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George Elombi à la tête d’Afreximbank : une percée stratégique pour la diplomatie économique du Cameroun

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George Elombi à la tête d’Afreximbank : une percée stratégique pour la diplomatie économique du Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le Dr George Elombi, juriste camerounais et cadre de longue date au sein de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), a été nommé président et président du conseil d’administration de cette institution panafricaine à l’issue de son assemblée générale annuelle tenue le 28 juin 2025 à Abuja. Il prendra ses fonctions en septembre prochain, succédant au Pr Benedict Oramah, en poste depuis 2015.

Cette nomination marque un positionnement majeur pour le Cameroun sur la scène financière africaine. Afreximbank est en effet un acteur clé du financement du commerce intra-africain, en soutien aux politiques d’industrialisation, de diversification des économies et de souveraineté économique du continent. Que le pilotage de cette institution soit désormais assuré par un ressortissant camerounais place le pays dans une sphère d’influence stratégique.

Le Cameroun est doublement lié à Afreximbank. En tant qu’État, il est actionnaire direct de la banque. Mais il y est également représenté à travers la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), actionnaire de catégorie B avec un investissement de 700 millions FCFA. Ce statut donne un siège à la CNPS au conseil d’administration de l’institution, aux côtés d’autres investisseurs financiers africains. Afreximbank a d’ailleurs choisi Yaoundé pour abriter son bureau régional pour l’Afrique centrale, installé dans les locaux de la CNPS.

29 ans au service Afreximbank

Dr George Elombi connaît intimement les rouages de la banque qu’il s’apprête à diriger. Entré en 1996 comme juriste, il a occupé successivement les fonctions de chef du service juridique, secrétaire exécutif, puis vice-président exécutif chargé de la gouvernance, du juridique et des services corporatifs. Il a été l’un des architectes du développement institutionnel du groupe, notamment à travers la structuration de ses filiales.

Il a également dirigé les interventions d’urgence de la banque pendant la pandémie de Covid-19, mobilisant plus de 2 milliards de dollars pour l’acquisition de vaccins en Afrique et dans les Caraïbes. À la tête du département chargé de la mobilisation des fonds propres, il a supervisé des levées de capitaux totalisant 3,6 milliards USD à avril 2025, renforçant la capacité d’intervention de la banque sur tout le continent.

Dans sa première déclaration publique après sa nomination, George Elombi a présenté cette décision des actionnaires comme une validation du travail accompli au fil des années. « Ils se disent satisfaits de la solidité financière de l’institution et de la pertinence de ses projets. Ils souhaitent que nous poursuivions sur cette trajectoire. Ils ont également réaffirmé leur attachement aux engagements pris à la création de la banque. Les nombreux témoignages d’approbation exprimés tout au long de la semaine montrent que ces messages ont été pleinement partagés », a-t-il déclaré.

Une force pour l’industrialisation de l’Afrique

Le nouveau président d’Afreximbank a également réaffirmé sa fidélité à la vision fondatrice de l’institution. Pour lui, la banque doit demeurer un levier de transformation économique et un outil de souveraineté africaine. « Afreximbank doit continuer d’être une force pour l’industrialisation du continent et la reconquête de la dignité des Africains partout dans le monde », a-t-il affirmé, avant de fixer un cap ambitieux : atteindre 250 milliards de dollars d’actifs d’ici dix ans.

Titulaire d’un doctorat en arbitrage commercial de la London School of Economics, après une formation initiale en droit à l’Université de Yaoundé, George Elombi incarne une trajectoire exemplaire, bâtie au sein même d’Afreximbank. Sa nomination ne consacre pas seulement un parcours individuel remarquable ; elle envoie aussi un signal fort quant à la montée en puissance du Cameroun dans les cercles de décision économique panafricaine.

Idriss Linge

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le ministre Paul Atanga Nji explique sa décision

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le ministre Paul Atanga Nji explique sa décision
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Le ministre de l’Administration territoriale affirme que le FSNC, parti d’Issa Tchiroma, s’est rendu coupable de violation grave des lois de la République.

Depuis le 28 octobre 2026, des hommes politiques de l’opposition soulèvent des interrogations sur la suspension du FSNC, parti politique d’Issa Tchiroma Bakary. Certains ont fait un rapport avec les élections législatives et municipales qui sont à venir. La plupart demandent la levée de cette suspension. Paul Atanga, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), revient sur les motifs de la suspension de trois mois, de ce parti.

