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Abdourahman Baba se déclare candidat et appelle à un projet collectif

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Abdourahman Baba se déclare candidat et appelle à un projet collectif
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À l’approche de la convocation du corps électoral, Abdourahman Hamadou Baba, citoyen engagé et figure connue des milieux intellectuels du Septentrion, a officiellement annoncé sa volonté de se présenter comme candidat indépendant à l’élection présidentielle d’octobre 2025.

Dans une déclaration solennelle adressée aux Camerounais, il a lancé un appel vibrant à l’unité, à l’intelligence collective et à la reconstruction démocratique du Cameroun.

S’exprimant avec humilité mais détermination, Abdourahman Baba propose de co-construire un projet politique national, ouvert à toutes les sensibilités et compétences du pays. Il a invité non seulement les citoyens, mais également les conseillers municipaux, les parlementaires, les chefs traditionnels et les acteurs de tous les horizons à se joindre à cette dynamique de refondation.

« Fellow Cameroonians, très chers compatriotes,

Je suis Abdourahman Hamadou Baba, citoyen camerounais. À la veille de la convocation du corps électoral pour cette élection 2025 plus que décisive pour l’avenir de notre pays, c’est avec beaucoup d’humilité, mais aussi avec une profonde conviction que je me présente devant vous pour vous proposer de co-construire un nouveau projet politique pour notre pays, le Cameroun.

Je vous propose d’élaborer ensemble un nouveau projet de société, une nouvelle vision politique à la hauteur des aspirations de chaque Camerounaise et de chaque Camerounais.

Je tends la main à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent contribuer à la construction de ce nouveau projet politique. Rejoignez-moi pour qu’ensemble nous puissions écrire de nouvelles pages de notre histoire commune, non seulement lors de la prochaine élection présidentielle d’octobre 2025, mais également lors des prochaines élections législatives et municipales prévues au début de l’année 2026.

Ce projet est ouvert à tous, chaque compétence, chaque énergie et chaque compétence compte. Toutes les places sont à prendre dans ce projet à construire ensemble, il n’y a pas de places réservées, seulement des responsabilités à assumer.

En ce qui concerne l’élection présidentielle prochaine à laquelle je souhaite prendre part comme candidat indépendant, j’invite tout aussi humblement lesconseillers municipaux, les conseillers régionaux et les membres du Parlement de tous les bords politiques ainsi que nos chefs traditionnels de premier degré, gardiens de nos terroirs et de nos coutumes, à parier sur l’avenir en se joignant à ce nouveau projet d’avenir et en pariant ma candidature à cette élection 2025.

Chers concitoyens, chers frères et sœurs, chers parents,

Le temps est venu pour nous de reprendre en main notre destin commun. Levons-nous ensemble, unissons nos voix et nos forces pour donner vie à ce projet collectif d’avenir. Je suis convaincu qu’avec la volonté et l’ambition, nous serons dans un élan patriotique et républicain, pour reprendre en main notre nation en devenir, pour la réparer et la mettre à la disposition exclusive de l’ensemble des enfants du Cameroun sans aucune forme d’exclusion.

Je remercie tous pour votre attention.

Que Dieu Tout-Puissant bénisse le Cameroun et les Camerounais ».

Abdourahman Baba se déclare candidat et appelle à un projet collectif
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Carreaux : Keda Cameroon a hypothéqué près de 28 hectares à Kribi pour garantir un crédit de l’IFC

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Carreaux : Keda Cameroon a hypothéqué près de 28 hectares à Kribi pour garantir un crédit de l’IFC
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(Investir au Cameroun) – La société Keda Cameroon Ceramics, qui exploite une usine de carreaux dans la région de Kribi, a constitué des sûretés sur deux terrains totalisant 27,86 hectares à Bipaga I, ainsi que sur 57 équipements professionnels, des stocks et certaines créances commerciales. Ces garanties couvrent un financement d’un montant maximal de 33,5 millions de dollars accordé par la Société financière internationale (IFC) conjointement à la société camerounaise et à la holding mauricienne Tilemaster Investment Limited.

