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PATRICK ALEXANDRE FOMETHE : « L’éducation financière est la clé́ de la réussite pour notre marché »

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PATRICK ALEXANDRE FOMETHE : « L’éducation financière est la clé́ de la réussite pour notre marché »
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Monsieur le directeur général, quel est l’intérêt pour votre société de prendre part à ces travaux de l’Africa Capital Market Forum 2025 ?

Disons que pour nos sociétés de gestion de portefeuille, c’est toujours important de prendre part à ce type d’initiatives parce que cela nous permet de renforcer la communication sur notre métier. Mais surtout d’échanger avec les autres acteurs du marché pour comprendre un peu quels sont leurs défis et trouver ensemble des pistes de solutions. Alors, c’est une opportunité unique parce qu’on a pu rencontrer divers acteurs, y compris la Commission de Surveillance du Marché Financier (Cosumaf), échanger nos expériences avec les acteurs de marchés différents, ce qui nous permet, nous, en interne, de nous améliorer, mais surtout d’avoir des perspectives positives, car en fait, nous sommes dans un marché́ en construction.

Après avoir suivi tous ces travaux- là, tous ces débats, quels sont selon vous les défis qui interpellent nos marchés aujourd’hui ?

Je pense que le défi le plus important, c’est celui de la démocratisation de la bonne gouvernance. Car avec la bonne gouvernance, on l’a vu, il y a plusieurs leviers qui impactent la performance. Une bonne gouvernance va rassurer un peu plus les investisseurs. Une bonne gouvernance va nous permettre d’avoir un marché plus structuré. Mais une bonne gouvernance va surtout nous donner la crédibilité dont nous avons besoin pour rayonner dans la sous-région et au-delà de nos frontières. Étant donné que nous sommes dans un contexte socio-culturel où la gouvernance est un sujet assez particulier, s’approprier ces concepts étrangers est un challenge qu’il faut essayer de relever ensemble en tenant compte de nos réalités locales.

On a aussi parlé des mutations des parties prenantes, à savoir par exemple qu’on a désormais à faire à une nouvelle génération qui n’a plus les mêmes habitudes de consommation, qui utilise davantage les plateformes digitales. Pensez-vous qu’il est possible aujourd’hui, de mobiliser cette partie de la clientèle potentielle pour élargir la base du marché comme souhaité ?

De toute façon, c’est une ambition, mais c’est une ambition qu’il faudra considérer avec beaucoup de précaution, car qui dit digitalisation, qui dit démocratisation, dit aussi risque. Donc il faudra s’assurer que les acteurs et les outils qui sont mis en avant ici sont sécurisés, car nous gérons des données personnelles, il y a des flux financiers, et il ne faut pas se précipiter dans une course folle à la digitalisation par souci de mobilisation d’épargne, mais s’assurer que nous faisons les choses dans le bon ordre.

Nous sommes conscients qu’il y a un vrai gap en termes de collecte d’épargne, qui est aussi un défi en termes d’éducation financière. Nous devons nous positionner en tant qu’acteurs, et nous avons des associations qui sont là pour cela, afin de trouver avec les pouvoirs publics, les régulateurs et les organismes centraux, les bons outils qui sont adaptés à nos besoins. Que ce soit le salarié, le petit commerçant, l’homme d’affaires ou le militaire, il doit exister des produits adaptés à leurs besoins pour que l’épargne devienne systématique et une véritable habitude de consommation dans notre sous-région.

Dans la sous-région, quelle est l’évolution ? Qu’a-t-on gagné avec l’intégration des deux places financières ?

La première chose, c’est que nous avons un marché unifié. Nous regardons désormais dans une même direction en matière de bourse de valeurs mobilières. Cela montre qu’il y a déjà un marché qui peut se structurer. Mais aussi, nous avons eu une amélioration réglementaire qui nous permet aujourd’hui d’avoir des types de supports qui n’existaient pas auparavant, ainsi que des acteurs qui n’étaient pas encore reconnus dans la réglementation, notamment les conseils en investissement financier, les sociétés de gestion des Organismes de Placement Collectifs, les sociétés de gestion pour les actifs immobiliers, le capital-investissement… Tous ces corps de métier vont à terme nous permettre de dynamiser le marché. Nous sommes nous-mêmes en plein défi d’apprentissage de la réglementation et sur- tout de consolidation de notre environnement de marché. Nous pensons que c’est le bon moment pour être présents, car au-delà de la difficulté de mobilisation, nous avons besoin d’un marché solide et bien structuré.