« Le Front pour le salut national du Cameroun est un parti qui a violé de manière grave les lois de la République […] Non seulement ce parti s’est rendu coupable de ces faits graves, mais aussi, vous avez un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur », déclare le Minat, dans une interview accordée à Cameroon Tribune.

À titre de rappel, Samuel Hiram Iyodi a demandé la levée de cette suspension. Dans son communiqué rendu public ce 29 octobre 2026, il a requis l’intervention de Joseph Dion Ngute, le Premier ministre.

« Le MP3 Cameroon condamne fermement l’arrêté du MINAT du 27 octobre, portant suspension du FSNC sur l’ensemble du territoire national, pour une durée de trois (3) mois. This is an exclusively political act that represents a serious infringement upon the freedoms of expression and association, on the eve of the 2027 legislative and municipal elections. Nous en appelons à l’intervention et à la responsabilité du Premier ministre, afin que cette décision soit annulée », écrit Hiram Iyodi.

Pierre Emmanuel Binyam du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a indiqué que cette décision du ministre est une atteinte grave contre la démocratie.

« Je condamne fermement cette suspension du FSNC que je qualifie d’acte arbitraire et exige sa levée immédiate et sans condition; ainsi, que la libération des personnes détenues arbitrairement et victimes de torture pour le respect des libertés fondamentales.
Le silence imposé n’est pas la paix. L’intimidation n’est pas la justice. Et l’autorité de l’État ne saurait se confondre avec l’arbitraire.
Le Cameroun a besoin d’élections crédibles, d’une justice indépendante et d’institutions qui respectent la volonté du peuple. Toute autre voie ne fera qu’aggraver les crises sociopolitiques et fragiliser davantage la cohésion nationale », écrit-il.

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Affaire Mfoula Évariste Junior : l’ex-garde du corps de Ferdinand Ngoh Ngoh aurait été interpellé au Bénin

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Mfoula Évariste Junior, ancien caporal-chef du Bataillon d’intervention rapide (BIR), aurait été interpellé à Cotonou alors qu’il était en transit vers l’Europe. Cette interpellation intervient […]

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la suspension du FNSC est un « acte arbitraire »

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la suspension du FNSC est un « acte arbitraire »
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Le candidat malheureux à la présidence du MRC, Pierre Emmanuel Binyam, demande la levée immédiate de la suspension du FSNC, le parti politique d’Issa Tchiroma.

Pierre Emmanuel Binyam, comme plusieurs hommes politiques, s’est exprimé sur la suspension du Front pour le salut du Cameroun (FSNC), le parti d’Issa Tchiroma Bakary. Il voit en cette décision du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji un autre élément qui suscite de nombreuses interrogations.

« Depuis 1992, en passant par 2018 jusqu’en 2025, les crises postélectorales successives témoignent d’une crise persistante de confiance dans le processus électoral. On ne peut ignorer les contestations relatives au respect de la volonté populaire, puis prétendre rétablir la paix en sanctionnant les acteurs politiques. Plus préoccupant encore, les arrestations arbitraires alléguées, les actes de torture dénoncés et l’emprisonnement de citoyens camerounais pour leur proximité ou leur engagement aux côtés du FSNC, lorsqu’ils sont avérés, témoignent d’une dérive répressive incompatible avec les principes fondamentaux de l’État de droit.

Le régime de Yaoundé doit comprendre qu’aucune suspension administrative, aucune arrestation abusive et aucune intimidation ne sauraient étouffer durablement les aspirations démocratiques d’un peuple. La lutte contre les violences ne peut servir de prétexte à la répression collective ni dispenser les autorités de justifier leurs décisions devant la loi », écrit-il.

Pierre Emmanuel Binyam, candidat malheureux à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), condamne cette suspension et demande sa levée.

« Je condamne fermement cette suspension du FSNC que je qualifie d’acte arbitraire et exige sa levée immédiate et sans condition; ainsi, que la libération des personnes détenues arbitrairement et victimes de torture pour le respect des libertés fondamentales.
Le silence imposé n’est pas la paix. L’intimidation n’est pas la justice. Et l’autorité de l’État ne saurait se confondre avec l’arbitraire.
Le Cameroun a besoin d’élections crédibles, d’une justice indépendante et d’institutions qui respectent la volonté du peuple. Toute autre voie ne fera qu’aggraver les crises sociopolitiques et fragiliser davantage la cohésion nationale », écrit-il.

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