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Fer de Grand-Zambi : décalage de deux mois, les premières exportations désormais prévues pour août 2025

(Investir au Cameroun) – G-Stones Resources S.A., la société minière en charge de l’exploitation du gisement de fer de Grand-Zambi, dans la région du Sud du Cameroun, annonce désormais ses premières exportations pour août 2025.
« Fin juin 2025, nous allons commencer à transformer cette cargaison dans notre unité d’enrichissement, pour les premières exportations prévues fin août-début septembre 2025 via le port de Kribi », a déclaré Éric Igor Ngantchou, chef de division des études et de la gestion des projets au sein du groupe Bocom, maison-mère de G-Stones Resources S.A. Il s’exprimait le 15 mai 2025 à Douala, lors d’un débat intitulé : « Le secteur minier camerounais : enjeux économiques, transformation locale et retombées pour les populations ».
En marge de cet événement, coorganisé par le cabinet d’intelligence économique Innogence Consulting, le cabinet Nya & Co Law Firm et l’avocate camerounaise Lucie Nzongang, experte en compliance, la firme minière a confirmé auprès d’Investir au Cameroun que le gisement, en exploitation depuis quelques mois dans les arrondissements d’Akom II et de Bipindi (département de l’Océan, région du Sud), a déjà produit 600 000 tonnes de minerai brut, actuellement stockées sur site.
Pour rappel, lors d’une visite effectuée le 17 janvier 2025 par une délégation du Port autonome de Kribi (PAK) sur le site d’exploitation de Grand-Zambi, la direction du projet avait initialement annoncé des exportations pour le mois de juin 2025.
À ce jour, le port de Kribi ne dispose pas encore d’un terminal minéralier dédié. Toutefois, les responsables de cette plateforme portuaire assurent que les installations actuelles du terminal polyvalent sont prêtes à accueillir les premières cargaisons.
« Nous venons de procéder récemment à la mise en exploitation du deuxième terminal à conteneurs de notre port, ce qui a permis de tripler ses capacités en sept ans. Nous sommes donc prêts à assurer les premières sorties de G-Stones », a expliqué Patrice Loumou, responsable de la prospective et du développement industriel au Port autonome de Kribi.
Contrôlée par le milliardaire camerounais Dieudonné Bougne, G-Stones Resources S.A. détient un permis d’exploitation d’une durée de 14 ans sur le gisement de fer de Bipindi–Grand-Zambi, dont les réserves sont estimées à 150 millions de tonnes, avec une teneur moyenne de 29,45 %. L’entreprise prévoit une cadence d’exportation de 2 millions de tonnes de concentré de fer par an.
Frédéric Nonos
Lire aussi:
24-04-2025 – Gisement de fer de Grand-Zambi : déjà 600 000 tonnes de minerais stockées, en attente de transformation
21-01-2025 – Mine de fer de Grand Zambi : les premières exportations annoncées pour juin 2025
07-05-2024 – Secteur minier : le milliardaire Dieudonné Bougne veut renforcer sa présence avec l’acquisition de nouveaux permis
30-08-2023- Gisement de fer de Grand Zambi : G-Stones n’attendrait plus que la livraison des équipements pour démarrer le projet
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Actualités locales
l’OMP veut transformer les élections en « référendum pour ou contre le RDPC »

Alors que les partis politiques autant sérieux que des accompagnateurs préparent les prochaines échéances électorales en vue de remporter des sièges dans des assemblées, l’Organisation des mouvements patriotique signe pour la descente aux enfers du parti au pouvoir. L’OMP entend matérialiser la rupture inscrite dans son projet de société.
Les prochaines consultations électorales au Cameroun « ne seront pas de simples élections locales. »Ce sera un référendum pour ou contre le RDPC. » Déclare Léon Theiller Onana, président de l’Organisation du mouvement patriotique. À quatre mois des législatives et municipales de début 2027, l’OMP change la donne. Pour le parti, le double scrutin de début 2027 sera un jugement sur le bilan des élus et surtout des chefs des exécutifs communaux appartenant au régime. Chaque député et chaque maire sortant, souvent aux mêmes postes depuis des années, devra rendre des comptes. Et c’est sur ce bilan que les Camerounais devront voter. Députés et maires devront ainsi ‘’répondre de leurs résultats.’’
Le constat qui justifie cet appel est simple. Partout dans le pays, des récriminations se font entendre. Des populations indécises ou déçues expriment leur désir de connaitre le changement. Les motifs sont les mêmes : promesses non tenues, manque d’eau potable, mauvais état des routes, manque d’électricité, chômage des jeunes, favoritisme, corruption et autres scandales financiers, détournements, système de santé inefficace, crises sécuritaires multiples, insécurité urbaine… « Aux électeurs désormais de regarder les bilans, de comparer les alternatives et de faire entendre clairement leur choix dans les urnes ». Insiste le président de l’OMP, transfuge du Rdpc.