Alors justement, en tant qu’acteur du marché, comment tirez-vous avantage de cette unification ?

Nous sommes une société de gestion de portefeuilles. En termes de processus, nous avons un fonctionnement unique, ce qui signifie que l’onboarding de nos clients, quelle que soit leur nationalité, n’est pas différent. Cela nous permet de nous adresser au client gabonais, camerounais, congolais ou tchadien de la même manière. Aujourd’hui, avec les outils numériques, nous pouvons effectivement attaquer le marché sous-régional dans son ensemble, ce qui nous offre autant de possibilités de croissance et de développement de nos activités. L’unification des marchés fait que nous avons désormais une bourse régionale située au Cameroun et un régulateur basé au Gabon, ce qui favorise l’intégration sous-régionale. Avant, honnêtement, je n’étais pas venu au Gabon depuis une dizaine d’années, mais depuis que nous sommes actifs dans le marché, nous effectuons des visites régulières au Gabon, qui nous permettent de mieux connaître le pays et de tirer profit de cette mixité, qui au final nous permet de renforcer notre activité dans la sous-région.

Comment appréciez-vous l’environnement réglementaire actuel ?
L’environnement réglementaire actuel a réalisé un saut qualitatif ces deux dernières années. Pour nous, acteurs du marché, c’est un grand défi, car auparavant, l’appropriation des textes se faisait à un certain rythme et aujourd’hui, nous percevons une dynamique nouvelle. Certains textes semblent même futuristes, mais nous comprenons l’ambition de la Cosumaf. Il nous revient donc de nous arrimer à cette évolution. D’un point de vue commercial, les exigences en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que les normes KYC (Know Your Customer, NDLR), ont complexifié nos opérations. Cela nous contraint à être rigoureux dans l’onboarding des clients, mais nous constatons que cette difficulté est de plus en plus comprise par nos clients, ce qui les rassure. Ils savent qu’en étant client dans l’Asset management ou dans le marché financier, leur épargne est protégée grâce aux exigences imposées par le régulateur.

Concernant votre société, quelles sont vos principales réalisations ce dernier mois ?

Nous sommes une jeune société de gestion d’actifs créée en 2022, agréée en mars 2023 par le régulateur, et nous avons pour ambition d’être présents dans toute la sous-région dans les trois à quatre pro- chaines années. Nous avons un focus particulier sur l’éducation financière, c’est même l’un des piliers de notre stratégie, car nous pensons qu’il faut éduquer, apprendre, donner les outils aux populations avant de gérer leur argent. On se rend compte que ce manque d’éducation financière est un vrai challenge, c’est pourquoi nous avons axé notre stratégie là-dessus. Nous avons mis en place plusieurs programmes « JOKORIE » au- près des étudiants, qui nous permettent de faire le tour de la sous-région en visitant les écoles et universités pour leur parler d’épargne et de construction de patrimoine, puisqu’ils seront les travailleurs de demain.
Dans le même cadre, nous avons récemment organisé une table ronde à l’Assemblée nationale en France pour expliquer à la diaspora française que le marché́ sous-régional est un marché́ sérieux, qu’il y a de vraies opportunités de placement et qu’il existe des acteurs agréés qui peuvent les aider et les accompagner dans la construction d’un patrimoine en Afrique. Nous sommes donc dans cette démarche et continuons notre évolution, avec la gestion d’un portefeuille d’environ 15 milliards de FCFA.

Dans ce contexte où il y a une très faible culture boursière, comment vous organisez-vous pour répondre aux attentes des clients existants ?

