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Finances publiques : le Minfi renforce le dialogue avec la société civile pour plus de justice sociale et de finance climatique

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Finances publiques : le Minfi renforce le dialogue avec la société civile pour plus de justice sociale et de finance climatique
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Face aux défis économiques, sociaux et environnementaux actuels, le forum s’est fixé un objectif clair : faire des finances publiques un levier pour une société plus équitable et résiliente. Un engagement réaffirmé dans le discours du ministre des Finances, Louis Paul Motaze : « Ce thème est au cœur des préoccupations de notre nation. Il met en lumière notre aspiration commune à construire un système financier plus transparent et résolument tourné vers la durabilité de notre planète. » Signe de la montée en puissance de ce partenariat État-société civile, cette édition 2025 du Forum MINFI-Société Civile sur les finances publiques, s’inscrit dans la continuité de deux premières rencontres jugées « éclatantes de succès » par le ministre, grâce à des recommandations concrètes, certaines déjà traduites dans les textes. À l’instar de l’adoption en décembre 2024 de la loi sur la fiscalité locale, fruit direct du précédent forum.

Le renforcement de la transparence et de la redevabilité dans la gestion des finances publiques est en effet un axe central du Code de Transparence et de Bonne Gouvernance de 2018. Ce texte consacre notamment la participation citoyenne à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation du budget de l’État. Pour le MINFI, ce forum est aussi une vitrine de cette ouverture progressive du cycle budgétaire à la société civile. Concrètement, la troisième édition a été l’occasion d’explorer deux grandes composantes transversales : la justice sociale et la finance climatique, à travers huit thématiques clés, notamment la santé, la fiscalité, la dette, les infrastructures inclusives, l’agriculture durable, la décentralisation, le genre et l’éducation. Autant de domaines scrutés par les OSC à travers une série d’analyses regroupées dans le rapport annuel Citizens’ Report, véritable socle du dialogue actuel.

« Nos actions de veille citoyenne visent à ancrer la gestion des finances publiques dans les réalités vécues des populations », a rappelé Christine Andela, coordonnatrice du du Groupe de Référence de la société civile pour la transparence des finances publiques, soulignant l’appui de la coopération allemande (GIZ) à ces initiatives. Les campagnes autour du budget citoyen, les ateliers de vulgarisation dans les quartiers et villages, ou encore les plaidoyers thématiques démontrent une volonté de faire descendre la discussion budgétaire à la base.

Une gouvernance budgétaire en mutation

Côté gouvernemental, les réformes engagées depuis 2018 — avec notamment le nouveau régime financier de l’État — ont permis de rénover les outils de gouvernance et d’impliquer davantage les acteurs non étatiques dans les mécanismes de programmation, de suivi et d’évaluation. « La résilience de nos finances publiques face aux chocs multiples, de la pandémie de Covid-19 aux tensions géopolitiques et sécuritaires, témoigne de la robustesse du cadre réformé », a déclaré Louis Paul Motaze. Mais les attentes restent fortes. Le forum a ainsi été l’occasion de rouvrir des dossiers sensibles comme la dette intérieure, l’efficacité de la décentralisation ou l’intégration du genre dans les budgets. À ce propos, le ministre a annoncé que des réflexions étaient en cours sur la création d’un centre d’excellence sur le genre, une autre recommandation issue du précédent forum. Si le dialogue progresse, les OSC appellent à aller plus loin dans la coproduction des politiques publiques. Pour Christine Andela, « l’enjeu aujourd’hui est d’aligner le contenu des réformes sur les aspirations concrètes des populations. » Une ambition qui suppose, selon elle, de renforcer les mécanismes d’accès à l’information, de transparence des dépenses et de reddition de comptes, notamment au niveau local.

Ce troisième forum apparaît comme un pas supplémentaire vers une gouvernance budgétaire plus ouverte et équitable, dans un contexte où la confiance entre institutions et citoyens reste une denrée précieuse. À l’heure des bouleversements climatiques et des inégalités croissantes, la justice sociale et la finance durable s’imposent comme des priorités indissociables de la gestion des deniers publics.

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Alamine OUSMANE MEY : « Nous œuvrons pour que le secteur secondaire devienne de plus en plus important »

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Alamine OUSMANE MEY : « Nous œuvrons pour que le secteur secondaire devienne de plus en plus important »
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À mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire expose les ambitions du gouvernement pour accroître la transformation locale des matières premières, développer le secteur secondaire et réduire la dépendance aux importations. Il revient également sur la dette publique, les financements des grands projets et le soutien aux entreprises nationales.

