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Luc Magloire Mbarga Atangana : « Ces entreprises en régime préférentiel ciblent 1,3 milliard de consommateurs »

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Luc Magloire Mbarga Atangana : « Ces entreprises en régime préférentiel ciblent 1,3 milliard de consommateurs »
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Quel est l’objectif principal du processus d’agrément au régime préférentiel communautaire ?

Du processus d’agrément au régime préférentiel communautaire, cela peut concerner la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ou la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). Il s’agit de textes communautaires régissant la libre circulation des biens au sein de l’espace communautaire. Cependant, il est essentiel de s’assurer de l’origine de ces biens. Ce processus d’agrément contribue ainsi à vérifier qu’il s’agit bien de produits industriels fabriqués au sein de la communauté. Dès lors que cette preuve est apportée à travers un dossier documenté préparé par chaque État, celui-ci est soumis aux instances de la CEMAC ou de la CEEAC, qui statuent en connaissance de cause. Une fois l’agrément délivré, il confère le droit d’accéder à l’espace communautaire sous-régional sans avoir à acquitter le moindre droit ni à rencontrer d’obstacles administratifs. C’est là toute la philosophie et l’essence de cet exercice. Aujourd’hui, nous évoluons vers une nouvelle dynamique : la mise en place d’un marché unique continental, appelé zone de libreéchange continentale (Zlecaf). Certains pourraient alors s’interroger sur la pertinence des agréments au niveau des sous-régions. Il s’avère que ce processus s’appuie sur des ensembles sous-régionaux, appelés Communautés économiques régionales (CER), qui constituent la base de la construction de cette zone de libre-échange. Ainsi, les agréments jouent également un rôle de facilitation d’accès à ce marché continental en offrant un privilège aux entreprises qui en sont titulaires : celui du statut d’opérateur économique agréé. Ce statut leur dispense de la justification systématique de l’origine de leurs produits, ce qui constitue un avantage stratégique. La mise en place de cette zone de libre-échange vise à favoriser les entreprises africaines et les produits africains, d’où l’importance de la certification de l’origine des marchandises. Grâce à un agrément, comme ceux délivrés ce matin à sept entreprises pour un total de 128 produits, ces entreprises n’auront plus à se soumettre aux contraintes des justifications d’origine. Elles bénéficieront ainsi d’une longueur d’avance sur leurs concurrents, qui devront encore s’acquitter de ces formalités, tandis qu’elles seront déjà présentes sur le marché. Ce privilège représente un avantage comparatif décisif et déterminant, leur permettant d’occuper rapidement le marché, pendant que d’autres seront encore absorbés par les démarches administratives.

Quelle directive essentielle le ministre a-t-il adressée aux nouvelles entreprises bénéficiant du régime différentiel ?

Ce sont des opérateurs économiques, ils savent ce qu’ils doivent faire. Ces armes qui leur sont offertes, c’est à eux de produire plus. Vous savez, nous sommes dans la sous-région, je parle sous le contrôle du représentant résident de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Nous sommes moins de 40 à 50 millions au sein de la CEMAC. C’est un marché certes important, mais ce n’est pas un marché extrêmement grand. Et la projection des entreprises, c’est de conquérir des espaces beaucoup plus vastes. Dans ce cas précis, la zone de libre-échange continentale africaine leur offre un marché de 1,3 milliard de consommateurs. Donc, c’est un marché qui compte, je veux dire, oui. Si je me permettais un exemple, même si, comme on dit, comparaison n’est pas raison, l’Europe est considérée comme un grand marché, mais elle compte moins de 460 millions de consommateurs. Alors, imaginez l’Europe que nous considérons comme un grand marché mondial : ce n’est même pas la moitié de ce qu’offre la zone de libre-échange continentale africaine. Prenons les États-Unis. Les États-Unis d’Amérique comptent 330 millions de consommateurs. Cela montre qu’il n’y a pas d’ordre à donner à nos opérateurs économiques. Ils savent ce qu’il faut faire maintenant : produire, c’est pouvoir vendre. Là, ils peuvent produire autant qu’ils veulent, ils sauront vendre parce que le marché existe. Et c’est en cela qu’il faut saluer l’acte pris par nos chefs d’État en créant cette zone de libre-échange continentale africaine. C’est une vision extrêmement futuriste.