Nous multiplions les initiatives d’éducation financière : séminaires, Jokorie, comme je l’expliquais. De plus, notre participation à ce type de plateforme, avec la résonance qu’elle peut avoir sur les réseaux sociaux, nous apporte visibilité et suscite la curiosité de nos clients, ainsi que de ceux qui ne le sont pas encore. Aujourd’hui, avec la puissance des réseaux sociaux, nous pouvons toucher plusieurs personnes à travers le monde. C’est lorsque nous aurons suffisamment de visibilité sur ce marché que les gens comprendront qu’il s’agit d’une activité sérieuse et porteuse. Je pense que la clé réside dans l’utilisation de la digitalisation, des réseaux sociaux et des actions récurrentes d’éducation financière sur le marché. C’est véritablement la clé de la réussite pour notre marché, qui est encore en construction.

Quels seront, selon vous, les leviers principaux à actionner pour dynamiser davantage le marché des capitaux dans notre sous-région ?

Pour moi, la clé réside dans une implication plus forte des pouvoirs publics, afin de renforcer les acteurs agréés et de simplifier le message autour de la gestion et de la culture financière. Nous devons bénéficier d’une meilleure visibilité dans les Assemblées nationales et les médias classiques pour expliquer aux citoyens l’utilité de leur épargne. Il serait pertinent de mettre en place des programmes fiscaux incitatifs et de promouvoir l’épargne publique. Encourager la constitution d’une épargne complémentaire via un pro- gramme d’épargne volontaire défiscalisé serait bénéfique. De plus, les fonds communs de placement sont des outils essentiels de l’Asset Management, qui devraient être distribués par les banques et les assureurs via leurs canaux afin d’en faire un réflexe de consommation. Les institutions financières ont un accès direct aux populations et pourraient ainsi démocratiser cet outil en l’intégrant comme une alter- native de placement pour leurs clients. Enfin, une communication plus structurée entre les pouvoirs publics, les associations et les acteurs du marché financier serait nécessaire. Actuellement, chacun agit de son coté, mais il faudrait que chaque pays instaure des canaux efficaces pour diffuser le message à travers les associations de bourse et de l’Asset Management. Une initiative pertinente serait de dédier une semaine annuelle à l’éducation financière, non seulement pour les acteurs du marché mais aussi pour les populations qui ne sont pas encore sensibilisées.

Propos recueillis par François BAMBOU

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Sa femme devient sa patronne au travail :il veut divorcer et créer une surprise

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Sa femme devient sa patronne au travail :il veut divorcer et créer une surprise
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Que se passe-t-il lorsqu’un couple doit désormais gérer une relation professionnelle en plus de la vie conjugale ? Une histoire inhabituelle fait beaucoup parler sur les réseaux sociaux après qu’un homme aurait décidé de mettre fin à son mariage lorsque son épouse est devenue sa supérieure hiérarchique.

Quand la vie de couple rencontre les rapports professionnels

Le mariage et le travail ne font pas toujours bon ménage. Une situation particulière rapportée sur internet raconte l’histoire d’un homme qui aurait mal vécu le changement de statut de son épouse dans son environnement professionnel.

Selon les informations relayées, la femme aurait obtenu une promotion qui l’a placée au-dessus de son mari dans l’entreprise. Un changement qui, au lieu de renforcer leur complicité, aurait créé des tensions dans leur relation.

Au départ, cette évolution professionnelle pouvait pourtant apparaître comme une bonne nouvelle pour le couple. Une réussite personnelle, une reconnaissance des efforts accomplis… Mais dans certains foyers, les équilibres peuvent rapidement changer lorsque les rôles habituels sont bouleversés.

Car derrière un simple changement de poste se cachent parfois des questions plus profondes : le regard de l’autre, l’orgueil, la confiance ou encore la manière dont chacun accepte la réussite de son partenaire.

Une promotion qui aurait bouleversé leur équilibre

Dans beaucoup de couples, voir son conjoint réussir est une source de fierté. Pourtant, certaines situations deviennent plus compliquées lorsque cette réussite modifie la dynamique quotidienne.