Propos recueillis par François BAMBOU

Monsieur le Ministre, en 2026, à mi-parcours de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), quels sont les secteurs où la transformation structurelle est aujourd’hui la plus palpable et quels sont les points de vigilance ?

Le gouvernement s’est engagé dans la SND30 à transformer structurellement l’économie camerounaise c’est-à-dire à apporter des changements fondamentaux dans les structures économiques et sociales pour favoriser un développement plus inclusif et durable sans compromettre les chances des générations futures, et il a déjà pris plusieurs mesures qui ont permis d’obtenir les résultats visibles dans plusieurs secteurs de notre économie.

Je peux d’abord citer le secteur du bois dans lequel on enregistre une transformation locale plus poussée des grumes avant leurs exportations. Je voudrais à cet effet rappeler que la part du bois scié dans les exportations a considérablement augmenté entre 2020 et 2025 suite aux mesures prises par le Gouvernement en perspective à l’arrêt des exportations des grumes en 2027.

Je peux également mentionner le secteur de l’électricité dans lequel on a enregistré un relèvement de la capacité de production énergétique, qui est passée de 1516 Mw en 2020 à 2280 Mw en 2025, se traduisant par une augmentation du taux d’accès à l’électricité de 64,7 % en 2020 à 95 % en 2025.

Le Gouvernement poursuit ses efforts pour que ces changements soient également perceptibles dans tous les autres secteurs, en particulier celui des industries et services où les résultats restent encore en deçà des attentes.

La SND30 vise un secteur secondaire représentant 25 % du PIB d’ici 2030. Quelles sont les réformes majeures engagées par votre département pour transformer le Cameroun d’une économie d’extraction à une économie de manufacture ?

L’un des principaux changements que nous voulons dans notre économie est que le secteur secondaire devienne de plus en plus important, qu’il approvisionne les ménages et qu’il modifie leur profil de consommation au profit des biens locaux.

En termes d’objectif, il est question de porter la part du secteur secondaire dans le PIB à 36,8 % à l’horizon de 2030, la Valeur Ajoutée Manufacturière (VAM) à 25 % en 2030 et la part des exportations des produits manufacturiers à 54,5 %. Les mesures déjà mises en œuvre pour atteindre ces objectifs ont permis d’obtenir les résultats particulièrement encourageants.

Le MINEPAT va continuer à œuvrer pour la mise en œuvre des autres mesures permettant d’atteindre ces objectifs en relation avec les administrations et structures concernées. A cet effet, nous allons accélérer la mise en route des projets tels que l’autoroute Douala-Yaoundé, adresser les faiblesses liées à la pose de la fibre optique, accélérer la mise en place de l’usine d’engrais chimique dans le cadre du Programme d’Impulsion Initial afin d’accroître la productivité agricole, suivre avec attention particulière les projets miniers dont les premières productions sont attendues en 2027, redoubler de vigilance afin de mieux saisir les investissements directs étrangers et de rattraper le déficit en investissement en rapport aux prévisions, rechercher les mécanismes permettant d’accroître l’offre de crédit en mettant en place une stratégie de rattrapage technologique.

Le Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH) est également l’un de vos instruments phares pour l’import-substitution. Quels en sont les articulations et les moyens ? Quels sont les principaux succès et les défis rencontrés jusqu’ici ?

Le PIISAH pour le Triennal 2024-2026, que nous avons élaboré en exécution des Très Hautes instructions du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, est un outil pour l’accompagnement des acteurs du secteur privé dans la mise en œuvre de la politique d’Import-Substitution adoptée par le Gouvernement dans la SND30. Les filières retenues dans ce plan sont le riz, le maïs, le blé, le mil/sorgho/soja, l’huile de palme, le poisson et le lait/bovin.

Afin d’atteindre son objectif qui est de contribuer à une réduction globale de 40 % des importations des produits de ces filières, et par suite au déficit de la balance courante. Trois axes d’interventions ont été retenus dans le PIISAH à savoir : la sécurisation et l’aménagement des périmètres hydroagricoles, pastoraux et halieutiques ; l’amélioration de la production, la transformation et de la commercialisation ; et l’amélioration de l’accès à la recherche, à la formation et aux financements.

