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Riz : un financement de 15 milliards de FCFA du Fonds de l’OPEP pour augmenter la production au Cameroun

(Investir au Cameroun) – Le 17 juin 2025 à Vienne, en Autriche, le ministre camerounais de l’Economie, Alamine Ousmane Mey, a signé avec le Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), un accord de financement d’un montant de 15 milliards de FCFA. Ce financement, apprend-on officiellement, contribuera à implémenter le Projet de développement de la chaîne de valeurs du riz au Cameroun (Pdcvr).
D’un coût global de près de 98 milliards de FCFA, ce projet est cofinancé par la Banque islamique de développement, le Fonds de l’OPEP, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique et le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe. Selon le gouvernement camerounais, le Pdcvr a pour objectif global de contribuer à l’augmentation de la production du riz dans le pays.
Pour ce faire, le projet s’articule autour du renforcement des capacités des riziculteurs, le désenclavement des bassins de production, l’augmentation des revenus des petits exploitants et des prestataires de services agricoles, ainsi que la facilitation de l’accès aux services sociaux de base.
Ce projet est l’une des réponses du gouvernement camerounais aux importations massives de riz, qui, d’année en année, creusent le déficit de la balance commerciale du pays. En effet, cette céréale forme avec le poisson congelé le couple des produits alimentaires les plus importés par le Cameroun, selon les donnés officielles.
BRM
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03-03-2025 - Le Cameroun emprunte près de 6 milliards de FCFA au Fonds koweïtien de développement pour développer sa filière riz |
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Hilli Episeyo : Golar revendique plus de 853 milliards de FCFA au profit des intérêts de l’État en huit ans à Kribi

(Investir au Cameroun) – L’exploitation du navire-usine Hilli Episeyo au large de Kribi a généré plus de 1,5 milliard de dollars de flux financiers au bénéfice d’intérêts liés à l’État camerounais entre 2018 et 2026, selon Golar LNG. Ce montant, équivalant à plus de 853 milliards de FCFA au taux de change du 13 août 2026, figure dans le bilan présenté aux investisseurs par le groupe à l’issue de son contrat de huit ans au Cameroun. Golar reprend cette évaluation dans son rapport environnemental, social et de gouvernance (ESG) 2025, publié le 23 octobre 2026.
Le chiffre avait été communiqué le 13 août, lors de la présentation des résultats du deuxième trimestre 2026. Golar évoque des revenus monétaires générés pour les intérêts de l’État camerounais, sans détailler leur composition. Le montant pourrait ainsi recouvrir différentes catégories de flux financiers, mais les documents publiés ne permettent pas d’identifier précisément les bénéficiaires ni les sommes qui leur ont été attribuées.
Cette absence de ventilation empêche notamment de déterminer la part revenant à la Société nationale des hydrocarbures (SNH), celle éventuellement transférée au budget de l’État ou encore les autres revenus associés aux intérêts publics camerounais. Les 853 milliards de FCFA ne peuvent donc pas être présentés comme des recettes effectivement encaissées par le Trésor public.
La conversion repose sur le cours publié par la Banque de France le 13 août 2026, soit 1 euro pour 1,1534 dollar. Avec la parité fixe de 655,957 FCFA pour un euro, un dollar représentait environ 568,7 FCFA. Il s’agit d’une contre-valeur indicative calculée à cette date, et non d’une reconstitution des montants encaissés au cours des huit années d’exploitation.
Les comptes de Golar apportent un autre éclairage sur l’économie du projet. Dans son rapport annuel 2025 déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le groupe déclare 226,8 millions de dollars de revenus provenant des services de liquéfaction fournis dans le cadre de son contrat avec Perenco Cameroon et la SNH, contre 225 millions en 2024. Ces montants correspondent au chiffre d’affaires comptabilisé par Golar auprès de ses clients camerounais. Ils relèvent d’un périmètre différent des retombées publiques cumulées annoncées par l’entreprise.
Plus de 45 milliards de FCFA d’achats auprès de fournisseurs locaux
Le bilan présenté par Golar fait également état de plus de 80 millions de dollars consacrés aux achats de biens et services auprès de fournisseurs camerounais pendant la durée du projet. Cette enveloppe représente environ 45,5 milliards de FCFA au taux de change du 13 août 2026.
Plus de 70 entreprises et prestataires locaux auraient participé aux opérations. Golar ne fournit toutefois pas la répartition de ces achats par entreprise, par catégorie de prestations ou par année dans sa présentation récapitulative.
Son rapport ESG apporte un élément de comparaison : les achats locaux auraient atteint 12 millions de dollars en 2025, hors salaires, soit environ 6,8 milliards de FCFA au même taux de conversion. Ce montant ne comprend donc pas les rémunérations versées aux employés camerounais.
Sur le volet de l’emploi, Golar déclare avoir employé plus de 100 Camerounais au cours du projet. Le personnel local représentait plus de 40 % des effectifs embarqués à bord du Hilli Episeyo. Le groupe mentionne également 400 formations organisées, plus de 30 promotions accordées à des salariés camerounais et 70 bénéficiaires de dispositifs de soutien éducatif, notamment des bourses universitaires et des aides à la formation professionnelle.
Ces indicateurs constituent un bilan déclaré par l’entreprise. Les publications consultées ne permettent pas d’établir le montant total des salaires versés localement, la valeur des contrats obtenus par chaque fournisseur ou les effets économiques indirects des dépenses réalisées.
10,79 millions de tonnes de GNL exportées avant le départ du navire
Le bilan industriel fait état de 10,79 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié produites entre juin 2018 et juillet 2026. Au total, 156 cargaisons ont été chargées à partir du Hilli Episeyo, qui transformait en GNL le gaz provenant notamment du champ de Sanaga-Sud.
La dernière cargaison a été chargée le 27 juillet 2026. Le 4 août, le navire a quitté les eaux camerounaises, assisté de deux remorqueurs, pour rejoindre les chantiers Seatrium à Singapour. Ces dates figurent dans le communiqué de résultats publié le 13 août et déposé à la SEC.
Golar prévoit d’y effectuer des travaux de modernisation et de prolongation de la durée d’exploitation de l’unité, avant son redéploiement en Argentine. Le nouveau contrat, conclu pour vingt ans avec Southern Energy SA, doit commencer au second semestre 2027. Le groupe prévoit un résultat brut d’exploitation ajusté de 285 millions de dollars par an au titre de ce contrat, avant les éventuels revenus supplémentaires liés aux prix du gaz. Cette projection concerne les futures activités argentines et ne doit pas être confondue avec les retombées du projet camerounais.
Le départ du Hilli Episeyo met fin à huit années de production de GNL destiné à l’exportation au large de Kribi. Dans une note publiée le 5 juillet 2026, la SNH avait expliqué la fin des opérations par le déclin naturel du gisement exploité et la diminution de la rentabilité de l’installation sur ce champ.
L’entreprise publique précisait que le gaz naturel des champs encore en production continuerait d’être acheminé vers la centrale thermique de Kribi, exploitée par Kribi Power Development Company (KPDC), pour la production d’électricité. Elle indiquait également que d’autres contrats d’achat de gaz avec de grandes entreprises étaient en négociation, sans en annoncer la conclusion.
Golar n’exclut pas un retour au Cameroun. Dans sa communication du 13 août, son directeur général, Karl Fredrik Staubo, a remercié la SNH et Perenco pour leur coopération et exprimé le souhait de travailler de nouveau avec ces partenaires sur des projets de valorisation du gaz. Le rapport ESG publié en octobre réaffirme cet intérêt, sans annoncer de nouveau contrat au Cameroun.
Baudouin Enama
Lire aussi :
24-07-2026 – Conjoncture : le départ du Hilli Episeyo devrait peser sur une croissance ramenée à 3,2 % en 2026 (rapport)
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Contrebande-Cameroun : un véhicule de luxe, 40 kits Starlink, plus d’un million de couches jetables saisis à Douala