Dans cette affaire, l’homme aurait estimé difficile d’accepter que son épouse devienne sa responsable directe au travail. Une situation qui aurait progressivement installé un malaise dans leur relation.

Le problème ne serait donc pas uniquement lié au poste occupé par la femme, mais plutôt à la nouvelle organisation entre les deux partenaires. Comment rester simplement un couple une fois arrivé au bureau ? Comment séparer les décisions professionnelles des émotions personnelles ?

Ce sont des questions auxquelles de nombreux couples confrontés à une situation similaire doivent répondre.

Les réactions des internautes divisées

L’histoire a rapidement suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Certains internautes comprennent difficilement la décision de l’homme et estiment qu’une évolution professionnelle ne devrait pas remettre en cause un mariage.

D’autres, en revanche, reconnaissent que travailler sous les ordres de son conjoint peut parfois créer une pression supplémentaire. Les critiques, les décisions ou les désaccords professionnels peuvent être plus difficiles à gérer lorsqu’ils continuent à la maison.

« Le respect doit exister dans les deux sens », avancent certains internautes dans les discussions. Pour eux, la réussite de l’un des partenaires ne devrait pas être perçue comme une menace par l’autre.

La réussite professionnelle des femmes change les habitudes dans les couples

Cette histoire remet aussi sur la table un sujet plus large : l’évolution des relations dans les couples modernes.

Pendant longtemps, dans certaines sociétés, l’homme était souvent considéré comme celui qui devait avoir la position dominante financièrement ou professionnellement. Mais les réalités changent. De plus en plus de femmes occupent aujourd’hui des postes à responsabilité et deviennent parfois les principales sources de revenus du foyer.

Ce changement peut demander une adaptation pour certains couples. La difficulté n’est pas forcément la réussite de l’un ou de l’autre, mais la capacité à construire une relation basée sur le respect et le soutien mutuel.

À y regarder de plus près, beaucoup de conflits ne naissent pas d’un changement extérieur, mais de la manière dont les personnes choisissent de l’interpréter.

Quand l’ego s’invite dans la vie professionnelle

Dans une entreprise, la hiérarchie repose normalement sur les compétences et les responsabilités. Mais lorsque le supérieur est aussi le partenaire de vie, les émotions peuvent facilement entrer en jeu.

Une remarque professionnelle peut être prise comme une critique personnelle. Une décision de travail peut être mal comprise. Et petit à petit, la frontière entre bureau et maison devient plus difficile à maintenir.

C’est justement là que certaines relations rencontrent des difficultés. Non pas parce que l’un réussit plus que l’autre, mais parce que le couple n’arrive plus à trouver un nouvel équilibre.

Des histoires similaires ont déjà alimenté les débats, notamment autour des couples confrontés aux changements de carrière, aux différences de revenus ou aux nouvelles responsabilités de l’un des partenaires.

Un débat qui dépasse cette histoire particulière

Au-delà du cas de cet homme et de son épouse, cette situation pose une question qui concerne de nombreux couples : peut-on accepter pleinement la réussite de son partenaire lorsque celle-ci change les rapports établis ?

Dans un monde professionnel où les carrières évoluent rapidement, les couples sont parfois obligés de réinventer leur fonctionnement. Certains y voient une opportunité de grandir ensemble, d’autres vivent ces changements comme une source de tensions difficiles à surmonter.

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Elle avale le caca en pleine vidéo intime avec son partenaire

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Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux suscite de nombreuses réactions depuis sa diffusion. Entre surprise, critiques et débats autour des limites du contenu publié en ligne, la séquence est devenue un véritable sujet de discussion sur la toile.

Une vidéo qui attire rapidement l’attention sur internet

Sur les réseaux sociaux, certains contenus peuvent prendre une ampleur inattendue en seulement quelques heures. C’est le cas d’une vidéo devenue virale ces derniers jours et qui provoque de nombreux commentaires parmi les internautes.

