Ça chauffe entre Marlène Emvoutou et Samuel Eto’o ! L’ex-candidate à la présidence de la Fecafoot vient de tacler sans ménagement le patron de la fédération camerounaise de football. Un coup de gueule qui relance le débat sur la gestion« trop spectacle »de l’institution.
Clash au sommet
« La Fecafoot doit être dirigée par un homme responsable. Nous n’avons rien contre sa personne. Qu’il aille faire sa starmania à deux balles ailleurs, sur Tiktok ! »Lâchée comme une flèche, cette phrase résume le ras-le-bol de Marlène Emvoutou. Pour elle, Samuel Eto’o, star mondiale du ballon rond, jouerait plus la carte de l’image que celle du sérieux.
Et elle enfonce le clou :« La Fecafoot, ce sont les enjeux, c’est le développement du football jeune, c’est la recherche des sponsors, des partenariats, la recherche des matchs amicaux de qualité pour rehausser le niveau de nos Lions Indomptables. »Bref, du concret, pas du« make-up »– comme elle le lance, cinglante.
Une gestion jugée trop « people »
Le problème ? Selon Emvoutou, Eto’o transformerait la fédération en scène de télé-réalité. Entre posts glamours, coups d’éclat médiatiques et décisions controversées, l’ex-attaquant camerounais cultiverait le buzz plutôt que les résultats.« On dirait qu’il gère la Fecafoot comme un compte Instagram », pourrait-on résumer.
Pourtant, les défis sont lourds : manque de moyens pour les jeunes, difficultés à attirer des sponsors fiables, performances en dents de scie des Lions… Autant de dossiers où les supporters attendent du progrès, pas des selfies.
Eto’o dans la tourmente
Cette sortie n’arrange pas les affaires de Samuel Eto’o, déjà sous le feu des critiques. Depuis son arrivée, certains lui reprochent un management« à l’émotion », loin des réalités du terrain. Dernier exemple en date : la polémique sur le choix des sélectionneurs ou les amicaux annulés faute de budget.
Résultat : le fossé se creuse entre les partisans d’une fédération moderne et connectée, et ceux qui réclament un retour aux fondamentaux.« Le football camerounais mérite mieux que des effets de manche », semble dire Marlène Emvoutou.














