Actualités locales
Sous-traitance : le Cameroun sur le point d’adopter une loi garantissant les contrats aux nationaux

(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais vient de soumettre à l’examen des parlementaires un projet de loi portant régime de la sous-traitance dans le pays. La sous-traitance se définit dans ce texte comme étant «un contrat commercial par lequel une entreprise, dite entreprise principale, confie à une autre entreprise, dite entreprise sous-traitante ou sous-traitant, la mission de réaliser pour elle une partie d’un contrat qu’elle a conclu avec un tiers».
Selon l’exposé des motifs, cette loi ambitionne de favoriser l’essor des PME et PMI locales, devenues incontournables dans la réalisation des grands projets d’infrastructures au Cameroun. «La sous-traitance revêt un enjeu stratégique pour le développement et le renforcement de la compétitivité des PME-PMI, qui concentrent à elles seules plus de 90% de l’activité économique nationale. Dans la perspective de renforcer leur protection, le projet de loi rend obligatoire la préférence nationale dans des secteurs liés à la réalisation des projets d’envergure ou structurants», souligne le gouvernement.
En effet, si le texte soumis aux parlementaires est adopté en l’état, le recours à la sous-traitance deviendra obligatoire au Cameroun, pour tous les contrats exécutés dans «certains secteurs d’activités et pour certains types de projets structurants ou d’envergure», qui seront précisés dans une texte particulier. Mieux, cette activité sera réservée aux PME-PMI camerounaises, dont «au moins 51% du capital est détenu par des nationaux, quelle que soit la forme juridique, et dont le siège social est au Cameroun ».
Cependant, précise le projet de loi, «en cas d’incapacité matérielle ou technique des PME camerounaises à réaliser les activités à sous-traiter, dûment constatée par l’autorité chargée de sous-traitance, l’entreprise principale peut faire recours à toute autre entreprise de droit camerounais, notamment aux grandes entreprises, dont l’actionnariat est constitué à 33% au moins de porteurs nationaux».
Paiements des prestations
Le recours à une entreprise étrangère n’est autorisé qu’en cas d’incapacité dûment constatée des PME et grandes entreprises de droit camerounais, à condition que la durée de l’activité à sous-traiter n’excède pas six mois. Passé ce délai, l’entreprise étrangère sollicitée «est tenue de créer une entreprise de droit camerounais », exige le texte, qui s’attaque également aux difficultés que rencontrent souvent les sous-traitants dans le paiement de leurs prestations.
«Afin de garantir la rémunération du sous-traitant, il est prévu une avance de démarrage des travaux égale au moins à 30% du contrat de sous-traitance, déductible des factures émises progressivement au prorata de l’avancement des prestations. Dans le même sillage, le donneur d’ordre peut se substituer à l’entreprise principale pour payer l’entreprise sous-traitante, s’il est établi que cette dernière se livre à des manœuvres dolosives vis-à-vis du sus-traitant», souligne l’exposé des motifs du texte.
Le projet de loi a été élaboré par la Bourse de sous-traitance et du partenariat du Cameroun, organisme créé en 2017 avec le concours de l’Union européenne et de l’Onudi, pour structurer l’activité de sous-traitance dans le pays. L’adoption et l’entrée en vigueur de cette loi devrait non seulement garantir les contrats de sous-traitance aux entreprises locales, mais aussi mieux renforcer le positionnement des PME-PMI dans la chaîne de réalisation des projets au Cameroun.
Brice R. Mbodiam
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le Dr Jean Crépin Nyamsi présente son projet à Paris

Au cours d’une conférence de presse tenue en France ce mercredi 28 octobre 2026, le Dr Jean Crépin Nyamsi a présenté son projet « FIFA Révolution 2027 ».
Candidat déclaré à la présidence de la Fédération internationale de football association (FIFA), le Dr Jean Crépin Soter Nyamsi a organisé, ce mercredi 28 octobre 2026 à Paris, une conférence de presse consacrée à son projet « FIFA Révolution 2027 ». Dans ledit projet, il défend notamment une réforme de la gouvernance, une meilleure redistribution des ressources et une plus grande autonomie des fédérations nationales.
L’ancien prétendant à la présidence de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Dr Jean Crépin Nyamsi, entend briguer la succession de Gianni Infantino lors de l’élection prévue le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc. Sa candidature devra toutefois réunir le soutien d’au moins cinq fédérations membres de la FIFA et satisfaire aux conditions d’éligibilité.
A titre de rappel, l’avocat Christian Ntimbane Bomo avait jugée sa candidature pour la présidence de la FIFA sérieuse.
« À la suite de l’annonce de sa candidature au poste de président de la FIFA, j’ai eu un entretien franc avec notre compatriote Jean CREPIN NYAMSI sur les raisons et la faisabilité d’un tel challenge. Je peux affirmer ici qu’il a déjà un dossier bien monté. La condition la plus difficile à remplir est le parrainage par 5 fédérations membres de la FIFA… À cela, il faut ajouter son grand intérêt pour le football camerounais qui se matérialise par sa candidature à l’avant-dernière élection de la Fecafoot, sa participation active au choix de l’équipementier actuel de l’équipe nationale du Cameroun, la société suisse Fourteen, dont il était le facilitateur officiel », déclarait-il en juin 2026.
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Le MRC invite l’Union africaine, l’Onu à s’intéresser au Cameroun

Le parti de la Renaissance affirme que l’implication de ces organisations va empêcher une guerre civile au Cameroun.
Tiriane Babine Noah, la nouvelle présidente du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a signé ce 28 octobre 2026 une déclaration en rapport avec le pays. Dans ladite déclaration, celle qui succède à Maurice Kamto à la tête du MRC affirme que le pays va mal.
« Le Cameroun va mal, très mal. Non seulement il n’est plus gouverné depuis des années, mais il est au bord d’une implosion générale… Alors que la situation est déjà critique, ceux qui le dirigent par effraction ont fomenté et exécuté un coup d’État constitutionnel le 14 avril 2026… Le Cameroun est en train de sombrer. L’Armée, « la grande muette », est devenue bavarde. Nombre de membres des forces de défense recourent désormais aux lanceurs d’alerte pour crier leur malaise ou dénoncer les injustices dont ils sont victimes », peut-on lire dans la déclaration.
Le MRC appelle l’Union africaine, l’ONU, les pays partenaires historiques du Cameroun, l’Union européenne à se mettre ensemble pour éviter une guerre civile dans le pays.


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