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une nouvelle usine de gaz pour soulager les foyers et relancer l’économie

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Pour Aïcha, une femme au foyer enceinte de 26 ans vivant à Bamenda, les matins étaient devenus une véritable épreuve d’endurance. Enceinte de sept mois, elle se levait souvent tôt pour attiser du bois humide afin de préparer le petit-déjeuner.

«Avec la saison des pluies, le bois est toujours humide et produit beaucoup de fumée», explique-t-elle. «Avec ma grossesse, je n’arrive pas à suivre le rythme. Quand je ne mange pas tôt, j’ai des vertiges toute la journée. J’avais arrêté d’utiliser le gaz, car il est cher et souvent indisponible.»

Sa situation reflète les difficultés de nombreux ménages de Bamenda et des environs, où une pénurie persistante de gaz de pétrole liquéfié (GPL) a contraint les familles à revenir aux méthodes de cuisson traditionnelles.

Prix élevés du GPL et difficultés de livraison

Juliet, une habitante de Banshie, partage cette expérience. Sans dépôt de gaz à proximité, elle dépense environ 12 500 francs CFA par mois pour se faire livrer une bouteille de gaz.

« L’essence en ville coûte 8 500 francs. Je dois débourser 4 000 francs pour un vélo et l’amener ici », explique-t-elle. « Si tant est qu’il y ait de l’essence. »

De nombreuses familles, comme celle de Ma Judith, ont dû envoyer leurs enfants à l’école le ventre vide en raison de la pénurie d’essence.

« Nous avons passé des matinées à chercher de l’essence, sans succès », raconte Ma Judith, mère de trois enfants. « Parfois, mes enfants vont à l’école sans manger. C’est pénible. »

Au pire, le prix d’une bouteille de 12,5 kg a grimpé en flèche jusqu’à 15 000 francs CFA, ce qui a frustré familles et livreurs.

« Certaines semaines, je traversais la ville à vélo pour chercher de l’essence pour mes clients », confie un livreur. « Toutes les stations étaient à sec. C’était décourageant. »

Inauguration officielle de l’usine de GPL de Bamenda

La longue attente d’une solution a pris fin avec l’inauguration de l’usine de gaz liquéfié de Bamenda, un projet en cours de réalisation depuis plus de deux ans. L’installation, désormais opérationnelle, est située sur un site de 10 hectares et est équipée de machines automatisées de pointe.

Avec une capacité de stockage de 400 mètres cubes et une capacité d’embouteillage de 600 bouteilles par heure, l’usine devrait permettre de remédier aux pénuries et de stabiliser les prix du GPL dans la région.

«Cette usine réduira le coût du gaz dans la région, créera 1 000 nouveaux emplois et améliorera le niveau de vie», a déclaré le ministre de l’Énergie et des Ressources en eau, Gaston Eloundou Essomba. «Nous rapprochons l’énergie des populations.»

L’installation comprend des dispositifs de sécurité, des systèmes d’urgence et des espaces de travail bien ventilés, visant à promouvoir l’excellence opérationnelle et le bien-être des travailleurs.

Créer des emplois et des opportunités techniques pour les jeunes

Pour les techniciens nouvellement embauchés, l’usine offre bien plus qu’un simple salaire : elle offre un parcours professionnel à long terme.

«Nous espérons que le gaz sera désormais vendu à 5 000 francs», a déclaré une recrue. «Mais plus encore, j’ai maintenant un emploi et un avenir.»

Les autorités profitent du lancement de l’usine pour encourager les jeunes de la région du Nord-Ouest à envisager des carrières dans les domaines techniques et de l’ingénierie.

«Nos jeunes doivent repenser leurs options d’études», a déclaré Awunti Ghejung, commissaire au développement économique à l’Assemblée régionale du Nord-Ouest. «Cette usine crée un écosystème d’opportunités, des emplois techniques à la logistique et à la distribution

Avantages et préoccupations environnementales

L’usine de GPL de Bamenda devrait également alléger la pression sur l’environnement. Grâce à un meilleur accès au gaz, les familles peuvent réduire leur dépendance au bois de chauffage, permettant ainsi aux forêts surexploitées de se régénérer.

