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il réclame un remboursement à une belle de nuit, l’affaire finit au commissariat
Ce qui devait être une simple rencontre tarifée s’est soldé par un passage au poste de police pour Frédéric S., 38 ans, mécanicien-chauffeur, et Lovelyne, 26 ans, travailleuse de nuit. L’incident s’est produit dans la soirée du mercredi 30 juillet, au quartier Bilongue, arrondissement de Douala III. Lire le récit de Cameroon Tribune ci-dessous :
Frédéric S., 38 ans, a voulu reprendre le paiement donné à une belle de nuit mercredi, au motif qu’une urgence subite l’empêchait désormais de « consommer ».
Comme souvent, l’affaire s’est terminée à la police. L’affaire ? Elle oppose deux personnes qui étaient plutôt en voie de partenariat en cette nuit du mercredi 30 juillet.
Frédéric S., 38 ans, mécanicien-chauffeur, et Lovelyne, belle de nuit de 26 ans, dont la carrosserie n’a pas laissé le bonhomme indifférent. Leurs chemins se croisent autour de 18h30 au « Carrefour Combi », non loin de l’entrée du quartier Bilongue, dans l’arrondissement de Douala III.
Après avoir consommé chacun deux bières et un nombre non révélé de pattes de poulet, Frédéric et Lovelyne ont un accord. A en croire les auditions de la police, il y a quand même eu marchandage. La jeune femme a demandé 10.000 F à ce client qui voulait « valser » jusqu’au matin.
Frédéric a proposé 4.000 F, ce à quoi Lovelyne a répondu qu’elle n’était pas de cette catégorie. Son dernier prix : 8.000 F. Avec préservatifs à la charge du requérant.
L’homme lui remet finalement 7.500 F, promettant que les 500 F manquants serviront à l’achat des condoms. Le matin, au moment du petit-déjeuner qu’il promet de lui offrir, il complétera la somme, assure-t-il. Lovelyne appelle le concierge d’une auberge de fortune vers « Elf » et réserve une chambre.
Il est presque 21h quand le couple arpente le « Couloir du goût » (les habitués le connaissent) pour se retrouver entre quatre murs. Lovelyne fonce à la douche tandis que Frédéric s’assied sur une chaise près du lit.
La belle de nuit ressort en « tenue » de travail, prête à l’ouvrage. Elle a juste une serviette à l’épaule. Le client lui dit alors qu’il vient de recevoir une mauvaise nouvelle : son frère cadet est très malade, il doit s’en aller d’urgence.
Lovelyne, dont la qualité de l’élocution a retenu l’attention des policiers durant sa déposition, a cette phrase : « A l’impossible nul n’est tenu. Vas-y ». Dans un registre bien moins châtié, Frédéric rétorque : « Je pars comment ? On n’a rien fait, rembourse-moi ».
Lovelyne estime la requête irrecevable et indique, rappelant un principe de grande surface, qu’« une marchandise achetée, sortie de la boutique, ne peut pas être remise ». Puis y va d’une formule personnelle : « L’argent encaissé ne peut pas ressortir de la caisse. » La discussion se poursuit-elle, stérile.
Frédéric revoit ses prétentions à la baisse : il se contentera de la moitié de ses 7.500 F. Le client se heurte aux principes sus-évoqués, et au refus subséquent. L’homme demande alors si cet argent peut constituer une provision, sorte de rémunération anticipée d’une prestation future.
Lovelyne, décidément dure en affaires, déclare que ce qui est payé mercredi doit être consommé mercredi. Toute sollicitation ultérieure fera l’objet d’un nouveau paiement. Un peu comme pour le forfait internet qui s’évapore quand sa validité a expiré, quel que soit le nombre de mégas restants.
Là, Frédéric s’énerve. Il lève et le ton et veut lever la main sur Lovelyne. Celle-ci lance un cri d’alerte convenu dans le secteur. Assez vite, des « protecteurs » arrivent. Le client ne se laisse pas intimider et engage un bras-de-fer avec ces « gros bras ». Une franche dispute éclate. Entre-temps, quelqu’un a averti la police.
Au poste, Lovelyne dira qu’elle n’a plus rien. Et prétendra qu’une caisse commune existe dans ce « marché », où les filles déposent leurs gains du soir au fur et à mesure. Frédéric, qui avait toujours l’urgence de son cadet pendante, a finalement lâché l’affaire. Vers 23h40.