Le plan est mis en œuvre à travers des actions concrètes qui se répartissent entre : l’ensemble des missions de service public assurées par les ministères sectoriels et les établissements publics qui y sont rattachés notamment la réalisation des infrastructures d’aménagement du territoire dans l’optique de rendre les bassins de production attractifs pour le secteur privé ; le portefeuille des Projets et Programmes à financement conjoint ; les projets/activités inscrits dans les budgets des administrations et qui concourent à l’objectif d’import-substitution ; et les activités de production de transformation et de commercialisation réalisée par le secteur privé.

Les différentes évaluations de ce plan vont permettre de dégager les avancées enregistrées et les aspects sur lesquels le Gouvernement devra accorder une attention particulière afin d’atteindre les objectifs visés.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Ces dernières années, le Gouvernement a injecté des ressources importantes dans les filières prioritaires (riz, blé, maïs, poisson). Ces investissements ont-ils généré une véritable montée en puissance des acteurs privés locaux et une baisse des importations ?

Comme je viens de mentionner, les filières : riz, blé, maïs et poisson font partie de celles qui ont été retenues dans le PIISAH dont le coût global est estimé à 1 443,8 milliards de FCFA. Il s’agit d’un important montant de ressources que le Gouvernement va injecter dans ces filières, dans le but notamment de : faciliter le développement des actions du secteur privé dans le domaine agropastoral sur des espaces sécurisés et aménagés, contribuer à l’augmentation significative de la production et de la disponibilité des produits locaux de grande transformation et créer un environnement propice pour le développement des activités agropastorales. Nous pouvons donc objectivement nous attendre à une grande mobilisation des acteurs privés locaux et à une baisse significative des importations.

Face aux contraintes budgétaires mondiales, comment le Cameroun parvient-il à mobiliser comme vous le faites régulièrement, des financements innovants pour soutenir les projets d’envergure sans compromettre la viabilité de la dette ?

Il est certes vrai que les pays en développement ont de plus en plus du mal à mobiliser les financements du fait de l’augmentation des taux d’intérêts mondiaux et de l’accroissement de la dette publique des États. Mais nous parvenons encore à le faire via différents mécanismes (PPP, fonds carbone, financement vert, etc.), tout en respectant les exigences prescrites dans la Stratégie d’Endettement à Moyen Terme 2025-2027, pour notamment financer les projets d’envergure parce que notre signature est encore crédible sur les marchés financiers et chez nos partenaires.

Les compatriotes s’inquiètent souvent du volume de la dette publique Camerounaise, de sa croissance et s’interroge également sur les retombées concrètes de cet endettement. Quelles clarifications et assurances pouvez-vous leur donner ?

Je tiens d’abord à préciser qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter du volume de notre dette publique, en effet l’encours de la dette publique qui est actuellement de 44,3 % est largement en deçà du seuil de 70 % qui est le plafond fixé dans le cadre de la surveillance en zone CEMAC. Par ailleurs notre pays dispose d’un Comité National de la Dette Publique qui s’assure que le taux d’endettement reste en deçà de 50 % du PIB, que nous privilégions les financements concessionnels, que nous diversifions le portefeuille de la dette et que nous recourions plus au marché domestique et partenariat public-privé conformément aux orientations de la Stratégie d’Endettement à Moyen Terme adoptée par le Gouvernement.

Je tiens en second lieu rassurer l’opinion publique que le gouvernement continue de prendre les dispositions pour que les projets réalisés à travers les ressources issues de l’endettement produisent les impacts attendus. Ces dispositions portent notamment sur l’amélioration de la maturation des projets, l’accélération des décaissements et renforcement du suivi physique et financier des projets.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Transformer l’économie demande des compétences nouvelles. Comment la planification nationale intègre-t-elle l’adéquation entre les grands projets industriels et la formation d’une main d’œuvre locale qualifiée ?

La planification intègre l’adéquation entre les expertises et les qualifications nécessaires à la réalisation des grands projets structurels et la disponibilité d’une main qualifiée à travers l’élaboration de la cartographie des postes de travail prévus dans le cadre de la réalisation des grands projets industriels ; la définition des profils professionnels correspondant aux qualifications requises pour occuper ces postes et la transmission de ces profils aux structures en charge des questions de formation notamment, le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.

Concernant les produits traditionnels d’exportation, quels efforts sont menés pour accroître la transformation des matières premières camerounaises (cacao, bois, coton, etc.) et quels sont les premiers résultats ?