Quelle opportunité unique la zone de libre-échange continentale africaine offret-elle aux jeunes Africains ?

Je crois que ce message doit être compris par notre jeunesse. Les jeunes prennent la mer pour immigrer vers l’Europe ou l’Amérique. Pour aller faire quoi ? Alors que tout est ici. La zone de libre-échange continentale africaine leur offre une opportunité unique de créer des richesses sur place et d’améliorer leurs conditions de vie sans avoir à partir. Ils n’ont plus besoin, avec cet espace, de s’expatrier. D’ailleurs, je parie sur un renversement des tendances : ce sont les autres qui vont immigrer en Afrique. Ce ne seront plus les Africains qui iront en Europe ou en Amérique, mais désormais les Américains et les Européens qui viendront en Afrique. Alors faisons attention, ne leur laissons pas cet espace. Nous devons l’occuper nous-mêmes, de manière prioritaire. Stop à l’immigration sans raison. Nous avons le potentiel, nous avons le marché. Le marché est synonyme de développement : développement économique des États, développement humain, développement social et développement individuel. Nos chefs d’État ont fait ce qui était de leur devoir. À nous de prendre la suite.

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CAN féminine 2026: Les Lionnes indomptables en finale

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CAN féminine 2026: Les Lionnes indomptables en finale
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Il aura fallu attendre 120 minutes. Puis la fatidique épreuve de tirs aux buts, pour que le Cameroun puisse valider son ticket pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine 2026. Lorsque Maïva Nyadjou s’apprête à exécuter son tir, les chances penchent du côté camerounais, tant Michaëly Bihina la gardienne, avait déjà assuré en arrêtant trous mois tirs marocains. Le bourreau du Nigeria se lance et loge le cuir à la droite de la gardienne.

Fin du suspense. Le Cameroun est qualifié pour la finale du tournoi. Grâce à celle qui est femme du match : Michaëly Bihina qui au final a capté quatre coups de pued de réparation dans ce match.

La tâche s’annonçait pourtant difficile pour le Cameroun. Pour les quatre premières sorties, les Lionnes avaient marqué en première période. Ce qui n’a pas été le cas ce soir.

Toujours est-il que dès l’entame de la seconde partie, le Cameroun a cessé de subir en victime presque résignée. Mais c’est le Maroc qui sonne la première alerte de la reprise avec un tir qui échoue sur le petit filet de Bihina (60ème). Trois minutes après, le dernier rempart camerounais sera contraint de capter en deux reprises un centre marocain. Les lionnes réagiront trois minutes après. Mais Ngah Manga sera courte sur le centre millimétré de Naomi Eto.

Le Cameroun se montrera encore fébrile à la dernière minute de temps réglementaire. Tagnaout percera le mur camerounais, pour un centre impuissant sur la tête réceptrice. Coup pour coup, les Lionnes répliquent, mais dans le face-à-face avec la gardienne marocaine, Michaëla Abam logera le cuir dans le décor. Obligeant les deux parties à recourir aux prolongations. Le Cameroun retrouve en finale un Malawi qui pour sa première a déjoué tous les pronostics. Et s’est qualifié en battant l’Algérie 3-1.

Quant au pays organisateur, il affrontera son voisin algérien en match de classement. Toujours est-il que tous les quatre pays du carré d’as sont qualifiés pour le Mondial 2027 au Brésil.

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Vidéo : À Douala deux hommes se battent après les relations intimes et un contrat de 500mil non respecté

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Vidéo : À Douala deux hommes se battent après les relations intimes et un contrat de 500mil non respecté
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À Makepe Petit Pays, à Douala, une rencontre entre deux hommes dans un appartement meublé aurait viré à la dispute autour d’une somme de 500 000 FCFA, soit environ 762 euros. Le différend a finalement attiré l’attention des habitants du quartier.

Une rencontre qui tourne au conflit à Makepe Petit Pays

La scène rapportée par Depso News se serait déroulée dans le quartier Makepe Petit Pays, à Douala. Le secteur abrite plusieurs résidences proposant des appartements meublés, particulièrement fréquentés par des personnes à la recherche d’un espace privé pour quelques heures ou quelques jours.

