

Le recours à cette nouvelle enveloppe intervient alors que la remontée des rendements internationaux conduit les autorités à recommander un« séquencement prudent »de la composante extérieure du programme d’emprunt. Le gouvernement cherche ainsi à éviter une concentration excessive des levées de fonds classiques dans un environnement de marché encore coûteux.

La CAA présente l’opération ESG comme un moyen de diversifier les sources de financement, de réduire le coût de l’endettement et d’améliorer l’accès du pays aux financements durables. Le montage devrait notamment s’appuyer sur des mécanismes de garantie et de partage des risques avec les partenaires financiers internationaux.

Des projets et des indicateurs encore inconnus

Le rapport ne fournit cependant aucune indication sur les partenaires approchés, la devise définitive du prêt, son calendrier de mobilisation ou la nature des mécanismes de garantie envisagés.

Il ne précise pas davantage les projets qui seront financés, ni la répartition de l’enveloppe entre les composantes environnementale, sociale et de gouvernance. Aucun cadre d’éligibilité, indicateur d’impact ou dispositif de reporting n’est présenté.

Cette absence de détails empêche, à ce stade, de déterminer si l’opération prendra la forme d’un financement affecté à des dépenses précisément identifiées ou d’un prêt général dont les conditions seraient liées à des engagements ESG pris par l’État.

L’appellation retenue par la CAA — « prêt à composante ESG » — invite d’ailleurs à la prudence. Le document ne permet pas encore de qualifier l’opération d’obligation verte, de prêt vert ou de financement durable au sens strict.

Une dette extérieure déjà dominante

À fin juin 2026, la dette publique du Cameroun s’établit à 15 607 milliards de FCFA, soit 44,2 % du PIB. La dette directement contractée par l’administration centrale représente 14 659 milliards de FCFA, dont 64,5 % proviennent de financements extérieurs.

Le futur prêt représenterait environ 2,6 % de l’encours actuel de la dette publique, en supposant sa mobilisation intégrale. Son impact réel dépendra toutefois de son calendrier de décaissement et de l’utilisation qui sera faite des ressources.

La question du coût demeure également centrale. Selon la CAA, le portefeuille actuel de la dette publique affiche un taux d’intérêt moyen pondéré de 2,8 % et une maturité moyenne de 6,9 ans. La dette extérieure présente une maturité moyenne de 7,3 ans.

Pour apporter un avantage financier au Cameroun, le nouveau montage devra donc proposer des conditions suffisamment favorables par rapport aux financements commerciaux classiques, notamment au placement privé de 474 milliards de FCFA réalisé en début d’année.

À ce stade, l’opération constitue davantage une intention de financement qu’un emprunt finalisé. Sa portée dépendra du coût définitif, de la maturité, des garanties mobilisées et, surtout, de la publication d’un cadre précisant les projets éligibles ainsi que les résultats environnementaux et sociaux attendus.

Amina Malloum

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