La transformation structurelle de notre économie doit se traduire sur le plan du commerce extérieur par des exportations comportant plus de produits transformés que des produits primaires. C’est pour cela que le Gouvernement ne cesse de prendre des mesures pour accroître la transformation locale de nos matières premières en général et des produits traditionnels d’exportation en particulier (cacao, bois, coton).

Les résultats de ces mesures dépendent des produits concernés. Si je prends l’exemple du bois, la mesure qui a été prise pour accroître sa transformation locale est l’interdiction d’exportation des grumes. Comme résultat, la part du bois scié dans les exportations a considérablement augmenté entre 2020 et 2025. Si je prends également le cas du cacao, la mesure qui a été prise était d’encourager au moyen des incitations, l’installation sur le territoire national des unités de production qui assurent la transformation des fèves séchées. Comme résultat, les exportations de pâte et beurre de cacao sont en augmentation depuis 2020.

Le marché unique africain est une opportunité, mais aussi un défi de concurrence. Comment préparez-vous les entreprises locales pour qu’elles soient compétitives en termes de qualité et de prix à l’export ?

La compétitivité est la capacité de battre ses concurrents. Pour renforcer celle des entreprises locales afin de leur rendre aptes à faire face aux défis de la concurrence et à saisir les opportunités offertes par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), le Gouvernement agit de deux manières.

D’une part, il prend des mesures pour permettre aux entreprises de produire à de faibles coûts et à une meilleure qualité. Il s’agit des mesures visant l’amélioration du climat des affaires, le renforcement des capacités opérationnelles des entreprises (facilitation de l’accès aux financements, appuis techniques, informations, mise à niveau, appuis à l’acquisition des intrants et des équipements de production, etc.) et l’organisation de la production de manière à réduire les coûts (aménagement du territoire, zones économiques, etc.).

D’autre part, le Gouvernement prend des mesures visant à orienter la demande ou la consommation vers les produits locaux. Il s’agit des mesures visant à réserver une part de la commande publique aux produits locaux, à mettre en place des réseaux de distribution de ces produits locaux et à poser des actes nationalistes sous diverses formes tels que le port du tissu Made in Cameroon à l’occasion de la journée de la femme.

Le MINEPAT est au cœur du dialogue public-privé. Quelles sont les réponses apportées ces dernières aux attentes du secteur privé, et quelles en sont les retombées ?

Les attentes exprimées par le secteur privé à l’endroit du Gouvernement à diverses occasions sont nombreuses et les réponses apportées du MINEPAT à ces attentes varient en fonction de leurs natures et de leurs spécificités. Je ne vais prendre qu’ici quelques exemples.

Les entreprises ont en maintes reprises exprimé le besoin d’une information exhaustive sur l’action de l’Etat en leur faveur. En réponse à cette préoccupation, le MINEPAT a élaboré et mis en leur disposition le livre blanc qui est un catalogue exhaustif de l’action publique en faveur du secteur privé et qui est régulièrement mis à jour en fonction des évolutions enregistrées. Le MINEPAT élabore également chaque année et met à la disposition des opérateurs économiques un document présentant toutes les mesures mises en œuvre par le Gouvernement en vue d’améliorer le climat des affaires. Ces actions ont pour résultat, une meilleure information du secteur privé sur l’action de l’État en leur faveur.

Les entreprises ont également exprimé le besoin d’un accompagnement de l’État dans le cadre de la négociation des partenariats d’affaires. En réponse à cette préoccupation, le MINEPAT a mis en place des mécanismes visant non seulement à accompagner les entreprises mais également à leur offrir les opportunités nécessaires pour trouver elles-mêmes des solutions à leurs besoins à travers le développement de relations d’affaires mutuellement bénéfiques. De manière plus concrète, le MINEPAT repositionne de plus en plus les grandes manifestations à caractère économique, à l’instar du salon PROMOTE, comme de véritables plateformes de coopération économique, de réseautage, de promotion commerciale et de développement de partenariat. C’est dans ce cadre que le MINEPAT accompagne depuis 2019 cent (100) entreprises locales à chaque édition de ce Salon. Les résultats sont particulièrement encourageants tant en matière de visibilité des entreprises qu’en termes de contacts d’affaires, d’opportunités de signature des partenariats.

Où est votre stratégie de soutien aux champions nationaux ?

