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Société

Fin des « trous noirs » budgétaires : Paul Biya supprime les lignes 65 et 94 au Cameroun

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C’est un coup de tonnerre dans le paysage financier camerounais.Le président Paul Biya vient d’ordonner la suppression pure et simple des controverséeslignes budgétaires 65 et 94, ces fameux « trous noirs » des finances publiques. Une décision qui marque la fin d’une ère d’opacité dénoncée de longue date par les économistes et les partenaires internationaux.

Adieu les « petites enveloppes » !Ces deux lignes, qui engloutissaient à elles seules près de 500 milliards de FCFA par an (environ 760 millions d’euros, soit 10% du budget national), étaient devenues synonymes de gabegie et de clientélisme. Elles seront remplacées par une enveloppe unique pour dépenses imprévues,strictement plafonnée à 10%des crédits de l’État. Une révolution dans la gestion des deniers publics.

L’opacité en héritage : le système Biya enterré

Pendant des décennies, ces lignes ont fonctionné comme des circuits parallèles. La ligne 65 (« interventions de l’État en fonctionnement », environ 400 milliards FCFA/an) finançait souvent des missions fictives ou des évacuations sanitaires douteuses. Quant à la ligne 94 (« interventions en investissements », 95 milliards FCFA/an), son opacité était totale : qui bénéficiait réellement des fonds ? Mystère.

Un audit colossal a sonné le glas.Le chef de l’État avait lancé l’examen minutieux des dix dernières années (2010-2021), représentant la bagatelle de 5000 milliards FCFA. Plus de 1790 fonctionnaires ont été entendus. Cette radiographie sans précédent aura précipité la fin d’un système qualifié de « gangrène » pour l’administration.

Transparence exigée, défis annoncés

Cette suppression répond aux injonctions de rigueurdu FMI et de la Banque Mondiale (les institutions de Bretton Woods). Elle promet, sur le papier, une réorientation des fonds vers des secteurs vitaux mais négligés : santé, éducation, infrastructures. Reste que ces milliards n’ont, paradoxalement, jamais eu d’impact visible sur l’économie réelle ou le quotidien des Camerounais, souvent détournés vers des projets fantômes ou des dépenses somptuaires.

En toile de fond, une crise des finances publiques et une pression sociale croissanteont incontestablement accéléré cette décision. Difficile toutefois de ne pas s’interroger sur les défis pratiques :

  • Quelle transition pour les bénéficiaires habituels de ces fonds opaques ?

  • Comment gérer désormais lesvéritablesurgences budgétaires avec un plafond de 10% ?

  • Les nouvelles procédures garantiront-elles une transparence absolue ?

Un tournant sur le papier, une attente sur le terrain

Si la suppression des lignes 65 et 94 est saluée comme un pas vers la bonne gouvernance, elle devra passer l’épreuve du terrain. Les prochains mois seront scrutés pour mesurer l’effectivité de cette réforme. Pour une opinion publique camerounaise échaudée par des décennies de promesses non tenues, le bénéfice du doute est mince.

Une chose est sûre :Paul Biya enterre un pan emblématique de la gestion budgétaire camerounaise. La fin des « petits zomloa » (ces faveurs discrétionnaires) ouvre, théoriquement, une ère nouvelle. Celle de la rigueur et de la transparence. Reste à l’écrire dans les faits.

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Société

Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Société

Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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