Ce jour-là, deux hommes auraient pris la direction de l’un de ces appartements. Au départ, rien ne semblait annoncer le moindre incident. Comme dans beaucoup de situations de ce genre, les deux personnes auraient souhaité passer un moment à l’écart des regards.

La porte refermée derrière eux, l’appartement devient alors leur espace privé. La climatisation fonctionne. La serrure est verrouillée. Les deux hommes se retrouvent seuls.

C’est à partir de là qu’un désaccord financier aurait changé le cours de leur rencontre.

Selon le récit rapporté par Depso News, les deux hommes avaient conclu un arrangement avant de poursuivre leur rendez-vous. L’un d’eux aurait demandé le versement préalable de 500 000 FCFA, soit environ 762 euros, avant d’aller plus loin.

La somme n’est pas anodine. Dans la zone CEMAC, le franc CFA est arrimé à l’euro selon une parité fixe de 1 euro pour 655,957 FCFA. Les 500 000 FCFA évoqués correspondent donc à environ 762 euros.

Une somme de 500 000 FCFA au cœur du désaccord

Le récit présente l’un des protagonistes comme celui qui devait recevoir l’argent. Il aurait insisté pour obtenir le paiement avant de poursuivre la rencontre.

En face, son partenaire aurait alors promis de régler la somme après le rendez-vous. Une promesse que l’autre homme aurait finalement acceptée.

Sur le moment, le marché semblait donc conclu.

Le problème serait apparu quelques heures plus tard.

Après leur moment passé dans l’appartement, l’homme qui attendait son paiement aurait réclamé les 500 000 FCFA convenus. Il pensait, selon le récit, que l’engagement pris au début de la rencontre allait être respecté.

Mais la réponse de son partenaire aurait été pour le moins surprenante.

« 500.000 Francs guinéens ? Voilà tes 5000 fcfa »

Une phrase qui aurait immédiatement fait monter la tension.

L’homme qui attendait son argent aurait compris que la somme promise ne serait pas versée comme prévu. À la place des 500 000 FCFA annoncés, son partenaire lui aurait proposé seulement 5 000 FCFA, soit environ 7,62 euros.

Le différend ne portait donc plus simplement sur une promesse non tenue. Il concernait désormais une différence considérable entre la somme annoncée et celle finalement proposée.

La situation dégénère dans l’appartement

Que s’est-il exactement passé entre les deux hommes après cette réponse ? Le récit de Depso News indique qu’une dispute aurait rapidement éclaté.

Les échanges verbaux auraient laissé place à une altercation physique. L’homme qui réclamait son argent aurait refusé de quitter les lieux sans obtenir ce qu’il estimait lui être dû.

Son interlocuteur, de son côté, aurait voulu mettre fin à la rencontre et prendre la sortie.

C’est justement là que la situation aurait complètement échappé à leur contrôle.

Dans une résidence où les appartements sont occupés par différents clients, des bruits inhabituels peuvent rapidement attirer l’attention. Une bagarre entre deux personnes dans un logement fermé n’est évidemment pas le genre de scène qui passe facilement inaperçue.

Les éclats de voix auraient ainsi fini par alerter les personnes présentes dans le voisinage.

Des habitants se seraient rapprochés pour comprendre l’origine du vacarme. En quelques instants, une affaire qui devait rester strictement privée serait devenue une scène connue du quartier.

Des habitants alertés par les bruits de la bagarre

À Makepe Petit Pays, les riverains auraient découvert une situation pour le moins inattendue.

Les deux hommes, qui étaient entrés discrètement dans l’appartement quelques heures auparavant, se retrouvaient désormais au centre de l’attention.

Le motif de leur dispute aurait également fini par être évoqué. Selon le récit publié par Depso News, le différend serait lié aux 500 000 FCFA promis au début de leur rencontre.

Il faut toutefois rester prudent sur les détails de cette histoire. Les informations disponibles proviennent d’un récit de presse locale et ne permettent pas, à elles seules, d’établir de manière indépendante tous les faits rapportés.

C’est un point important dans ce genre d’affaire. Lorsqu’un événement privé se transforme en scène publique, les versions peuvent rapidement se multiplier. Chacun raconte ce qu’il a vu, ce qu’il a entendu ou ce qu’on lui a rapporté. Et entre les trois, la différence peut être importante.