Nous poursuivons notre politique de soutien aux champions nationaux. Certaines entreprises comme SOPROICAM, SOTRABUS, ZNG, SCPR, AGROCAM en bénéficient déjà. Ce soutien leur a déjà permis d’améliorer leurs capacités de production, de réaliser de nouveaux investissements, de créer plus de valeur ajoutée et des emplois, ce qui offre de réelles perspectives de consolidation des filières stratégiques dans les domaines agro-industriels, automobiles, électroniques et technologiques. Nous comptons poursuivre cette politique en sélectionnant de nouvelles entreprises qui vont bénéficier du soutien de l’État.

Par François BAMBOU
Défis Actuels du 03/11/2026

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Ecrans noirs 2026 : quid de la confiance des partenaires après le décès de Bassek Ba Kobhio

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Ecrans noirs 2026 : quid de la confiance des partenaires après le décès de Bassek Ba Kobhio
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Grégoire Owona, président du conseil d’administration, le festival ne saurait reposer durablement sur la seule personnalité de son fondateur, aussi importante soit-elle.

La 30ème édition du festival Ecrans noirs va se tenir du 21 au 28 novembre 2026 à Yaoundé sous fond d’hommage à son fondateur, Bassek Ba Kobhio décédé il y a quelques temps. Avec la disparition du fondateur de ce festival il y a quelques temps, beaucoup d’amoureux du cinéma restent encore dubitatifs quant à la mobilisation financière de l’événement, en dépit de l’absence du fondateur qui constituait une forme de garantie pour ses partenaires.

Pour Grégoire Owona, président du conseil d’administration des Ecrans noirs et par ailleurs ministre du Travail et de la sécurité sociale, il serait imprudent de prétendre que le financement d’un événement de cette envergure ne constitue pas un défi.

«Le festival ne saurait reposer durablement sur la seule personnalité de son fondateur, aussi importante soit-elle. Bassek Ba Kobhio a su bâtir, au fil des années, une crédibilité, un réseau de partenaires et une réputation qui constituent aujourd’hui un capital précieux pour l’institution. C’est précisément cet héritage que nous devons consolider» rassure Grégoire Owona sur les colonnes du journal Cameroon Tribune.

Le président du conseil d’administration des Ecrans noirs indique également que la confiance des partenaires doit pouvoir se prolonger au-delà de la personne qui a porté le projet à ses débuts. «Nous poursuivons donc les démarches nécessaires auprès d’une part, de nos partenaires institutionnels dont le gouvernement et d’autres part, de nos partenaires économiques et culturels» rassure Grégoire Owona.

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Conseil régional du Nord : Les ressources financières mobilisées multipliées par 5 en 4 ans

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Conseil régional du Nord : Les ressources financières mobilisées multipliées par 5 en 4 ans
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Le département de la Bénoué concentre à lui seul 49 % des interventions du premier mandat. Une situation qui amène l’institution à envisager une meilleure répartition des investissements entre les quatre départements qua compte la région.

Les ressources financières mobilisées par le Conseil régional du Nord ont été multipliées par 5, passant de 2,25 milliards FCFA en 2021 à 11,89 milliards FCFA en 2025. Sur le plan des réalisations, 165 projets ont déjà été réceptionnés sur les 203 programmés, pour un volume de marché évalué à 11,16 milliards FCFA. 13 739 personnes ont bénéficié du Programme d’appui à l’autonomisation des femmes et des jeunes (Pafeje), soit 70% des femmes.

Tous ces chiffres ont été publiés lors des travaux de la troisième session ordinaire de l’institution tenus du 28 au 30 octobre 2026, consacrés au débat d’orientation budgétaire pour l’exercice 2027. Le Conseil régional du Nord entend désormais privilégier une démarche participative davantage centrée sur les attentes réelles des populations.

Fort de plus de 190 projets entièrement réalisés durant son premier mandat, le Conseil régional du Nord entend consolider ses acquis, mieux répartir les investissements entre les quatre départements et renforcer les actions en faveur des femmes et des jeunes.

Des travaux de cette troisième session ordinaire, l’on a appris que le département de la Bénoué à lui seul concentre 49 % des interventions du premier mandat. Une situation qui amène l’institution à envisager une meilleure répartition des investissements entre les quatre départements qua compte la région.

Il sera donc question de mettre l’accent entre autres sur l’éducation, la formation professionnelle, l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes, des secteurs constituant des leviers essentiels pour valoriser le potentiel humain, favoriser l’insertion socioéconomique et réduire les inégalités d’accès aux opportunités de développement avec une population majoritairement âgée de moins de 20 ans.

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