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Actualités locales
Dette publique : le Cameroun prépare un prêt à composante ESG de 400 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun envisage de contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions de dollars, soit environ 400 milliards de FCFA, avec l’appui de plusieurs partenaires financiers internationaux. Cette opération, encore en préparation, doit compléter les 474 milliards de FCFA déjà mobilisés par l’État sur les marchés extérieurs en 2026.
L’annonce figure dans laConjoncture mensuelle de la dette publique du Camerounde juin 2026, publiée le 27 juillet par la Caisse autonome d’amortissement (CAA). Le document indique que le gouvernement« entend contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions USD ».
La CAA ne précise toutefois ni la maturité, ni le différé de remboursement, ni le taux d’intérêt envisagé. Les mentions d’une durée de quinze ans, d’une période de grâce de cinq ans et de conditions financières « compétitives » ne sont donc pas étayées par le rapport publié.
Une enveloppe équivalente à 12,5 % du besoin de financement de 2026
La loi de finances 2026 évalue le besoin global de financement du Cameroun à 3 197 milliards de FCFA, soit environ 8,8 % du produit intérieur brut. Près de 67 % de ce besoin doivent être couverts par des ressources extérieures.
À lui seul, le prêt ESG envisagé représenterait environ 12,5 % de ce besoin annuel. Il viendrait s’ajouter aux 474 milliards de FCFA mobilisés au premier trimestre 2026 dans le cadre d’un placement privé réalisé sur le marché international.
Le recours à cette nouvelle enveloppe intervient alors que la remontée des rendements internationaux conduit les autorités à recommander un« séquencement prudent »de la composante extérieure du programme d’emprunt. Le gouvernement cherche ainsi à éviter une concentration excessive des levées de fonds classiques dans un environnement de marché encore coûteux.
La CAA présente l’opération ESG comme un moyen de diversifier les sources de financement, de réduire le coût de l’endettement et d’améliorer l’accès du pays aux financements durables. Le montage devrait notamment s’appuyer sur des mécanismes de garantie et de partage des risques avec les partenaires financiers internationaux.
Des projets et des indicateurs encore inconnus
Le rapport ne fournit cependant aucune indication sur les partenaires approchés, la devise définitive du prêt, son calendrier de mobilisation ou la nature des mécanismes de garantie envisagés.
Il ne précise pas davantage les projets qui seront financés, ni la répartition de l’enveloppe entre les composantes environnementale, sociale et de gouvernance. Aucun cadre d’éligibilité, indicateur d’impact ou dispositif de reporting n’est présenté.
Cette absence de détails empêche, à ce stade, de déterminer si l’opération prendra la forme d’un financement affecté à des dépenses précisément identifiées ou d’un prêt général dont les conditions seraient liées à des engagements ESG pris par l’État.
L’appellation retenue par la CAA — « prêt à composante ESG » — invite d’ailleurs à la prudence. Le document ne permet pas encore de qualifier l’opération d’obligation verte, de prêt vert ou de financement durable au sens strict.
Une dette extérieure déjà dominante
À fin juin 2026, la dette publique du Cameroun s’établit à 15 607 milliards de FCFA, soit 44,2 % du PIB. La dette directement contractée par l’administration centrale représente 14 659 milliards de FCFA, dont 64,5 % proviennent de financements extérieurs.
Le futur prêt représenterait environ 2,6 % de l’encours actuel de la dette publique, en supposant sa mobilisation intégrale. Son impact réel dépendra toutefois de son calendrier de décaissement et de l’utilisation qui sera faite des ressources.
La question du coût demeure également centrale. Selon la CAA, le portefeuille actuel de la dette publique affiche un taux d’intérêt moyen pondéré de 2,8 % et une maturité moyenne de 6,9 ans. La dette extérieure présente une maturité moyenne de 7,3 ans.
Pour apporter un avantage financier au Cameroun, le nouveau montage devra donc proposer des conditions suffisamment favorables par rapport aux financements commerciaux classiques, notamment au placement privé de 474 milliards de FCFA réalisé en début d’année.
À ce stade, l’opération constitue davantage une intention de financement qu’un emprunt finalisé. Sa portée dépendra du coût définitif, de la maturité, des garanties mobilisées et, surtout, de la publication d’un cadre précisant les projets éligibles ainsi que les résultats environnementaux et sociaux attendus.
Amina Malloum
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