«Je vais revenir au GPL», a déclaré Aïcha en souriant. «Non seulement ce sera moins cher, mais il sera enfin disponible

Les experts environnementaux mettent néanmoins en garde : si le GPL est plus propre que la biomasse, il reste un combustible fossile.

«Nous ne devons pas troquer un problème environnemental contre un autre», a averti un militant local de la société civile. «Nous avons besoin d’évaluations environnementales régulières, de plans de gestion des déchets et de consultations communautaires.»

Les défis en matière d’accès routier et d’infrastructures persistent

Malgré les promesses, tous les problèmes ne sont pas résolus. La route menant à la nouvelle usine à gaz est criblée de nids-de-poule et devient quasiment impraticable pendant la saison des pluies.

« Ils ont construit une belle usine, mais la route est un désastre », a déclaré un résident âgé. « Comment les camions livreront-ils le gaz lorsqu’il pleuvra ? »

Les autorités ont assuré aux habitants que la réhabilitation de la route était incluse dans la prochaine phase de développement. Des campagnes d’éducation civique sont également en cours pour aider les communautés à protéger la nouvelle installation.

Un catalyseur pour le développement régional

Première usine à gaz à grande échelle à Bamenda, cette installation moderne représente bien plus qu’un simple accès à l’énergie : c’est un symbole de renouveau régional.

« C’est un catalyseur de changement », a déclaré Okie Johnson Ndoh, directeur général du Fonds national de stabilisation des prix des hydrocarbures. « Un catalyseur qui promet d’améliorer les conditions de vie, de protéger les forêts et de stimuler la croissance économique dans une région qui attendait depuis longtemps une telle étincelle. »

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l’OMP veut transformer les élections en « référendum pour ou contre le RDPC »

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l’OMP veut transformer les élections en « référendum pour ou contre le RDPC »
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Alors que les partis politiques autant sérieux que des accompagnateurs préparent les prochaines échéances électorales en vue de remporter des sièges dans des assemblées, l’Organisation des mouvements patriotique signe pour la descente aux enfers du parti au pouvoir. L’OMP entend matérialiser la rupture inscrite dans son projet de société.

Les prochaines consultations électorales au Cameroun « ne seront pas de simples élections locales. »Ce sera un référendum pour ou contre le RDPC. » Déclare Léon Theiller Onana, président de l’Organisation du mouvement patriotique. À quatre mois des législatives et municipales de début 2027, l’OMP change la donne. Pour le parti, le double scrutin de début 2027 sera un jugement sur le bilan des élus et surtout des chefs des exécutifs communaux appartenant au régime. Chaque député et chaque maire sortant, souvent aux mêmes postes depuis des années, devra rendre des comptes. Et c’est sur ce bilan que les Camerounais devront voter. Députés et maires devront ainsi ‘’répondre de leurs résultats.’’

Le constat qui justifie cet appel est simple. Partout dans le pays, des récriminations se font entendre. Des populations indécises ou déçues expriment leur désir de connaitre le changement. Les motifs sont les mêmes : promesses non tenues, manque d’eau potable, mauvais état des routes, manque d’électricité, chômage des jeunes, favoritisme, corruption et autres scandales financiers, détournements, système de santé inefficace, crises sécuritaires multiples, insécurité urbaine… « Aux électeurs désormais de regarder les bilans, de comparer les alternatives et de faire entendre clairement leur choix dans les urnes ». Insiste le président de l’OMP, transfuge du Rdpc.

Pour le parti de Léon Theiller Onana, il ne s’agit plus de voter pour un parti, mais de sanctionner ou non 43 ans de gestion du Rdpc commune par commune, circonscription par circonscription. Le but ultime étant de mettre en œuvre l’alternative pour améliorer la situation économique et sociale du Cameroun avec 3600 projets communaux, la refondation de l’école ou encore l’Aide médicale souveraine.

Mais juger ne suffit pas, il faut comparer. Et c’est là que l’OMP propose son projet. « J’invite les Camerounais à interroger, comparer et examiner sérieusement les projets politiques proposés. Celui de l’OMP est public et accessible à tous’’, lance le président du parti.

Rupture au plan économique

Ce projet propose entre autres une rupture économique maîtrisée. À cet effet, le parti dresse un diagnostic implacable qui explique selon lui la colère sur le terrain : crise économique marquée par la dépendance aux exportations de matières premières ; faiblesse de transformation locale ; prédominance du secteur informel ; déséquilibres territoriaux ; une croissance peu inclusive. Un pays qui vend brut son coton, son cacao, son bois, et rachète cher ce qu’il aurait pu transformer. Un pays où Yaoundé et Douala écrasent tout. En réponse, l’OMP présente une rupture fondée sur la souveraineté productive, la justice territoriale et la dignité sociale.

Plus concrètement, le parti prépare 10 projets de transformation locale par commune. Plus de modèle unique dicté depuis Yaoundé. On produit ou on cultive. 10 missions législatives obligatoires pour chaque département : chaque futur député OMP aura un contrat : industrialisation, souveraineté alimentaire, emploi jeune. Fini les mandats sans bilan.

Décoloniser le système éducatif

« Système éducatif largement hérité de modèles exogènes conçu pour administrer. » L’OMP estime que l’école actuelle forme des chômeurs diplômés à l’heure de l’explosion démographique, du chômage massif des jeunes, de la transition technologique et de l’urgence climatique. Le parti propose une refondation complète de la maternelle à l’université, déconnectée de la « soumission impérialiste », pour former des producteurs, des inventeurs, des agriculteurs modernes, pas seulement des bureaucrates.

La santé comme premier pilier de la dignité : l’AMS

C’est l’une des réformes les plus ambitieuses qu’annonce le parti. « L’OMP considère la santé comme premier pilier de la dignité humaine, de la cohésion nationale et du développement économique. » D’après la formation politique, aujourd’hui on paie avant d’être soigné, les médecins s’exilent, on importe tout, même le paracétamol. Elle propose l’Aide médicale souveraine (AMS), un système obligatoire, universel, solidaire, décentralisé et numérisé, un système pensé pour les réalités du Cameroun en 2026 et au-delà, qui met fin au paiement direct qui tue les pauvres.

En repositionnant les municipales et législatives comme un référendum, l’OMP force chaque électeur à se poser de bonnes questions avant de voter.

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Cacao : le prix aux producteurs recule de 150 à 200 FCFA en trois semaines, mais reste plus élevé qu’en Côte d’Ivoire

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Cacao : le prix aux producteurs recule de 150 à 200 FCFA en trois semaines, mais reste plus élevé qu’en Côte d’Ivoire
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(Investir au Cameroun) – Entre le 31 août et le 21 septembre 2026, les prix servis aux producteurs dans les bassins de production de cacao du Cameroun ont reculé de 150 à 200 FCFA. Selon les données compilées par le Système d’information des filières (SIF), dispositif d’alerte sur les prix piloté par l’Office national du cacao et du café (ONCC), les prix minimums sont passés de 2750 à 2600 FCFA entre les deux périodes, soit une baisse de 150 FCFA. Les producteurs les mieux payés ont quant eux vu leur rémunération passer de 2900 à 2700 FCFA sur la même période, enregistrant ainsi une perte de 200 FCFA par kilogramme en trois semaines.

Le SIF n’indique pas les causes de cette baisse des prix plus d’un mois après le lancement de la saison cacaoyère 2026-2027, le 6 août dernier à Yaoundé. Pourtant, un peu plus de vingt jours après ce lancement, le prix du kilogramme de fèves au Cameroun tutoyait la barre de 3000 FCFA selon les relevés du SIF, dépassant les 2700 à 2750 FCFA enregistrés à la fin de la campagne 2025-2026, théoriquement clôturée le 15 juillet 2026.

La baisse des prix observée peut cependant être mise sur le compte de l’intensification des pluies dans les bassins de production en ce mois de septembre. En effet, les périodes de grandes pluies sont généralement marquées par des décotes imposées par les acheteurs aux producteurs, pour compenser l’impraticabilité des routes donnant accès aux zones de production.

Au demeurant, en dépit de l’actuelle baisse des prix, la rémunération du cacaoculteur camerounais reste largement supérieure à celle de son collègue ivoirien. En effet, pour la saison 2026-2027, le prix du kilogramme de fèves a été fixé à 1200 FCFA en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao. Ce prix représente moins de la moitié du minimum de 2600 FCFA enregistré au Cameroun. Ce même prix dépasse de 500 FCFA les 2100 FCFA servis au cours de cette campagne au producteur du Ghana, 2è producteur mondial de fèves.