Dans le cas présent, les protagonistes ne sont pas identifiés dans le récit fourni. Il n’est donc pas possible d’attribuer publiquement les différentes versions à l’un ou à l’autre.

Une promesse financière qui aurait mal tourné

L’élément le plus surprenant de cette affaire reste la somme annoncée.

500 000 FCFA, c’est une somme importante dans le contexte camerounais. Convertie selon la parité officielle du franc CFA avec l’euro, elle représente environ 762 euros. À l’inverse, les 5 000 FCFA finalement proposés correspondent à environ 7,62 euros.

L’écart est donc énorme.

Entre les deux montants, il y a un rapport de 100. Autrement dit, celui qui attendait les 500 000 FCFA aurait reçu une proposition équivalente à seulement 1 % de la somme initialement évoquée.

C’est probablement cette différence qui aurait mis le feu aux poudres.

Une question se pose alors : pourquoi avoir accepté de poursuivre la rencontre sans paiement préalable si celui-ci constituait une condition importante ?

Le récit ne permet pas de répondre avec certitude à cette question. Il indique simplement qu’un accord aurait été trouvé entre les deux hommes avant que chacun ne s’engage dans la suite de la rencontre.

Le reste appartient à leur version des faits.

Les appartements meublés, un cadre souvent recherché pour la discrétion

Les appartements meublés sont devenus courants dans les grandes villes camerounaises. À Douala, notamment, ils sont proposés dans plusieurs quartiers et peuvent être loués pour de courtes périodes.

Ils offrent généralement davantage d’intimité qu’un espace public. C’est précisément cette discrétion qui attire différents profils de clients.

Mais lorsqu’un conflit éclate derrière une porte fermée, cette même discrétion peut rapidement disparaître.

Dans l’affaire rapportée à Makepe Petit Pays, c’est exactement ce qui aurait eu lieu. La rencontre commence à l’écart des regards. Quelques heures plus tard, une dispute attire les habitants.

Un simple désaccord financier aurait ainsi suffi à transformer un rendez-vous privé en scène de quartier.

Ce genre de situation montre aussi les risques liés aux accords financiers conclus oralement. Lorsqu’aucun élément ne permet de prouver précisément ce qui a été convenu, chacun peut ensuite présenter sa propre version.

Et quand les nerfs prennent le dessus, la discussion peut rapidement dégénérer.

Une affaire qui interpelle par son scénario

L’histoire rapportée par Depso News a tous les ingrédients d’un fait divers insolite : une rencontre privée, une somme importante annoncée, une promesse de paiement, puis un changement radical au moment de régler l’addition.

Le plus étonnant reste la chute de l’accord financier. Après avoir attendu une somme de 500 000 FCFA, l’un des protagonistes se serait vu proposer seulement 5 000 FCFA.

Dans une telle situation, la déception peut évidemment être forte. Mais le passage du désaccord verbal à la violence complique encore davantage les choses.

Les habitants venus sur place auraient ainsi découvert les conséquences d’un arrangement qui, quelques heures plus tôt, ne concernait que deux personnes.

La scène rappelle une réalité parfois oubliée : une dispute privée peut devenir publique en quelques minutes lorsqu’elle se déroule dans une résidence habitée.

Le quartier se retrouve au cœur d’une scène inhabituelle

À l’arrivée des curieux, les deux hommes n’étaient plus seuls avec leur différend. Le voisinage avait été alerté et la situation attirait désormais plusieurs personnes.

La bagarre aurait ainsi pris une nouvelle dimension.

Dans ce type de scène, la priorité des témoins consiste généralement à comprendre ce qui se passe et à empêcher que l’affrontement ne s’aggrave. Mais lorsqu’il s’agit d’un conflit entre deux personnes dont les versions divergent, établir précisément l’origine de l’altercation peut s’avérer compliqué.

Pour les personnes présentes ce jour-là à Makepe Petit Pays, la scène restera probablement comme l’un de ces faits divers dont on parle longtemps après leur déroulement.

Une rencontre qui devait rester confidentielle s’est retrouvée exposée aux yeux du quartier. Et derrière le bruit de la bagarre se trouvait surtout un désaccord autour d’une somme annoncée de 500 000 FCFA, soit environ 762 euros, alors que seulement 5 000 FCFA, environ 7,62 euros, auraient finalement été proposées.

