Connect with us

Actualités locales

African Beer Cup : le Cameroun décroche la médaille de bronze grâce à la Rox du brasseur suisse SAPB

Published

on

African Beer Cup : le Cameroun décroche la médaille de bronze grâce à la Rox du brasseur suisse SAPB
Spread the love

(Investir au Cameroun) – La bière Rox, produite au Cameroun par le brasseur Swiss African Premium Beverage (SAPB), a remporté la médaille de bronze le 24 mai 2025 à Cape Town (Afrique du Sud), lors de la 5ᵉ édition de l’African Beer Cup, un concours qui récompense les meilleures bières africaines. C’est la première fois qu’une bière brassée au Cameroun est présentée à ce concours.

Le Cameroun se hisse ainsi à la 3ᵉ place dans la catégorie Pale Bitter European Beer, autrement dit la catégorie des Pils-Lager, des bières brassées uniquement avec du malt, du houblon et de l’eau, conformément à la loi de pureté allemande de 1516. Il s’agit de la catégorie la plus compétitive, regroupant 260 bières venant de 14 pays africains.

Les bières ont été évaluées par 58 juges experts selon les règles du Beer Judge Certification Program (BJCP) de 2021. Les critères d’évaluation incluent la teneur en alcool, l’arôme, la saveur et la qualité globale.

« Nous sommes fiers de voir notre drapeau camerounais associé à notre identité suisse dans un concours également reconnu. Nous avons travaillé avec acharnement pour offrir aux Camerounais une bière de haute qualité. Son authenticité et son goût ont su conquérir les palais les plus exigeants au-delà du territoire national. Nous pouvons affirmer aujourd’hui que le travail acharné, la passion de produire une bière de qualité a fini par produire des résultats au-delà de nos attentes », se réjouit Eser Karatas, fondateur de SAPB.

Cette reconnaissance internationale est une immense fierté pour la SAPB. En seulement neuf mois d’existence sur un marché local extrêmement compétitif, cette microbrasserie a réussi l’exploit de proposer une bière de qualité exceptionnelle, couronnée par les plus éminents spécialistes du domaine.

Construite à partir de 2020 à Kendeck, une banlieue de Douala, la SAPB dispose d’une capacité de production installée de 60 000 hectolitres, mais ne produit actuellement que 10 % de sa capacité, soit 6 000 hectolitres. « Nous sommes encore tout nouveaux sur le marché et notre production va augmenter en fonction de nos parts de marché », explique Godlove Afayi Takwa, responsable commercial à la SAPB. Depuis 2024, la bière Rox est mise sur le marché dans un format de 500 ml, conditionnée en casiers de 20 bouteilles. Elle suit un processus de fermentation de 21 jours qui permet d’obtenir un taux d’alcool naturel de 5 %, sans éthanol, selon l’entreprise.

Il convient de noter qu’en dehors de l’eau, tous les autres ingrédients (malt, orge, houblon, levure jaune et spéciale), ainsi que les bouteilles de conditionnement, sont importés. Mais pour Eser Karatas, la Rox reste une bière camerounaise parce qu’elle est produite localement et inverse des taxes et impôts à l’État. La microbrasserie, qui emploie environ 50 personnes, reste discrète sur le niveau de ses investissements ainsi que sur son chiffre d’affaires, « jugé encore négligeable » à ce stade de développement.

Présente dans quelques stations-service, snacks-bars, hôtels et restaurants des villes de Douala, Édéa et Buea, Rox est encore peu connue du grand public. La SAPB ambitionne d’étendre sa distribution dans plusieurs villes du pays pour grappiller des pièces de marché. L’entreprise compte déjà un partenaire local, et se dit prêt à ouvrir son capital à de potentiels investisseurs pour développer son activité.

Frédéric Nonos

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Mieux comprendre le code de la gouvernance chinoise

Published

on

Spread the love

Le temps d’une conférence de presse à Yaoundé, Li Jianghua, le chargé d’Affaires à l’ambassade de Chine au Cameroun a partagé avec les journalistes l’essence fondamentale de la pensée de Xi Jinping sur la construction du Parti en s’appuyant sur les faits et les données concrètes, les raisons profondes pour lesquelles le Parti communiste chinois est capable de mener le peuple vers des succès continus.

La « gouvernance chinoise » en vedette à Yaoundé. En effet, le 18 septembre 2026, Li Jianghua, le chargé d’Affaires à l’ambassade de Chine au Cameroun a animé une conférence de presse sur comment : « la pensée du président Xi Jinping sur la construction du parti a guidé un parti centenaire vers le succès ». Cette stratégie apprend-on résulte de la centralisation du pouvoir et de la discipline interne menée par Xi Jinping depuis son arrivée à la tête du PCC fin 2012.

L’on aura appris que contrairement aux prédictions occidentales qui anticipaient une libéralisation politique avec le développement économique, la doctrine de Xi Jinping réaffirme que le succès de la Chine dépend exclusivement d’un leadership fort du Parti communiste chinois. Avec le leadership du président chinois, le parti s’est réinvité dans tous les secteurs de la société : « entreprises privées, universités, minorités ethniques et nouvelles technologies ». Ceci en bonus avec un « code spirituel ».

Mao Zedong et Deng Xiaoping

Li Jianghua soutiendra que c’est cette « force spirituelle qui permet à la Chine de maintenir une résilience sociale extrêmement élevée face aux crises majeurs ». Le chargé d’affaires à l’ambassade de Chine à Yaoundé ajoutera dans la foulée que le mécanisme de direction du PCC est un dispositif institutionnel scientifique et rigoureux.

