Actualités locales
tensions après l’interdiction d’un meeting de l’UNDP et la défection de 700 militants du RDPC
À Makary, une ville du département du Logone-et-Chari au Cameroun, les tensions croissantes entre les autorités administratives et les militants de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) ont suscité l’inquiétude de la population suite à une vague de défections au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), au pouvoir.
Selon les chiffres locaux du parti, 700 membres du RDPC originaires de la ville de Mada, située à environ 10 kilomètres de Makary, ont officiellement rejoint l’UNDP. Une délégation de Kousseri devait accueillir officiellement les nouveaux membres lors d’une cérémonie publique.
Autorisation administrative retirée à la dernière minute
Les organisateurs de l’événement de l’UNDP affirment avoir respecté toutes les procédures légales. Une demande d’autorisation de rassemblement public a été déposée auprès de la sous-préfecture de Makary, et un récépissé a été délivré confirmant sa soumission. Quatre jours plus tard, l’autorisation officielle a été accordée.
Cependant, moins de 24 heures avant la cérémonie prévue, un revirement soudain est intervenu : une notification écrite signée par le sous-préfet adjoint de Makary, révoquant l’autorisation. Motif invoqué : «risque de troubles à l’ordre public».
«Tout avait été approuvé et planifié. Puis, ils l’annulent quelques heures auparavant», a déclaré Abakar Mahamat, organisateur local du PNUD. «Cela ressemble plus à une pression politique qu’à un véritable problème de sécurité.»
Manifestation des sympathisants du PNUD contre l’annulation de l’autorisation
Le jour même de la cérémonie, des sympathisants frustrés du PNUD se sont rassemblés devant la sous-préfecture pour exprimer leur mécontentement. Ils ont accusé les autorités locales d’ingérence politique visant à décourager les défections du RDPC.
Des témoins rapportent que le sous-préfet adjoint était remarquablement absent lors de la manifestation et aurait évité tout contact avec les manifestants.
«Les gens sont venus en paix pour exercer leurs droits politiques», a déclaré Fatimé Zara, nouvelle membre du PNUD. «Au lieu de cela, l’administration a réagi en fermant la porte.»
Le climat politique s’échauffe à l’approche des élections
L’incident de Mada a révélé des tensions latentes dans le Logone-et-Chari, une région historiquement importante dans le paysage politique camerounais. À l’approche des élections nationales, les rapports de force locaux semblent de plus en plus instables.
«Il ne s’agit pas seulement d’une question administrative », a déclaré un analyste politique de Maroua, qui a requis l’anonymat. « Cela reflète la concurrence sous-jacente et les tensions au sein des structures du parti au pouvoir, en particulier dans les zones où des voix alternatives gagnent du terrain.»
L’évolution de la situation à Makary souligne la complexité de l’engagement politique dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Bien qu’il existe des cadres juridiques régissant les activités des partis, l’interprétation et l’application de ces lois restent inégales, souvent influencées par les pressions politiques locales.
À l’approche des élections, de tels incidents pourraient signaler des changements plus profonds dans les structures politiques régionales.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Dette publique : le Cameroun prépare un prêt à composante ESG de 400 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun envisage de contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions de dollars, soit environ 400 milliards de FCFA, avec l’appui de plusieurs partenaires financiers internationaux. Cette opération, encore en préparation, doit compléter les 474 milliards de FCFA déjà mobilisés par l’État sur les marchés extérieurs en 2026.
L’annonce figure dans laConjoncture mensuelle de la dette publique du Camerounde juin 2026, publiée le 27 juillet par la Caisse autonome d’amortissement (CAA). Le document indique que le gouvernement« entend contracter un prêt à composante environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de 690 millions USD ».
La CAA ne précise toutefois ni la maturité, ni le différé de remboursement, ni le taux d’intérêt envisagé. Les mentions d’une durée de quinze ans, d’une période de grâce de cinq ans et de conditions financières « compétitives » ne sont donc pas étayées par le rapport publié.
Une enveloppe équivalente à 12,5 % du besoin de financement de 2026
La loi de finances 2026 évalue le besoin global de financement du Cameroun à 3 197 milliards de FCFA, soit environ 8,8 % du produit intérieur brut. Près de 67 % de ce besoin doivent être couverts par des ressources extérieures.
À lui seul, le prêt ESG envisagé représenterait environ 12,5 % de ce besoin annuel. Il viendrait s’ajouter aux 474 milliards de FCFA mobilisés au premier trimestre 2026 dans le cadre d’un placement privé réalisé sur le marché international.
Le recours à cette nouvelle enveloppe intervient alors que la remontée des rendements internationaux conduit les autorités à recommander un« séquencement prudent »de la composante extérieure du programme d’emprunt. Le gouvernement cherche ainsi à éviter une concentration excessive des levées de fonds classiques dans un environnement de marché encore coûteux.
La CAA présente l’opération ESG comme un moyen de diversifier les sources de financement, de réduire le coût de l’endettement et d’améliorer l’accès du pays aux financements durables. Le montage devrait notamment s’appuyer sur des mécanismes de garantie et de partage des risques avec les partenaires financiers internationaux.
Des projets et des indicateurs encore inconnus
Le rapport ne fournit cependant aucune indication sur les partenaires approchés, la devise définitive du prêt, son calendrier de mobilisation ou la nature des mécanismes de garantie envisagés.
Il ne précise pas davantage les projets qui seront financés, ni la répartition de l’enveloppe entre les composantes environnementale, sociale et de gouvernance. Aucun cadre d’éligibilité, indicateur d’impact ou dispositif de reporting n’est présenté.
Cette absence de détails empêche, à ce stade, de déterminer si l’opération prendra la forme d’un financement affecté à des dépenses précisément identifiées ou d’un prêt général dont les conditions seraient liées à des engagements ESG pris par l’État.
L’appellation retenue par la CAA — « prêt à composante ESG » — invite d’ailleurs à la prudence. Le document ne permet pas encore de qualifier l’opération d’obligation verte, de prêt vert ou de financement durable au sens strict.
Une dette extérieure déjà dominante
À fin juin 2026, la dette publique du Cameroun s’établit à 15 607 milliards de FCFA, soit 44,2 % du PIB. La dette directement contractée par l’administration centrale représente 14 659 milliards de FCFA, dont 64,5 % proviennent de financements extérieurs.
Le futur prêt représenterait environ 2,6 % de l’encours actuel de la dette publique, en supposant sa mobilisation intégrale. Son impact réel dépendra toutefois de son calendrier de décaissement et de l’utilisation qui sera faite des ressources.
La question du coût demeure également centrale. Selon la CAA, le portefeuille actuel de la dette publique affiche un taux d’intérêt moyen pondéré de 2,8 % et une maturité moyenne de 6,9 ans. La dette extérieure présente une maturité moyenne de 7,3 ans.
Pour apporter un avantage financier au Cameroun, le nouveau montage devra donc proposer des conditions suffisamment favorables par rapport aux financements commerciaux classiques, notamment au placement privé de 474 milliards de FCFA réalisé en début d’année.
À ce stade, l’opération constitue davantage une intention de financement qu’un emprunt finalisé. Sa portée dépendra du coût définitif, de la maturité, des garanties mobilisées et, surtout, de la publication d’un cadre précisant les projets éligibles ainsi que les résultats environnementaux et sociaux attendus.
Amina Malloum
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Paul Biya attendu ces jours-ci à Yaoundé : la psychose au sein du sérail
« En observation médicale … à l’âge de 93 ans, le retour du président au Cameroun est attendu comme un événement exceptionnel. À Yaoundé, dans le […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
CAN féminine 2026 : Elam Natacha Ekosso galvanise les Lionnes avant le choc face au Mali
À quelques heures de l’entrée en lice des Lionnes Indomptables à la CAN féminine 2026, la défenseure camerounaise Elam Natacha Ekosso a tenu à adresser […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales4 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