Pour le parti de Léon Theiller Onana, il ne s’agit plus de voter pour un parti, mais de sanctionner ou non 43 ans de gestion du Rdpc commune par commune, circonscription par circonscription. Le but ultime étant de mettre en œuvre l’alternative pour améliorer la situation économique et sociale du Cameroun avec 3600 projets communaux, la refondation de l’école ou encore l’Aide médicale souveraine.
Mais juger ne suffit pas, il faut comparer. Et c’est là que l’OMP propose son projet. « J’invite les Camerounais à interroger, comparer et examiner sérieusement les projets politiques proposés. Celui de l’OMP est public et accessible à tous’’, lance le président du parti.
Rupture au plan économique
Ce projet propose entre autres une rupture économique maîtrisée. À cet effet, le parti dresse un diagnostic implacable qui explique selon lui la colère sur le terrain : crise économique marquée par la dépendance aux exportations de matières premières ; faiblesse de transformation locale ; prédominance du secteur informel ; déséquilibres territoriaux ; une croissance peu inclusive. Un pays qui vend brut son coton, son cacao, son bois, et rachète cher ce qu’il aurait pu transformer. Un pays où Yaoundé et Douala écrasent tout. En réponse, l’OMP présente une rupture fondée sur la souveraineté productive, la justice territoriale et la dignité sociale.
Plus concrètement, le parti prépare 10 projets de transformation locale par commune. Plus de modèle unique dicté depuis Yaoundé. On produit ou on cultive. 10 missions législatives obligatoires pour chaque département : chaque futur député OMP aura un contrat : industrialisation, souveraineté alimentaire, emploi jeune. Fini les mandats sans bilan.
Décoloniser le système éducatif
« Système éducatif largement hérité de modèles exogènes conçu pour administrer. » L’OMP estime que l’école actuelle forme des chômeurs diplômés à l’heure de l’explosion démographique, du chômage massif des jeunes, de la transition technologique et de l’urgence climatique. Le parti propose une refondation complète de la maternelle à l’université, déconnectée de la « soumission impérialiste », pour former des producteurs, des inventeurs, des agriculteurs modernes, pas seulement des bureaucrates.
La santé comme premier pilier de la dignité : l’AMS
C’est l’une des réformes les plus ambitieuses qu’annonce le parti. « L’OMP considère la santé comme premier pilier de la dignité humaine, de la cohésion nationale et du développement économique. » D’après la formation politique, aujourd’hui on paie avant d’être soigné, les médecins s’exilent, on importe tout, même le paracétamol. Elle propose l’Aide médicale souveraine (AMS), un système obligatoire, universel, solidaire, décentralisé et numérisé, un système pensé pour les réalités du Cameroun en 2026 et au-delà, qui met fin au paiement direct qui tue les pauvres.
En repositionnant les municipales et législatives comme un référendum, l’OMP force chaque électeur à se poser de bonnes questions avant de voter.
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Cacao : le prix aux producteurs recule de 150 à 200 FCFA en trois semaines, mais reste plus élevé qu’en Côte d’Ivoire

(Investir au Cameroun) – Entre le 31 août et le 21 septembre 2026, les prix servis aux producteurs dans les bassins de production de cacao du Cameroun ont reculé de 150 à 200 FCFA. Selon les données compilées par le Système d’information des filières (SIF), dispositif d’alerte sur les prix piloté par l’Office national du cacao et du café (ONCC), les prix minimums sont passés de 2750 à 2600 FCFA entre les deux périodes, soit une baisse de 150 FCFA. Les producteurs les mieux payés ont quant eux vu leur rémunération passer de 2900 à 2700 FCFA sur la même période, enregistrant ainsi une perte de 200 FCFA par kilogramme en trois semaines.
Le SIF n’indique pas les causes de cette baisse des prix plus d’un mois après le lancement de la saison cacaoyère 2026-2027, le 6 août dernier à Yaoundé. Pourtant, un peu plus de vingt jours après ce lancement, le prix du kilogramme de fèves au Cameroun tutoyait la barre de 3000 FCFA selon les relevés du SIF, dépassant les 2700 à 2750 FCFA enregistrés à la fin de la campagne 2025-2026, théoriquement clôturée le 15 juillet 2026.
La baisse des prix observée peut cependant être mise sur le compte de l’intensification des pluies dans les bassins de production en ce mois de septembre. En effet, les périodes de grandes pluies sont généralement marquées par des décotes imposées par les acheteurs aux producteurs, pour compenser l’impraticabilité des routes donnant accès aux zones de production.