Ces informations figurent dans une opinion juridique du cabinet chinois Kangda Law Firm, publiée le 10 avril 2026 dans le cadre d’une opération financière du groupe Keda Industrial, coté à la Bourse de Shanghai. Le document, qui examine notamment les engagements financiers des filiales du groupe, précise la nature des biens engagés auprès de l’IFC.

Deux titres fonciers et 57 équipements concernés

Les garanties immobilières portent sur deux parcelles situées à Bipaga I, dans l’arrondissement de Lokoundjé, département de l’Océan. La première, identifiée par le titre foncier n° 9745/Océan, couvre 144 994 m². La seconde, enregistrée sous le n° 9748/Océan, s’étend sur 133 634 m².

Selon l’opinion juridique, ces terrains, ainsi que les bâtiments et dépendances qui s’y trouvent, sont grevés de sûretés de premier rang au profit de l’IFC. Le dispositif comprend également des nantissements sur 57 équipements professionnels, les stocks et certaines créances détenues par Keda Cameroon.

Les sûretés mobilières sont assorties de durées déclarées de dix ans, contre vingt-cinq ans pour les garanties immobilières, avec possibilité de renouvellement.

Ce montage permet à l’IFC de disposer de garanties sur des actifs identifiés au Cameroun en couverture du crédit. La constitution de telles sûretés ne signifie pas que l’emprunteur rencontre des difficultés de remboursement.

Le financement associe deux emprunteurs. Dans les documents soumis aux actionnaires de Keda en avril 2023, le groupe expliquait avoir modifié un montage initialement envisagé au seul bénéfice de Keda Cameroon, pour associer Tilemaster comme coemprunteur. Le plafond de financement était fixé à 33,5 millions de dollars.

L’opinion juridique publiée en avril 2026 confirme l’identité du prêteur, celle des deux emprunteurs et l’existence des garanties. Elle présente le crédit comme toujours en cours d’exécution à la date de son établissement.

Une garantie du groupe ramenée à 14,36 milliards de FCFA

Le rapport semestriel 2026 de Keda Industrial, publié le 25 août, apporte une information complémentaire. Au 30 juin 2026, le groupe déclarait une garantie financière de 21,89 millions d’euros, soit environ 14,36 milliards de FCFA, couvrant conjointement Keda Cameroon et Tilemaster.

Ce montant était de 24,62 millions d’euros, soit 16,15 milliards de FCFA, à la clôture de l’exercice 2025. La valeur déclarée a ainsi diminué de 11,11 % en six mois, sans changement des dates de début et d’échéance indiquées dans les deux tableaux. L’engagement est associé à une échéance fixée au 15 juin 2030.

Cette évolution ne permet toutefois pas de déterminer le montant effectivement remboursé pendant la période. Les tableaux de Keda portent sur des garanties financières et ne ventilent pas les engagements entre les deux coemprunteurs. Ils ne constituent donc pas un état détaillé de l’endettement de la filiale camerounaise.

La valeur actualisée des sûretés immobilières et mobilières, leur éventuelle modification depuis avril 2026 et le solde du prêt restant dû au 30 juin ne sont pas précisés dans les documents examinés.

Baudouin Enama

Lire aussi :

14-10-2026 – Carreaux : Keda lance le chantier d’une 3e ligne à Kribi pour porter sa capacité à 33,5 millions de m²/an (+67 %)

28-08-2026 – Carreaux : Keda Cameroon quadruple ses revenus à 58,7 milliards FCFA et produit 21,2 millions de m² en 2025

07-05-2024 – Carreaux : l’entrée en production de l’usine du chinois Keda reportée en juillet 2024

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« Je vais me battre pour me démarquer » : Ivan Nana rêve déjà de s’imposer chez les Lions Indomptables

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La belle aventure se poursuit pour Ivan Nana. À peine sacré avec les Lions U20 dans la zone UNIFFAC, le jeune attaquant a été appelé […]

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BVMAC : les États doivent 3,5 milliards de FCFA à une Bourse confrontée à des tensions de trésorerie

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BVMAC : les États doivent 3,5 milliards de FCFA à une Bourse confrontée à des tensions de trésorerie
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(Investir au Cameroun) – Les arriérés des États de la CEMAC envers la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) atteignaient 3,5 milliards de FCFA au 30 septembre 2026. Ce montant, rendu public à l’issue de la 26e session ordinaire du conseil d’administration, tenue le 26 octobre à Douala, représente près de 3,8 fois le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise de marché en 2025. La BVMAC estime que ces impayés fragilisent sa trésorerie et réclame l’intervention des instances communautaires pour obtenir leur règlement.