De manière plus concrète, « la Chine pratique un système de direction collective fondée sur le centralisme démocratique. Les décisions majeures suivent la procédure (de direction collective, centralisme démocratique, consultation individuelle et décision en réunion), ce qui permet à la fois de développer pleinement la démocratie et de garantir une exécution efficace une fois une décision prise », rassure Li Jianghua.

« Le pays, c’est le peuple, le peuple c’est le pays »

Aussi, le noyau de valeur de la pensée de Xi Jinping sur la construction du Parti se résume par la notion du peuple. Pour le numéro un chinois, « le pays, c’est le peuple, le peuple c’est le pays ». Surfant dans la même lancée, le Dr Etienne Tayo Demanou, journaliste écrivain et universitaire soutiendra que le PCC est indissociable de la modernisation de la Chine.

En ancrant sa pensée dans la constitution du parti et de l’État, Xi Jinping s’est positionné comme le continuateur direct de Mao Zedong et Deng Xiaoping, théorisant un socialisme à la chinoise adapté à une « nouvelle ère ». La force du Parti communiste chinois repose sur sa fusion totale avec l’appareil d’État, sa structure pyramidale centralisée et sa capacité d’adaptation économique et institutionnelle.

Sommet à la base

Le PCC et l’État ne font qu’un. Les institutions gouvernementales à tous les niveaux doublent les structures du parti, garantissant une application immédiate des directives du sommet à la base (des ministères jusqu’aux administrations locales). Les postes de direction dans l’administration, les entreprises publiques et l’armée sont exclusivement occupés par des membres du parti.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations

Published

on

MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations
Spread the love

À l’occasion de l’édition 2026 de la Journée mondiale de la propreté, Médecins Sans Frontières (MSF), en partenariat avec les autorités sanitaires et locales, a organisé le 21 septembre une opération d’assainissement dans plusieurs quartiers de Yaoundé 1ᵉʳ. Baptisée « Tous ensemble pour le Mfoundi et ses affluents », l’initiative entend inscrire la prévention du choléra dans la durée, en agissant à la fois sur l’environnement et les comportements.

De Nlongkak II à Tongolo, en passant par Elig-Edzoa et les abords du Mfoundi, les équipes mobilisées ont procédé à des opérations de nettoyage et de sensibilisation. Des points de lavage des mains ont également été installés et animés par des agents de santé communautaire. L’objectif est de rapprocher les messages de prévention des populations et de rappeler les gestes essentiels face aux maladies hydriques.

Le choléra demeure en effet étroitement lié aux conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère l’amélioration durable de ces services comme un levier essentiel de prévention. Le Cameroun a d’ailleurs inscrit l’eau, l’hygiène et l’assainissement parmi les axes majeurs de son Plan national de lutte contre le choléra 2026-2030.

L’assainissement au-delà des opérations ponctuelles

La descente de terrain s’est poursuivie dans des zones à forte concentration d’ordures. Ces visites ont permis de constater la persistance de dépôts sauvages malgré les efforts des pouvoirs publics et des acteurs locaux. Une situation qui illustre la difficulté de faire évoluer durablement les comportements dans certains quartiers.

« Nous avons initié cette activité parce que nous pensons que la propreté est l’élément important dans la lutte contre le choléra. L’un des vecteurs de propagation du choléra, c’est la saleté. Or, si la saleté est endiguée, on sait que le virus ne se propagera pas », explique Tebere Frida, responsable de l’approche patient et population et partenaire de MSF.

Pour Mme Pyssang Maïdoukoula, chef du district de santé de Djoungolo, la sensibilisation doit se poursuivre malgré les difficultés. « Nous n’allons pas nous lasser de sensibiliser parce que les changements de mentalité, c’est une lutte acharnée », souligne-t-elle. Un travail qui doit associer autorités, acteurs sanitaires et populations.

Sur le terrain, les actions portent également sur les cours d’eau. Bikaï François Eric explique ainsi que des aménagements ont été réalisés afin de faciliter l’écoulement des eaux et limiter les risques d’inondation. Cette approche rejoint les recommandations de l’OMS, qui préconise une action combinée sur l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la mobilisation communautaire.

Au-delà de la seule Journée mondiale de la propreté, l’enjeu est donc de maintenir ces efforts dans le temps. Lavage régulier des mains à l’eau et au savon, consommation d’eau potable, bonne gestion des déchets et recours rapide aux services de santé en cas de diarrhée aiguë figurent parmi les principales mesures de prévention.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

L’ancien préfet Jean Marie Tchakui explique son ralliement au Mrc

Published

on

Spread the love

Le temps d’un meeting ce week-end dans son village natal à Batchieu, il a souligné qu’il est militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) depuis 2023, notamment après sa retraite.

Un ancien préfet rejoint le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto. Il s’agit de Jean Marie Tchakui, ancien préfet du département du Kupé-Manengouba. Son adhésion est diversement appréciée dans le landerneau médiatique.

«Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse», clame le journaliste Nana Paul Sabin.

Il a rendu public son adhésion ce week-end lors d’un meeting dans son village natal. Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve. «Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», souligne-t-il.

«Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés», a-t-il poursuivi.

Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : «Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», a ajouté Jean Marie Tchakui.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici