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Pr Jean-Emmanuel Pondi : « Nous ne pouvons pas développer l’IA en comptant sur les poches des autres »

Pensez-vous que l’implication active du secteur privé dans le financement soit essentielle pour donner corps aux fondements conceptuels et opérationnels de l’intelligence artificielle ?
Disons qu’en relation internationale, il y a des domaines qu’on appelle stratégiques. Et techniquement, les domaines stratégiques sont des domaines prioritaires. Et il est important que ces domaines prioritaires soient supportés financièrement par les intéressés eux-mêmes. Il est un peu illusoire de croire que dans ces domaines où vous êtes en compétition, vous allez voir vos compétiteurs vous soutenir dans une course où vous êtes susceptible de passer devant eux. Ce n’est pas logique comme raisonnement. Donc il faut sécuriser certains domaines qu’il faut plutôt autonomiser plutôt que de les mettre à l’air libre où tout le monde voit ce qui se passe. L’intelligence artificielle est un levier pour accélérer le développement ou la croissance dans tous les domaines de l’action humaine.
Il est donc important pour nous de voir comment et par quelle structure ce domaine crucial devrait être financé. Nous avons aujourd’hui des banques panafricaines, c’est-à-dire qui ont un ADN qui est officiellement reconnu comme étant des banques panafricaines. Nous avons des banques nationales et nous avons des banques régionales. Il serait bon pour ces banques d’avoir ce qu’on peut appeler des fenêtres pour le financement de l’IA. Parce qu’en résolvant beaucoup de problèmes, il y aura un retour sur l’investissement chez elles-mêmes, chez ces banques-là. Ça peut être à moyen terme ou à long terme, mais de toutes les manières, si l’économie globale devient revivifiée, si elle s’accélère, il est clair que ce sera un investissement qui sera un investissement positif.
Donc les Africains doivent comprendre, à mon avis, qu’on ne peut pas avoir des programmes pour lesquels nous comptons sur les poches des autres. Ce n’est pas logique. Il faut que nous comprenions que pour être pris au sérieux, pour être pris comme des adultes, parce que nous réclamons désormais de ne plus être infantilisés, l’une des conditions de la sortie de l’infantilisation de l’Afrique, c’est de prendre en charge ses responsabilités financières. L’Afrique n’est pas pauvre, contrairement à ce que nous-mêmes nous croyons.
L’Afrique a quand même près de 40% de toutes les ressources minières mondiales. Nous avons 60% des terres arables, c’est-à-dire cultivables, du monde, qui se retrouvent sur le continent africain. Nous avons des essences de toutes sortes, Iroko, Ébène, qui sont des richesses incommensurables. Il faut donc que nous sachions que toutes ces richesses sont transformables en valeurs, des valeurs financières. Et que nous nous dressions maintenant non plus en mendiant, mais en acteurs sérieux qui ont été capables de recenser toutes ces richesses, nous-mêmes, on ne doit pas compter sur les autres pour venir recenser nos richesses. Nous pouvons le faire nous-mêmes.
Nous avons aujourd’hui le know-how, la capacité de le faire. Quand on recense les richesses africaines, elles sont énormes. L’Afrique est le premier producteur mondial d’or, par exemple. Premier producteur mondial de diamants. 75% du cacao et du café et tout ça, que les gens consomment tous les jours sur les cinq continents, viennent d’Afrique. Comment, d’où vient-il que nous persistons à accepter nous-mêmes que nous sommes pauvres ? Comment définit-on la richesse ? Comment définit-on la pauvreté ? Ce sont des termes qu’il faut revoir avec beaucoup de sérieux. Et quand on aura fait cela, nous allons nous rendre compte de beaucoup de découvertes.
Donc je pense pour ma part que nous devons… pour considérer l’IA comme un moteur qui peut accélérer non pas seulement le développement, mais la croissance de l’Afrique. Et ça, ça ne se fait pas sans mettre des sommes conséquentes. Il ne s’agit pas de saupoudrer, il s’agit d’avoir des sommes conséquentes, mais aussi une vision claire sur les étapes de ces financements, sur les acteurs de ces financements et sur les objectifs de ces financements.
Quelle est votre position sur le renforcement d’une intelligence artificielle locale respectueuse des droits humains et des normes éthiques, face aux risques culturels liés à l’usage de données inadaptées ?
Alors je dirais que l’une des choses qu’on a remarquées pendant tous les ateliers, les six ateliers qui ont été organisés, elles avaient au moins un trait commun, c’est qu’on revenait toujours sur la nécessité d’appropriation de la dimension éthique par l’Afrique. Et je crois que c’est une préoccupation qui vaut son pesant d’or et qui s’explique parfaitement. Alors quand on dit l’éthique, on utilise les mêmes mots, le même vocabulaire, mais qui ne recouvrent pas les mêmes réalités. Et je crois que c’est là que se pose le problème.
L’éthique a une valeur morale, une valeur comportementale, mais aussi une valeur culturelle. Alors on ne peut pas venir en Afrique, faire fi de nos de voir le monde, de notre cosmogonie, de notre vision vis-à-vis de l’être humain, de la famille, de la communauté. Dire qu’il n’y a qu’une seule vision, qui n’est pas africaine et qu’on déclare universelle. Ce n’est pas possible d’accepter cela. Il faut comprendre que le monde est fait de civilisations avec S. Et sur ce S ont été générés beaucoup de guerres et de conflits. Parce qu’il y en a qui disent qu’il y a une civilisation avec ON à la fin. Alors qu’en fait il y a des civilisations. Comme il y a de nombreuses cultures, et c’est la complémentarité de cette diversité qui rend le monde intéressant. On ne peut pas nous imposer, comme nous voyons.
Parce que l’éthique, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous avons notre lecture du monde. Par exemple, en Afrique, nous donnons davantage d’importance à la communauté qu’à l’individu. Et la preuve de cela, c’est quand vous prenez les droits de l’homme et des peuples, c’est la convention bien sûr de Banjul, la capitale de la Gambie, en 1980, Et c’est le sommet de Nairobi de 1981 qui a en fait adopté cette résolution et ce texte-là.
Donc, vous comprenez que nous ne pouvons pas accepter, qu’entre la communauté et l’individu, qu’on nous fasse comprendre que c’est l’individu qui vient en avant. Peut-être dans d’autres systèmes culturels, c’est le cas. Mais pour ce qui nous concerne, ce n’est pas du tout une vérité. Premièrement, nous avons notre définition de la famille. Et ces derniers temps, nous entendons toutes sortes de définitions de famille que nous avons beaucoup de mal à comprendre.
Alors, le danger c’est quoi ? C’est que certaines organisations internationales voudraient maintenant faire passer l’aide internationale en forçant les Africains à accepter des définitions de famille qui nous sont répugnantes. Il faut que les gens comprennent que ce qui sied chez eux n’est pas nécessairement quelque chose qu’on peut accepter chez nous. Et je dirais même, pour beaucoup d’Africains, quelque chose d’inacceptable. C’est pour ça que je parle, moi, non seulement de sécurité militaire, je crois de moins en moins à ça, je crois davantage en la sécurité culturelle. C’est-à-dire la nécessité par toutes les cultures d’accepter les autres comme étant des cultures valables, même si elles ne sont pas les vôtres. Et je pense que beaucoup de pays occidentaux gagneraient à avoir un tout petit peu plus d’humilité, pour comprendre qu’ils ne peuvent pas imposer aux gens des choses que ces gens ne veulent pas du tout adopter, parce qu’elles sont contraires à leur valeur, contraires à leur éducation, contraires à leurs us et coutumes. Si nous n’acceptons pas cela, il est illusoire de parler de paix. Parce que la paix c’est quoi ? C’est l’acceptation de l’autre dans sa diversité.
La paix c’est quand vous dites que vous acceptez l’autre, non pas parce qu’il est comme vous, mais précisément parce qu’il est différent de vous, même dans ses valeurs culturelles. Et nous pensons que les Asiatiques ont leur manière de voir le monde, les Africains ont leur manière de voir le monde, les Européens ont leur manière de voir le monde, les Américains ont leur façon de voir le monde. Très bien, mais il ne s’agit pas de venir imposer une vision au motif fallacieux que cette vision serait universelle. L’intelligence artificielle doit nous aider à mettre un contenu africain, dans des logiciels, dans des applications et dans les algorithmes en particulier. L’intelligence artificielle doit davantage mobiliser des veilles africaines pour que nous voyons où sont les défaillances et que nous mettions notre narratif à nous, notre manière de voir le monde au travers de ces algorithmes-là.
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Rhône : à 108 ans, une femme victime d’un cambriolage à Villeurbanne

Une femme de 108 ans a été retrouvée en état de choc et partiellement dénudée à son domicile de Villeurbanne, dans le Rhône. Une enquête a été ouverte pour vol par effraction et agression sexuelle après la découverte de la centenaire par son auxiliaire de vie.
Une centenaire retrouvée en état de choc
Les faits se sont produits vendredi 7 août, à Villeurbanne, près de Lyon. Aux alentours de 10h30, l’auxiliaire de vie de la victime s’est présentée à son domicile pour effectuer des soins.
Sur place, elle a découvert la femme de 108 ans sur son canapé, partiellement dénudée et visiblement très choquée. Face à cette situation, les secours ont rapidement été alertés.
La centenaire a été conduite à l’hôpital afin d’y subir des examens médicaux et différentes analyses. Son état a également conduit les autorités à envisager la possibilité d’une agression sexuelle.
« Une enquête pour vol par effraction et agression sexuelle, compte tenu de son état de nudité au moment de sa découverte, est diligentée par le parquet de Lyon », a indiqué le ministère public au Figaro.
À ce stade, les enquêteurs doivent encore établir précisément ce qui s’est passé dans le logement.
Une fenêtre forcée et des parfums volés
Les premières constatations orientent les investigations vers un cambriolage. Plusieurs individus auraient pénétré dans l’appartement après avoir forcé une fenêtre située dans la cuisine.