Le problème est ancien. Dans son rapport annuel 2024, la BVMAC indiquait déjà que les États membres lui devaient plus de 3 milliards de FCFA au 31 décembre 2024. Ces créances provenaient notamment de frais d’introduction en Bourse et de commissions de capitalisation facturés aux émetteurs souverains. Elles sont distinctes des intérêts et des remboursements de capital dus aux investisseurs ayant souscrit les emprunts obligataires de ces États.

Le Cameroun figure parmi les débiteurs précédemment identifiés. En avril 2024, le gouvernement avait communiqué à la BVMAC un plan d’apurement portant sur 2,290 milliards de FCFA, correspondant à des factures liées à l’admission de ses emprunts obligataires. Le rapport annuel 2024 précisait toutefois que ce calendrier n’avait pas été respecté. Les informations publiées après le conseil d’administration d’octobre 2026 ne permettent pas de déterminer le solde actuel de cette créance camerounaise ni la répartition des 3,5 milliards entre les différents États membres.

Une trésorerie ramenée à 805,6 millions de FCFA fin 2025

L’accumulation des créances publiques intervient dans un contexte de dégradation des comptes de la Bourse régionale. Selon les données du rapport annuel 2025 rapportées par Sika Finance en septembre 2026, sa trésorerie active a chuté de 67,9 %, passant de 2,513 milliards de FCFA à fin 2024 à 805,6 millions un an plus tard. L’entreprise a également eu recours à une avance de trésorerie d’un milliard de FCFA auprès d’un établissement bancaire.

Sur le plan de l’exploitation, la BVMAC a enregistré une perte nette de 454,5 millions de FCFA en 2025, contre 322,2 millions en 2024. Son chiffre d’affaires a pourtant progressé de 5,8 %, à 927,3 millions de FCFA. Les charges ont augmenté plus rapidement, de 18,2 %, pour atteindre 1,333 milliard de FCFA. Ces résultats confirment les difficultés de la Bourse à couvrir ses charges par les revenus de son activité. Ils ne permettent cependant pas d’attribuer la dégradation des comptes aux seuls arriérés des États.

La situation financière reste sous surveillance en 2026. Lors de sa réunion du 26 octobre, le conseil d’administration a également pris acte d’un déficit budgétaire provisoire à fin septembre, sans en communiquer le montant.

Plus de 2 milliards de FCFA engagés dans le Dépositaire central unique

Aux difficultés de recouvrement s’ajoute le retard du projet de Dépositaire central unique (DCU) de la CEMAC. La BVMAC indique avoir décaissé 2,080 milliards de FCFA le 26 juin 2025 pour libérer sa participation au capital de la future structure. Selon son conseil d’administration, le retard du projet occasionne un manque à gagner estimé à 10 millions de FCFA par mois.

Le DCU doit assurer notamment la conservation des titres et le traitement des opérations de règlement-livraison sur le marché financier régional, des fonctions exercées à titre transitoire par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) depuis 2019.

Les 2,080 milliards de FCFA engagés dans ce projet ne constituent pas une créance sur les États. Il s’agit de ressources affectées à une participation financière, dont le retard de mise en œuvre prive la BVMAC des revenus attendus, selon ses propres estimations.

Face à ces deux dossiers, le conseil d’administration a mandaté son président, Henri-Claude Oyima, et la direction générale pour entreprendre des démarches urgentes auprès des instances communautaires compétentes. Aucun échéancier de remboursement des arriérés ni calendrier définitif de mise en service du DCU n’a été communiqué.

Amina Malloum

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