Au demeurant, en dépit de l’actuelle baisse des prix, la rémunération du cacaoculteur camerounais reste largement supérieure à celle de son collègue ivoirien. En effet, pour la saison 2026-2027, le prix du kilogramme de fèves a été fixé à 1200 FCFA en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao. Ce prix représente moins de la moitié du minimum de 2600 FCFA enregistré au Cameroun. Ce même prix dépasse de 500 FCFA les 2100 FCFA servis au cours de cette campagne au producteur du Ghana, 2è producteur mondial de fèves.
Pour rappel, depuis la fin des années 90, le prix du cacao est libéralisé au Cameroun, tandis qu’il est fixé par l’Etat au Ghana et en Côte d’Ivoire. Cette liberté offerte au producteur camerounais de fixer son prix, couplée aux informations sur l’évolution des prix communiquées en temps réel par le SIF, renforce ses capacités de négociation face à l’acheteur. Ce qui n’est pas le cas dans les deux autres pays, où les acteurs dénonce l’existence d’une flopée d’intermédiaire entre l’acheteur et le producteur, qui voit ainsi ses marges réduites.
BRM
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Mieux comprendre le code de la gouvernance chinoise
Le temps d’une conférence de presse à Yaoundé, Li Jianghua, le chargé d’Affaires à l’ambassade de Chine au Cameroun a partagé avec les journalistes l’essence fondamentale de la pensée de Xi Jinping sur la construction du Parti en s’appuyant sur les faits et les données concrètes, les raisons profondes pour lesquelles le Parti communiste chinois est capable de mener le peuple vers des succès continus.
La « gouvernance chinoise » en vedette à Yaoundé. En effet, le 18 septembre 2026, Li Jianghua, le chargé d’Affaires à l’ambassade de Chine au Cameroun a animé une conférence de presse sur comment : « la pensée du président Xi Jinping sur la construction du parti a guidé un parti centenaire vers le succès ». Cette stratégie apprend-on résulte de la centralisation du pouvoir et de la discipline interne menée par Xi Jinping depuis son arrivée à la tête du PCC fin 2012.
L’on aura appris que contrairement aux prédictions occidentales qui anticipaient une libéralisation politique avec le développement économique, la doctrine de Xi Jinping réaffirme que le succès de la Chine dépend exclusivement d’un leadership fort du Parti communiste chinois. Avec le leadership du président chinois, le parti s’est réinvité dans tous les secteurs de la société : « entreprises privées, universités, minorités ethniques et nouvelles technologies ». Ceci en bonus avec un « code spirituel ».
Mao Zedong et Deng Xiaoping
Li Jianghua soutiendra que c’est cette « force spirituelle qui permet à la Chine de maintenir une résilience sociale extrêmement élevée face aux crises majeurs ». Le chargé d’affaires à l’ambassade de Chine à Yaoundé ajoutera dans la foulée que le mécanisme de direction du PCC est un dispositif institutionnel scientifique et rigoureux.
De manière plus concrète, « la Chine pratique un système de direction collective fondée sur le centralisme démocratique. Les décisions majeures suivent la procédure (de direction collective, centralisme démocratique, consultation individuelle et décision en réunion), ce qui permet à la fois de développer pleinement la démocratie et de garantir une exécution efficace une fois une décision prise », rassure Li Jianghua.
« Le pays, c’est le peuple, le peuple c’est le pays »
Aussi, le noyau de valeur de la pensée de Xi Jinping sur la construction du Parti se résume par la notion du peuple. Pour le numéro un chinois, « le pays, c’est le peuple, le peuple c’est le pays ». Surfant dans la même lancée, le Dr Etienne Tayo Demanou, journaliste écrivain et universitaire soutiendra que le PCC est indissociable de la modernisation de la Chine.
En ancrant sa pensée dans la constitution du parti et de l’État, Xi Jinping s’est positionné comme le continuateur direct de Mao Zedong et Deng Xiaoping, théorisant un socialisme à la chinoise adapté à une « nouvelle ère ». La force du Parti communiste chinois repose sur sa fusion totale avec l’appareil d’État, sa structure pyramidale centralisée et sa capacité d’adaptation économique et institutionnelle.
Sommet à la base
Le PCC et l’État ne font qu’un. Les institutions gouvernementales à tous les niveaux doublent les structures du parti, garantissant une application immédiate des directives du sommet à la base (des ministères jusqu’aux administrations locales). Les postes de direction dans l’administration, les entreprises publiques et l’armée sont exclusivement occupés par des membres du parti.
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