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Une météorite traverse son toit et change la vie de ce fabricant de cercueils

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Une météorite traverse son toit et change la vie de ce fabricant de cercueils
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Que feriez-vous si une météorite tombait soudainement sur votre maison ? En Indonésie, Josua Hutagalung a vu une roche venue de l’espace traverser son toit. L’histoire a fait le tour du monde et bouleversé sa vie.

En août 2020, Josua Hutagalung travaillait devant sa maison à Kolang, dans le nord de Sumatra, lorsqu’un bruit assourdissant a retenti. Une roche venue du ciel venait de percer le toit de sa véranda avant de s’enfoncer dans le sol.

Le fabricant de cercueils, alors âgé de 33 ans, était loin d’imaginer qu’il venait de mettre la main sur une pièce particulièrement rare.

Une météorite de 2,1 kg tombe sur sa maison

La scène aurait pu sortir d’un film. La météorite pesait environ 2,1 kg et a traversé le toit métallique de la maison avant de finir sa course dans le sol. Josua a raconté que la pierre était encore chaude lorsqu’il l’a récupérée.

Le bruit avait été suffisamment violent pour faire trembler la maison. Intrigué, Josua s’est mis à chercher l’origine du choc. Il a alors découvert le trou dans son toit et la mystérieuse pierre noire.

Il publie ensuite des photos de sa découverte sur Facebook. Très vite, l’affaire dépasse son village. Des collectionneurs et des spécialistes commencent à s’intéresser à cette roche tombée du ciel.

Et là, tout s’accélère.

La pierre est identifiée comme une chondrite carbonée de type CM1/2, une catégorie particulièrement rare de météorites. Son âge est estimé à environ 4,5 milliards d’années, soit pratiquement celui du système solaire.

Jared Collins débarque à Sumatra

La nouvelle finit par parvenir jusqu’à Jared Collins, un spécialiste américain installé à Bali. Celui-ci se rend à Sumatra pour rencontrer Josua et négocier l’achat de la météorite.

Les médias ont largement rapporté que la somme versée correspondait à environ 30 années de salaire du fabricant de cercueils. Certaines publications ont même évoqué un montant dépassant le million de livres.

Mais cette partie de l’histoire mérite une précision.

Le montant exact de la transaction reste sujet à controverse. Une information rapportée par The Jakarta Post indique que Josua aurait vendu environ 1,8 kg de la météorite pour 200 millions de roupies, soit environ 14 000 dollars à l’époque. Il aurait ensuite appris que la roche pouvait avoir une valeur bien supérieure sur le marché des collectionneurs.

Autrement dit, contrairement à ce qui a circulé dans plusieurs récits, il n’est pas certain que Josua soit devenu millionnaire grâce à cette découverte.

La météorite finit dans une collection américaine

Après la transaction, Jared Collins aurait revendu la météorite à Jay Piatek, un collectionneur américain. La roche a ensuite été envoyée au Center for Meteorite Studies de l’Arizona State University, où elle est conservée dans de l’azote liquide.

Ce mode de conservation n’a rien d’anodin. Les météorites carbonées sont particulièrement intéressantes pour les scientifiques, car elles peuvent préserver des matériaux anciens issus des premiers temps du système solaire.

La météorite découverte à Kolang a d’ailleurs été officiellement associée au nom de cette localité. D’autres fragments auraient également été retrouvés dans les environs après sa chute.

Pour Josua, cette découverte reste surtout un incroyable coup du destin.

L’homme avait expliqué vouloir prendre sa retraite et utiliser une partie de l’argent obtenu pour aider sa communauté, notamment en participant à la construction d’une église dans son village.

Il avait aussi évoqué un souhait beaucoup plus personnel : avoir une fille. Les premières publications consacrées à son histoire rapportaient qu’il espérait que cette météorite soit un signe de bonne fortune pour sa famille.

Ce jour d’août 2020, Josua ne cherchait ni un trésor ni une fortune. Il travaillait simplement devant sa maison lorsqu’un morceau vieux de plusieurs milliards d’années est littéralement tombé du ciel, en passant par son toit.

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