L’arrivée de Nwafo Dagobert à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé, n’est pas passée inaperçue. Accusé dans l’affaire du jeune Mathis, ce père de famille – également connu pour être le père de l’artiste camerounaise Lydol – a été violemment pris à partie par d’autres détenus dès son incarcération. Pendant deux jours, il a subi un véritable calvaire, contraignant le régisseur de la prison à intervenir en urgence pour assurer sa sécurité.
Une arrivée sous tension à Kondengui
Transféré récemment à Kondengui à bord d’un véhicule Yango, Nwafo Dagobert a été accueilli dans une ambiance explosive. Son profil – jugé insupportable par plusieurs prisonniers – et les accusations qui pèsent sur lui ont rapidement attisé les tensions dans l’établissement pénitentiaire. Selon des sources internes, les autres détenus, surnommés les « Bendis », lui ont réservé un accueil particulièrement brutal.
Insultes, coups, menaces de mort, crachats, et même des « droits de cellule » imposés à des montants exorbitants : pendant 48 heures, l’homme a été harcelé sans relâche par ses codétenus, parmi lesquels figurent des profils particulièrement violents.
Une intervention d’urgence du régisseur
Face à l’ampleur des violences, et craignant qu’un drame ne survienne, le régisseur de la prison a décidé de sortir Nwafo de sa cellule. D’après plusieurs témoins, « son cadavre aurait pu tomber d’un moment à l’autre », tant la situation devenait critique. Il a donc été rapidement transféré vers un autre quartier, plus sécurisé.
Ce changement de cellule vise à apaiser les tensions et à éviter que l’affaire ne prenne une tournure encore plus tragique. Pour l’heure, aucune information officielle n’a été communiquée sur les sanctions éventuelles à l’encontre des agresseurs.
Une affaire qui continue de faire des vagues
La présence de Nwafo Dagobert à Kondengui reste un sujet sensible. L’homme est perçu par de nombreux détenus comme un symbole d’injustice, ce qui complique sa cohabitation au sein d’un environnement déjà sous haute tension. L’administration pénitentiaire va désormais devoir jongler entre gestion de crise et maintien de l’ordre.
L’affaire Nwafo, déjà très médiatisée à Yaoundé, risque bien de continuer à agiter l’opinion publique dans les jours à venir.