Une fois à l’intérieur, les suspects auraient fouillé plusieurs pièces du domicile. Des bouteilles de parfum auraient notamment été dérobées.
Reste désormais à déterminer si la victime a été directement confrontée aux cambrioleurs et dans quelles circonstances elle s’est retrouvée dans cet état. La qualification d’agression sexuelle fait justement partie des investigations ouvertes par le parquet de Lyon.
Les enquêteurs devront notamment exploiter les éventuelles traces laissées dans le logement et tenter d’identifier les personnes susceptibles d’avoir participé aux faits. L’enquête se poursuit.
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Une jeune fille de 20 ans droguée en discothèque puis violée dans un hôtel

Dans le cadre de l’enquête sur le viol à Plaisir, deux suspects ont été interpellés la semaine dernière.
Dans la nuit du 24 au 25 juillet, une jeune fille de 20 ans s’était rendue avec trois amies à la discothèque «Le Loft Metropolis» à Rungis, dans le Val-de-Marne.
A l’intérieur de la boite de nuit, elles avaient été rejointes par quatre copains.
Après avoir consommé deux verres, la jeune femme a regagné la piste de danse puis, après, c’est le trou noir.
Elle se réveillera à 5h du matin nue, allongée aux côtés d’un inconnu, dans le lit d’une chambre de l’hôtel «Campanile» à Plaisir, dans les Yvelines.
Elle souffrait de douleurs vaginales et se souvenait avoir été contrainte de pratiquer une fellation à cet individu.
Terrifiée, la victime a quitté immédiatement l’établissement, a commandé un Uber, avant de porter plainte.
Les deux suspects ont été placés en garde à vue. Abdessatar A., déjà connu des services de police et sous OQTF, a nié les faits malgré les preuves.
Car son ADN a été retrouvé sur les vêtements de la victime et dans des prélèvements gynécologiques réalisés sur elle. Cet homme de 32 ans a été placé en détention provisoire.
Son complice Yassine T., a avoué avoir transporté la victime dans son véhicule et trouvé une chambre d’hôtel à son comparse pour que ce dernier ait des relations sexuelles avec elle.
Ce jeune homme de 27 ans, également connu des services de police, a été libéré sous contrôle judiciaire.
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Vidéo,une jeune femme de 20 ans commande une course en Uber et le chauffeur retire son caleçon pour..

Une course en VTC qui devait simplement lui permettre de rentrer chez elle a pris une tournure dramatique. À Caen, une jeune femme de 20 ans affirme avoir été violée par le chauffeur qui venait de la déposer à son domicile.
Une soirée qui vire au cauchemar à Caen
Les faits se seraient produits dans la nuit du 15 au 16 juillet 2026, à Caen, dans le Calvados.
Âgée de 20 ans, la jeune femme venait de passer la soirée avec sa petite amie. Au moment de rentrer, elle décide de prendre seule un Uber pour rejoindre son domicile.
Le trajet se déroule normalement. Le chauffeur la dépose finalement devant chez elle. Rien ne laisse alors penser que la soirée va prendre une tout autre tournure.
Quelques instants plus tard, le conducteur aurait repris contact avec elle. Il lui aurait proposé de revenir dans le véhicule pour fumer une cigarette avec lui.
La jeune femme, qui l’avait trouvé cordial pendant le trajet, accepte.
Le chauffeur VTC aurait agressé la jeune femme
Une fois installée de nouveau sur le siège passager, la situation aurait rapidement dégénéré.
Selon les éléments rapportés dans cette affaire, le chauffeur, âgé de 53 ans, se serait jeté sur la jeune femme avant de la violer.
Une scène particulièrement traumatisante pour la victime, qui venait pourtant de rentrer chez elle après une soirée ordinaire. Pourquoi serait-elle remontée dans le véhicule ? Elle aurait simplement accepté une proposition qu’elle ne pensait pas dangereuse.
Quelques heures après les faits présumés, la jeune femme s’est rendue auprès des autorités pour déposer plainte.
Le suspect placé en détention provisoire
Une enquête a rapidement été ouverte afin de faire la lumière sur les circonstances de cette agression présumée.
Le chauffeur, identifié comme Abdelwahab Amari, a été interpellé puis placé en garde à vue. D’après les informations rapportées, cet homme, père de trois enfants, n’était jusqu’alors pas connu des services de police.
Fin juillet 2026, il a été mis en examen pour viol et placé en détention provisoire.
Cette mise en examen ne signifie toutefois pas qu’il a été reconnu coupable. En France, toute personne mise en cause reste présumée innocente tant qu’une décision de justice définitive n’a pas établi sa culpabilité.
Sa demande de remise en liberté refusée
L’affaire connaît un nouveau développement quelques jours plus tard.
Le mardi 4 août 2026, la demande de remise en liberté formulée par le suspect a été refusée. Il reste donc détenu dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.
L’enquête devra désormais permettre de préciser les circonstances exactes de cette nuit et d’établir les responsabilités de chacun. Les investigations se poursuivent sous l’autorité de la justice.
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