Partagée sur plusieurs plateformes, la séquence a rapidement attiré l’attention en raison de son caractère jugé choquant par une partie du public. Beaucoup d’utilisateurs ont exprimé leur étonnement face aux images diffusées, tandis que d’autres se questionnent sur les raisons qui poussent certaines personnes à publier ce type de contenu.

Avec la vitesse de circulation des informations aujourd’hui, une vidéo peut passer d’un simple partage à un phénomène très commenté en un temps record. Une réalité qui montre encore une fois le pouvoir des réseaux sociaux.

Les réactions se multiplient sur les plateformes numériques

Depuis la diffusion de la vidéo, les réactions ne cessent d’apparaître dans les commentaires. Certains internautes dénoncent un contenu qu’ils considèrent comme déplacé, alors que d’autres s’interrogent davantage sur la volonté de faire le buzz.

Sur Facebook, TikTok ou encore X, les débats se sont rapidement installés. Plusieurs utilisateurs estiment que la recherche de visibilité pousse parfois certaines personnes à aller toujours plus loin pour obtenir des vues et des réactions.

Ce genre de polémique n’est pas nouveau sur internet. Régulièrement, des contenus inattendus ou controversés deviennent viraux, provoquant des discussions parfois très animées sur les comportements adoptés en ligne.

La course au buzz au cœur des discussions

Derrière cette nouvelle polémique, une question revient souvent : jusqu’où certaines personnes sont-elles prêtes à aller pour attirer l’attention ?

Les réseaux sociaux ont changé les habitudes. Aujourd’hui, une publication peut toucher des milliers de personnes en quelques minutes. Cette rapidité offre de nouvelles opportunités, mais elle peut aussi entraîner des dérives.

Pour certains observateurs, la recherche permanente de vues et d’abonnés encourage une forme de surenchère. Chaque contenu doit être plus surprenant que le précédent pour réussir à capter l’attention du public.

Pourtant, cette stratégie peut avoir des conséquences importantes. Une fois qu’une vidéo devient virale, il devient très difficile de contrôler sa diffusion ou d’effacer complètement les traces laissées sur internet.

Les internautes s’interrogent sur les limites des contenus en ligne

Cette affaire relance également le débat sur la responsabilité des utilisateurs des réseaux sociaux. Faut-il tout publier au nom de la liberté d’expression ? Où placer la limite entre divertissement, provocation et respect des personnes ?

Ces questions reviennent régulièrement avec la multiplication des vidéos virales. Beaucoup d’internautes partagent parfois des contenus sans réfléchir à leur origine ou aux conséquences possibles.

La viralité fonctionne souvent de manière imprévisible. Une vidéo publiée dans un objectif précis peut rapidement dépasser son auteur et toucher un public beaucoup plus large que prévu.

Une polémique qui illustre les nouveaux défis du numérique

Au-delà de cette séquence particulière, cette histoire met en lumière un phénomène bien connu : sur internet, l’extraordinaire attire immédiatement l’attention.

Les contenus qui provoquent une émotion forte — surprise, colère ou incompréhension — ont souvent plus de chances d’être partagés massivement. C’est ce mécanisme qui explique pourquoi certaines vidéos deviennent rapidement incontournables sur les réseaux.

Dans cet environnement où tout peut devenir viral en quelques clics, la question de la responsabilité numérique reste plus que jamais au centre des discussions. Les réactions provoquées par cette vidéo montrent une nouvelle fois à quel point les réseaux sociaux peuvent transformer un simple contenu en véritable phénomène médiatique.

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Nice : une femme meurt après une injection de botox clandestine

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Nice : une femme meurt après une injection de botox clandestine
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Un rendez-vous esthétique qui vire au drame. À Nice, une jeune femme de 25 ans est décédée lundi après une injection pratiquée sans la moindre formation médicale. Trois personnes sont aujourd’hui dans le viseur de la justice.

Le déroulé du drame, minute par minute

Ce lundi 27 juillet, aux alentours de 15 heures, la jeune femme se rend dans un salon d’esthétique niçois pour des injections de botox au niveau des fessiers. Ce qui devait être une prestation de routine tourne rapidement au cauchemar. Les secours sont appelés en urgence après un malaise brutal de la victime. À leur arrivée, les policiers constatent qu’elle est en arrêt cardiorespiratoire.