Les éléments de la Douane camerounaise ont procédé à cette triple saisie le week-end dernier dans la capitale économique du Cameroun.
Les services de la Douane camerounaise restent engagés à tordre le cou au commerce illicite et aux menaces à la sécurité nationale. Le week-end dernier, les éléments de la zone 1 de l’opération Halcomi IV à Douala ont saisi un véhicule de luxe dernière génération, 40 kits Starlink et un important stock de 1 1776 couches jetables de contrebande. Ces terminaux internet et les autres marchandises contrefaits ont été retirés des circuits illicites de commercialisation.
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Le véhicule saisi, de marque Ford Expedition modèle 2025, allait être introduit de manière clandestine au pays et dans la circulation. Mais, grâce à la technologie du système Cosmos, la Douane a pu détecter et bloquer le véhicule clandestin. L’administration douanière engage une procédure contentieuse à l’encontre des contrebandiers suite à la saisie.
Tout comme ce véhicule, la Douane a pu mettre la main sur des terminaux de télécommunication illicite. Elle a procédé à la saisie de 40 kits Starlink alors que l’importation et l’utilisation des terminaux Starlink sont interdites au Cameroun à ceux qui ne disposent pas d’un titre d’exportation officiel. Les contrevenants s’exposent à la rigueur de la loi de 2010 sur les communications électroniques. Cette loi prévoit des sanctions allant de 100 à 550 millions de francs CFA pour toute entité qui établit ou exploite un réseau sans autorisation. Rappelle la Douane camerounaise dans une publication, insistant sur la protection de la souveraineté numérique du Cameroun.
Grâce à l’opération Halcomi VI, des enfants et des parents sont à l’abri des effets néfastes éventuels de l’achat et de l’utilisation des couches jetables de la contrebande. Les contrebandiers s’apprêtaient à commercialiser 1 1776 couches jetables d’origine douteuse dans le pays, dans la ville de Douala en particulier. La saisie opérée a permis de couper la chaine d’importation illicite qui menace de déstabiliser certaines entreprises qui opèrent en toute légalité contribuant à l’essor de l’économie nationale et en préservant la santé des consommateurs.


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