Pour rappel, depuis la fin des années 90, le prix du cacao est libéralisé au Cameroun, tandis qu’il est fixé par l’Etat au Ghana et en Côte d’Ivoire. Cette liberté offerte au producteur camerounais de fixer son prix, couplée aux informations sur l’évolution des prix communiquées en temps réel par le SIF, renforce ses capacités de négociation face à l’acheteur. Ce qui n’est pas le cas dans les deux autres pays, où les acteurs dénonce l’existence d’une flopée d’intermédiaire entre l’acheteur et le producteur, qui voit ainsi ses marges réduites.

BRM

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Mieux comprendre le code de la gouvernance chinoise

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Le temps d’une conférence de presse à Yaoundé, Li Jianghua, le chargé d’Affaires à l’ambassade de Chine au Cameroun a partagé avec les journalistes l’essence fondamentale de la pensée de Xi Jinping sur la construction du Parti en s’appuyant sur les faits et les données concrètes, les raisons profondes pour lesquelles le Parti communiste chinois est capable de mener le peuple vers des succès continus.

La « gouvernance chinoise » en vedette à Yaoundé. En effet, le 18 septembre 2026, Li Jianghua, le chargé d’Affaires à l’ambassade de Chine au Cameroun a animé une conférence de presse sur comment : « la pensée du président Xi Jinping sur la construction du parti a guidé un parti centenaire vers le succès ». Cette stratégie apprend-on résulte de la centralisation du pouvoir et de la discipline interne menée par Xi Jinping depuis son arrivée à la tête du PCC fin 2012.

L’on aura appris que contrairement aux prédictions occidentales qui anticipaient une libéralisation politique avec le développement économique, la doctrine de Xi Jinping réaffirme que le succès de la Chine dépend exclusivement d’un leadership fort du Parti communiste chinois. Avec le leadership du président chinois, le parti s’est réinvité dans tous les secteurs de la société : « entreprises privées, universités, minorités ethniques et nouvelles technologies ». Ceci en bonus avec un « code spirituel ».

Mao Zedong et Deng Xiaoping

Li Jianghua soutiendra que c’est cette « force spirituelle qui permet à la Chine de maintenir une résilience sociale extrêmement élevée face aux crises majeurs ». Le chargé d’affaires à l’ambassade de Chine à Yaoundé ajoutera dans la foulée que le mécanisme de direction du PCC est un dispositif institutionnel scientifique et rigoureux.

De manière plus concrète, « la Chine pratique un système de direction collective fondée sur le centralisme démocratique. Les décisions majeures suivent la procédure (de direction collective, centralisme démocratique, consultation individuelle et décision en réunion), ce qui permet à la fois de développer pleinement la démocratie et de garantir une exécution efficace une fois une décision prise », rassure Li Jianghua.

« Le pays, c’est le peuple, le peuple c’est le pays »

Aussi, le noyau de valeur de la pensée de Xi Jinping sur la construction du Parti se résume par la notion du peuple. Pour le numéro un chinois, « le pays, c’est le peuple, le peuple c’est le pays ». Surfant dans la même lancée, le Dr Etienne Tayo Demanou, journaliste écrivain et universitaire soutiendra que le PCC est indissociable de la modernisation de la Chine.

En ancrant sa pensée dans la constitution du parti et de l’État, Xi Jinping s’est positionné comme le continuateur direct de Mao Zedong et Deng Xiaoping, théorisant un socialisme à la chinoise adapté à une « nouvelle ère ». La force du Parti communiste chinois repose sur sa fusion totale avec l’appareil d’État, sa structure pyramidale centralisée et sa capacité d’adaptation économique et institutionnelle.

Sommet à la base

Le PCC et l’État ne font qu’un. Les institutions gouvernementales à tous les niveaux doublent les structures du parti, garantissant une application immédiate des directives du sommet à la base (des ministères jusqu’aux administrations locales). Les postes de direction dans l’administration, les entreprises publiques et l’armée sont exclusivement occupés par des membres du parti.

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