Le parquet de Nice a détaillé la chronologie exacte des faits dans un communiqué : « Après avoir subi une injection de lidocaïne, produit anesthésiant, avant l’injection du botox, elle faisait immédiatement un malaise. Malgré une tentative de réanimation pratiquée par la personne ayant procédé à l’injection puis une intervention rapide des secours, la jeune femme décédait sur place. »

Trois personnes interpellées, deux placées en détention

Trois jours après ce décès, coup de théâtre judiciaire : deux femmes ont été placées en détention provisoire ce jeudi, a annoncé le procureur de la République. Le parquet précise leur profil respectif : « une née en 1990 ayant pratiqué l’injection et une née en 1998 apparaissant comme la gérante du salon où l’acte avait été pratiqué ».

Un troisième protagoniste, un homme né en 1992, a lui été placé sous contrôle judiciaire. Le parquet le décrit comme « présent au moment des faits et mari de la femme ayant réalisé l’injection ». Il avait été interpellé dans un second temps, après avoir emporté, à la demande de sa compagne, des produits présents sur les lieux.

Une pratique clandestine depuis plusieurs années

L’enquête révèle un système bien plus large qu’un simple accident isolé. La femme ayant pratiqué l’injection ne disposait d’aucune formation ni d’aucune autorisation pour ce type d’acte. Domiciliée en région parisienne, elle intervenait pourtant depuis 2022 via « le bouche-à-oreille », selon les précisions du parquet de Nice. En vacances dans le Var au moment des faits, elle a été sollicitée par la gérante du salon pour réaliser cette intervention.

Son mari, présenté au commissariat le mardi suivant, a affirmé « ne pas savoir que l’activité de sa femme était illégale », tout en restituant spontanément les produits qu’il avait emportés. La gérante du salon, elle, a livré une version différente de son propre rôle : elle affirme avoir ouvert son établissement en juillet 2024 pour y proposer des soins du visage et du blanchiment dentaire, louant ensuite ses locaux à des « intervenants extérieurs sans savoir, selon ses dires, ce qui y était pratiqué ». Elle a toutefois fini par reconnaître avoir elle-même réalisé des injections, avant d’arrêter cette activité.

Un salon sans existence légale, des produits venus d’Asie

Sur son site internet, l’établissement se présentait pourtant comme un simple « cabinet d’esthétique », proposant soins des ongles, lissages, extensions de cheveux ou de cils — rien qui laisse deviner la réalité des pratiques qui s’y déroulaient. Le parquet est catégorique sur ce point : l’enseigne apparaissait « sans existence administrative et fiscale, la gérante étant par ailleurs connue pour des manquements dans le cadre de procédures de contrôle ».

La perquisition menée dans les locaux n’a fait que confirmer les soupçons des enquêteurs. Outre 1 500 euros en liquide, ils ont saisi « de nombreux produits neufs et usagés, notamment des médicaments, des seringues et des produits injectables manifestement en provenance d’Asie ».

Une urgence de santé publique, selon les professionnels du secteur

Pour le parquet de Nice, ce drame ne constitue pas un cas isolé mais s’inscrit bien dans une tendance de fond : les investigations en cours « s’inscrivent dans un contexte de développement de ces activités illicites et dangereuses ». Un constat partagé, et alarmant, du côté des professionnels de santé eux-mêmes.

Dans un communiqué, le Dr Éric Essayagh, médecin esthétique à Nice et coprésident du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique, n’a pas mâché ses mots : « Aujourd’hui, nous estimons que plus de 40 % des injections esthétiques sont réalisées en dehors du cadre médical, dans des appartements, des instituts ou des lieux qui échappent à tout contrôle. » Un chiffre qui donne la mesure d’un phénomène déjà identifié depuis plusieurs années par les autorités sanitaires, confrontées à la multiplication des cas graves liés à des injections pratiquées par des personnes sans qualification médicale reconnue.

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